Mes revues de presse : Scoop.it !

C’est un collègue qui m’a fait découvrir le site Scoop.it ! qui permet de créer sa propre revue de presse (du web). Pour découvrir le principe, on peut aller voir cette présentation : http://fr.slideshare.net/lepagegilles/crer-un-scoopit-pour-partager-une-veille

J’ai donc créé ma revue de presse (mon Scoop.it !) qui contient deux « topics » que je vous invite à aller voir (il y a un « bouton pour » dans le bandeau ci-dessus).

Continuer la lecture de « Mes revues de presse : Scoop.it ! »

La Réunion en 2012 (4)

Nous quittons le littoral du sud pour le cirque de Cilaos. Espérons que le soleil sera au rendez-vous cette fois-ci.

Vendredi 1er juin 2012

Cliquer pour suivre la montée vers Cilaos
Cliquer pour suivre la montée vers Cilaos

Les bagages sont assez vite bouclés et nous quittons Saint-Pierre et notre gîte peu après 10 heures pour grimper vers Cilaos. Petit détour en chemin vers Entre-Deux, ainsi dénommé en raison de sa position sur un promontoire situé entre la vallée qui mène à Cilaos et et la Vallée des Citrons. Tout le monde vante cette petite ville très résidentielle pour ses jolies cases créoles, mais nous ne faisons que passer.

La route s’élève ensuite, impressionnante, vers le cirque de Cilaos avec ses 33 kilomètres de virages et de précipices vertigineux. À un moment donné, la route fait une boucle sur elle-même grâce au « pont de la Boucle », sans doute parce qu’une simple épingle à cheveux n’aurait pas tenu sur la pente escarpée. Mais, malgré ce profil en long tourmenté et quelques chantiers, nous arrivons à destination vers midi. Par chance, nous croisons la gérante de l’hôtel « Le Bois Rouge » qui s’apprêtait à partir déjeuner, et nous pouvons emménager dans notre chambre en avance sur l’horaire officiel.

La partie commerçante de Cilaos est organisée le long de la rue du père Boileau qui conduit jusqu’à l’église située au bout la ville sous le Piton des Neiges. Accessoirement, l’hôtel Bois Rouge n’est pas loin de l’église. Sinon, trois mares ponctuent le plan de la ville et la plus grande, la Mare à Joncs, est aménagée comme une petite base de loisirs avec quelques restaurants sur ses rives. C’est là que nous allons déjeuner, au « Cass’Dale », petit snack qui nous offre de quoi nous sustenter dans un cadre sympathique et ensoleillé.

à Cilaos autour de la Mare à Joncs
à Cilaos autour de la Mare à Joncs (altitude : 1203 m). Au fond à droite, le Grand Bénare (2898 m)

Dans l’après-midi, nous partons de l’hôtel pour une randonnée vers le Plateau des Chênes au-dessus des thermes situés pas loin de notre hébergement. Les premières grimpettes nous paraissent un peu dures, mais c’est une bonne mise en jambes. En redescendant, nous poursuivons jusqu’aux anciens thermes (ici aussi !) qui sont, eux, situés en contrebas de la ville. Puis, à nouveau grimpette pour rejoindre la ville par le sentier des Porteurs (devinette : qui portait qui quand les thermes étaient en bas ?)

Vue sur Cilaos depuis le GR R1
Vue sur Cilaos depuis le GR R1

Place à quelques photos de notre première journée à Cilaos.

La vue depuis notre hôtel
La vue depuis notre hôtel

La rue du Père Boileau
La rue du Père Boileau

Une case créole rose
Une case créole rose

Architecture de montagne
Architecture de montagne

En remontant le sentier des Porteurs
En remontant le sentier des Porteurs

Au fond, le Gros Morne. Sur la droite, ça monte vers le Piton des Neiges
Au fond, le Gros Morne. Sur la droite, ça monte vers le Piton des Neiges

Dans la soirée, nous sortons en ville et dînons d’une pizza salade au restaurant « Le Platane » (46 rue du Père Boileau) où l’accueil est sympathique.

Samedi 2 juin 2012

Nous avons décidé de faire ce matin la rando de la cascade du Bras Rouge qui doit durer environ 3 heures aller-retour.

Le départ est assez matinal après un copieux petit déjeuner à l’hôtel. Le ciel est radieux, cependant il fait plutôt frais. Un feu est allumé dans la cheminée de la salle de restaurant, mais bravement nous nous installons sur la terrasse.

