Escapade bretonne

Voila un peu plus d’un an que je n’étais pas retourné en Bretagne et cette semaine ensoleillée de juin a été l’occasion rêvée de reprendre contact avec les paysages de mon bout du monde. Même si j’adore aller voir plus loin, plus près, c’est parfois très bien aussi.

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Un mois en Bretagne – août septembre 1855

Gallica a encore frappé ! À la recherche de je-ne-sais-plus-très-bien quelle information essentielle à ma culture, je suis tombé sur un récit de voyage datant du milieu du 19ème siècle : Un mois en Bretagne (Août – Septembre 1855) écrit par André Lazare et publié en 1857 chez Amyot, Libraire à Paris. Et j’ai oublié la recherche initiale pour repartir sur les traces de ces voyageurs …

Le livre est accessible sur Gallica, ci-dessous je l’ai intégré directement avec son lecteur. Mais si vous le souhaitez, vous pouvez aussi l’acheter en vrai papier quelque part sur Amazon, GogolBouc ou sur iBoucStore.

En cliquant sur l’image ci-dessus, on accède au livre sur le site de Gallica dans une plus grande dimension.

Je me suis bien sûr précipité sur les pages consacrées aux étapes dans le Finistère nord. Cette partie du périple achève le récit et je ne résiste pas au plaisir de vous faire profiter de ces dernières pages, que j’ai spécialement réécrites et illustrées pour vous. Continuer la lecture de « Un mois en Bretagne – août septembre 1855 »

Meneham-sur-ciel

Je vous ai déjà parlé du site de Meneham en plein pays pagan dans le nord du Finistère. Je veux aujourd’hui partager avec vous une vidéo, réalisée par Philippe Croguennec grâce à un drone, ce qui permet de survoler ce site, et notamment le corps de garde, mais également, à quelques kilomètres, la grève de Guissény.

Place à la vidéo.

À défaut de drone, je n’ai pour ma part que des photos de ces deux endroits vus du sol … Mais c’est beau aussi.

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Ciels de janvier

Voici une petite galerie de photos de paysages sous des ciels de janvier, très changeants. J’ai parfois laissé le bruit parce que ça se prête bien aux traitements en noir et blanc, j’en ai même rajouté une fois pour cacher le flou (mais ça se voit !).

Images d’antan (1873) et de maintenant

J’avais commencé à faire ce genre de rapprochement avec une photo du port d’Argenton. L’idée est de comparer les sites photographiés en 1873 par un certain J. Duclos (disponibles sur le site de la BNF) avec les paysages d’aujourd’hui. J’ai profité d’une visite dans ce beau pays d’Iroise pour compléter ma collection de photos de référence. Voici les résultats.

Pointe et abbaye de Saint-Mathieu

L'abbaye Saint-Mathieu en 1873
L’abbaye Saint-Mathieu en 1873

L'abbaye Saint-Mathieu en 2013
L’abbaye Saint-Mathieu en 2013

La pointe Saint-Mathieu en 1873
La pointe Saint-Mathieu en 1873

La pointe Saint-Mathieu en 2013
La pointe Saint-Mathieu en 2013
En farfouillant dans mes photos, j’ai déniché une prise de vue de 2007 qui correspond mieux à celle de 1873 : les premiers plans herbeux et rocheux sont plus proches

La pointe Saint-Mathieu en avril 2007
La pointe Saint-Mathieu en avril 2007

La principale évolution en 140 ans est la construction du sémaphore de la marine nationale et de ses bâtiments annexes, édifiés en 1906 au plus près de la pointe. Sinon, le phare, construit en 1835, semble en meilleur état cette année qu’en 1873 mais il faut préciser qu’il vient d’être repeint (au début de cette année, il était moins fringant !). Il y a également des maisons en plus dans le petit hameau.

