Dans le ventre de la Fournaise | CNRS Le journal

Le Piton de la Fournaise

L’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF), sur l’île de La Réunion, permet de mieux comprendre le fonctionnement de l’un des volcans les plus actifs au monde.

Source : Dans le ventre de la Fournaise | CNRS Le journal

À voir non seulement pour se cultiver mais aussi pour les très belles photos du site ….

Observatoire du Maïdo: un œil sur l’atmosphère | CNRS Le journal

A La Réunion, l’observatoire du Maïdo ausculte l’atmosphère depuis 2013. Grâce à ses lidars, il en analyse la composition en gaz et particules. Une mission capitale à l’heure du changement climatique.

Source : Observatoire du Maïdo: un œil sur l’atmosphère | CNRS Le journal

La Réunion en novembre 2013 : suite et fin

Pour suivre les lieux de cet article
Pour suivre les lieux de cet article

La météo n’est pas très optimiste pour les jours à venir, elle prévoit de la pluie sur les hauteurs mais également sur la côte. Cela pourrait nous faire modifier notre programme de la fin de semaine, mais sans que l’on sache très bien que choisir. De plus, les variations locales sont si rapides qu’il paraît délicat de tout bâtir sur ces prévisions météo.

Mercredi 13 novembre 2013

Le ciel est un peu plus voilé que les autres jours, mais nous partons cependant vers 7h30, après quelques hésitations, pour le Maïdo qui est situé sur les hauteurs au-dessus de Saint-Gilles à une vingtaine de kilomètres de notre hôtel.

La montée est superbe, surtout dans la dernière dizaine de kilomètres : la route forestière, toute neuve, est un véritable billard et on traverse une forêt de tamarins de toute beauté. Des nuages montent à l’assaut des sommets, mais, après avoir garé la voiture au parking final, déjà bien rempli, nous découvrons une vue toujours aussi sublime sur le cirque de Mafate. Nous avons le plaisir de revoir le tracé de notre randonnée de la semaine dernière et nous pouvons même distinguer les détails : les gîtes, les sentiers, les rivières …

Panoramique du cirque de Mafate vu du Maïdo
Panoramique du cirque de Mafate vu du Maïdo

Il y a du monde au belvédère aménagé à 2200 mètres d’altitude, la vue est également bien dégagée sur l’océan et plus particulièrement sur les environs de Saint-Gilles d’où nous venons. Les nuages ont la gentillesse de rester « en bas » le long des pentes, ce qui nous permet de rester, au sommet du Maïdo, dans une lumière éclatante. Dommage que le cirque soit à contre-jour, ce qui va ternir les photos.

Les lieux de notre randonnée : de Marla à La Nouvelle
Les lieux de notre randonnée : de Marla à La Nouvelle

Le cirque de Mafate, côté nord
Le cirque de Mafate, côté nord

Le totem, face à l'océan
Le totem, face à l’océan

Le kiosque dans les nuages
Le kiosque dans les nuages

Un DASH 8 survole le cirque avec les hélicoptères, sans doute un départ de feu a-t-il encore été signalé.

Nous empruntons la route forestière des Tamarins, parallèle à la ligne de crête. Au début, elle est très sympathique, serpentant dans la forêt, mais on découvre aussi un peu plus loin les traces d’un immense incendie qui a ravagé une grande partie de la forêt de cryptomeria. Affreux !

Puis, la descente se fait, sur de toutes petites routes de campagne, dans un paysage typiquement alpin avec des prairies verdoyantes et des vaches broutant une herbe bien grasse. On domine la côte, ce qui permet de faire quelques photos du lagon, comme si elles étaient prises depuis un avion. Des parapentistes en grand nombre nous survolent, il y a un club dans le coin qui semble drainer beaucoup de monde.

Le lagon de La Réunion vu ... du ciel
Le lagon de La Réunion vu … du ciel

Nous avons pour objectif la visite du Conservatoire national botanique des Mascarins : « Le conservatoire botanique national de Mascarin est un conservatoire botanique national français installé dans les hauteurs de l’Ouest de La Réunion, précisément sur le territoire communal de Saint-Leu. Situé au cœur d’un ancien domaine agricole créole, géré par une association, il est agréé depuis le 30 juillet 1993. Sa mission est la sauvegarde des espèces végétales des Mascareignes et de Mayotte » (wikipedia).

Nous nous promenons pendant deux heures dans les différents espaces bien aménagés : caféiers, vergers créoles, cactées, bambous, etc. Un jardinier du conservatoire nous fait découvrir le « fruit délicieux » du philodendron (espèce Monstera Deliciosa) et nous donne le nom de cet arbre à fleurs bleues qui attire notre regard depuis notre arrivée, le jacaranda de la famille des bignones (également appelé le flamboyant bleu).

L'allée des palmiers
L’allée des palmiers

L'ancienne case reconstruite pour accueillir administration et boutique
L’ancienne case reconstruite pour accueillir administration et boutique

Un oiseau du paradis
Un oiseau du paradis

Une fleur de jacaranda
Une fleur de jacaranda

Le merle de Maurice, espèce invasive très destructrice
Le merle de Maurice, espèce invasive très destructrice

Des fleurs de cactus ...
Des fleurs de cactus …

... en double
… en double

La case principale et la dépendance qui sert de snack
La case principale et la dépendance qui sert de snack

Des parapentistes survolent le conservatoire
Des parapentistes survolent le conservatoire

Nous faisons, à la fin de notre balade, un arrêt assiette créole – dodo – coca au café du conservatoire aménagé dans les anciennes dépendances du domaine. Nous terminons la visite par la ravine des bambous, où nous découvrons les plus immenses spécimens que nous ayons jamais vus.

Des bambous impressionnants
Des bambous impressionnants

De retour à l’hôtel dans l’après-midi, nous subissons une pluie abondante, qui vient corroborer les prévisions de la météo.

Un banc !
Un banc !

Jeudi 14 novembre 2013

Nous ne partons qu’à 10 heures, nous avons voulu nous reposer un peu, et c’est en direction de Saint-Pierre que nous allons ce matin. Nous trouvons une place de stationnement le long du jardin de l’Hôtel de Ville sous un arrosage municipal !

Le jardin de l'Hôtel de Ville de Saint-Pierre
Le jardin de l’Hôtel de Ville de Saint-Pierre

L’office du tourisme a été déménagé, nous croyions qu’il était toujours de l’autre côté du pont qui mène à Terre-Sainte, mais il est maintenant, pas loin de là, dans les locaux de la Capitainerie. Nous faisons une petite visite dans la ville et trouvons la Poste pour expédier nos cartes postales à destination de la métropole.

Nous déjeunons au restaurant O’Flamboyant, où la cuisine est excellente et raffinée.

Après le repas, nous essayons une incursion vers le sud sauvage mais nous sommes finalement rebutés par des travaux sur la route, par les bouchons dans St Joseph et par la pluie qui menace. Nous faisons demi-tour.

Au retour, nous faisons une halte sur la plage à l’Ermitage-les-Bains, je me baigne, mais on est finalement chassés par la pluie.

Journée qui laisse un goût d’inachevé …

Vendredi 15 novembre 2013

Nous partons vers 8 heures au marché de Saint-Paul, qui n’est pas très loin de notre hébergement : c’est un marché très animé et très coloré, réputé comme le meilleur de l’île. Il a lieu le vendredi et le samedi, mais pour éviter la foule du week-end, nous préférons y aller aujourd’hui. Il paraît qu’en plus, le samedi, certains étals sont moins bien remplis. Nous y achetons de la vanille, des préparations pour rhums arrangés, des niamas pour ce soir, des ananas, etc. L’ambiance y est vraiment sympathique.

Nous avons prévu une visite du cimetière marin situé à la sortie de la ville vers Saint-Gilles. C’est un bel espace pittoresque et coloré où les tombes paraissent posées négligemment sur l’herbe sans alignement strict.

Le pittoresque cimetière marin de Saint-Paul
Le pittoresque cimetière marin de Saint-Paul

 

La proximité de la plage doit lui valoir cet adjectif de marin, mais on y trouve aussi des tombes de navigateurs, comme le pirate Olivier Levasseur dit La Buse ou l’équipage des marins bretons du Ker Anna qui a sombré dans les parages, à la pointe des Aigrettes, en 1894. Pour le pirate, c’est plutôt une légende, car le cimetière a été créé après son exécution, il y a peu de chance qu’il y soit inhumé.

La tombe du pirate La Buse
La tombe du pirate La Buse

Le carré en souvenir des marins bretons du Ker-Anna
Le carré en souvenir des marins bretons du Ker-Anna

La proximité de la plage lui vaut ce qualificatif de cimetière marin
La proximité de la plage lui vaut ce qualificatif de cimetière marin

Certaines tombes disparaissent sous les fleurs
Certaines tombes disparaissent sous les fleurs

Par contre, le poète Leconte Delisle, originaire de Saint-Paul, y est enterré depuis son transfert en 1977 du cimetière Montparnasse.

Le banc du cimetière marin
Le banc du cimetière marin

Cette visite achevée, nous reprenons la voiture pour faire le « tour des roches », promenade qui nous fait longer l’étang de Saint-Paul qui est une réserve naturelle nationale.

