Cette fois-ci, c’est une randonnée pédestre qui nous attire vers l’est de l’île-de-France, aux environs de Bussy-Saint-Martin, en glanant des idées auprès de l’office du tourisme de Marne & Gondoire, du nom de la communauté d’agglomération qui regroupe vingt communes du secteur, autour de la Marne et de la Gondoire.

Nous arrivons en RER A à Bussy-Saint-Georges d’où démarre et où finira notre randonnée dont je vous donne la carte ci-dessous.

À la sortie de la gare, nous rejoignons le tracé d’un PR autour d’une petite mare puis nous le suivons jusqu’à une zone de nature plus sympathique en sous-bois le long du ru de la Brosse (ou Broce). Nous continuons à longer le ru lorsqu’un peu plus loin le PR fait un détour pour remonter vers la mairie de Bussy-Saint-Georges et le village. Il fait chaud, le chemin est ombragé ce qui nous va très bien.

Nous contournons l’étang de la Loy et revenons vers le sud en empruntant une magnifique allée arborée, la promenade du château, entre des lotissements de Saint-Thibault-des-Vignes. Après avoir traversé la départementale 217b, nous pénétrons, par une superbe grille d’honneur, dans le domaine du Parc culturel de Rentilly – Michel Chartier qui abrite un grand nombre d’arbres remarquables. C’est l’heure de faire la pause pique-nique.

Au centre du domaine, trône le château de Rentilly, réhabilité et transformé en centre d’art contemporain. Les choses n’ont pas été faites à moitié, le château lui-même est devenu une œuvre d’art, complètement recouvert de miroirs. Difficile de retrouver l’aspect antérieur … De plus cette nouvelle construction est critiquée par l’association Vigilance Marne-et-Gondoire, qui en déplore les conséquences écologiques, et la Ligue pour la protection des oiseaux qui considère cet habillage mortifère pour les oiseaux.

Cependant, il faut savoir que ce domaine et son château ont failli disparaître au profit d’opérations immobilières gigantesques en parallèle à Disney-Machin-Truc et que l’état de l’édifice était déplorable lorsqu’elles ont été arrêtées. Tout compte fait, ne soyons pas trop critiques …

C’est donc l’occasion de découvrir l’exposition Paysages rêvés, paysages réels mettant à l’honneur, dans les vastes espaces du château, aussi bien la peinture néo-impressionniste, notamment de Léo Gausson, que les dessins et gravures de Paul-Émile Colin. À ces œuvres des 19e et 20e siècles du musée intercommunal Gatien-Bonnet de Lagny-sur-Marne répondent celles d’artistes contemporains offrant là encore une vision de paysages, rêvés ou réels : des vidéos d’Isabelle Cornaro ou de Sophie Laly, des photographies de Jürgen Nefzger ou Nicolas Frémiot, et une œuvre monumentale et immersive d’Anaïs Lelièvre.

Plein de peintures intéressantes, dont un grand nombre réalisées par Léon Gausson, que je ne connaissais pas, ainsi que de belles gravures sur bois. Au second niveau, ce sont plutôt des photographies qui sont présentées.

L’intérêt de recouvrir les murs de miroirs, même sans tain, est de réfléchir les rayons du soleil et faciliter la climatisation des lieux. Car en reprenant notre chemin pour revenir vers la gare RER, nous pouvons mesurer la différence avec les 34°C de cette journée de canicule. Une petite surprise avant de sortir du domaine, une chevrette bien au frais sous le couvert des arbres.

Parc culturel de Rentilly

Les trois kilomètres qui nous restent à parcourir sont moins ombragés que le chemin de l’aller, mes réserves d’eau disparaissent à grande vitesse. Mais tout se passe bien, il faut même accélérer les derniers pas pour sauter dans le train, climatisé, qui nous ramène vers la capitale.

Belle promenade dans un secteur qui en réserve apparemment bien d’autres, la publication de l’office du tourisme consacrée aux itinéraires à pied est un peu datée mais il est précisé sur son site web qu’elle est en cours de réécriture. Un peu de patience donc, la publication existante est déjà une mine de renseignements. De plus le site de l’office du tourisme dans son ensemble est très bien fait, ce qui mérite d’être souligné.


Nota : j’ai eu l’occasion de travailler quelques années avec Michel Chartier qui a œuvré à la création du parc culturel de Rentilly et à la réhabilitation du château en centre d’art contemporain et auquel son nom a été donné. En ce qui me concerne, ce n’était pas dans le cadre de son activité de maire de Collégien et de président de la communauté d’agglomération mais dans sa vie professionnelle « civile » lorsqu’il était responsable du réseau autoroutier d’Île-de-France. Son cœur était aussi gros que son caractère était … bien trempé.


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