Le Conquet

Le Conquet vu de Kermorvan en 1873
Le Conquet vu de Kermorvan en 1873

Le Conquet vu de Kermorvan en 2013
Le Conquet vu de Kermorvan en 2013

J’ai repris une photo du début de l’année pour faire la comparaison, car je n’ai pas eu le temps de rechercher le point exact où J. Duclos s’était mis en station. Je le ferai à ma prochaine visite. En attendant, on constate de nombreuses constructions supplémentaires en un siècle et demi. Mais, et ça ne se voit pas sur les photos, une grande différence entre la fin du XIX ème siècle et maintenant, c’est l’extension du port avec la construction de la digue Sainte-Barbe à l’entrée de la ria (débutée en 1925, elle n’a atteint sa taille actuelle qu’en 1969). Auparavant, la première jetée était celle que l’on voit sur la photo.

La pointe de Kermorvan

La pointe de Kermorvan en 1873
La pointe de Kermorvan en 1873

La pointe de Kermorvan en 2013
La pointe de Kermorvan en 2013

Pour cette photo, je pense avoir trouvé l’endroit exact (à deux cailloux près) où J. Duclos avait posé son appareil. L’évolution notable du site, c’est bien sûr la construction des blockhaus sur le site. À noter que les allemands vont détruire beaucoup de vestiges historiques sur l’ensemble de la presqu’île, dont le cromlech qui a quasiment disparu.

La tourelle de la Grande Vinotière (au large) n’était pas encore construite. Elle le sera sans tarder, et avec quelques difficultés, car les cailloux situés à cet endroit sont un danger pour l’entrée du port du Conquet (qui est situé sur la gauche).

La pointe du Minou

La pointe du Minou en 1873
La pointe du Minou en 1873

La pointe du Minou en 2013
La pointe du Minou en 2013

Je ne suis pas allé au bon endroit, ce sera pour la prochaine fois. Il faut sans doute marcher quelques dizaines de mètres sur le GR et descendre vers la mer. Mais on distingue bien entendu, en 2013, le sémaphore construit par la marine nationale, qui constitue une verrue d’autant plus insupportable qu’il est maintenant abandonné. Je ne sais pas s’il est prévu de le démolir. On parie ?

On ne le voit pas sur ma photo, mais sur la droite du site, en haut de la chaussée qui mène au phare, il y a un blockhaus qui vient gâcher le tableau (alors, un sémaphore en plus ou en moins !).

Donc, à suivre …

Meneham, corps de garde du pays pagan

Le pays pagan (païen en breton) correspond au littoral du Finistère nord situé entre Guissény et Kerlouan, ou, si on veut être un peu plus expansionniste, entre l’Aber-Wrach et Tréflez.

Pour localiser le Pays pagan sur la carte du Nord-Finistère
Pour localiser le Pays pagan sur la carte du Nord-Finistère

Cette portion du littoral, très découpée, semée de cailloux et d’écueils très dangereux pour la navigation, a connu de nombreux naufrages tout au long de l’histoire (pour mémoire, en 1978, l’Amoco Cadiz, pétrolier de sinistre mémoire, a coulé à quelques kilomètres à l’ouest, au large de Portsall). Pour couronner le tout, ses habitants ont traîné pendant très longtemps une réputation de naufrageurs. Réputation sans doute exagérée mais tellement « romantique » à la fin du XIXème siècle pour faire frémir les bonnes âmes.

Extrait de l’article consacré à Meneham dans Wikipedia (le texte seulement, les photos sont à moi !) : « Construit pour surveiller la côté, le corps de garde, seul bâtiment tourné vers la mer, est le premier édifice du hameau de Meneham. L’incertitude demeure sur sa date de construction, qui n’est à ce jour pas connue. Longtemps attribué à Vauban (1633-1707), plusieurs éléments laissent à penser qu’il aurait été édifié vers 1756, soit une cinquantaine d’années après la mort du célèbre architecte. Le Duc d’Aiguillon, alors commandant en chef de la Province de Bretagne de 1753 à 1768, a, en effet, ordonné la construction de grand nombre de corps de garde sur le littoral breton. Il y a de fortes chances que celui de Meneham en ait fait partie.