Puis, nous effectuons un détour jusqu’à Sans-Soucis pour voir le départ de la randonnée qui mène vers Mafate par la canalisation des Orangers. On ne voit finalement pas grand-chose, il faudrait marcher pour aller jusqu’au début du sentier de la canalisation qui, paraît-il, est tout plat sur une dizaine de kilomètres. C’est un autre moyen d’accès au cirque de Mafate, dans sa partie nord.

Nous poussons ensuite jusqu’au Port (la ville s’appelle Le Port), faire notre épisode de tourisme industriel. C’est bien une ville industrielle, mais dotée d’un port de plaisance important.

Nous déjeunons au restaurant La Caz : très beau cadre, très bonne cuisine créole, mais avec des saveurs nouvelles : pour iZa un rozamava (plat malgache, bœuf avec une plante dont la fleur jaune endort la langue), du rougail de morue pour moi. C’est une excellente adresse, dommage que le décor extérieur soit loin d’être sympathique comme presque partout ailleurs à La Réunion, mais la cuisine mérite le détour.

Retour à l’hôtel et piscine.

Samedi 16 novembre 2013

Le temps paraissant ce matin assez dégagé, on se risque vers le volcan. Comme nous partons un peu tard (8h30), nous craignons de faire la course avec les nuages. Pour la météo, nous avons arrêté de la regarder la veille à la télé, car ses prévisions ne nous sont d’aucune utilité.

Finalement, c’est une bonne pioche : le temps sur les hauteurs est comme on ne l’a jamais vu, dégagé, sans nuages, magnifique. Après une montée sur l’excellente route forestière du volcan et la traversée de la Plaine des Sables, nous sommes opérationnels au parking du Pas de Bellecombe en face du volcan à 10h15, sous un soleil éclatant.

La plaine des Sables, décor lunaire
La plaine des Sables, décor lunaire

Cette fois-ci, nous ne descendons pas dans l’enclos, mais nous faisons une petite rando jusqu’au piton de partage (ou piton sale) situé à quelque distance vers l’est en suivant le rempart. Après deux heures de marche et de nombreuses photos, nous quittons les lieux, les yeux encore émerveillés, comme l’année dernière, de la beauté de ce paysage lunaire.

Panoramique sur le volcan depuis le Pas de Bellecombe
Panoramique sur le volcan depuis le Pas de Bellecombe

Je m’essaye même à faire un panoramique avec l’iPhone, ce qui donne, ma foi !, un résultat tout à fait honnête.

Panoramique sur le volcan avec l'iPhone
Panoramique sur le volcan avec l’iPhone

La petite randonnée nous permet de découvrir le Piton de la Fournaise sous un angle un peu différent, où les coulées de lave récentes sont plus visibles.

Panoramique sur le volcan depuis le Piton de partage
Panoramique sur le volcan depuis le Piton de partage

Bien qu’il soit déjà midi passé, le temps est toujours aussi dégagé, on n’a vraiment jamais vu ça !

Une petite randonnée ...
Une petite randonnée …

... sur un sentier bien coloré
… sur un sentier bien coloré

À l'horizon, le Piton des Neiges
À l’horizon, le Piton des Neiges

Une clôture rouillée peut être photogénique
Une clôture rouillée peut être photogénique

A cet endroit, nous avons du atteindre le point culminant de notre périple réunionnais : 2370 mètres et des poussières. La preuve en image.

Notre point culminant cette fois-ci
Notre point culminant cette fois-ci

Pour nos prochaines visites, il faudra soit aller au volcan qui culmine à plus de 2500 mètres soit au piton des Neiges qui dépasse les 3000.

Nous quittons les lieux, en constatant que le parking est beaucoup moins encombré. A Bourg-Murat, au pied du volcan, on se fait un sandwich crudités poulet à un petit snack Ti Resto Lontan. On patiente quelques instants en sirotant une dodo et un coca … A signaler que la Maison du Volcan, sorte de Vulcania local, est toujours en travaux, c’était déjà le cas il y a 18 mois !

Notre prochaine étape est la forêt de Bébour Bélouve sur les pentes du Piton des neiges. Pour l’atteindre, il faut continuer sur la route vers La Plaine des Palmistes et passer le col de Bellevue. En bas de ce col, on bifurque sur la gauche vers le col de Bébour, d’où la vue sur la forêt de Bélouve est superbe.

Panorama sur la forêt de Bélouve, le Piton des Neiges sur la gauche
Panorama sur la forêt de Bélouve, le Piton des Neiges sur la gauche

Sur la gauche, le Piton des Neiges semble être à portée immédiate car la pente du terrain est régulière jusqu’à son sommet (3070 mètres tout de même). Les panneaux d’information au col de Bébour nous expliquent que ce plateau est en fait le quatrième cirque (après Salazie, Cilaos et Mafate) mais il a été rempli par une des dernières coulées de lave du Piton des Neiges lorsque celui-ci était encore en activité (les photos aériennes sont très parlantes).

Les nuages vont-ils nous rattraper ?
Les nuages vont-ils nous rattraper ?

Le banc de Bébour contemple Bélouve
Le banc de Bébour contemple Bélouve

Après le passage au col de Bebour, la route serpente à travers la forêt et une végétation changeante. Nous arrivons à la fin de la route, située à quelques centaines de mètres du gîte de Bélouve qui se dresse en limite de rempart au-dessus de Hell-Bourg. Mais les nuages ont envahi le cirque de Salazie et, une fois de plus, nous ne pouvons le contempler ! Décidément, le cirque de Salazie se refuse à nous.

Un fugitif rayon de soleil sur le cirque de Salazie
Un fugitif rayon de soleil sur le cirque de Salazie

Comme on dit dans les guides, le retour se fait par le même chemin, au moins jusqu’à la route principale au pied du col de Bellevue. Ensuite nous terminons la traversée de l’île jusqu’à Saint-Benoît puis retour à l’hôtel par le nord-est.

Bilan : pour terminer notre séjour, une journée avec un temps magnifique comme on n’en a jamais eu et auquel on ne s’attendait pas après les deux dernières journées couvertes et pluvieuses.

Le banc du jour à Bébour
Le banc du jour à Bébour

 

Dimanche 17 et lundi 18 novembre 2013

Dimanche, journée repos et piscine de 10 h à 15 h avec salade composée au snack de la résidence. Puis séance bagages et vidage du frigo.

Lundi matin, départ vers l’aéroport à 6h30. Bouchons dès l’entrée sur la RN1 : 2 heures pour aller jusqu’à l’aéroport ! Remise de la voiture de location, dépose bagages, contrôles, pas de problème.

Dans l’avion, nous sommes situés au rang 32, à nouveau derrière une cloison qui nous laisse de la place pour les jambes, mais à coté de deux ploucs de la meilleure catégorie …

Vol d’une durée de 11 heures, départ 10h10, arrivée à 18h15 locales à Orly. Choc thermique à destination !

Après-demain matin, c’est Fred qui s’envole pour son tour du monde, on a juste le temps de défaire nos valises et de récupérer la minette …

Ça y est, ils sont rentrés ?
Ça y est, ils sont rentrés ?

FIN

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revenir à l’épisode « à Mafate »

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La Réunion en novembre 2013 : quand le cirque est fini.

Dimanche 10 novembre 2013

Nous avons passé une bonne nuit dans notre chambre sous les combles, ça nous change du confort plus spartiate des gîtes de Mafate. C’est un autre monde, vraiment, là-bas au fond du cirque ! Mais l’expérience vaut la peine d’être vécue.

La vue, plus urbanisée, depuis notre appartement à l'Archipel
La vue, plus urbanisée, depuis notre appartement à l’Archipel

Aujourd’hui, c’est une journée de repos : piscine le matin, Skype avec les Deux-Sèvres à midi, taboulé …

La piscine de l'Archipel
La piscine de l’Archipel

Puis l’après-midi, nous faisons une virée sur Saint-Gilles que nous retrouvons avec plaisir. La plage est ultra surveillée en raison des requins, à beaucoup d’endroits le long de cette côte, la baignade est interdite, de grands panneaux d’information sont installés partout.

Cornet de glace 3 boules chez Marie B., pas mal du tout.
Puis, nous poursuivons la route le long des plages : L’Ermitage-les-Bains, la Saline, nous poussons même jusqu’à Saint-Leu : horreur, le Zat est fermé ! Mais partout, trop de bagnoles, impossible de trouver une place de parking, les plages doivent être aussi bondées.
Retour à l’hôtel, nous organisons nos prochaines journées.

Nos prochaines visites
Nos prochaines visites

Lundi 11 novembre 2013

Nous avons programmé une petite randonnées autour de Grand Etang, une retenue d’eau située dans les contreforts du Piton des Neiges, au-dessus de Saint-Benoît. Les retenues d’eau sont rares à La réunion, en raison de la perméabilité importante des sols. Ici, c’est une coulée de lave qui a créé cette retenue dont le niveau est, paraît-il, très variable. Nous partons à 7h15 et nous arrivons assez vite sur place.

