Foujita, les années folles à Paris

Moi, j’aime bien apprendre des choses. L’univers des musées et des expositions m’en offre l’occasion chaque jour. J’avais déjà repéré à l’arrière des bus parisiens (à chacun ses références) une drôle de binette avec des lunettes rondes qui annonçait une exposition sur un artiste qui m’était totalement inconnu, Foujita. Cette exposition, au Musée Maillol, a donc été une opportunité de réparer cette lacune.

La preuve en images.

Tsuguharu (puis Léonard) Foujita (1886-1968) – autoportrait au chat – 1928

Tsuguharu (puis Léonard) Foujita (1886-1968) a été un formidable artiste touche-à-tout qui s’est créé son propre univers artistique en mixant les influences occidentale et orientale et en développant des techniques très personnelles : « le succès de Foujita tient à son style tellement original et novateur qui le situe à la frontière de l’Orient et de l’Occident, dans un registre où il excelle. Ses sujets, de préférence occidentaux, sont dessinés avec sobriété et minutie sur des fonds ivoire de sa fabrication, qui lui permettent de déposer un fin et vigoureux trait noir et des couleurs à l’huile transparentes et légères » (Wikipedia).

L’exposition n’est pas une rétrospective complète de son œuvre, elle couvre essentiellement son premier séjour parisien depuis son arrivée à Paris en 1913 jusqu’à sa « fugue » en 1931.

J’ai été particulièrement impressionné par la finesse des traits d’encre de chine venant souligner les couleurs de certains portraits et par ses autoportraits si expressifs.

Après 1931, il voyagera en Amérique latine puis retournera au Japon, auréolé de sa gloire d’artiste mondialement célèbre. Il y vivra la période de la seconde guerre mondiale défendant la justesse de la cause impériale puis collaborant avec les Américains pendant l’occupation du Japon. Cela lui vaudra d’être presque considéré comme un traître à sa patrie. Il partira aux USA, puis reviendra définitivement en 1950 Paris. Il obtiendra la nationalité française en 1955, puis se convertira au catholicisme en 1959.

En faisant quelques recherches d’adresses web pour compléter cet article, j’ai appris que « À son décès en 2009, fidèle à l’esprit de l’artiste et à l’affection qu’il portait aux enfants, Madame Kimiyo Foujita a légué les droits d’auteur de l’œuvre de son mari, le créateur franco-japonais Léonard Tsuguharu Foujita (1886 – 1968), à  Apprentis d’Auteuil (anciennement appelée Fondation des orphelins apprentis d’Auteuil puis Fondation d’Auteuil). Pour maintenir cet héritage vivant et leur rendre hommage, la Fondation Foujita a vu le jour en 2011, sous l’égide de la Fondation d’Auteuil.

L’univers artistique de Foujita, représente une conjugaison réussie entre Orient et Occident, entre tradition et modernité. Le métissage dont il a fait preuve toute sa vie est un formidable socle d’apprentissage pour tous les jeunes. À l’image de cet artiste touche-à-tout singulier, la Fondation Foujita encourage l’ouverture culturelle, l’épanouissement personnel et le développement de savoir-faire par les pratiques artistiques. »

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