Nous avons encore une multitude de villes à découvrir en Île-de-France, Meaux fait partie de celles-ci, avec sa Cité épiscopale et son centre ancien. Située sur les rives de la Marne, elle est facilement accessible avec le Transilien depuis la gare de l’Est, en quarante minutes, avec un seul ticket de métro.

Meaux, la Marne et le centre ville dominé par la cathédrale Saint-Étienne

Nous arrivons vers 11 heures à la gare de Meaux et nous nous dirigeons vers la Cité épiscopale où sont concentrés les quelques points d’intérêt que nous souhaitons visiter. À l’office du tourisme, on nous prévient que tout est quasiment fermé entre midi et 14 heures, pause méridienne oblige. Ça fait un peu râler parce que ça nous retire la moitié de notre temps disponible. Nous nous précipitons dans la cathédrale Saint-Étienne dont nous nous faisons gentiment déloger lorsque l’heure est venue.

Il est tout de même possible de se balader dans la cour intérieure de la cité entre les différents bâtiments et de flâner dans le jardin Bossuet d’où l’on a une perspective intéressante sur le palais épiscopal et la cathédrale.

Jacques-Bénigne Bossuet est partout présent dans la cité. Surnommé l’« Aigle de Meaux », né le 27 septembre 1627 à Dijon et mort le 12 avril 1704 à Paris, c’est un homme d’Église, évêque, prédicateur et écrivain français. Il a été évêque de Meaux pendant de longues années, il est enterré dans la cathédrale, le musée local situé dans le palais porte son nom. Bref, incontournable ! même s’il n’a pas été un modèle de tolérance, à l’image de son maître le Roi Soleil.

Petite balade dans les rues du centre pour trouver un restaurant, nous jetons notre dévolu sur une crêperie où le menu est raisonnable et les crêpes assez moyennes. Mais la halte est agréable et l’accueil sans défaut. Nous avons décidé de poursuivre notre visite de Meaux en poussant jusqu’au Parc du Pâtis, zone naturelle située le long de la Marne à quelques centaines de mètres du centre, où l’on peut faire de petites randos en oubliant la rumeur de la ville.

« Construit » sur d’anciennes sablières, cet espace constitue aujourd’hui un site Natura 2000 ainsi qu’une ZNIEFF, zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique, signe que la biodiversité y est particulièrement développée et protégée. Et effectivement, la balade est de toute beauté, les animaux sont nombreux, nous pouvons apercevoir un martin-pêcheur et un renard, les étangs accueillent de nombreux oiseaux malgré la baisse du niveau d’eau de la quasi-totalité d’entre eux.

Les immeubles ne sont jamais très loin mais la nature semble reprendre ses droits très vite en nous invitant à savourer le calme et la beauté des lieux. Nous n’avons parcouru qu’une petite moitié du parc, il faudrait prendre plus de temps pour faire la boucle de plus de 6 kilomètres qui permet d’en faire le tour.

Nous n’avons plus qu’à revenir à pied vers le centre ville et la gare pour prendre le chemin du retour vers la capitale. Nous comptions un peu sur un bus qui longe le parc pour nous y mener mais il n’y en a qu’un seul par heure et nous l’avons raté …

Très agréable, notre petit tour à Meaux se termine, il y aurait sans doute d’autres choses à voir en disposant d’un peu plus de temps. L’idée pourrait être d’y revenir en vélo lorsque l’itinéraire cyclable sera achevé depuis Paris et d’y passer une nuit.


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