Comme c’est jour férié, les kiosques du parking sont déjà occupés. La randonnée complète dure 3 heures aller-retour. Le sentier pour atteindre l’étang est très caillouteux, mais le paysage est superbe. On se croirait en haute montagne comme les Pyrénées.

Grand Etang
Grand Etang

Sous un ciel limpide, la végétation joue avec ses reflets sur le plan d’eau, je m’éclate avec le filtre polarisant à chercher les couleurs les plus denses.

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Nous allons jusqu’aux cascades Annette et consoeur situées tout au bout de l’étang.

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Nous terminons le tour de l’étang et revenons au parking qui est maintenant bien rempli. Tous les kiosques sont occupés et partout on prépare la cuisine.

Nous avons décidé de monter jusqu’au point de vue de Takamaka situé à quelques ravines de là, mais il faut redescendre vers la côte pour trouver la bonne direction. Le site, là-haut, est impressionnant, on est à une sorte de convergence de ravines et de cours d’eau, dans lequel on voulait aménager un barrage dans les années 1920. Mais la nature très perméable des sols n’est pas compatible avec ce type de construction et il a fallu trouver d’autres solutions pour la gestion de l’eau.

Point de vue de Takamaka
Point de vue de Takamaka

De retour à l’hôtel, nous terminons l’après-midi par une séance piscine, clôturée par une pizza et un rosé italien (un peu acide).

Mardi 12 novembre 2013

A nouveau, nous partons tôt, car c’est la seule solution pour profiter au maximum d’un temps dégagé. Nous avons prévu d’aller jusqu’à la forêt des Makes, où une « fenêtre » permet de découvrir un panorama d’enfer sur le cirque de Cilaos. La montée par la route forestière est assez rude, mais on a l’habitude maintenant et la voiture s’en tire assez bien pour autant qu’on éteigne la climatisation. Comme il fait frais dans les hauteurs, cela ne pose pas de problème.

Le paysage est, une fois de plus, sublime. Nous découvrons, vus d’en haut, les lieux que nous avons visités l’année dernière, Cilaos, Îlet à Cordes.

Panorama sur le cirque de Cilaos
Panorama sur le cirque de Cilaos

La forêt des Makes est une forêt de cryptomérias (aussi dénommés cyprès ou cèdres du Japon), forêt qui semble largement exploitée sous le contrôle de l’ONF.

Une forêt de cryptomérias
Une forêt de cryptomérias

Lors de la redescente, nous nous arrêtons pour admirer les aires de pique-nique qui ont été aménagées le long de la route grâce à des emplois « verts » financés par la Région. Superbe, on se croirait dans un jardin botanique.

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Nos pas nous dirigent ensuite vers Entre-Deux, que nous avions ignoré l’année dernière. Mais un circuit de randocroquis vient d’y être inauguré il y a deux jours et iZa veut le tester pour en faire un compte-rendu sur son blog.

Il y a en fait deux circuits, le premier en ville démarrant à l’office du Tourisme, le second sur un sentier escaladant le Coteau Sec. L’office de tourisme est logé dans une très jolie case créole et la première étape de randocroquis est installée dans son jardin.

L'office de tourisme d'Entre-Deux, départ du circuit de randocroquis
L’office de tourisme d’Entre-Deux, départ du circuit de randocroquis

Le banc n'est pas à croquer
Le banc n’est pas à croquer

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Une partie du circuit se déroule dans l’arboretum situé en face de l’office de tourisme.

Des arbres du voyageur dans l'arboretum
Des arbres du voyageur dans l’arboretum

Un arbre à croquer
Un arbre à croquer

Nous avons retenu une table pour le déjeuner au restaurant tout proche, l’Arbre à Palabres : bien, bon, sympa ! J’essaie le rougail « andouilles », iZa reste fidèle au rougail saucisses plus classique.

Une bonne adresse pour manger à Entre-Deux, l'Arbre à Palabres
Une bonne adresse pour manger à Entre-Deux, l’Arbre à Palabres

Le deuxième circuit de randocroquis nous emmène sur le Coteau Sec, en périphérie de la ville. Nous démarrons le sentier par le bas, mais nuages et pluie menaçant, nous prenons la voiture pour aller à la dernière station située en haut du coteau d’où la vue sur le Dimitile doit être superbe … quand le temps est dégagé.

Retour à Saint-Gilles, un petit tour à la piscine, le temps se couvre, mais finalement ça se dégage dans la soirée.

(à suivre)

 

La Réunion en 2012 (5)

Direction la côte sous le vent, autrement dit la côte ouest, la zone la plus touristique de l’île lorsque l’on se contente des loisirs nautiques.

Lundi 4 juin 2012

Cliquer pour suivre le trajet du 4 juin
Cliquer pour suivre le trajet du 4 juin

 

Petit déjeuner à 9 heures et nous sommes prêts à partir à 10 heures. Une dernière photo souvenir par le patron (en plein contre-jour face au Dimitile !) et nous quittons nos charmants hôtes qui ont été pleins de petites attentions bien sympathiques pendant notre séjour. Une bonne adresse sans nul doute.

Descente aussi vertigineuse que la montée, nous rejoignons la côte à Saint-Louis, où le temps est très ensoleillé et bien plus chaud que là-haut. Le paysage change également, le long de la côte, la végétation est composée d’arbustes et de plantes plus habituels sous des climats secs. En quelques kilomètres et quelques minutes, on a l’impression d’avoir changé de pays ou de continent.

Une végétation bien différente
Une végétation bien différente

Des plages de sable volcanique
Des plages de sable volcanique

Nous remontons vers le nord de la côte sous le vent, en empruntant l’ancienne route nationale RN1 qui est très bien aménagée. La nouvelle RN1 est une quasi-autoroute à 2 fois 2 voies située un peu en retrait du littoral, mais ses performances ne nous intéressent pas trop, nous avons tout notre temps … Nous passons par l’Etang-Salé les Bains et faisons une halte au Gouffre situé un peu avant. Ce gouffre est un souffleur, comme il y en a tant le long de ce type de côte où de longues fractures dans la lave solidifiée permettent à la houle de s’engouffrer puis d’exploser dans de splendides gerbes d’écume.

Le souffleur de l'Etang-Salé : "le gouffre"
Le souffleur de l’Etang-Salé : « le gouffre »

Nous nous arrêtons ensuite à Saint-Leu pour un déjeuner « les pieds dans le sable » au « Zat » recommandé par le Routard : salade Kréol et tartare de thon, sur une terrasse qui domine le port et la plage.

A quelques encablures de là, nous visitons Kelonia, l’observatoire des tortues marines, où de multiples bassins permettent d’admirer de nombreuses tortues mais également d’autres animaux marins. Il y a aussi des tortues terrestres.

Kelonia, l'observatoire des tortues marines
Kelonia, l’observatoire des tortues marines

Le centre Kelonia est une clinique pour tortues où sont soignées certaines d’entre elles, amochées par d’autres animaux ou par les bateaux.

Une tortue soignée à Kelonia
Une tortue soignée à Kelonia

Il lui manque la nageoire avant gauche
Il lui manque la nageoire avant gauche

Il y a également un artisan qui sculpte des bijoux dans des écailles de tortue. Il nous apprend qu’il peut encore effectuer ce type de travaux, car il utilise des stocks d’écaille datant d’avant l’interdiction internationale de capturer les tortues.

Il est près de 15 heures quand nous achevons notre visite et quittons Kelonia, nous pouvons donc rejoindre notre prochaine étape, l’hôtel des Bougainvilliers à l’Ermitage-les-Bains. Nous recevons un très bon accueil du propriétaire,qui nous attribue la chambre n°1 située en bord de piscine. Je ne peux m’empêcher d’être un peu déçu par l’exiguïté de la chambre, malgré la terrasse assez sympathique (généralement je crains la promiscuité et le bruit en provenance de la piscine).

Mais, bon, ce doit être un petit coup de fatigue, car après que nous nous sommes installés, je me sens mieux. Nous descendons à pied à la plage située à 300 mètres, mais nous sommes un peu refroidis par l’annonce de la présence possible d’un poisson-pierre qui pique très fort si l’on s’y frotte (avec les pieds).

Nous avons tout de même le temps de découvrir un spectacle étonnant, celui des arbres à moitié « déchaussés », sans doute par l’érosion de la côte, qui ont l’air d’être posés sur la plage …

Un arbre déchaussé sur la plage de l'Ermitage-les-Bains
Un arbre déchaussé sur la plage de l’Ermitage-les-Bains

Puis, comme une grosse averse menace, nous rentrons à l’hôtel en courant, mais la pluie passera sur les hauteurs en nous épargnant.

Nous prenons la voiture pour aller faire quelques courses dans le village qui ressemble à toutes les agglomérations touristiques en bord de mer. Le SCORE local nous permet de nous recharger en denrées indispensables. Nous faisons notre petit dîner dans la cuisine commune de l’hôtel et allons nous coucher assez rapidement, car nous voulons partir tôt demain matin.

Mardi 5 juin 2012

Comme prévu, le réveil est matinal et nous partons dès 6h15. Direction, le sud de l’île car nous avons décidé, au vu de la météo, de tenter à nouveau la montée au volcan.

