(Mise à jour jeudi 10 avril : manœuvre accomplie avec succès aujourd’hui)

C’est une conséquence de la crise sanitaire actuelle qui peut paraître dérisoire au regard des immenses difficultés rencontrées par le personnel soignant en milieu hospitalier, mais c’est l’occasion de souligner le travail de ceux qui doivent assurer la continuité de nombreux services.

Parmi eux, les contrôleurs du Centre de contrôle de mission de l’ESA (agence spatiale européenne) se préparent à une manœuvre d’assistance gravitationnelle de BepiColombo, la mission d’exploration de Mercure de l’ESA et de la JAXA (agence spatiale japonaise). La manœuvre, qui mettra à profit la gravité de la Terre pour ajuster la trajectoire de la mission, se fera alors que l’ESA a implémenté des restrictions en réponse à la pandémie de coronavirus.

Source : ESA – Le survol de BepiColombo se fera en pleine crise du coronavirus

Les équipes de contrôle de missions s’adaptent au contexte du Coronavirus

Je vous ai parlé de BepiColombo il y a 18 mois lorsque la mission a été lancée par une fusée Ariane 5. Cette mission spatiale doit explorer Mercure, la planète la plus proche du soleil et la grande difficulté est de ralentir la sonde pour qu’elle ne précipite pas sur le Soleil. Pour cela, BepiColombo doit faire appel à l’assistance gravitationnelle de la Terre, puis de Vénus et de Mercure. Le premier coup de frein est donné par la Terre que la sonde va frôler à 12 700 kilomètres, demain vendredi 10 avril à 6 heures du matin. De là, elle va aller rejoindre l’orbite de Vénus. Arrivée prévue sur Mercure en 2025.

12 700 kilomètres, c’est vraiment très-très proche, on ne peut tolérer la moindre erreur. Un petit rappel du trajet de BepiColombo vers Mercure.


La sonde ne sera pas visible à l’œil nu, il faudra disposer au minimum d’un petit télescope et être plutôt au sud, sud de l’Europe pour un rapide coup d’œil, hémisphère sud pour une meilleure observation.

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