Raiatea , novembre 2015 (4/5)

Jeudi 5 novembre

Sur Huahine, il a encore plu cette nuit mais au petit matin, le ciel s’éclaircit. Nous finissons nos valises et allons prendre le petit-déjeuner. Quand tout est réglé, nous quittons nos hôtes pour regagner tranquillement l’aéroport où nous devons rendre la voiture. Pour la voiture, c’est ok, par contre pour l’avion, je me suis gouré, il part une heure plus tard que prévu, j’avais des heures différentes dans plusieurs documents de l’agence de voyages.

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Mais bon ! nous devons juste patienter un peu plus avant de faire un nouveau saut de puce de 20 minutes avec un ATR72 d’Air Tahiti pour rejoindre Raiatea. Nous sommes accueillis et transférés au Raiatea Lodge Hôtel, établissement d’un standing certain, avec chambres climatisées, piscine et toute une escouade de jolies vahinés chargées de nous faire dépenser un maximum. Ça change carrément de la pension Futuna, mais avec moins de charme et de pittoresque. Cependant, nous ne boudons pas notre plaisir de trouver un confort matériel certain.

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Le Raiatea Lodge Hôtel, 15 chambres, a une taille raisonnable
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L’accueil
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La salle de restaurant

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Nous sautons sur deux vélos mis à disposition par l’hôtel et filons jusqu’à Urutoa, la capitale de l’île située à 9 km. Terrain plat, un peu de vent, pas de difficulté, sauf les vélos en eux-mêmes, peu pratiques (le redoutable freinage par rétropédalage !)

Une petite carte pour tout comprendre de ce lagon comportant deux îles bien séparées et bien … distinctes.

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Carte de Raiatea et Tahaa – © IGN

Urutoa est une petite ville animée et sympathique, très tournée vers la mer et son port (beaucoup de bateaux de plaisance). Nous nous y rechargeons en francs Pacifique et, après avoir pris un rafraîchissement à une brasserie près du port, nous tentons de prendre un sentier de randonnée qui mène à un belvédère d’où on doit avoir une belle vue sur le port et le lagon.

Comme partout dans les îles, le balisage des randonnées est inexistant et en demandant notre chemin, nous tombons sur le propriétaire des lieux qui n’a pas l’air chaud à l’idée de nous autoriser à pénétrer sur ses terres. Qu’à cela ne tienne, nous n’insistons pas et retournons à nos vélos pour reprendre tranquillement le chemin du Lodge. Le développement de la randonnées en Polynésie se heurte systématiquement au fait que tous les terrains sont privés et, donc, difficilement accessibles.

À la sortie de la ville, nous faisons un petit détour sur une zone aménagée pour les loisirs : piscine de mer, skate park avec ses graffitis, vue sur la ville.

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Au loin, Tahaa.

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Arrivés au Lodge, nous allons nous baigner « au bout du ponton » où l’eau est claire et les poissons nombreux, mais nous sommes « délogés » par une bande de jeunes qui vient là picoler et écouter du rap.

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Le ponton du Lodge
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Une eau toujours claire

Nous tentons alors la piscine, ce qui clôt notre première après-midi raiateienne.

Dans la soirée, démonstration de danses tahitiennes.

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Puis dîner (ici aussi, nous sommes en demi-pension) : rillettes de mahi-mahi, pavé de saumon, parfait de mangues et coulis de kiwi. Très bon !

Vendredi 6 novembre

Aujourd’hui est consacré au tour de Taaha qui est la deuxième île du lagon. Rendez-vous est pris par le Lodge avec un « prestataire » au bout du ponton à neuf heures. Nous sommes 3 couples du lodge, un autre est déjà à bord. Pas trop de monde, balade agréable et très intéressante. Notre guide Teva et sa femme Flo sont très sympathiques.

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Notre guide et sa femme

Chemin faisant, nous nous arrêtons pour visiter une vanilleraie et une ferme perlière, l’objectif étant en nous faire acheter leurs produits en échange de la visite et des explications données. Cependant, il n’en demeure pas moins que c’est intéressant !