La Réunion est une petite île : il est facile, avec la quasi-autoroute que nous avons ignorée en grande partie la veille, de la traverser à toute vitesse et à 7h30, nous sommes (de retour) au Tampon, au bout de la voie express et déjà au pied du Piton de la Fournaise.

Mais nous sommes encore bien déçus car les nuages sont accrochés aux hauteurs et nous traversons, dans la montée de la Route Forestière du Volcan, une purée de pois encore plus épaisse que lors de notre précédente ascension.

Alors que nous nous désespérons, le soleil fait une percée dans les nuages et, tout à coup, nous survolons la mer de ouate qui envahit les vallées au-dessous de nous. Nous découvrons alors un paysage merveilleux, hors du temps, mélange de couleurs vertes et ocres, sous un ciel d’un bleu profond et éclatant.

Au-dessus des nuages, l'azur ...
Au-dessus des nuages, l’azur …

Une véritable pureté visuelle ! La route qui mène au cratère Commerson, qui traverse la plaine des Sables et nous mène enfin jusqu’au Pas de Bellecombe devient un véritable bonheur même si elle est toujours pleine de trous dans sa partie finale.

Un paysage lunaire ... sous un beau soleil
Un paysage lunaire … sous un beau soleil

Après avoir garé la voiture sur le parking qui marque la fin de la piste (près de la boutique souvenirs – sandwich), nous pouvons enfin contempler l’enclos, au milieu duquel trône le cratère Dolomieu qui est le cratère actuellement actif. Une petite explication en image.

Le panneau d'information sur l'enclos du volcan
Le panneau d’information sur l’enclos du volcan

L’enclos est en fait la caldeira issue d’immenses éboulements voici près de 5000 ans, elle s’ouvre vers l’océan indien vers lequel les laves s’écoulent en traversant la route que nous avons empruntée il y a quelques jours. En 2007, le piton qui se dressait au centre de cette caldeira s’est effondré, laissant la place au cratère actuel profond de 350 mètres.

Des sentiers de randonnées sont balisés par l’ONF pour mener jusqu’au sommet du cratère comme indiqué sur le plan, mais nous n’irons pas si loin car nous ne sommes pas équipés pour accomplir cette marche de plusieurs heures. Nous nous contenterons d’aller jusqu’au numéro 4, près de la chapelle Rosemont qui est une sorte de caverne dans la lave. En effet, le vent souffle fort et il fait assez froid, nous sommes insuffisamment couverts.

Mais, pour nous, être ici à fouler les pentes du volcan est déjà une superbe expérience que nous ne nous attendions pas à vivre. Alors, les trois heures de randonnée nous satisfont largement.

Le rempart sud de l'enclos vu depuis le pas de Bellecombe. A gauche, la pente du cratère Dolomieu
Le rempart sud de l’enclos vu depuis le pas de Bellecombe. A gauche, la pente du cratère Dolomieu

Face au Piton de la Fournaise. On est bien couverts car il fait froid.
Face au Piton de la Fournaise. On est bien couverts car il fait froid.

LaReunion2012-234
Au pied du rempart, 100 mètres plus bas.

Tout est balisé, avec un trait de peinture blanche tous les mètres. Le brouillard peut être très épais ...
Tout est balisé, avec un trait de peinture blanche tous les mètres. Le brouillard peut être très épais …

Le petit cratère de Formica Leo, datant du 18 ème siècle, vu d'en haut
Le petit cratère de Formica Leo, datant du 18 ème siècle, vu d’en haut

Formica Leo, vu d'en bas.
Formica Leo, vu d’en bas.

Une soufflette de lave
Une soufflette de lave

De la lave "cordée", ainsi appelée en raison de sa forme ressemblant à un rouleau de cordages
De la lave « cordée », ainsi appelée en raison de sa forme ressemblant à un rouleau de cordages

En arrivant en bas du rempart au bout d’un dénivelé de 100 mètres, on est accueilli par un  petit cratère, appelé Formica Leo du nom de la fourmi-lion parce qu’il ressemble aux monticules créés par cette petite bête. Il date du 18 ème siècle et ce n’est plus qu’un trou très érodé dans lequel on peut descendre sans crainte.

Il n’y a pas véritablement de sentiers, car on marche directement sur les blocs de lave. Par contre, l’ONF a balisé la direction à suivre au moyen d’un coup de pinceau blanc tous les mètres. Avec le beau soleil qui brille au-dessus de nos têtes, cette précaution paraît superflue, mais elle laisse imaginer l’épaisseur du brouillard qui peut tomber par ici parfois.

On rencontre des coulées de lave de toutes les formes possibles, certaines ressemblent à des créatures du Seigneur des Anneaux, d’autres à des rouleaux de cordage …

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Partout, la vie reprend timidement, des plantes profitent des fissures pour s’installer. Mais il faut en vouloir … Les oiseaux sont assez nombreux, là où pousse la végétation.

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Au bout de deux magnifiques heures de randonnée, nous remontons le raidillon qui nous ramène au Pas de Bellecombe.

Le sentier qui nous ramène en haut du rempart
Le sentier qui nous ramène en haut du rempart

Un dernier regard vers les cratères
Un dernier regard vers les cratères

Nous avons profité d’un temps exceptionnel en altitude (nous étions entre 2200 et 2500 mètres), mais les vallées sont toujours envahies par les nuages d’où émerge, un peu plus au nord-ouest, le Piton des Neiges (les observateurs auront constaté, avec les ombres des cailloux, que le soleil est au nord … hémisphère sud oblige).

Au-dessous de nous, les nuages sont toujours là. Le Piton des Neiges sur la gauche.
Au-dessous de nous, les nuages sont toujours là. Le Piton des Neiges sur la gauche.

Nous redescendons donc dans la grisaille, et même la purée de pois, mais cette fois-ci, cela nous est indifférent.

Isa a la bonne idée de nous faire passer par l’est et le nord, au lieu de reprendre la route de ce matin par la côte ouest. Donc, nous allons effectuer un presque tour de l’île aujourd’hui, mais comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, cela ne représente pas un très long trajet, surtout grâce à l’excellent réseau routier.

Nous nous arrêtons pour une pause kebab à la Plaine des Palmiste dans le petit snack « l’Eskal Gourman ». Puis, nous retrouvons des villes déjà visitées, Saint-Benoît, Sainte-Suzanne. Nous poursuivons vers Saint-Denis, la capitale. Nous longeons des paysages sublimes, car le ciel s’est dégagé et le soleil nous a finalement rejoint : de la route, on peut contempler les montagnes, le Piton des Neiges, les hauteurs autour du cirque de Cilaos.

Les dispositifs de protection de la RN1 contre les éboulis.
Les dispositifs de protection de la RN1 contre les éboulis.

Nous traversons Saint-Denis par la voie express qui longe le littoral, mais sans nous attarder car nous y reviendrons en fin de semaine. A la sortie de la ville en direction de La Possession et du Port, nous roulons sur cette fameuse RN1 qui pose des problèmes aux services routiers depuis des générations. Construite en pied de falaise, quasiment au niveau de la mer, elle est selon les circonstances envahies par les éboulis de la falaise ou par la houle pendant les tempêtes. De monstrueux dispositifs de protection tentent de protéger la circulation de ces éboulis.

Il est prévu de construire la NRL, la nouvelle route du littoral, qui s’éloignera de la falaise, en passant en encorbellement au-dessus de la mer… A voir en 2020.

Après Boucan-canot, on rentre dans la zone très touristique de l’île au niveau de Saint-Gilles les Bains, puis nous arrivons à notre hôtel, satisfaits de notre balade.

 (à suivre …)

La Réunion en 2012 (3)

En route pour le grand sud.

Mardi 29 mai 2012

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Aujourd’hui, nous allons à la découverte du sud de l’île, dans la partie située entre notre résidence de Saint-Pierre et le Grand Brûlé que nous avons atteint dimanche dernier.

Sur la route de Saint-Joseph, nous faisons une halte à Grande Anse où nous pouvons faire quelques photographies car le site en vaut la peine et le soleil se montre généreux. C’est un lieu sans doute très prisé pour les pique-niques du week-end, mais comme nous sommes tôt et en semaine, l’endroit nous appartient.

Grande Anse, la carte postale de la journée
Grande Anse, la carte postale de la journée

Ici aussi, l’accès à la mer ne semble pas très facile, avec les rouleaux qui balayent la plage mais aussi en raison des risques qui sont annoncés sur les panneaux …

La pluie est passée par Grande Anse
La pluie est passée par Grande Anse

Des dangers bien dissuasifs
Des dangers bien dissuasifs

Mais un site bien aménagé côté terre
Mais un site bien aménagé côté terre

Pour permettre la baignade, des "piscines" ont été aménagées sur le bord de la plage
Pour permettre la baignade, des « piscines » ont été aménagées sur le bord de la plage

En passant Saint-Joseph, nous sommes ralentis par des bouchons. Nous tentons d’aller voir la rivière des Remparts, mais elle est dissimulée par les multiples constructions qui se sont installées en continu le long de la route et nous ne la trouvons pas.

