Mille et une orchidées

Pendant le mois de février, dans les grandes serres du Jardin des Plantes, sont exposées Mille et une orchidées à l’occasion de ce qui est le rendez-vous incontournable des orchidophiles parisiens (!). Cette exposition organisée par le Muséum, la Ville de Paris et plusieurs associations et producteurs est un régal pour les yeux.

1001 orchidées – grandes serres

La preuve en images.

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Ciels de Bretagne en janvier

Bon, d’accord, j’ai déjà publié un article de ce style il y a quatre ans mais je ne me lasse pas d’admirer les nuages lorsqu’ils prennent des reliefs imposants sculptés par le soleil.

Lors de ma dernière virée en Bretagne au mois de janvier, le temps (vent et ciel de traîne) a été propice à quelques photos intéressantes.

Plus de photos de ma virée : Bretagne en janvier 2018

et puis celles de novembre dernier aussi : Bretagne en novembre 2017

Bonne année à tous !

2018, l’année des lunes bleues

Je reçois chaque mois la lettre d’informations de l’IMCCE, institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides que j’ai déjà eu l’occasion de citer à plusieurs reprises. Cet institut dépend de l’Observatoire de Paris et publie régulièrement toutes une série d’informations astronomiques (les éphémérides), sous l’égide du Bureau des Longitudes.

Pour 2018, l’IMCCE nous informe que c’est une « année à lunes bleues ». J’ignorais tout du sujet, mais j’en sais maintenant beaucoup plus :  Continuer la lecture de « 2018, l’année des lunes bleues »

Une belle illusion

Voici une illusion d’optique qui me laisse toujours incrédule malgré de multiples vérifications.

Il s’agit de celle de « l’échiquier d’Adelson » : elle est fort simple à décrire. Regardez l’image suivante.

L’illusion ? Les cases A et B ont la même teinte grise. Vous le croyez ?

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Le copiste distrait

Il est bien distrait, ce copiste au Louvre : il a tout oublié chez lui, son matériel et même sa tête (sa mère le lui disait tout le temps …).

Mais ce n’est pas grave, le Louvre a envoyé la toile dans les Émirats, il n’y a plus rien à copier.

Avant ce nouveau concept d’accrochage – le cartel en place nous invite à admirer le cadre … vide – il y avait un Pierre Paul Rubens, Thomyris, reine des Scythes, fait plonger la tête de Cyrus dans un vase rempli de sang. La preuve en image.

© Musée du Louvre/A. Dequier

Mais ça, c’était avant …

Des musées, des expositions

On aura noté que j’ai parfois des révélations quand je visite des musées, signe que leur fréquentation nourrit ma culture artistique qui en a bien besoin. J’avais à cette occasion annoncé un article sur l’exposition Bourdelle et l’antique qui m’a bien plu.

Mais depuis la visite du musée Guimet et mon voyage dans les paysages japonais, j’ai foulé les parquets d’une bonne dizaine d’autres temples du savoir  pour presqu’autant d’expositions. Et je ne compte pas le muséum national d’histoire naturelle et ses différentes galeries (article à venir) ni le MNBAQ et le musée de la civilisation de Québec (racontés par ici).

Bref, à raison d’un article par visite, j’en ai pour plusieurs semaines à tout narrer, ce qui ne colle pas avec mon emploi du temps surchargé de néo-retraité. J’ai donc décidé de rattraper le retard accumulé en une seule fois sous une forme synthétique.

La preuve en images (je ne poste que quelques images dans cet article, je donne les liens vers ma galerie photos qui en montre d’avantage).

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Bon anniversaire, Émilie

Aujourd’hui, Émilie du Châtelet aurait eu 311 ans.

Pourquoi célébrer les 311 ans d’une personne qui a depuis longtemps disparu ? Pour honorer sa mémoire bien sûr et puis pourquoi pas ?

Voltaire a été son grand ami, et même bien plus. À sa disparition, il écrivit à son sujet  J’ai perdu un ami de vingt-cinq années, un grand homme qui n’avait de défaut que d’être femme, et que tout Paris regrette et honore.

Portrait de Emilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet – Marianne Loir (1715 – 1769) – Musée des beaux-arts de Bordeaux

Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet, a été la première grande intellectuelle française. Au 18ème siècle, sous le règne de Louis XV, elle a participé aux recherches de pointe en mathématiques, en physique, en philosophie. Elle mérite intérêt, curiosité, admiration.

Wikipedia la présente ainsi : née à Paris le 17 décembre 1706 et morte à Lunéville en Lorraine le 10 septembre 1749, mathématicienne, femme de lettres et physicienne française, elle est renommée pour la traduction en français des Principia Mathematica de Newton qui fait encore autorité aujourd’hui. Elle-même expérimentatrice, elle a contribué non seulement à populariser en France l’œuvre du physicien Leibniz, mais a aussi démontré par l’expérience que l’énergie cinétique (appelée à l’époque « force vive »), était bien proportionnelle, comme il l’avait formulé, à la masse et au carré de la vitesse. 

La publication du livre de Newton, Philosophiae Naturalis Principia Mathematica, est une révolution pour l’époque et constitue certainement un des plus importants livres de physique jamais écrits. Cet ouvrage, qui veut appliquer « les lois mathématiques à l’étude des phénomènes naturels », établit la base de la mécanique newtonienne ainsi que la loi universelle de la gravitation. Excusez du peu !