Le corps de garde dans son écrin de granite
Le corps de garde dans son écrin de granite
Le corps de garde (ici vu depuis la plage) est le seul bâtiment "tourné vers la mer"
Le corps de garde (ici vu depuis la plage) est le seul bâtiment « tourné vers la mer »
L'entrée du corps de garde au milieu des rochers
L’entrée du corps de garde au milieu des rochers

À l’origine, le corps de garde abrite des miliciens, recrutés dans la paroisse de Kerlouan, puis des douaniers à partir de 1792. D’abord hébergés dans le village du Théven, à proximité de Meneham, les douaniers arrivent dans la caserne, construite au début des années 1840. Ils y restent avec leur famille, jusqu’en 1860 environ. Vers 1840, les premières maisons, dites de « rapport » sont construites. Petites, au toit de chaume avec peu d’ouvertures, ces maisons étaient louées à des familles de paysans.

Progressivement, à la fin du xixe siècle, le village s’agrandit : les petites maisons sont « doublées » pour accueillir de nouveaux foyers. Les conditions de vie au village restent difficiles. La proximité de la mer, la rudesse du sol et les tempêtes hivernales, ne facilitent pas la vie de ses habitants, une vie rythmée par le travail de la terre : préparation et amendement, plantations, entretiens, récoltes.

Cette activité ne permettant pas de subvenir aux besoins, les habitants se tournent tout naturellement vers la pêche côtière et la récolte du goémon. Les produits de la pêche, essentiellement des crustacés, étaient revendus aux mareyeurs. Quant à la récolte du goémon, elle nécessitait plus de travail et de bras. Tous les membres de la famille prenaient part au ramassage des différentes variétés, au séchage, à la mise en tas puis au brûlage afin d’obtenir des pains de soude, ensuite amenés dans une usine de traitement à Plouescat.

La vie à Meneham n’était certes pas facile, mais était ponctuée de moments de fêtes, notamment lors des fameuses fêtes Pagan. La fermeture de la chaumière en 1977 marquera la fin de cette époque. Petit à petit, le village se vide et les bâtiments tombent en ruines.

En 1989 la commune de Kerlouan lance une procédure d’acquisition du village tendis que le Conseil Général du Finistère achète des terres autour du hameau. Au début des années 2000, avec la Communauté de communes du Pays de Lesneven et de la Côte des Légendes, un projet de rénovation est engagé. Aujourd’hui restauré, le village ouvre ses portes aux visiteurs. »

meneham_plan_2
Sur ce montage, j’ai superposé le plan de l’aménagement à la photo aérienne du site. Tout ce qui est situé dans le cadre a fait l’objet de la restauration entre 2004 et 2008.

A l’occasion de mes visites successives sur le site de Meneham, j’ai pu constaté à deux ou trois reprises l’avancement des travaux.

Premières photos : en 2004. Ci-dessous, un panoramique réalisé en avril. En regardant bien, on constate que le site est en ruine, seuls les murs ont été renforcés pour éviter une dégradation plus importante.

Panoramique à 360° du site en 2004 : sur la droite de la photo (donc vers le sud), on voit très bien l'état des constructions avant le début de la restauration.
Panoramique à 360° du site en 2004 : sur la droite de la photo (donc vers le sud), on voit très bien l’état des constructions avant le début de la restauration.

D’un peu plus près, ce sont incontestablement des ruines !

Les futures échoppes des artisans
Les futures échoppes des artisans

Le massif rocheux du corps de garde était déjà là !
Le massif rocheux du corps de garde était déjà là !

Plus de toit, mais il y a toujours une cheminée
Plus de toit, mais il y a toujours une cheminée

Les vieilles coques sont déjà là à attendre on-ne-sait-quoi
Les vieilles coques sont déjà là à attendre on-ne-sait-quoi

En 2006, les travaux de restauration ont débuté. Sur le panoramique ci-dessous qui est plus modeste que le précédent (juste deux photos !), on s’aperçoit que la future auberge (à gauche) est bien avancée ainsi que les gîtes (à l’arrière plan sur la droite). L’espace artisans, devant les gîtes, est encore dans le même état que deux ans auparavant. Mais cela avance bien.