Nous déplaçons notre centre d’intérêt vers la rivière Langevin que nous remontons jusqu’à la cascade de Grand Galet.

(Les rivières des Remparts et Langevin sont deux rivières qui coulent depuis les contreforts du Piton de la Fournaise, tout là-haut, où elles ont découpé de véritables canyons, que l’on distingue très bien sur les photos aériennes).

La route qui mène à Grand Galet est assez difficile et grimpe assez fort, après un démarrage plus bucolique le long du torrent. On franchit deux passerelles qui paraissent bien fragiles (mais ce n’est pas le cas). La cascade de Grand Galet est une chute d’eau (en fait c’est une résurgence, l’eau jaillit de la paroi rocheuse) en arc de cercle . c’est très impressionnant et très photogénique.

La rivière Langevin en bas de la vallée : bucolique
La rivière Langevin en bas de la vallée : bucolique

La cascade de Grand Galet : un essai de filé ... (ISO 80, f/8, 1 s de pose)
La cascade de Grand Galet : un essai de filé … (ISO 80, f/8, 1 s de pose)

En redescendant par la même route, nous nous arrêtons pour déjeuner à un petit resto « Le Benjoin » que nous avions repéré en montant. Le benjoin est un arbre local dont l’écorce sert à arranger le rhum. Nous nous prenons deux plats à déguster le long de la rivière, et à la dernière bouchée, une averse nous oblige à quitter précipitamment les lieux …

Poursuite de notre découverte du « Sud sauvage » (c’est comme ça qu’on l’appelle ici) en allant jusqu’à Saint-Philippe. Plus exactement, un peu avant cette ville, nous nous arrêtons au Jardin des Parfums et des Épices. Le temps est très menaçant, mais la visite du jardin est intéressante car la variété d’arbres, de plantes et de fleurs est grande et cela nous intéresse toujours. Place aux images … (le première photo représente la seule feuille possédant trois nervures, celle du cannelier, celui dont l’écorce donne la cannelle).

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Cependant, le babil incessant du guide fait traîner les choses un peu trop longtemps à notre goût (deux heures !). Une averse nous surprend pendant la visite et, à la fin de celle-ci, c’est sous une autre que nous regagnons la voiture en courant. Nous voulions arpenter quelques sentiers botaniques un peu plus haut dans la montagne, mais en raison du temps qu’il fait et du temps qui passe nous continuons notre périple.

Prochaine étape, au-delà de Saint-Philippe, la côte aux alentours de la pointe de la Table. Nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique (encore une) aménagée au lieu-dit Dos de Baleine. Là, le paysage est époustouflant : ici, les coulées noires de basalte venant du volcan qui nous surplombe rencontrent l’océan dans une lutte entre la pierre et la houle, entre le noir et le bleu.

Le bleu et le noir : la houle à l'assaut de la lave
Le bleu et le noir : la houle à l’assaut de la lave

Pas question de se baigner ici non plus. Mais le coin attire les visiteurs et tout est fait pour les accueillir, malgré une végétation et un sol pour le moins arides.

Les vacoas s'accrochent au moindre trou
Les vacoas s’accrochent au moindre trou

La végétation ne se décourage pas
La végétation ne se décourage pas

Tout cela aurait un air de fin du monde, mais les paillottes qui sont là pour accueillir et abriter les visiteurs rappellent que la civilisation n’est pas très loin (en plus la route est à 100 mètres !).

Il continue à pleuvoir, ce qui rajoute au sentiment un peu sombre qui se dégage du lieu. Comme il est 17h30, nous prenons le chemin du retour.

Mercredi 30 mai 2012

Nous avons programmé aujourd’hui notre journée « volcan ». Mais le temps toujours un peu gris n’est pas très encourageant : est-ce que nous pourrons découvrir les paysages lunaires que l’on nous promet ou devrons-nous renoncer devant le mauvais temps ? La météo du jour n’est pas la plus mauvaise de la semaine, alors nous tentons le coup.

Exceptionnellement, aujourd’hui deux images pour décrire le périple de la journée, je ne résiste pas au plaisir de contempler les photos aériennes du volcan.

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Nous reprenons la RN3 dans l’autre sens : c’est la route qui nous a permis de traverser l’île en venant de Hell Bourg. A Bourg-Murat, on essaye de feinter en prenant des petites routes qui nous amènent dans des coins paumés et qu’on espère être un raccourci. Mais nous nous heurtons à une vraie barrière qui nous oblige à rentrer dans le rang et suivre le chemin de Monsieur-et-Madame Tout le monde.

Commence alors une montée vers les hauteurs du volcan, montée que nous croyions beaucoup plus dure qu’elle n’est en réalité. Certes, la route est assez mauvaise à la sortie de Bourg-Murat, mais dès que l’on arrive sur la portion gérée par l’ONF, on a droit à une route en excellent état, ce qui est très rassurant.

Première halte lorsque notre route longe la ravine de la rivière des Remparts (oui, oui, celle d’hier que nous n’avions pu voir !). Un belvédère permet d’admirer la vue qu’un arc-en-ciel vient décorer rien que pour nous.

La rivière des Remparts, vue d'en haut ...
La rivière des Remparts, vue d’en haut …

Puis nous nous arrêtons au cratère Commerson qui est une magnifique caldeira créée par une ancienne éruption, la plus spectaculaire caldeira de l’île dit-on. Mais c’est trop grand pour rentrer dans l’objectif …

Un arc-en-ciel tente de s'échapper du cratère Commerson
Un arc-en-ciel tente de s’échapper du cratère Commerson

Un site époustouflant
Un site époustouflant

Les nuages et la pluie nous ont rattrapés, à moins que ce soit le contraire. Tant et si bien que la traversée de la plaine des Sables, dans un paysage lunaire, se fait sous un ciel très bas, d’autant plus bas que nous sommes à 2300 mètres d’altitude.

La piste qui traverse la plaine des Sables
La piste qui traverse la plaine des Sables, balisée par des cailloux peints en blanc : preuve que le brouillard est fréquent et traitre …

Arrivés au belvédère du pas de Bellecombe qui est la fin de la piste carrossable, nous sommes dans le brouillard le plus complet : nous ne voyons même pas le bas du rempart. Inutile de rester pour tenter de découvrir des beautés invisibles …

Sur le chemin du retour, une petite lueur d’espoir vient éclairer un court moment le décor de la plaine des Sables.

La seule éclaircie de notre visite au volcan : en repartant !
La seule éclaircie de notre visite au volcan : en repartant !

Mais, c’est peine perdue.

Nous retournons vers Saint-Pierre, non sans nous être arrêtés pour contempler un paysage alpestre peuplé de vaches comme en métropole. Quelques centaines de mètres avant nous étions sur la lune dans la purée de pois, et en cinq minutes, nous sommes au soleil dans des alpages verdoyants. Étonnant !

Les alpages et les vaches
Les alpages et les vaches

Nous profitons de notre retour à Saint-Pierre plus tôt que prévu pour faire une promenade dans le quartier de Terre Sainte où se trouve notre bungalow.

L'aménagement du front de mer
L’aménagement du front de mer : il souffre des intempéries autant que de la négligence des visiteurs

La chapelle des marins à Terre Sainte
La chapelle des marins à Terre Sainte

Une vieille case créole typique avec le magasin au rez-de-chaussée
Une vieille case créole typique avec le magasin au rez-de-chaussée

La plage et les arbres qui la bordent
La plage et les arbres qui la bordent

Soirée tranquille après un ti carri à emporter !

Déçus de la journée ? Même pas ! Bien sûr, avoir raté les paysages du volcan nous laisse un goût d’inachevé, mais ce sera pour une prochaine fois. Nous avons vu tant de choses surprenantes que le bilan ne peut être que positif.

Jeudi 31 mai 2012

Aujourd’hui, c’est une journée saint-pierraise sans voiture.

Visite de la ville à pied en suivant les itinéraires proposés par l’office de tourisme dans un dépliant fort bien fait (je mets une copie ci-dessous en ligne, je n’ai pas vu que c’était interdit, ni autorisé d’ailleurs. Saint-Pierre, si tu nous lis, envoie un signe …)

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La ville nous plaît décidément beaucoup avec ses jolies cases créoles et son ambiance très commerçante.

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La maison Adam de Villiers : construite dans les années 1770-1780, c'est la plus vieille de Saint-Pierre
La maison Adam de Villiers : construite dans les années 1770-1780, c’est la plus vieille de Saint-Pierre. Elle est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1988 (sans les panneaux !)

La maison Frappier de Montbenoit, dite maison Loupy
La maison Frappier de Montbenoit, dite maison Loupy, inscrite aux MH depuis 1988 également

Pour déjeuner, nous nous laissons attirer par la cuisine, très fine et délicieuse, du petit restaurant « Nulle part ailleurs » (8 rue Victor Le Vigoureux) que nous conseillons.

Puis, après le repas, nous poussons vers l’ouest de la ville jusqu’au temple tamoul. La marche à pied est un peu longue et en plein soleil, mais le temple vaut le coup d’oeil …

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Retour par le front de mer avec une halte baignade dans le lagon (à cet endroit, la plage est protégée du ressac par la barrière de corail  qui est un peu éloignée du rivage). L’eau est délicieuse, la preuve :

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Nous arrivons à notre bungalow vers 17h30 au bungalow après cette journée toute en balades. Nous achetons tartes et salades au café « La Terrasse » situé tout à côté.