Mais quel est l’apport d’Émilie dans ce que l’on pourrait considérer comme une simple traduction ? En fait, Newton a écrit son livre dans un latin assez complexe, à une époque où les outils d’analyse mathématique étaient en pleine évolution et où cette langue « morte » n’était pas particulièrement adaptée à la transmission d’un nouveau savoir. Son travail a donc été considérable, elle s’est même autorisée à corriger certaines erreurs et émettre quelques commentaires (elle était comme ça, Émilie, il ne fallait pas lui marcher sur les pieds !)

Tant et si bien que sa traduction en français fait encore référence aujourd’hui. On peut bien sûr en trouver les différents tomes en ligne, notamment sur Gallica :

Le tome 1 (Livres 1 et 2) est ici, le tome 2 (Livre 3 et annexes) est là. Le troisième livre intitulé « du système du monde », celui qui se consacre à la gravité et tout ce genre de choses, se trouve au début du tome 2, et à la fin de celui-ci, Émilie a rajouté quelques compléments qu’elle estimait nécessaires. Un vrai travail de vulgarisation, je vous dis !

Émilie faisait partie de la haute noblesse, aussi bien par sa naissance que par son mariage, elle a donc bénéficié d’une aisance matérielle toute sa vie et, mine de rien, ça aide dans la vie de tous les jours. De plus, son père, esprit éclairé, l’a toujours encouragée et aidée dans la voie des études, Voltaire plus tard fera de même. Il semble qu’elle ait été critiquée et jalousée toute sa vie, parce qu’elle était ambitieuse, qu’elle avait un sale caractère, qu’elle disait ce qu’elle pensait, qu’elle faisait ce qu’elle voulait (ce fut une grande amoureuse, elle en perdra la vie). On lui reprochait son orgueil et même sa laideur !

Elle est morte prématurément à 43 ans à la suite d’un accouchement difficile. Cela n’empêcha pas un chansonnier de l’époque, triste sire et jaloux de Voltaire, de cracher son venin :  Il faut espérer que c’est là le dernier air que Madame du Châtelet se donnera ; mourir en couche à son âge, c’est décidément prétendre ne rien faire comme les autres…

Cependant, bon nombre de ses contemporains voyaient en elle une vraie femme des Lumières. De nos jours, ce sentiment d’admiration est unanime et l’on voit en elle plus que la maîtresse d’un « grand homme », une vraie philosophe doublée d’une grande scientifique. Ce qui m’intéresse particulièrement dans son travail, c’est sa volonté de transmettre  le savoir des anciens pour le rendre accessible à un large public, tout en poursuivant ses propres recherches.

C’est en fait à Élisabeth Badinter que l’on doit la « réhabilitation » récente d’Émilie grâce à son essai sur l’ambition féminine au 18ème siècle (Élisabeth BADINTER, Mme du Châtelet, Mme d’Épinay ou l’ambition féminine au XVIIIe siècle, Paris, Flammarion, 2006, 494 p., ISBN 9-782082-105637) et à l’organisation d’une exposition en 2006 à la BNF (le catalogue de l’exposition, très complet, est téléchargeable). Dans la foulée, un téléfilm a été tourné : Divine Émilie.

Comme héritage de sa personnalité, l’Institut Émilie du Châtelet « pour le développement et la diffusion des recherches sur les femmes, le sexe et le genre » est le premier centre de recherches français voué aux problématiques des études portant sur le genre.

Voila pourquoi je voulais lui rendre hommage sans attendre son 350ème ou 400ème anniversaire. Et pour parler d’elle sans trop parler de lui …

 

Panoramiques

Les dernières versions de Lightroom, que j’utilise pour traiter mes photos, ont très sensiblement amélioré la qualité des panoramiques qu’elles produisent en fusionnant plusieurs photos. Il y a notamment une fonction de « remplissage » automatique des zones blanches en périphérie de l’assemblage par déformation des bords de la photo qui est assez bluffante.

De plus, les performances de l’appareil photo des iPhones ont elles aussi progressé et les panoramiques produits sont – parfois – de très bonne qualité quand la lumière est correcte et qu’on a pris le coup de main (en pratique, c’est l’iPhone qui fait tout seul l’assemblage des photos, il faut lui mâcher le travail en se déplaçant régulièrement).

Je ne résiste pas à l’envie de partager certains des assemblages que j’ai réalisés cette année. Il y en a d’autres sur ma galerie photos.

Pour commencer, je vous montre les panoramiques horizontaux plutôt adaptés aux paysages.

Couleurs d’automne sur la lac de la Gravelle au bois de Vincennes

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Ródin fils de Gimli fils de Glóin

Grande révélation à l’occasion de ma visite au musée Bourdelle.
Non, ce n’est pas dans le cadre de l’exposition temporaire « Bourdelle et l’antique » qui fera l’objet d’un article très prochainement.
Cette révélation m’est venue en contemplant la sculpture qu’a faite Antoine Bourdelle de son ami et mentor Auguste Rodin et qui est visible dans le jardin du musée.

Musée Bourdelle

Qu’on ne vienne pas me dire qu’il n’y a pas de ressemblance avec ces autres personnages.

Gimli fils de Glóin
Glóin de la lignée de Durin

C’est donc évident, Rodin – il faut écrire Ródin bien sûr, Ogust Ródin – est lui aussi de la lignée de Durin, il est fils de Gimli, lui-même fils de Glóin, qui firent partie respectivement de la Communauté de l’Anneau et de la troupe de Thorin Écudechesne.

Ci-dessous, une autre sculpture de Bourdelle représentant Ródin avec les outils de son art. Remarquez cependant la masse nonchalamment posée à ses pieds. Un redoutable guerrier caché derrière cet air bonnasse !

 

Musée Bourdelle

Comment ça, je me raconte des histoires ?