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Dans la vanilleraie, la vanille pousse sur des arbustes d’accueil
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Les gousses de la vanille polynésienne sont plus grosses qu’à La Réunion. Mais elles sont hors de prix en raison d’une production en perte de vitesse.
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La ferme perlière
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Le matériel pour réaliser la greffe du « nucléus » dans la nacre

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Puis notre bateau nous amène sur un motu à moitié occupé par un hôtel Relais et Châteaux pour déjeuner au restaurant tenu par l’irréductible gaulois qui résiste aux propositions d’achat de sa moitié d’île.

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Sur un motu au bord du récif, un Suisse construit un hôtel malgré les avertissements …
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Le « Relais et Châteaux » du motu Tuairi
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Au loin, Bora-Bora, la « perle » du Pacifique

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Nous mangeons puis allons visiter en masque et tuba le jardin de corail qui a donné son nom au resto. Magnifique ! Des poissons partout, du corail multicolore, une vraie féerie en Technicolor !

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Retour à Raiatea en terminant le tour de l’île : il y a du vent depuis ce matin, une petite houle s’est formée qui fait taper le bateau, on est un peu secoués. Nous sommes redéposés au bout du ponton. Je me paye une petite piscine pour me dessaler !

Le soir au dîner, à nouveau une excellente cuisine : tataki de thon rouge (semi poêlé au sésame), risotto avec filet de perroquet pour moi, salade de crevettes pour Isabelle. On s’offre deux verres de chardonnay blanc.

Samedi 7 novembre

Le Lodge à la bonne idée de posséder deux voitures à louer. Nous en avions réservé une pour aujourd’hui afin de faire le tour de l’île à notre rythme. Après le petit-déjeuner et une discussion avec le patron, nous partons pour notre périple. Même si l’île est petite, son tour fait cependant 70 kilomètres et il faut prévoir plusieurs heures pour l’accomplir. Le temps est nuageux avec des éclaircies, mais pas de pluie.

Nous entamons par le nord et Urutoa que nous connaissons déjà. Puis la côte Est et la route traversière qui permet d’admirer deux points de vue l’un vers le sud et la baie de Faatemu, l’autre vers le nord d’où l’on vient et la baie de Faaroa. Mais, bof ! La lumière est médiocre et rien n’est vraiment aménagé, on ne voit pas trop bien vers le sud. Nous continuons, l’île est charmante, restée à l’état naturel, il y a peu de plages de sable blanc, nous traversons quelques villages bien entretenus.

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Raiatea est une île encore un peu sauvage et naturelle

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L’île de Raiatea était, semble-t-il, un lieu sacré pour toutes les nations polynésiennes. Elle abrite un immense marae qui est le plus important de Polynésie, celui de Taputapueta, en face de la passe sacrée d’Ava par où arrivaient les pirogues en provenance de tout le Pacifique. Nous y faisons halte, le site est vaste et nous inspire.

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Le marae comporte plusieurs plateformes sacrées qui étaient destinées à des groupes et familles différents
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Reconstitution de quelques objets de culte dont les originaux ont disparus

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Après avoir quitté le marae, nous poursuivons sur la côte Sud puis Ouest.

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Nous arrêtons déjeuner sur la côte ouest au Fare Vai Nui, que le patron du Lodge nous a recommandé. Il est tenu par un Basque d’allure un peu beauf et très tropicalisé ! Son établissement fait hôtel et restaurant, il est très bien aménagé. La cuisine est tout simplement merveilleuse : poisson cru à la javanaise pour moi, saumon des dieux (ce n’est pas du saumon !) sauce vanille pour Isabelle, accompagnés par des gratins de papaye et de patates douces. En dessert, une mousse de mangue et sa boule de sorbet passion ou mangue. À tomber !! Avant de partir, nous saluons et félicitons la cuisinière (la femme du patron).

Retour au Lodge après un nouveau détour par Urutoa pour acheter quelques boissons et faire le plein. Nous avons envisagé de prendre un kayak de mer à deux places pour aller jusqu’au motu « en face ». Ce que nous faisons après bien des zigzags et avoir frotté quelques patates de corail au départ et à l’arrivée. Beaucoup de monde là-bas, dont un groupe de jeunes bien avinés ! Nous nous baignons pour admirer la faune sous-marine, puis retour au Lodge. Petite séance piscine, puis repos.

Nous dînons au restaurant. Beaucoup de bruit dans la soirée, la musique s’entend mieux dans notre chambre qu’au bar lui-même !

Demain, dernière étape et dernière île : direction Maupiti.

(À suivre : Maupiti)