À 8 h 30, nous partons. Nous empruntons à nouveau le sentier des Porteurs puis le chemin s’enfonce dans la végétation : descentes, montées, escaliers … Nous sommes bien contents d’avoir exercé nos muscles hier après-midi, car le choc aurait pu être rude. Balade superbe dans la forêt au bout de laquelle nous faisons halte 45 minutes à la cascade du Bras Rouge pour prendre quelques photos et faire quelques croquis.

Une aquarelle d'Iza à la cascade de Bras Rouge
Une aquarelle d’Iza à la cascade de Bras Rouge

Nous voyons passer des trekkeurs qui s’entraînent sans doute pour la Diagonale des Fous et qui continuent leur chemin sans même ralentir une seconde pour franchir le torrent … (La diagonale des Fous, surnom du Grand Raid, consiste à traverser l’île en courant, et elle passe justement par la cascade de Bras Rouge).

Le clocher de Cilaos dans son décor majestueux
Le clocher de Cilaos dans son décor majestueux

Une végétation toujours colorée
Une végétation toujours colorée

Petite halte à la cascade de Bras Rouge
Petite halte à la cascade de Bras Rouge

Les 3 Salazes tout au fond
Les 3 Salazes tout au fond

Avant de quitter les lieux et retourner vers Cilaos, un petit essai de vidéo ? Sur la première,  une vue sur les 3 Salazes, ce sont les trois petites excroissances que l’on distingue à la toute dernière image et qui couronnent le sommet culminant à 2 100 m. C’est la limite avec le cirque de Mafate.

 

La deuxième vidéo montre la cascade de Bras Rouge proprement dite et le défilé très étroit sous lequel le torrent continue sa route, la Chapelle.

 

Si la vidéo ne marche pas, une petite photo.

La cascade de Bras Rouge et la Chapelle
La cascade de Bras Rouge et la Chapelle

La remontée vers Cilaos se fait par le même chemin.

Sur la ligne de crête, de gauche à droite, le Grand Bénare, le col du Taïbit (qui mène à Marla), les 3 Salazes
Sur la ligne de crête, de gauche à droite, le Grand Bénare, le col du Taïbit (qui mène à Marla), les 3 Salazes

En remontant vers Cilaos
En remontant vers Cilaos

À nouveau, nous passons par les anciens thermes et le sentier des Porteurs et, en arrivant à Cilaos, faisons halte au restaurant du Petit Randonneur (61 rue du Père Boileau) pour reconstituer nos forces.

Dans l’après-midi, nous montons en voiture jusqu’à la « Roche Merveilleuse » qui domine le cirque. Nous parcourons un petit circuit de découverte de la forêt qui a été aménagé par l’ONF.

Un banc pour ma collection
Un banc pour ma collection

Des couleurs automnales
Des couleurs automnales

En redescendant, superbe panorama sur Cilaos qui mérite que l’on fasse un panoramique (6 photos en mode portrait assemblées par Photomerge).

Panoramique sur Cilaos dans son cirque
Panoramique sur Cilaos dans son cirque : on distingue la Mare à Joncs un peu sur la gauche et la rue du Père Boileau un peu sur la droite.

Dimanche 3 juin 2012

Ce matin, le temps est plus nuageux mais aussi plus doux. Petit déjeuner dans la salle de restaurant, en regardant les vieilles émissions des Carpentier à la télé !

N’écoutant que notre courage, nous avons programmé encore un autre randonnée pour aujourd’hui : notre choix s’est porté sur celle qui fait le tour du piton appelé le Bonnet de Prêtre, en raison de sa forme tarabiscotée que l’on peut apprécier sur la première photo ci-dessous, et qui emprunte le sentier de Gueule Rouge. Sur la carte, après une lecture rapide, j’avais estimé qu’elle ne serait pas trop rude. Eh bien ! il faut que je révise mes courbes de niveau, car question montagnes russes dans les rochers nous avons été servis !

Elle est assez dure cette rando, nous avons soufflé, j’ai gravi des escaliers presque à quatre pattes, mais nous l’avons accomplie en 2 heures et demie, comme annoncé.

Le départ de la rando du Bonnet du Prêtre
Le départ de la rando du Bonnet du Prêtre

Le coin est parfois un peu humide
Le coin est parfois un peu humide

Nouvelle rencontre avec une bibe, dotée d'un bel abdomen doré, et son époux
Nouvelle rencontre avec une bibe, dotée d’un bel abdomen doré, et son époux

Beaucoup de cultures de lentilles dans la région
Beaucoup de cultures de lentilles dans la région

Nous nous arrêtons à nouveau au resto Le Platane dans Cilaos pour déjeuner. Dans l’après-midi, nous prenons la voiture pour aller jusqu’au bout du monde, en l’occurrence le village de l’Îlet à Cordes qui est un oasis de culture en plein cirque : champs de lentilles et vignes occupent le moindre recoin, les habitations s’étalent le long de la route qui n’a été construite que dans les années 70.