L'état du chantier en mars 2006
L’état du chantier en mars 2006
L'auberge en 2006 côté mer
L’auberge en 2006 côté mer
L'auberge en 2006 côté "jardin"
L’auberge en 2006 côté « jardin »

Le site a ouvert au public en 2008 mais je n’y suis pas retourné avant le mois de juillet 2011 où j’ai découvert l’ensemble des nouveaux aménagements (sous un soleil éclatant). Puis nous avons effectué une petite visite en cette année 2013 sous un ciel beaucoup plus chargé et moins propice aux belles photos. Mais admirons tout de même …

L'espace artisans
L’espace artisans

Une petite remise et le four à pain
Une petite remise et le four à pain

La maison du pays pagan, petit musée des traditions
La maison du pays pagan, petit musée des traditions

L'espace artisans (à comparer avec la photo plus haut)
L’espace artisans (à comparer avec la photo plus haut)

Les gîtes du site, étape sans doute bien prisée sur le GR34
Les gîtes du site, étape sans doute bien prisée sur le GR34

Une très belle restauration dans une architecture traditionnelle
Une très belle restauration dans une architecture traditionnelle

Les vieux bateaux sont toujours là
Les vieux bateaux sont toujours là

Un four à goëmon qui a servi il n'y a pas longtemps
Un four à goëmon qui a servi il n’y a pas longtemps

Le corps de garde, lui, est inamovible dans sa muraille de pierre (on dit que son toit a été construit en pierre car les villageois venaient voler les ardoises et le bois de la charpente à chaque relève des douaniers ou des gardes).

Depuis cette année, l'accès au corps de garde de ce côté-ci est interdit, pour régénérer la végétation de la dune.
Depuis cette année, l’accès au corps de garde de ce côté-ci est interdit, pour régénérer la végétation de la dune.

Et, avant de quitter le coin, encore deux points de vue : le premier est la vue depuis le corps de garde en direction du large.

La vue depuis le corps de garde : des cailloux, encore des cailloux, toujours des cailloux
La vue depuis le corps de garde : des cailloux, encore des cailloux, toujours des cailloux

Le second, en bord de mer, avec le tas de goëmon séché qui est là depuis de nombreuses années (on le distingue nettement sur le premier panoramique).

Panoramique au tas de goëmon séché
Panoramique au tas de goëmon séché

La jetée au pied du village, qui facilite l’accostage des bateaux de pêche, est en cours de reconstruction en ce mois de juin 2013 : voilà l’occasion de retourner bientôt pour faire de nouvelles photos.

Callot, l’île aux souvenirs.

itinéraire du jour
cliquer sur la carte pour situer les lieux décrits dans cet article

Il y a près de cinquante ans, j’ai découvert l’île Callot lors de vacances que nous passions en famille, sous la tente, pendant quelques semaines estivales. J’en ai gardé des souvenirs de pêche, de ramassage de goémon, de promenades sans fin dans les dunes, d’escalades dans les rochers, de baignades, de bateaux.

Puis les occasions ont été peu nombreuses d’y retourner, aussi ai-je bien apprécié de le faire voici quelque temps lors d’une promenade qui nous avait menés auparavant à Roscoff pour déguster quelques crêpes (l’article de Wikipedia sur Roscoff est particulièrement bien documenté).

Roscoff : le cadran solaire sur le mur sud de l'église
Roscoff : le cadran solaire sur le mur sud de l’église

Roscoff : une clef de voûte originale dans le porche de l'église
Roscoff : une clef de voûte originale dans le porche de l’église

Roscoff : le dragon de garde d'une maison d'armateur
Roscoff : le dragon de garde d’une maison d’armateur

Roscoff : une vielle demeure comme il y en a tant dans la ville
Roscoff : une vielle demeure comme il y en a tant dans la ville

Mais continuons notre périple …

L’île Callot jouit d’une position privilégiée en plein milieu de la baie de Morlaix qu’elle partage en deux parties, l’estuaire de la Penzé à l’ouest et la « rade de Morlaix » à l’est où aboutit la rivère de Morlaix (admirez la subtilité des cartographes qui placent la rade de Morlaix comme un sous-ensemble de la baie de Morlaix). L’île est située au large de Carantec, petite cité balnéaire et familiale,  dont elle fait partie administrativement.

