À la Maison de Victor Hugo, une exposition, de la Pierre à la Plume, explore les liens entre l’écrivain et l’architecture, mettant en évidence la manière dont elle a été source d’inspiration dans son œuvre littéraire et graphique. Elle se déroule dans la maison que loua le grand homme au coin de la place des Vosges et où il vécut de 1832 à 1848. Cet ancien hôtel particulier est propriété de la Ville de Paris qui y entretient un musée monographique à la gloire de l’écrivain. À noter que la Ville de Paris est également propriétaire de Hauteville House, la maison qu’occupa Victor Hugo en exil à Guernesey, elle aussi transformée en musée.
Au premier étage de la maison, le parcours de l’exposition se compose de cinq parties. « Choses vues » présente les croquis de Victor Hugo, ses dessins de voyage et d’architecture, notamment des donjons et tours noircissant ses carnets dans les années 1830 et 1840, ainsi que sa passion pour la photographie de paysages et d’architectures. « De l’édifice à l’écriture » explore les liens entre écriture et dessin à travers trois sections : « Notre-Dame de Paris, un roman cathédrale », où Hugo défend le patrimoine architectural ; « Du dessin à la lettre », mettant en avant les lettres comme éléments architecturaux ; et « De l’encre à la plume », regroupant ses illustrations liées à ses écrits comme La Légende des Siècles et Les Travailleurs de la mer. « Du réel à l’imaginaire » expose ses dessins mêlant réalité et imagination, inspirés de ses souvenirs de châteaux et ruines vus ou dessinés auparavant. Enfin, « Architectures visionnaires » laisse libre cours à son imagination avec des compositions graphiques fantaisistes, dont l’exceptionnelle « Le Burg à la croix ».
Visite en images.
Au deuxième étage de la maison, l’appartement reconstitué évoque les différentes époques de la vie de l’écrivain, avant et pendant son exil à Guernesey, puis après son retour sous la nouvelle république. C’est un « musée des arts décoratifs » de Victor Hugo mettant en avant ses goûts en matière de décoration de ses logements successifs, dans le style un peu lourdingue en vogue dans le 19e siècle bourgeois.
Quelques photos de son petit-fils Jean-Baptiste prises dans Hauteville House viennent compléter le parcours du premier étage.
La visite est finie, j’en retiens surtout l’exceptionnel talent de dessinateur de Victor Hugo qui s’exprime dans ses dessins de voyage, croquis et esquisses d’églises, de châteaux, réels ou imaginaires. Un talent qui a réveillé les consciences de son époque sur la nécessité de préserver le patrimoine architectural de notre pays.
































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