Le soir, pour notre dernière soirée à Cilaos, nous testons un dernier restaurant « Les Sentiers » (63 rue du Père Boileau : oui oui, la rue du Père Boileau, c’est un peu les Champ’ de Cilaos, c’est là que se concentre la vie  commerçante …) Demain direction la côte « sous le vent » pour rejoindre notre prochain hébergement, près de Saint-Gilles-les-Bains.

(à suivre …)

 

La Réunion en 2012 (3)

En route pour le grand sud.

Mardi 29 mai 2012

La_Reunion_29-mai

Aujourd’hui, nous allons à la découverte du sud de l’île, dans la partie située entre notre résidence de Saint-Pierre et le Grand Brûlé que nous avons atteint dimanche dernier.

Sur la route de Saint-Joseph, nous faisons une halte à Grande Anse où nous pouvons faire quelques photographies car le site en vaut la peine et le soleil se montre généreux. C’est un lieu sans doute très prisé pour les pique-niques du week-end, mais comme nous sommes tôt et en semaine, l’endroit nous appartient.

Grande Anse, la carte postale de la journée
Grande Anse, la carte postale de la journée

Ici aussi, l’accès à la mer ne semble pas très facile, avec les rouleaux qui balayent la plage mais aussi en raison des risques qui sont annoncés sur les panneaux …

La pluie est passée par Grande Anse
La pluie est passée par Grande Anse

Des dangers bien dissuasifs
Des dangers bien dissuasifs

Mais un site bien aménagé côté terre
Mais un site bien aménagé côté terre

Pour permettre la baignade, des "piscines" ont été aménagées sur le bord de la plage
Pour permettre la baignade, des « piscines » ont été aménagées sur le bord de la plage

En passant Saint-Joseph, nous sommes ralentis par des bouchons. Nous tentons d’aller voir la rivière des Remparts, mais elle est dissimulée par les multiples constructions qui se sont installées en continu le long de la route et nous ne la trouvons pas.

Nous déplaçons notre centre d’intérêt vers la rivière Langevin que nous remontons jusqu’à la cascade de Grand Galet.

(Les rivières des Remparts et Langevin sont deux rivières qui coulent depuis les contreforts du Piton de la Fournaise, tout là-haut, où elles ont découpé de véritables canyons, que l’on distingue très bien sur les photos aériennes).

La route qui mène à Grand Galet est assez difficile et grimpe assez fort, après un démarrage plus bucolique le long du torrent. On franchit deux passerelles qui paraissent bien fragiles (mais ce n’est pas le cas). La cascade de Grand Galet est une chute d’eau (en fait c’est une résurgence, l’eau jaillit de la paroi rocheuse) en arc de cercle . c’est très impressionnant et très photogénique.

La rivière Langevin en bas de la vallée : bucolique
La rivière Langevin en bas de la vallée : bucolique

La cascade de Grand Galet : un essai de filé ... (ISO 80, f/8, 1 s de pose)
La cascade de Grand Galet : un essai de filé … (ISO 80, f/8, 1 s de pose)

En redescendant par la même route, nous nous arrêtons pour déjeuner à un petit resto « Le Benjoin » que nous avions repéré en montant. Le benjoin est un arbre local dont l’écorce sert à arranger le rhum. Nous nous prenons deux plats à déguster le long de la rivière, et à la dernière bouchée, une averse nous oblige à quitter précipitamment les lieux …

Poursuite de notre découverte du « Sud sauvage » (c’est comme ça qu’on l’appelle ici) en allant jusqu’à Saint-Philippe. Plus exactement, un peu avant cette ville, nous nous arrêtons au Jardin des Parfums et des Épices. Le temps est très menaçant, mais la visite du jardin est intéressante car la variété d’arbres, de plantes et de fleurs est grande et cela nous intéresse toujours. Place aux images … (le première photo représente la seule feuille possédant trois nervures, celle du cannelier, celui dont l’écorce donne la cannelle).

LaReunion2012-168 LaReunion2012-154 LaReunion2012-156
LaReunion2012-155 LaReunion2012-158 LaReunion2012-157
LaReunion2012-159 LaReunion2012-160 LaReunion2012-163
LaReunion2012-162 LaReunion2012-161 LaReunion2012-164
LaReunion2012-166 LaReunion2012-169 LaReunion2012-165

Cependant, le babil incessant du guide fait traîner les choses un peu trop longtemps à notre goût (deux heures !). Une averse nous surprend pendant la visite et, à la fin de celle-ci, c’est sous une autre que nous regagnons la voiture en courant. Nous voulions arpenter quelques sentiers botaniques un peu plus haut dans la montagne, mais en raison du temps qu’il fait et du temps qui passe nous continuons notre périple.

