Dans la demeure de Nélie Jacquemart et Édouard André

Ce n’est pas tous les jours que je peux pénétrer dans la demeure de grands bourgeois mais quand c’est un musée et que l’on s’acquitte d’un droit d’entrée assez conséquent (13,50 €) ça facilite les choses. À ma grande surprise, en presque 20 ans de vie parisienne, il me semble que je n’avais jamais mis les pieds au musée Jacquemart-André, pourtant un très bel endroit abritant une collection artistique intéressante.

C’est à l’occasion de l’exposition sur Mary Cassatt, une impressionniste à Paris que nous nous y sommes rendus, mais comme il est interdit de faire des photos dans l’expo, je ne peux vous montrer que ce buste d’une fillette peint par Mary, que j’ai photographié lors d’une autre exposition, celle sur l’art des pastels de Degas à Redon au Petit Palais.

expo Pastels Petit Palais – Mary Cassatt – Buste de fillette

Ces décisions de no photo sont incompréhensibles et sans doute illégales mais on ne peut pas y faire grand chose sauf protester. C’est d’autant plus illogique que lors du vernissage, les photos ont été paraît-il autorisées. Alors, les VIP ont le droit et pas le peuple ? Peut-être parce que la société privée Culturespaces qui gère le musée, propriété de l’Institut de France,  veut exploiter au mieux le filon ?

C’est cependant une belle exposition, j’ai découvert une artiste tout à fait intéressante, qui s’est illustrée notamment dans les représentations de mères et d’enfants. J’ai préféré ses pastels à ses peintures mais ça, c’est une appréciation tout à fait personnelle. Pour une présentation de l’exposition plus complète, vous pouvez cliquer sur l’image ci-dessous (extrait du dossier de presse en PDF).

Exposition Mary Cassatt

Un article à lire sur Mary : Mary Cassatt et l’estampe

À l’issue de l’exposition, nous avons parcouru les différentes salles du musée, qui a été créé dans la demeure du richissime couple de collectionneurs Nélie Jacquemart et Édouard André pour exposer les collections d’œuvres d’art qu’ils ont constituées leur vie durant.

À la mort d’Édouard, la jeune Nélie, qui avait débuté comme une artiste peintre assez renommée  avant de devenir une riche bourgeoise, a présenté un testament olographe de son époux chéri qui lui léguait toute sa fortune. La belle-famille André a tenté de s’y opposer mais Nélie a gagné le procès et a pu continuer ses collections de plus belle.

C’est donc Nélie qui a légué sa maison et ses collections à l’Institut de France, à condition que le lieu soit transformé en musée ouvert au public. Ce qui a été fait après sa mort, en 1913.

Musée Jacquemart-André – la façade côté cour
Musée Jacquemart-André – la façade côté rue

Les collections comprennent principalement des peintures italiennes et françaises, mais aussi hollandaises, flamandes et anglaises, des sculptures ainsi que du mobilier et des objets d’art.

La preuve en images.

En voir plus sur ma galerie photo : Au musée Jacquemart André

Musée Jacquemart-André – la rampe d’accès au musée