Nous faisons nos premiers préparatifs de départ, car demain matin nous quittons la côte et Saint-Pierre pour le cirque de Cilaos.

 

 

La Réunion en 2012 (2)

Suite de nos pérégrinations dans l’île Bourbon, dite aussi île de la Réunion.

Nous sommes dans le cirque de Salazie, à Hell Bourg où la météo n’est pas vraiment au rendez-vous …

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle ...
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle …

Dimanche 27 mai 2012

Cliquer pour suivre les aventures dominicales
Cliquer pour suivre les aventures dominicales

Nous nous réveillons sous un temps toujours aussi gris et bouché, un plafond très bas, voire même pluvieux. Nous prenons notre petit-déjeuner à la table d’hôte en compagnie de nos voisins (pas les bruyants).

On se console en faisant quelques photos du jardin sous la pluie (c’est toujours photogénique).

Le jardin sous la pluie
Le jardin sous la pluie

Nous partons faire la visite de la villa Folio, qui est une jolie case créole dans un beau jardin et que l’on peut visiter car M et Mme Folio, qui y habitent toujours, veulent montrer tout ce qui a été fait pour la mettre en valeur et partager leur amour de ce genre d’habitation.

une aquarelle d'iZa
une aquarelle d’iZa

de la villa Folio
de la villa Folio

La visite se fait sous la direction d’Isabelle, notre « guide créole » qui est très intéressante et connaît bien son affaire. Elle nous donne tous les noms créoles des plantes que nous rencontrons dans le jardin et nous raconte force anecdotes.

Isabelle, notre guide créole
Isabelle, notre guide créole

Un kiosque sous la pluie
Un kiosque sous la pluie

Nous parcourons les allées du jardin avant de nous arrêter dans le petit bâtiment annexe qui fut la cuisine et est maintenant un musée des ustensiles ménagers. La visite s’achève dans l’habitation elle-même où nous pouvons contempler le mobilier ancien.

Une orchidée
Une orchidée

Une plante carnivore
Une plante carnivore

le bâtiment annexe de la villa Folio transformé en musée des ustensiles
le bâtiment annexe de la villa Folio transformé en musée des ustensiles

Encore une orchidée (la vanille ?)
Encore une orchidée (la vanille ?)

Dans le jardin, nous faisons connaissance avec une araignée locale, appelée ici la bibe, et plus habituellement dénommée la néphile dorée (quoique sur la photo ci-dessous on dirait bien une nephila nigra qui en est une variation locale).

La bibe, ou néphile dorée
La bibe, ou néphile dorée

Une des caractéristiques de cette espèce est le dysmorphisme sexuel (la grande différence entre le mâle et la femelle). En effet, sur la photo, la belle plante du milieu, c’est la femelle et le petit truc qui s’agite en haut de la toile, c’est le mâle, qui ne fait que quelques millimètres. On en verra un autre exemple plus tard dans le carnet.

Cette araignée est calme et inoffensive, mais sa morsure peut être douloureuse. Sans blague ? On dit également que la toile qu’elle tisse serait la plus solide de toutes les araignées, ce qui la ferait utiliser comme filet de pêche pour des petits poissons !

Nos pas nous mènent ensuite, toujours sous la pluie, vers les anciens thermes que l’on atteint un peu à l’extérieur et en contrebas du village, après une petite marche sur un sentier caillouteux rendu glissant.

Les anciens thermes de Hell Bourg
Les anciens thermes de Hell Bourg

Ce sont d’anciens thermes, car le site a été abandonné depuis qu’un cyclone a fait disparaître les sources thermales de cet endroit. Mystère de la nature, mais dans une géologie aussi récente, tout est sans doute possible. Des maladresses dans la tentative de réparer le site, suite à un éboulement, ont définitivement sonné le glas des sources.

Nous remontons vers le village et poursuivons même jusqu’à la « fête des chouchous » qui est une sorte de kermesse locale consacrée à la gloire de la christophine (ou chayotte), plante utilisée ici dans toutes ses composantes (tiges et fruits) pour la cuisine et accessoirement pour fabriquer des chapeaux de paille avec les tiges desséchées. N’éprouvant pas un amour immodéré pour cette spécialité culinaire locale, nous nous contentons d’acheter des beignets, des samozas et du gâteau de manioc.

Comme il pleut toujours et que nous soupçonnons que cet état météorologique risque de s’attarder sur les hauteurs, nous décidons de descendre vers la côte est pour constater de visu si le temps y est plus clément. De plus, le village est envahi par des cohortes de véhicules et de visiteurs venus pour la fête, ce qui casse un peu le charme de l’endroit.

En route donc pour la côte en direction de Saint-Benoît qui est la dernière « grande » ville avant le « sud sauvage » qui s’étend au pied du Piton de la Fournaise.

Après Saint-Benoît, nous arrivons à Sainte-Anne (qui est en fait un quartier de Saint-Benoît) et de son église « rococo » classée monument historique depuis 1982. Le dossier d’!nventaire nous apprend qu’elle a été construite de 1857 à 1862 par l’abbé Carnet et que le clocher et la chapelle Sainte-Thérèse construits à partir de 1922 sont l’oeuvre du père Dodemberger. Le dossier de protection indique que ce qui fait l’objet plus précisément d’une protection au titre des MH c’est la « façade de l’église avec son clocher ainsi que la chapelle Sainte Thérèse y compris son décor intérieur peint ».

L'église de Sainte-Anne en cours de restauration
L’église de Sainte-Anne en cours de restauration

Ça serait dommage de laisser perdre tout ça !
Ça serait dommage de laisser perdre tout ça !

Cette église est également connue pour avoir servie de décor à François Truffaut dans son film La sirène du Mississippi pour la scène du mariage entre CatherineDeneuve et Bébel (Le Mississippi est le bateau avec lequel Catherine Deneuve est venue à la Réunion escroquer en beauté Bébel … l’histoire finira très mal, c’est un chef-d’oeuvre du polar noir de William Irish)

"La sirène du Mississippi" de François Truffaut
« La sirène du Mississippi » de François Truffaut …

tourné à sainte-Anne
… tourné à sainte-Anne

Quant à la chapelle Sainte-Thérèse, elle est très décorée … on reconnaît le décor qui a servi au film.

La chapelle Sainte-Thérèse décorée par des élèves d'une école primaire du coin
La chapelle Sainte-Thérèse décorée par des élèves d’une école primaire du coin

Abasourdis par tant de splendeurs, nous devons continuer notre route mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Plus loin, en effet, à Sainte-Rose, nous passons devant une autre église, Notre-Dame des Laves, la bien nommée, qui aurait vu une coulée de lave s’arrêter à quelques mètres de son portail lors de l’éruption de 1977.

On a laissé les lieux en l’état, au cas où des mécréants ne croiraient pas au miracle (ceci dit, sur l’article de wikipedia consacrée à l’église, il y a une photo montrant que la lave a causé de gros dégâts à l’intérieur …). Mais, bon, c’est intéressant, on est peu de choses.

Arrêt au port pour quelques photos, malgré la lumière peu encourageante.

Le barachois à Sainte-Rose
Le barachois à Sainte-Rose

Le port de Sainte-Rose
Le port de Sainte-Rose

Halte suivante à l’anse des cascades, un point de vue réputé sur cette côte très déchiquetée et surtout un coin à pique-nique très fréquenté. Le pique-nique dominical est ici une institution qui voit les familles déménager chaque semaine avec tables, chaises, marmites et glacières pour partager des repas qui semblent pantagruéliques … L’ONF a réalisé, dans des endroits parfois reculés, un grand nombre d’aménagements constitués de paillotes parfois équipés de barbecues pour accueillir tous les amateurs.

L'anse des cascades
L’anse des cascades

La photo montre bien que la mer est très souvent difficilement accessible à la Réunion, il y a peu de plages et celles qui sont praticables sont concentrées en quelques assez rares endroits. Ce qui n’empêche pas bien entendu de venir profiter de la vue et du bon air pur.

Nous poursuivons jusqu’au « Grand Brûlé », qui est l’endroit spectaculaire où le cône de déjection du volcan croise la route RN2 qui longe la côte. Fatalement, ces deux-là doivent se rencontrer, le premier se dirige de l’ouest vers l’est, la seconde sur un axe nord-sud. Des plus savants que moi diront que nous sommes dans la partie côtière de la dernière caldeira du Piton de la Fournaise.

Sur quelques kilomètres, on traverse des coulées de lave successives, plus ou moins anciennes, qui présentent des aspects très changeants dus au fait qu’il s’agit d’éruptions différentes : d’après le GéoPortail, du nord vers le sud, elles datent de 2002, 1961, 1998, 1943 et 2007. Celle-ci, la dernière avant le « rempart » du Tremblet qui boucle la zone d’écoulement des laves (la caldeira quoi !), fume encore … Par endroit, des arrêts sont plus ou moins aménagés pour que l’on puisse aller contempler quelques grottes au fond desquelles la lave s’est écoulée.

