Belle-Île-en-Mer, la bien nommée (2/2)

Après deux journées cyclistement bien remplies et le tour de l’île accompli, nous avons décidé de concentrer nos activités de la journée suivante sur Le Palais et la citadelle Vauban. De plus, Météo-France nous a promis de la pluie, bonne raison pour ne pas entreprendre de longues randonnées.

En réalité, il fera beau toute la journée, ce dont nous ne plaignons pas (la perturbation est passée plus au sud, sur la Vendée).

Belle-Île-en-Mer – Le Palais

La citadelle Vauban est un domaine privé depuis les années 60 et son entretien est remarquable. On pénètre dans les lieux par un petit musée de l’histoire de Belle-Île, puis on se promène dans l’ensemble du site, bon nombre d’édifices, fortins, poudrière, arsenal, sont ouverts aux visiteurs. Un hôtel de bon standing occupe plusieurs bâtiments.

Il ne faut pas oublier que la citadelle a abrité pendant plusieurs décennies un bagne pour enfants, une colonie pénitentiaire pour mineurs délinquants. Une honte qui ne fut fermée qu’en 1977.

Le musée passe en revue l’histoire de l’île, avec des épisodes marquants comme sa prise par les Anglais en 1761 ou l’émigration de quelques familles acadiennes chassées du Canada par les Anglais en 1765. Sarah Bernhardt est également mise à l’honneur, car elle a fait beaucoup pour l’île, plus que simplement acquérir un lieu de villégiature. Les peintres, et pas seulement Claude Monet, ont toujours été attirés par la beauté des paysage bellilois, certains de leurs tableaux sont présentés.

La promenade dans les tours et détours de la citadelle est très agréable et permet de découvrir des beaux points de vue sur le port et la ville du Palais.

Deux petites heures de visite et il est temps d’aller se restaurer. Ce sera Le Verre à pied, où nous découvrons, en introduction, le pouce-pied, crustacé cirripède marin à pédoncule charnu et court et spécialité très prisée du coin. Bizarre, cette bête-là, je n’en ferai pas une folie. Ensuite, nous prenons du poulet à la sauce exotique et une andouillette à la ficelle. En dessert, tarte Tatin et café très gourmand !

Décidément, les restaurants que nous avons essayés sur l’île ont tous été excellents, d’un rapport qualité-prix imbattable.

Le soleil continuant à se moquer des prévisionnistes de Météo-France, nous reprenons nos vélos pour une dernière petite balade, à nouveau en direction de Sauzon. Chemin faisant, nous nous arrêtons à la pointe Kerzo où les rochers prennent des allures d’orques.

Nous n’allons pas jusqu’à Sauzon, mais nous arrêtons à Port Blanc, en face, d’où la vue est splendide.

Belle-Île-en-Mer – Sauzon
Belle-Île-en-Mer – Sauzon

Le lendemain, nous prenons congé de l’île pour un retour vers Paris. Le temps est encore beau malgré les prévisions météo. Les nuages commencent à s’accumuler, mais il ne pleuvra qu’une heure après notre retour at home !

Escale à Quiberon en attendant le car qui va nous ramener à Auray. Nous avons le temps de reprendre des forces à Un petit goût de …, lieu de rencontre et de restauration convivial, coloré et accueillant, qui propose des pizzas maxi-fromages et des bowls de la mer juste comme il nous fallait.


Si Belle-Île-en-Mer est vraiment la bien-nommée, elle n’en est pas pour autant parfaite. Notamment, elle est encore esclave du tout-bagnole. Il y a peu d’aménagements dignes de ce nom pour les vélos et nombre de pistes cyclables ne sont que des chemins agricoles caillouteux, boueux et en assez mauvais état. Je ne sais pas comment font les parents avec leurs enfants s’ils veulent découvrir l’île en vélo. C’est très insuffisant pour un site qui se voudrait touristique.

Ceci dit, un vélo à assistance électrique est à mon avis indispensable, car dès que l’on quitte le plateau central, ce ne sont que montées et descentes pour franchir les (très) nombreuses vallées qui rejoignent la côte. C’est ce relief qui fait le charme de l’île mais il ne faut pas en souffrir !


Pour en voir plus :

Des billets de Dessin ou Peinture sur ce périple :