Belle-Île-en-Mer, la bien nommée (1/2)

Depuis toujours, au moins depuis Ptolémée au IIème siècle de notre ère, cette île est qualifiée de belle. C’est ce que nous avons voulu vérifier sur place et je peux vous confirmer que Belle-Île-en-Mer mérite bien son nom, elle est bien « en mer » et elle est (très) belle.

Métro, TGV OuiGo, bus BreizhGo, bateau, vélo, sac à dos, finalement, Belle-Île n’est pas si loin que cela, six heures suffisent pour se retrouver au Palais, la ville principale de l’île et son port dominé par l’importante citadelle Vauban.

Arrivée à Belle-Île-en-Mer au port du Palais

Le temps est ensoleillé sous un ciel quasiment sans nuages, mais un vent de nord-est assez soutenu rafraîchit sensiblement l’ambiance. Pour les photos, c’est l’idéal.

Belle-Île-en-Mer – Le Palais – la citadelle Vauban

Une fois équipés de nos vélos électriques et installés à notre gîte au village de Bordustard, nous découvrons Le Palais avant d’aller déguster de délicieuses galettes et crêpes à L’Annexe.

Une ancienne affiche à L’Annexe

Le lendemain, les choses sérieuses commencent avec la visite du grandiose site de la pointe des Poulains. C’est une zone naturelle protégée d’une centaine d’hectares qui comprend l’îlot des Poulains, où se situe le phare si souvent photographié, ainsi que les terrains contigus au fort Sarah-Bernhardt. La « Divine » avait en effet acheté toute la zone et en avait fait sa résidence de repos. Après sa mort, le site est petit à petit tombé en désuétude jusqu’à ce que le Conservatoire du littoral en fasse l’acquisition et engage sa réhabilitation, à la fois naturelle et patrimoniale. Le résultat est tout simplement magnifique.

Pour en savoir plus sur la patrimonialisation du site, lisez cet excellent article du non moins excellent magazine en ligne Mappemonde.

Toutes ces émotions visuelles nous creusent l’appétit, il est temps d’aller à Sauzon déjeuner à L’Abri Côtier. Ce petit port est tout à fait photogénique avec ses maisons colorées, le restaurant propose une carte pleine d’excellents plats : le poisson du jour, du lieu jaune, et un cochon en double, suivis par un fondant au chocolat et un éclair 100% Breizh. Un double régal !

Nous poursuivons notre périple sur la côte nord-ouest de l’île depuis la pointe du Vieux Château, puis la grotte de l’Apothicairerie, jusqu’à la plage de Donnant balayée par de longues vagues qui attirent les surfeurs.

En fin d’après-midi, nous faisons un petit tour au Palais en passant par Port Fouquet et la pointe de Taillefer au nord de la ville. À Port Fouquet, une rampe taillée dans la roche a gardé la trace des milliers de chariots qui l’ont parcourue. Retour par les douves de la Citadelle.

Le lendemain, c’est le sud de l’île que nous parcourons. Le temps est voilé, le soleil se montre timide mais le vent est toujours là. Notre première étape du jour est pour Port Coton et ses fameuses aiguilles, sur les pas de Claude Monet qui était tombé sous le charme du site. Il faut dire que c’est assez impressionnant.

Il n’y a pas de granite sur Belle-Île, au contraire de Quiberon et de ses voisines Houat et Houëdic. La roche est principalement un mélange de schiste et de micaschiste, mêlée de quartz et de tuf. Elle subit une érosion intense par la mer, d’où cette côte très découpée et la présence de ces aiguilles spectaculaires.

Nous escaladons les 250 marches du grand phare de Goulphar, d’où la vue s’étend sur presque toute l’île.

Près du sémaphore de la pointe du Talut, nous déjeunons de sandwiches achetés au café Le Kervi (à Kervilahouen), sous l’œil très attentif et envieux d’un goéland argenté.

Belle-Île-en-Mer – Alan le goéland envieux

Notre route se poursuit jusqu’à Locmaria à la pointe Est de l’île. Malgré l’assistance électrique des vélos, elle semble un peu longuette face au vent qui souffle toujours. Après une petite marche jusqu’à Port Maria, nous reprenons les vélos pour entamer notre retour par la côte nord. Petite halte au troisième phare de l’île, celui de Kerdonis dont le logement a été transformé en hébergement (« unité d’accueil ») par l’Ascee 56, l’association sportive et culturelle de la DDTM du Morbihan.

Le retour au Palais se fait par la route côtière qui longe toute la côte nord de l’île. C’est une succession de montées et de descentes mais le vent souffle cette fois-ci dans le bon sens ! Belle vue sur le port en arrivant au Palais.

Belle-Île-en-Mer – Le port et la Citadelle du Palais

60 kilomètres au compteur en cette fin d’après-midi, hier nous n’en avions fait que 45 ou 50. Demain nous nous contenterons de rester dans les parages du Palais car nous voulons visiter la Citadelle.

En attendant, nous dînons dans un excellent restaurant, la Parenthèse où nous nous délectons d’une bavette de bœuf angus délicieuse et d’un tartare de thon plein de fraîcheur, suivis d’une crème brulée et d’un tiramisu et arrosés de deux verres de Sancerre.

(À suivre)

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