Sur la carte du GéoPortail, une route semble relier le continent à l’île en permanence, mais il n’en est rien. Presqu’île lorsque la mer descend, Callot n’est accessible à pied sec par une chaussée submersible qu’à certaines heures, en gros de deux heures avant la marée basse jusqu’à deux heures après. Mais cette durée dépend du coefficient de la marée. Il faut donc se montrer patient si l’on veut s’y rendre en voiture.

La chaussée pour se rendre sur l'île Callot
La chaussée submersible pour se rendre sur l’île Callot

Pour ceux qui sont pressés, il existe un itinéraire par les bancs de sable qui constituent la véritable passe entre l’île et le continent (c’est la Passe aux moutons) et que l’on voit sur la photo ci-dessous au niveau des deux petites îles à gauche. Par là, on gagne un peu de temps car le chemin est découvert pendant six heures, mais il faut connaître, les risques d’enlisement ne sont pas négligeables. Alors, mieux vaut se renseigner pour arriver au bon moment et emprunter la chaussée carrossable. Et surtout pour éviter ça (article dans Le Télégramme) !

Sur cette image aérienne du GéoPortail, on distingue nettement les deux passages possibles : le direct et la Passe aux Moutons (à gauche par le petit îlot)
Sur cette image aérienne du GéoPortail, on distingue nettement les deux passages possibles : le direct et la Passe aux Moutons (à gauche par le petit îlot)

Depuis quelques années, la circulation des voitures est limitée sur l’île et les visiteurs doivent abandonner leur véhicule dans deux parkings aménagés. Bonne mesure (ça n’existait pas de mon temps !) qui permet de profiter d’un environnement plus calme. Seuls les riverains peuvent circuler.

L’article de wikipedia consacré à Carantec nous précise : « L’île Callot, accessible depuis le continent par une chaussée submersible qui permet de franchir la « Passe aux moutons », s’étend sur 2,125 km de long et mesure de 150 à 300 m de large. L’île est composée de deux îlots de granite reliés par un cordon dunaire. C’est une terre pleine de charme qui est essentiellement constituée de petites criques, de dunes, d’ajoncs, de champs et de pâturages et qui offre aussi des plages. La pointe nord permet de découvrir enfin un paysage partagé entre les dunes sauvages et les ensembles de massifs granitiques battus par les vagues. Le granite de l’île Callot, réputé pour sa qualité et sa quantité a servi pour la construction de nombreux monuments de la région dont le Château du Taureau, la Manufacture des tabacs de Morlaix, les églises de Henvic, Taulé, Guiclan, Plouezoc’h et les traces des anciennes carrières demeurent visibles. »

Le coeur de l’île, c’est la chapelle dédiée à Notre-Dame de Callot, en breton Itron Varia ar Galloud, ce qui signifie Dame Marie de toute puissante. Voila l’origine du nom Callot et aussi pourquoi la statue de la Vierge dans la chapelle est sous-titrée Virgo Potens (Vierge toute puissante). Le clocher de la chapelle est inscrit aux monuments historiques depuis 1914, mais pas le reste du bâtiment :

« Le clocher de la chapelle se compose d’une tour à parements unis avec un campanile accessible par un escalier circulaire et dont la balustrade d’appui est portée en encorbellement, formant en quelque sorte le départ de ce campanile à jour dont les piliers parallèles constituent le beffroi des cloches. »
La chapelle ND de Callot et son clocher inscrit aux monuments historiques
La chapelle ND de Callot et son clocher inscrit aux monuments historiques
Au sommet de l'île, la chapelle ND de Callot domine tout le paysage
Au sommet de l’île, la chapelle ND de Callot domine tout le paysage
Un résumé de l'hisoire de l'île à droite en français
Un résumé de l’hisoire de l’île à droite en français. Le texte en breton à gauche raconte autre chose : selon cette inscription, le pape Grégoire VI accorda en 1840 une indulgence plénière aux fidèles qui se confessent et communient dans la chapelle Notre-Dame-de-Callot.
L'intérieur de la chapelle
L’intérieur de la chapelle. Les boiseries seraient classées depuis 1994, mais je n’en ai pas trouvé trace.