Prochaine étape, au-delà de Saint-Philippe, la côte aux alentours de la pointe de la Table. Nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique (encore une) aménagée au lieu-dit Dos de Baleine. Là, le paysage est époustouflant : ici, les coulées noires de basalte venant du volcan qui nous surplombe rencontrent l’océan dans une lutte entre la pierre et la houle, entre le noir et le bleu.

Le bleu et le noir : la houle à l'assaut de la lave
Le bleu et le noir : la houle à l’assaut de la lave

Pas question de se baigner ici non plus. Mais le coin attire les visiteurs et tout est fait pour les accueillir, malgré une végétation et un sol pour le moins arides.

Les vacoas s'accrochent au moindre trou
Les vacoas s’accrochent au moindre trou

La végétation ne se décourage pas
La végétation ne se décourage pas

Tout cela aurait un air de fin du monde, mais les paillottes qui sont là pour accueillir et abriter les visiteurs rappellent que la civilisation n’est pas très loin (en plus la route est à 100 mètres !).

Il continue à pleuvoir, ce qui rajoute au sentiment un peu sombre qui se dégage du lieu. Comme il est 17h30, nous prenons le chemin du retour.

Mercredi 30 mai 2012

Nous avons programmé aujourd’hui notre journée « volcan ». Mais le temps toujours un peu gris n’est pas très encourageant : est-ce que nous pourrons découvrir les paysages lunaires que l’on nous promet ou devrons-nous renoncer devant le mauvais temps ? La météo du jour n’est pas la plus mauvaise de la semaine, alors nous tentons le coup.

Exceptionnellement, aujourd’hui deux images pour décrire le périple de la journée, je ne résiste pas au plaisir de contempler les photos aériennes du volcan.

La_Reunion_30-mai La_Reunion_30-mai_photo

Nous reprenons la RN3 dans l’autre sens : c’est la route qui nous a permis de traverser l’île en venant de Hell Bourg. A Bourg-Murat, on essaye de feinter en prenant des petites routes qui nous amènent dans des coins paumés et qu’on espère être un raccourci. Mais nous nous heurtons à une vraie barrière qui nous oblige à rentrer dans le rang et suivre le chemin de Monsieur-et-Madame Tout le monde.

Commence alors une montée vers les hauteurs du volcan, montée que nous croyions beaucoup plus dure qu’elle n’est en réalité. Certes, la route est assez mauvaise à la sortie de Bourg-Murat, mais dès que l’on arrive sur la portion gérée par l’ONF, on a droit à une route en excellent état, ce qui est très rassurant.

Première halte lorsque notre route longe la ravine de la rivière des Remparts (oui, oui, celle d’hier que nous n’avions pu voir !). Un belvédère permet d’admirer la vue qu’un arc-en-ciel vient décorer rien que pour nous.

La rivière des Remparts, vue d'en haut ...
La rivière des Remparts, vue d’en haut …

Puis nous nous arrêtons au cratère Commerson qui est une magnifique caldeira créée par une ancienne éruption, la plus spectaculaire caldeira de l’île dit-on. Mais c’est trop grand pour rentrer dans l’objectif …

Un arc-en-ciel tente de s'échapper du cratère Commerson
Un arc-en-ciel tente de s’échapper du cratère Commerson

Un site époustouflant
Un site époustouflant

Les nuages et la pluie nous ont rattrapés, à moins que ce soit le contraire. Tant et si bien que la traversée de la plaine des Sables, dans un paysage lunaire, se fait sous un ciel très bas, d’autant plus bas que nous sommes à 2300 mètres d’altitude.

La piste qui traverse la plaine des Sables
La piste qui traverse la plaine des Sables, balisée par des cailloux peints en blanc : preuve que le brouillard est fréquent et traitre …

Arrivés au belvédère du pas de Bellecombe qui est la fin de la piste carrossable, nous sommes dans le brouillard le plus complet : nous ne voyons même pas le bas du rempart. Inutile de rester pour tenter de découvrir des beautés invisibles …

Sur le chemin du retour, une petite lueur d’espoir vient éclairer un court moment le décor de la plaine des Sables.

La seule éclaircie de notre visite au volcan : en repartant !
La seule éclaircie de notre visite au volcan : en repartant !

Mais, c’est peine perdue.

