Une semaine de stage dans le superbe centre Omnisports de Vichy et voila une bonne occasion de profiter de la ville d’eaux bourbonnaise pendant le week-end précédent.

Parc Omnisports de Vichy

Arrivés sur place dans l’après-midi du samedi, nous sommes accueillis par des dames en crinoline et des messieurs en redingote et haut-de-forme ou en uniforme. La ville baigne dans la « Fête Napoléon » qui rend hommage à celui qui fut le premier président de la République française avant de devenir le dernier et pitoyable monarque de notre pays. Entre ces deux étapes, Napoléon III est venu prendre les eaux à Vichy avec toute sa cour et la ville en a profité pour donner un coup d’accélérateur à son développement thermal.

Vichy – Crinoline et thermes

Nous démarrons notre promenade dans la ville en visitant une exposition consacrée au photographe Nadav Kander et à ses portraits dans le grand établissement thermal proche de notre hôtel.

Tout le parc des Sources situé entre le hall des Sources et l’Opéra est en travaux, les piétons sont relégués derrière des palissades le long des rues. Dommage qu’on ne puisse pas profiter de ce vaste espace vert au cœur de la ville. Dans le hall des Sources, des danseurs en habits 19e s’entraînent à valser, tous ces gens se prennent fort au sérieux car il ne faudra pas démériter devant le couple impérial lors du grand bal.

Nos pas nous mènent vers le parc Napoléon qui s’étire le long de l’Allier, plus exactement du lac d’Allier comme on nomme la retenue d’eau créée par le barrage situé un peu en aval. Les pelouses sont envahies par diverses activités qui nous ramènent au temps de l’empire : musique, danses, apprentissage du port de la crinoline, revues de mode, démonstrations de sports divers, etc.

En bordure du parc, on ne peut pas rater les chalets de style incongru en ces lieux mais pas désagréable qui servaient de résidence d’été à l’empereur, sa femme, ses maîtresses et à leur suite.

En dehors du parc, c’est l’architecture parfois extravagante des bâtiments qui nous attire dans ce quartier et notamment le long du boulevard de Russie et de la rue de Belgique. Puis nous traversons le « vieux Vichy » en direction de la source des Célestins, en passant par l’église Saint-Blaise et la maison natale d’Albert Londres (1878 – 1932).

Tout ceci donne faim et soif, nous nous posons quelques instants au bistrot Le Petit Pot en face du grand centre commercial des Quatre Chemins. Puis nous jetons notre dévolu sur le restaurant Le Vichy, dans la rue Burnol toute proche.

Le lendemain dimanche, nous avons prévu d’aller visiter l’Opéra, incontournable édifice de Vichy qui fit les grandes heures de la musique entre son agrandissement au début des années 1900 et la fin de son âge d’or dans les années 60. Le bâtiment de l’opéra est inclus dans un ensemble plus vaste où il jouxte le Palais des Congrès. On peut visiter librement la salle de spectacle de style Art nouveau qui peut accueillir près de 1500 personnes, toute décorée en or et ivoire. Dommage que le rideau de scène soit remplacé (caché ?) par une fort laide palissade !

Détruit par un incendie en 1986, l’opéra est devenu propriété de la ville qui en a assuré la restauration. Le résultat est tout simplement bluffant.

C’est sous une petite pluie que nous étions entrés à l’Opéra, mais le ciel est plus clément quand nous en sortons. Les couleurs sont plus agréables et nous en profitons pour faire le tour des bâtiments, notamment du kiosque à musique où crinolines et uniformes continuent à valser.

Après un petit détour jusqu’au Grand marché encore bien achalandé en cette fin de matinée, c’est à nouveau la rue Burnol qui nous accueille pour la pause repas, Chez Lucien cette fois-ci.

Puis nous partons pour une petite balade digestive sur les « planches » de la promenade piétonne le long de l’Allier. Le dimanche est une journée très animée à Vichy, les restos qui jouent aux guinguettes par ici sont tous pris d’assaut.

En fin d’après-midi nous ressortons vers le vieux Vichy pour nous ravitailler en pastilles et aussi parce que nous avons raté hier une curiosité architecturale, le « chalet du gardien » à l’entrée de la rue Hubert Colombier. Collée au pignon de l’immeuble voisin qui ne lui laisse guère de place, cette étonnante petite maison s’étend sur une surface au sol de forme triangulaire et d’à peine une douzaine de mètres carrés.

Nos pérégrinations vichyssoises s’achèvent sur cette dernière promenade dans le centre ville. Vichy est une petite ville sympathique au charme un peu désuet, comme on dit, qui cultive sa réputation et son histoire de ville d’eaux et revendique sans complexe un passé très mondain, comme nous avons pu le constater pendant ces deux journées fort agréables.

Catégories : architectureFrance

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