En Martinique : les derniers jours

Le suspense est insoutenable, réussirons-nous à trouver un restaurant pour déjeuner et un garage pour réparer le pneu ?

 Vendredi 17 mai 2013 (après-midi)

Cliquer sur la carte pour suivre les étapes de la journée
Cliquer sur la carte pour suivre les étapes de la journée

Eh bien, non ! Nous avons jeté notre dévolu sur un restaurant « pieds dans l’eau » à Sainte-Anne, le Paille Coco, mais il n’y a pas de garage pour effectuer la réparation. Cela ne nous empêche pas de nous restaurer et de profiter de la vue sur la baie.

Tiens ! au fond, qui voila ? Le rocher du Diamant !
Tiens ! au fond, qui voila ? Le rocher du Diamant !
Le mouillage de Sainte-Anne un peu déformé par l'iPhone
Le mouillage de Sainte-Anne un peu déformé par l’iPhone

Pas de planteur ici pour juger du niveau de prix, mais une bonne pression parce que toutes ces aventures, ça donne soif. Ensuite, deux menus « les pieds dans l’eau » (c’est ainsi que la carte les nomme) et une bouteille de Didier, l’eau gazeuse locale qui nous accompagne à chaque repas. Ambiance très sympathique, je pousse le vice jusqu’à envoyer la photo ci-dessus à nos soeurs qui, au nord ou au sud en métropole, ne savent plus ce qu’est la chaleur.

L'église de Sainte-Anne
L’église de Sainte-Anne
Le mouillage de Sainte-Anne vu depuis l'église
Le mouillage de Sainte-Anne vu depuis l’église

A la mairie de Sainte-Anne, on a conseillé à Isa d’aller jusqu’au Marin pour trouver un garage qui pourra réparer le pneu. C’est ce que nous faisons mais c’est à la troisième tentative que nous réussissons : le premier garage n’a plus de kits de réparation, le second est en pause déjeuner. Un peu de pub pour le troisième, la SOMAREC (zone commerciale de Dupré) qui nous répare ça en une demi-heure et pour 9 euros. Accessoirement, le garagiste me montre comment remettre le cric en place dans son logement (y en a qui ne suivent pas ! on avait laissé le cric dans le coffre ce matin).

Comme il est encore tôt (14h30), nous prenons le direction de l’habitation Clément où nous espérons que cette fois-ci (la troisième) nous éviterons la foule et la pluie. C’est bien le cas, il fait beau et le parking est presque vide, la visite peut commencer. Nous débutons par le jardin qui présente une belle variété de palmiers ( le palmier Corypha Elata qui nous avait présenté son unique fleur il y a 3 ans est maintenant mort, c’est dans sa nature …) puis par les chais où les parfums qui émanent des tonneaux de rhum sont toujours aussi puissants.

Le jardin de l'habitation Clément et sa grande variété de palmiers
Le jardin de l’habitation Clément et sa grande variété de palmiers
Encore un banc, pour contempler les bananeraies à l'horizonartinique2013-173
Encore un banc, pour contempler les bananeraies à l’horizon
Le moulin à boeufs pour la canne à sucre, joliment restauré
Le moulin à boeufs pour la canne à sucre, joliment restauré : c’est tout l’ensemble du toit qui était entraîné par la poutre en haut à droite, tirée par des boeufs qui tournaient autour du moulin.
Le moulin à boeufs, il y a 3 ans
Le moulin à boeufs, il y a 3 ans
Il était en piteux état
Il était en piteux état
Hum ! Sentez-moi cette odeur !
Hum ! Sentez-moi cette odeur ! Non ? humez le goulot d’une bouteille de Très vieux rhum agricole Clément de 10 ans d’âge !
Des jeux de lumière pour mettre en valeur le décor
Des jeux de lumière pour mettre en valeur le décor

Après les chais, on passe dans l’ancienne usine dans laquelle les veilles machines sont mises en situation et où une exposition raconte l’histoire du rhum et de sa fabrication. Et la visite se poursuit par l’habitation elle-même située au sommet du terrain (pour bénéficier du bon air ambiant) et ses bâtiments annexes. Cette maison est une pure merveille de l’architecture créole, ce n’est pas pour rien qu’elle est, avec son domaine, classée monument historique depuis 1996.