Nous poursuivons la balade sous un temps nuageux, ce qui donne un ciel « cramé » sur les photos. Le traitement des images en « raw » permet de récupérer un peu de matière, mais c’est au détriment du bruit de luminance car j’ai du fermer un peu le diaphragme pour éviter la surexposition du ciel.

Séquence émotion : le bateau, c'est l'"Oiseau des îles" sur lequel je suis, jadis, allé à la pêche.
Séquence émotion : le bateau, c’est l' »Oiseau des îles » sur lequel je suis, jadis, allé à la pêche. Il doit être remisé là depuis longtemps …

C’est triste, un bateau qui meurt, mais ça donne de belles images de textures et de belles couleurs …

Détails d'écailles
Détails d’écailles
Les plantes à l'assaut de la coque du moribond
Les plantes à l’assaut de la coque du moribond

Mais le temps passe et nous devons continuer notre route : retour donc vers le parking et la voiture qui nous attend sagement.

Un dernier panoramique avant de quitter l’île : pas de souci pour rejoindre le continent, la mer est au plus bas, la chaussée sera bien dégagée et presque sèche !

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Que de baignades sur cette plage bien abritée quand le vent souffle de l’ouest. Sinon, on se baigne sur celle située de l’autre côté du cordon dunaire, face à Saint-Pol-de-Léon.

Après avoir quitté Carantec et longé la rivière de Morlaix par la route dite « de la corniche », nous reprenons la voie express en direction de l’ouest. Mais au premier échangeur, nous faisons une petite halte à Saint-Thégonnec pour admirer ce qui est sans doute un des plus beaux enclos paroissiaux de la région (quoique ! celui de Pleyben est assez bien aussi).

L'enclos paroissial de Saint-Thégonnec
L’enclos paroissial de Saint-Thégonnec
Je ne sais pas qui c'est, mais ils étaient beaux sous le soleil qui se montrait enfin
Je ne sais pas qui c’est, mais ils étaient beaux sous le soleil qui se montrait enfin

Petit nota bene : je suis tombé par hasard sur une thèse de 1975 relative à l’Étude morphologique et sédimentologie de l’île Callot en Carantec (Finistère). Très instructive bien sûr et aussi révélatrice des progrès effectués depuis 40 ans dans la présentation des documents ! (je ne me prononce pas sur le contenu qui m’échappe complètement).

1975 – Auteur(s) : Loarer Ronan
Résumé : Partant de l’originalité de la position charnière de l’île Callot dans la baie de MORLAIX, l’étude est centrée d’une part sur la morphologie des renflements et autres affleurements rocheux formant l’épine dorsale de l’île et d’autre part sur la sédimentologie des accumulations de l’île et de la « Passe ».
La nature et les causes de l’évolution des pointements rocheux et des isthmes les réunissant ainsi que l’ensemble complexe des accumulations séparant Callot du continent sont détaillés.
Une reconstitution chronologique est proposée en conclusion. 

 

En ces temps de frimas …

… une petite photo pour se réchauffer.

Photo prise à Grande Anse à la Réunion à la fin mai. Et encore, c’était l’hiver austral.

Position : 21°22’9″ S 55°32’52 » E

Grande Anse à la Réunion

Original en JPEG ; je n’étais pas encore passé au Raw. Comme j’ai fait un peu moins de 1000 photos, il aurait fallu prévoir plus de 25 Go pour tout ramener. En Jpeg, je m’en suis tiré pour un peu moins de 7 Go, ce qui a tenu sur l’iPad et sur les cartes des appareils. Au prochain voyage, je n’y coupe pas, je devrai emporter son disque dur.