La coulée de 2007 au pied du rempart du Tremblet
La coulée de 2007 au pied du rempart du Tremblet

Impressionnant ! C’est la première fois que nous marchons sur de la lave, tout au moins de la lave récente au pied d’un volcan encore actif. Selon l’âge des coulées, on rencontre différents espèces de plantes qui peinent à tracer leur chemin dans ce sol aride et hostile.

La végétation redémarre, au fond les coulées de lave descendant du Piton de la Fournaise
La végétation redémarre, au fond les coulées de lave descendant du Piton de la Fournaise

La lave dessine des formes très variées
La lave dessine des formes très variées

Il y a toujours un peu de nourriture ...
Il y a toujours un peu de nourriture …

... pour que les plantes se réacclimatent
… pour que les plantes se réacclimatent

Le plafond, toujours bas et gris qui pèse comme un couvercle (oui, bon, ça va ! Charles Baudelaire, si tu nous lis …), nous cache la vue sur le sommet du volcan, qui doit se trouver là-haut dans la grisaille. Mais côté mer, ça se dégage nettement.

Pour immortaliser cet instant
Pour immortaliser cet instant

Ça fumait encore un peu par là
Ça fumait encore un peu par là

Pour remonter vers le nord et regagner le cirque de Salazie, nous empruntons, à partir de l’anse des cascades, une route qui nous fait grimper dans les hauteurs au milieu des ravines et des plantations de cannes à sucre. Un peu plus loin, nous reprenons la RN2, mais un accident au « pont étroit » (sic !) nous incite à faire demi-tour et à reprendre notre itinéraire bis par les collines.

Nous aurions bien voulu nous arrêter au Pont Suspendu qui est un ancien pont désaffecté, maintenant réservé aux piétons et aux vélos, pour aller admirer la ravine qu’il surplombe, mais la pluie en a décidé autrement (comme à l’aller d’ailleurs) et nous renonçons.

Je parle de la pluie, mais en réalité, le temps a été beaucoup plus dégagé que ce matin là-haut. Il y a même eu des passages ensoleillés ! Par contre, en remontant vers Hell Bourg, nous avons l’impression que la grisaille et la pluie ne se sont pas interrompues depuis notre départ.

Dans la soirée, dimanche oblige, beaucoup de restos sont fermés. Heureusement, le Relais des Cîmes (un autre hôtel du coin) nous accueille avec un très intéressant menu « dégustation » et nous passons une agréable dernière soirée hell-bourgeoise.

Lundi 28 mai 2012, dit lundi de l’Ascension

Comme c’est le lundi de l’Ascension, nous décidons de prendre de la hauteur pour rejoindre notre prochain lieu de villégiature, en traversant l’île par la route qui va nous mener à plus de 1600 mètres d’altitude au pied des pitons.

cliquer pour rêver à nos ascensions
cliquer pour rêver à nos ascensions

Nous quittons Hell Bourg et le cirque de Salazie sous la pluie : nous n’aurons rien vu des paysages splendides qu’on nous promettait, les sommets étant toujours perdus dans une grisaille persistante. Nous renonçons également à faire un détour par le site de Takamaka que l’on peut atteindre par une route partant de Saint-Benoît et nous attaquons directement la montée vers la Plaine des Palmistes, le col de Bellevue (aujourd’hui le mal-nommé car il est perdu dans le brouillard) qui nous amène aux 1600 mètres prévus, puis Bourg-Murat et la Plaine des Caffres.

Paysages étonnants, car avec l’altitude, nous passons de la luxuriance tropicale à la forêt tempérée puis aux paysages normands et alpestres (prairies, forêts de confères, vaches et camions de ramassage du lait !). Etonnants, mais aussi rafraichissants, car la température a bien chuté. Ce qui nous étonne, ce sont ces tâches jaunes que l’on voit au loin dans le paysage et qui ressemblent furieusement à des arbres prenant leurs couleurs d’automne. De plus près, ce sont bien des platanes en livrée automnale, ce qui n’est finalement pas si surprenant que cela, car nous sommes à l’approche de l’hiver austral …

Sur le versant ouest de l’île, le soleil apparaît et bientôt toute la grisaille de la veille est oubliée. Nous voulions faire une halte à Bourg-Murat pour visiter la maison du volcan, mais elle est fermée pour cause de rénovation (bien la peine de faire 10 000 kilomètres !). Alors nous poursuivons jusqu’à la Plaine des Caffres où nous faisons des courses au Leclerc du coin (oui oui, nous sommes bien en France !) qui va fermer (c’est un jour férié, ne l’oublions pas). Puis, nous allons jusqu’au belvédère de Bois-Court situé à quelques kilomètres du centre ville, où nous pouvons enfin admirer les paysages à couper le souffle des montagnes et des ravines encaissées.

Panoramique sur Grand Bassin depuis le belvédère de Bois-Court
Panoramique sur Grand Bassin depuis le belvédère de Bois-Court

Les maisons situées tout en bas sont accessibles uniquement par des sentiers pédestres et, depuis quelques années, par un téléphérique dont on voit les câbles sur la gauche. Ça a du changer la vie des habitants du village et la descente doit être impressionnante.

Sur la plate-forme du belvédère, une horloge hydraulique est l’attraction du coin. En tout cas, le site attire du monde (pique-nique oblige), c’est aussi un petit village artisanal. Mais un peu trop de monde et un peu trop de fraîcheur (on est à près de 1400 m d’altitude) nous incitent à continuer notre descente vers la côte sous-le-vent. On traverse des villages aux noms romantiques, qui nous rappellent notre bonne vieille capitale, le 19ème, le 17ème, le 14ème, le 12ème, mais ce sont en fait les points kilométriques depuis Saint-Pierre !

Nous nous arrêtons sur les hauteurs de Saint-Pierre près d’un petit parc pour pique-niquer et, après avoir téléphoné au propriétaire car il est un peu tôt, nous poussons jusqu’au gîte que nous avons réservé à Saint-Pierre, plus exactement dans le quartier de Terre Sainte.

Le gîte TER MARINE à Terre Sainte ...
Le gîte TER MARINE à Terre Sainte …

... devant la maison des propriétaires
… devant la maison des propriétaires

Le gîte est situé au bord de la route qui longe le front de mer. Peut-être un peu bruyant avec le trafic automobile dans la journée, mais nous sommes assez bien situés.

Nous profitons de cette après-midi pour visiter la ville de Saint-Pierre que nous trouvons très belle et agréable à vivre. Le front de mer est bien aménagé pour les piétons et nous poussons également jusqu’au port de plaisance qui accueille énormément de bateaux.

Devant l'Hôtel de Ville de Saint-Pierre
Devant l’Hôtel de Ville de Saint-Pierre

Un peu de fraîcheur dans les jardins de l'Hôtel de Ville
Un peu de fraîcheur dans les jardins de l’Hôtel de Ville

Le port et la ville de Saint-Pierre
Le port et la ville de Saint-Pierre

Perdu au bout du quai ?
Perdu au bout du quai ?

La plage devant le gîte
La plage devant le gîte

Coucher de soleil sur le port de Saint-Pierre
Coucher de soleil sur le port de Saint-Pierre

Soirée cool avec les plats rougail saucisse et carri poisson achetés chez Rita à côté (pas une grande finesse, mais ça cale).

Le soir, le propriétaire m’a montré la Croix du sud : nous sommes effectivement dans l’hémisphère sud, ce qui nous permet de découvrir cette constellation pour moi inconnue jusqu’à présent.

Mais cette position géographique conduit à deux autres phénomènes :

  • le soleil se déplace dans le ciel de la droite vers la gauche pendant la journée ;
  • la lune « ne ment pas » dans l’hémisphère sud : j’ai eu l’occasion d’expliquer cela dans cet article.

Quand la lune ressemble à un C dans l’hémisphère nord, elle Décroit, c’est-à-dire que nous allons de la pleine lune vers la nouvelle lune. Et quand elle dessine un D, elle Croît. Cette « inversion » symbolique des C et D fait dire que la lune ment.

Mais dans l’hémisphère sud, c’est le contraire : elle ne ment pas, donc les C et D correspondent à la réalité de la croissance et de la décroissance.

La preuve en image ci-dessous :

La lune du 30 mai 2012 à Saint-Pierre
La lune du 30 mai 2012 à Saint-Pierre

Sur cette image, la lune ressemble à un C, incliné certes (mais nous sommes à 21 degrés de latitude sud). Donc, elle croît, ce qui est bien le cas car nous sommes entre le premier quartier du 28 mai et la pleine lune du 4 juin (la photo a été prise le 30 mai).

Qu’est-ce qu’on peut en déduire d’autre ? Que le ciel était dégagé ce soir-là !