L'ancienne usine transformée pour la visite
L’ancienne usine transformée pour la visite
La montée vers l'habitation. Au premier plan, les écuries.
La montée vers l’habitation. Au premier plan, les écuries.
La case du contremaître, transformée en galerie d'art.
La case du contremaître, transformée en galerie d’art.
Revêtement de sol de l'écurie
Revêtement de sol de l’écurie
L'habitation dans son environnement ombragé
L’habitation dans son environnement ombragé
Un petit panoramique avec l'iPhone
Un petit panoramique avec l’iPhone
Un autre panoramique : à droite le bâtiment de l'ancienne cuisine
Un autre panoramique : à droite le bâtiment de l’ancienne cuisine
La salle à manger dans la galerie
La salle à manger dans la galerie

 

Le salon au centre de l'habitation
Le salon au centre de l’habitation
L'entrée où ces messieurs se débottaient
L’entrée où ces messieurs se débottaient
Un autre salon dans la galerie qui entoure la maison sur trois côtés
Un autre salon dans la galerie qui entoure la maison sur trois côtés

Pour rejoindre le parking, il faut traverser la boutique où nous pouvons déguster, modérément, un tout petit peu de production locale. Nous faisons aussi quelques achats, dont un cubitainer de 2 litres de rhum vieux et quelques bouteilles à ramener (attention aux valises !) à Paris.

Pour finir le récit, un peu de pub pour l’habitation Clément avec une vidéo mise à disposition sur dailymotion, mais datant un peu.


Visite de l’Habitation CLEMENT par rhumclement

Fin de journée avec retour à la résidence, un doigt de piscine et dégustation du Clément Cocktail Blue (c’est un cocktail a base de jus reconstitué d’ananas, passion, orange, et de pamplemousse). Très bon, meilleur que le Clément Cocktail Red (passion, orange, pamplemousse, grenade et cassis).

Samedi 18 mai 2013

Aujourd’hui, pas de déplacements en voiture. Juste un aller-retour matinal jusqu’à Sainte-Luce pour acheter au marché le repas du midi (cuisses de poulet boucanées, gratin de bananes, accras, fruits). On ramène aussi la furieuse impression de se faire exploiter comme de bons touristes que nous sommes et ne cherchons pas à cacher. Baignade sur le chemin du retour bien sûr !

Sur le chemin de Sainte-Luce
Sur le chemin de Sainte-Luce
Derrière le marché de Sainte-Luce en attendant les accras
Derrière le marché de Sainte-Luce en attendant les accras
Le mouillage des pêcheurs de Sainte-Luce
Le mouillage des pêcheurs de Sainte-Luce
Une fleur jaune devant un feuillage vert
Une fleur jaune devant un feuillage vert

L’après-midi, deux baignades : l’une en partant de la résidence vers Sainte-Luce, la seconde en allant vers l’anse du Corps de garde. La seconde est plus agréable, car plus abritée et moins caillouteuse.

Aujourd’hui, beaucoup d’arrivées à P&V, car c’est un très long week-end qui s’annonce : lundi prochain, c’est le lundi de Pentecôte et mercredi 22 mai, c’est la journée de commémoration de l’esclavage. Il y a donc possibilité de faire un long pont. Ce soir, nous avons des voisins très bruyants qui nous obligeront, jusqu’à notre départ, à fuir la terrasse pour nous réfugier au calme de la chambre climatisée et heureusement correctement insonorisée.

Dimanche 19 mai 2013

Cliquer sur la carte pour suivre les étapes de la journée
Cliquer sur la carte pour suivre les étapes de la journée

Nous partons assez tôt pour achever le tour de l’île en retournant vers le « nord du nord », celui de Grand-Rivière. Ceux qui suivent savent que c’est le bout de la route qui longe la côte atlantique : arrivé au bout, on est face à la Dominique qui est distante d’une soixantaine de kilomètres au nord. Mais cette côte est plus hostile que la côte caraïbe sur l’autre versant. D’ailleurs, la carte IGN du coin affiche en grand « plages dangereuses » tout au long du parcours, il est vrai qu’à partir de Sainte-Marie les plages sont rares et ce sont plutôt des falaises rocheuses qui se succèdent.