(à suivre …)

La Réunion en 2012 (1)

Notre séjour à la Réunion en mai et juin 2012 a été un grand coup de coeur parmi les quelques voyages que nous avons eu la chance d’effectuer. Nous avons découvert un pays passionnant car composé d’une mosaïque de paysages tous aussi beaux les uns que les autres qui font passer en quelques kilomètres de la chaleur tropicale à la fraîcheur du bocage normand et habité par une population tout aussi variée que sa géographie et fière de mettre en valeur cette poussière de volcan en plein milieu de l’océan indien.

une aquarelle d'iZa pour se situer sur la Réunion
une aquarelle d’iZa pour se situer sur la Réunion

Avant de commencer le carnet de voyage, quelques rappels sur la géographie de ce département d’outre-mer (pour faire technocrate, on peut dire ultramarin aussi). Je dis département mais, comme d’autres collectivités territoriales d’outre-mer, la Réunion est à la fois une région administrative et un département, parce qu’il faut bien que toutes les compétences soient assurées …

Carte IGN de la Réunion avec les principaux lieux cités dans mes articles
Carte IGN de la Réunion avec les principaux lieux cités dans mes articles

Couverture orthophotographique de la Réunion (toujours l'IGN)
Couverture orthophotographique de la Réunion (toujours l’IGN)

La carte de la Réunion est bien entendu accessible sur le site du GéoPortail : en tant que département français comme les autres, il est entièrement couvert par les bases de données de l’IGN que ce soit en cartes ou en photos aériennes.

Les deux images ci-dessus permettent de découvrir rapidement la topographie de l’île : sur les photos aériennes, on distingue bien les deux zones principales qui caractérisent l’intérieur. Au nord-ouest, les trois cirques assemblés comme les branches d’un triskell sont les vestiges d’une activité volcanique déjà un peu ancienne (un million d’années). Au sud-est, le Piton de la Fournaise est toujours un volcan en grande activité et, quand il a le hoquet, il renvoie ses coulées de lave vers l’est et l’océan indien tout proche.

Hormis le massif du volcan, les hommes sont installés un peu partout : sur la côte, dans les cirques et le long de la route qui permet de traverser l’île dans la zone située entre le volcan et les cirques.

Sur l’image de gauche, j’ai mis un résumé de tout cela, en indiquant les trois villes qui ont été des étapes de notre séjour : Saint-Denis la capitale, Saint-Pierre notre préférée et Saint-Gilles-les-Bains la plus touristique (du moins pour les activités liées à la mer).

Donc, en ce 25 mai, nous décollons d’Orly-Ouest pour un vol Air-France de 11 heures qui doit nous mener directement dans l’autre hémisphère en survolant l’Afrique de l’est. Un voyage de 11 heures c’est comme un voyage de 7 ou 8 heures pour les Antilles, mais en plus long. Avec des gosses qui piaillent et donnent des coups de pied dans le dossier des sièges.

Nous avons organisé notre séjour d’une quinzaine de jours en cinq étapes avec des réservations dans des hôtels et des gîtes. Pour les déplacements, classiquement nous avons acheté le vol Air-France avec la location d’une voiture.

Samedi 26 mai 2012

Cliquer pour suivre la journée du 26 mai
Cliquer pour suivre la journée du 26 mai

L’avion se pose à l’heure à l’aéroport Roland-Garros de Saint-Denis. Nous mettons en oeuvre notre organisation maintenant bien rodée : Isa attend les bagages pendant que je vais récupérer la voiture, une Suzuki Alto, un petit truc bien minuscule mais qui fera tout ce qu’on va lui demander. Nous sommes bientôt sur la route : la sortie de l’aéroport se fait sans encombres et, comme nous nous dirigeons vers le sud, nous nous éloignons de Saint-Denis et de ses bouchons (on suit bien sur la carte ?).

J’avais programmé notre première visite pour le seul phare de la Réunion (peut-être même de l’océan indien), construit en 1845 et situé sur la commune de Sainte-Suzanne à la pointe Bel-Air. C’est maintenant un phare désaffecté, inscrit en 1997 et classé en 2012 aux monuments historiques. Il est transformé en office de tourisme et en salle d’exposition, ce qui garantit sa préservation.

Le phare de la pointe Bel-Air en Sainte-Suzanne
Le phare de la pointe Bel-Air en Sainte-Suzanne

Le phare maintenant désaffecté sert à l'office de tourisme
Le phare maintenant désaffecté sert à l’office de tourisme

Nous y faisons notre première halte, pour prendre des photos et faire quelques croquis, histoire de dérouiller tout le matériel après ces 11 heures de confinement …

Ensuite, nous prenons la direction de la cascade Niagara, la sûrement bien nommée, mais plutôt pour la saison des pluies. Ceci dit, c’est un très beau site où nous nous arrêtons également car le paysage en vaut la peine.

La cascade de Niagara
La cascade de Niagara sans doute plus impressionnante en saison des pluies mais déjà bien jolie

Sur la droite de la photo, l’échelle est le point de départ des via ferrata qui jalonnent la falaise et où nous voyons des groupes de randonneurs s’aventurer. Ça a l’air bien sympathique.

Nous avons encore nos vêtements du voyage, mais la température est tout à fait supportable.
Nous avons encore nos vêtements du voyage

Isa s'est déjà fait un copain ...
Isa s’est déjà fait un copain …

Après cette pause nature, direction Saint-André où nous avons l’intention de trouver à manger avant de gagner les hauteurs. Mais nous faisons une petite boucle en bord de mer auparavant, ce qui nous permet de découvrir des curiosités auxquelles nous ne ferons bientôt plus attention, comme de très colorés temples tamouls. La communauté indienne est très présente dans la région.

Un temple tamoul près de Saint-André
Un temple tamoul près de Saint-André

Ou bien une belle maison créole, la maison Martin Valliamée, construite en 1925 et récemment restaurée, qui est classée monument historique. Elle abrite l’Office Municipal de Tourisme de Saint-André.

La maison Martin Valliamée à Saint-André
La maison Martin Valliamée

Après avoir un peu tourné dans Saint-André (nous sommes samedi et beaucoup de restos sont fermés), nous trouvons un restaurant pour nous sustenter : le Cantonnais où nous allons déguster un vindaye de poisson, succulent et coloré. La preuve en image.

Première halte gastronomique à Saint-André
Première halte gastronomique à Saint-André

Un vindaye de poissons très coloré
Un vindaye de poissons très coloré

Comme on peut le constater, nous nous sommes mis aux boissons locales. En ce qui me concerne, la bière du cru la Bourbon, aussi dénommée la Dodo, dont le slogan publicitaire est « la Dodo lé La ». Pour Isa, du coca certes, mais « cé nou la fé », donc du coca fabriqué sur place.

Bière Bourbon La Dodo lé La
Bière Bourbon La Dodo lé La

le coca, cé nou la fé
le coca, cé nou la fé

Après de telles agapes, il est temps de rejoindre notre première étape qui se situe dans le cirque de Salazie, plus précisément à Hell Bourg. Très vite, la route entre dans des gorges vertigineuses entre des parois recouvertes d’une végétation luxuriante.

Nous grimpons aussi vers les nuages et la pluie. Nous passons la première ville, Salazie puis nous arrivons à Hell Bourg, terminus de la route, où nous avons retenu une chambre au gîte et tables d’hôte, le relais des Gouverneurs.

C’est un village d’altitude où il fait relativement frais, d’autant plus que nous sommes toujours dans la grisaille. Le relais a l’air assez sympathique, même si des touristes randonneurs, se croyant sans doute seuls au monde, s’interpellent joyeusement et bruyamment d’une chambre à l’autre sans se préoccuper du voisinage (dont nous sommes !).

Le relais des Gouverneurs
Le relai des Gouverneurs

Notre chambre au relai des Gouverneurs
Notre chambre au relais des Gouverneurs

Nous faisons un petit tour dans le village (il est près de 18 heures et la nuit va tomber) pour repérer la villa Folio que nous voulons visiter dès demain. Nous faisons quelques courses en rentrant, et comme la fatigue du voyage nous rattrape, nous n’avons pas le courage de ressortir … Dodo (mais non, pas la bière, quoique …) sans tarder. Malgré le retour des voisins dans la nuit, nous faisons le tour du cadran.

(à suivre …)

 

La Réunion : quels cirques !

Des petits souvenirs d’un récent voyage à la Réunion : deux panoramiques des cirques de Cilaos et de Mafate.

pano_cilaos_1La première image est une image du village de Cilaos vu d’un chemin de randonnée au-dessus de l’établissement thermal, au début du GR R1 : ici sur le GéoPortail

 

pano_mafate_1La seconde vue est un panoramique du cirque de Mafate à partir du piton de Maïdo (vers 2200 m d’altitude) : là sur le Géoportail.

 

A la Réunion, il y a un troisième cirque, celui de Salazie mais nous n’avons pas eu l’occasion de l’admirer de haut et encore moins d’en faire des photos parce que le ciel n’a pas daigné se dégager.

IMH_3294

C’est ce que nous pouvions voir depuis Hell-Bourg, situé ici. La prochaine fois, nous aurons du beau temps …

 

Cette image satellitaire de la Réunion permet de bien situer les trois cirques situés au centre de la moitié nord-ouest de l’île. Dans la partie sud-est, on distingue tout aussi nettement le volcan (le piton de la Fournaise) et ses coulées de lave qui se dirigent vers la mer.

Ortho_La_reunion

Magnifique, n’est ce pas ?