Nous roulons par Sainte-Marie, le Marigot, Basse-pointe, Macouba. La partie finale entre Macouba et Grand-Rivière, qui nous avait semblée grandiose, nous paraît cette fois beaucoup plus banale et plus courte. Nous avons l’impression qu’on a enlevé des pans entiers de forêt …

Mais à Grand-Rivière, un bout du monde ici aussi comme le Prêcheur de l’autre côté, nous découvrons un village plus pimpant et souriant que dans nos souvenirs. Cependant, pas de visibilité sur la Dominique !

Grand-Rivière, dans un écrin de verdure
Grand-Rivière, dans un écrin de verdure
Le nouveau port tout neuf de Grand-Rivière
Le nouveau port tout neuf de Grand-Rivière
Le Routard parle encore des pêcheurs qui remontent leurs bateaux sur la plage. Ils devraient revenir mettre à jour leur guide ...
Le Routard parle encore des pêcheurs qui remontent leurs bateaux sur la plage. Ils devraient revenir mettre à jour leur guide …
Entre mer et forêt, il reste juste un peu de place
Entre mer et forêt, il reste juste un peu de place

Sur le chemin du retour (il est midi et à partir de Grand-Rivière, on est forcément sur le retour !), nous cherchons un resto ouvert ET correct sur les prix. Comme d’habitude, ceux du Routard sont fermés (on est dimanche et en fin de saison) ou hors de prix (à Morne-Rouge, c’est là qu’il y avait le planteur à 9 euros !), donc nous décidons de monter jusqu’au refuge de l’Aileron au pied de la Montagne Pelée, sur le second chemin d’accès au sommet du volcan. Mais là-haut, tout est noyé dans le brouillard, inutile de rester pour contempler le paysage ou pour manger au snack du coin car celui-ci est plein et ne nous attire pas beaucoup. Donc, nous repartons.

A peine avons-nous entamé la descente que nous prenons en autostop un couple de randonneurs qui nous paraissent bien  trempés et fatigués. Ce sont des belges flamands d’Anvers, Jacob et Deborrah, qui viennent de faire trois jours de randonnée en partant du Prêcheur pour rejoindre Grand-Rivière (la balade de 14 km dont on a déjà parlé). Puis ils ont fait l’ascension de la Montagne Pelée en partant de Grand-Rivière et en sont redescendus en arrivant à l’Aileron où nous venons de les « récupérer ».

Ils passent quelques mois dans les Antilles à bord de leur voilier avec lequel ils sont venus d’Europe en faisant escale, entre autres, au CapVert. Ils sont pour quelques semaines au port de plaisance du Marin, c’est là qu’ils souhaitent retourner et c’est là que nous allons les ramener car Le Marin est tout proche de Sainte-Luce et de notre résidence. Juste une étape à l’habitation Clément qui est presque sur notre route car nous avons quelques achats à faire (!). Ce n’est que notre quatrième passage !

Nous terminons donc notre périple au Marin, sur leur bateau où ils ont tenu à nous offrir un rafraichissement. Il faut dire qu’ils sont assez contents d’avoir pu profité d’un retour aussi rapide à leur home flottant.

Le port de plaisance du Marin
Le port de plaisance du Marin
Couleurs et reflets
Couleurs et reflets

Soirée Clément Cocktail et pizza P&V (très bons).

Lundi 20 mai 2013

Journée de repos total : promenade à pied, baignades, sieste, re-baignade au coucher de soleil (caché par les nuages). Aucune photo !

Mardi 21 mai 2013

Comme toutes les journées de départ, celle-ci est un peu longue et fastidieuse, car notre départ est prévu à 18h30 et nous devons quitter la chambre pour midi. Il faut donc plutôt trouver de quoi s’occuper sachant qu’on n’a pas beaucoup d’énergie pour faire à nouveau de la route ou de nouvelles visites.

Repas du midi à la Mandoline (c’est une tradition de nos séjours en Martinique), on traînasse un peu avant de rejoindre l’aéroport. Tout se déroule ensuite sans problème jusqu’à Paris. Arrivée mercredi 22 mai (bon anniversaire Isa !) à 8h30 locales, 2h30 à Fort-de-France.

A tire d'ailes vers l'Europe, au lever du soleil
A tire d’ailes vers l’Europe, au lever du soleil (photo avec l’iPhone)

2 réflexions sur « En Martinique : les derniers jours »

  1. Passionnant ce récit que je viens de lire d’une traite ! J’y étais vraiment : les paysages, la végétation, la mer, les odeurs, les couleurs,…un bon rythme dans l’histoire. Bravo. A quand la prochaine aventure?