Nous retournons vers Saint-Pierre, non sans nous être arrêtés pour contempler un paysage alpestre peuplé de vaches comme en métropole. Quelques centaines de mètres avant nous étions sur la lune dans la purée de pois, et en cinq minutes, nous sommes au soleil dans des alpages verdoyants. Étonnant !

Les alpages et les vaches
Les alpages et les vaches

Nous profitons de notre retour à Saint-Pierre plus tôt que prévu pour faire une promenade dans le quartier de Terre Sainte où se trouve notre bungalow.

L'aménagement du front de mer
L’aménagement du front de mer : il souffre des intempéries autant que de la négligence des visiteurs

La chapelle des marins à Terre Sainte
La chapelle des marins à Terre Sainte

Une vieille case créole typique avec le magasin au rez-de-chaussée
Une vieille case créole typique avec le magasin au rez-de-chaussée

La plage et les arbres qui la bordent
La plage et les arbres qui la bordent

Soirée tranquille après un ti carri à emporter !

Déçus de la journée ? Même pas ! Bien sûr, avoir raté les paysages du volcan nous laisse un goût d’inachevé, mais ce sera pour une prochaine fois. Nous avons vu tant de choses surprenantes que le bilan ne peut être que positif.

Jeudi 31 mai 2012

Aujourd’hui, c’est une journée saint-pierraise sans voiture.

Visite de la ville à pied en suivant les itinéraires proposés par l’office de tourisme dans un dépliant fort bien fait (je mets une copie ci-dessous en ligne, je n’ai pas vu que c’était interdit, ni autorisé d’ailleurs. Saint-Pierre, si tu nous lis, envoie un signe …)

LaReunion2012-184-1

La ville nous plaît décidément beaucoup avec ses jolies cases créoles et son ambiance très commerçante.

LaReunion2012-185 LaReunion2012-184
LaReunion2012-187 LaReunion2012-186
LaReunion2012-189 LaReunion2012-192

La maison Adam de Villiers : construite dans les années 1770-1780, c'est la plus vieille de Saint-Pierre
La maison Adam de Villiers : construite dans les années 1770-1780, c’est la plus vieille de Saint-Pierre. Elle est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1988 (sans les panneaux !)

La maison Frappier de Montbenoit, dite maison Loupy
La maison Frappier de Montbenoit, dite maison Loupy, inscrite aux MH depuis 1988 également

Pour déjeuner, nous nous laissons attirer par la cuisine, très fine et délicieuse, du petit restaurant « Nulle part ailleurs » (8 rue Victor Le Vigoureux) que nous conseillons.

Puis, après le repas, nous poussons vers l’ouest de la ville jusqu’au temple tamoul. La marche à pied est un peu longue et en plein soleil, mais le temple vaut le coup d’oeil …

LaReunion2012-193 LaReunion2012-195

Retour par le front de mer avec une halte baignade dans le lagon (à cet endroit, la plage est protégée du ressac par la barrière de corail  qui est un peu éloignée du rivage). L’eau est délicieuse, la preuve :

LaReunion2012-195-1

Nous arrivons à notre bungalow vers 17h30 au bungalow après cette journée toute en balades. Nous achetons tartes et salades au café « La Terrasse » situé tout à côté.

Nous faisons nos premiers préparatifs de départ, car demain matin nous quittons la côte et Saint-Pierre pour le cirque de Cilaos.

 

 

La Réunion en 2012 (2)

Suite de nos pérégrinations dans l’île Bourbon, dite aussi île de la Réunion.

Nous sommes dans le cirque de Salazie, à Hell Bourg où la météo n’est pas vraiment au rendez-vous …

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle ...
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle …

Dimanche 27 mai 2012

Cliquer pour suivre les aventures dominicales
Cliquer pour suivre les aventures dominicales

Nous nous réveillons sous un temps toujours aussi gris et bouché, un plafond très bas, voire même pluvieux. Nous prenons notre petit-déjeuner à la table d’hôte en compagnie de nos voisins (pas les bruyants).

On se console en faisant quelques photos du jardin sous la pluie (c’est toujours photogénique).

Le jardin sous la pluie
Le jardin sous la pluie

Nous partons faire la visite de la villa Folio, qui est une jolie case créole dans un beau jardin et que l’on peut visiter car M et Mme Folio, qui y habitent toujours, veulent montrer tout ce qui a été fait pour la mettre en valeur et partager leur amour de ce genre d’habitation.

une aquarelle d'iZa
une aquarelle d’iZa

de la villa Folio
de la villa Folio

La visite se fait sous la direction d’Isabelle, notre « guide créole » qui est très intéressante et connaît bien son affaire. Elle nous donne tous les noms créoles des plantes que nous rencontrons dans le jardin et nous raconte force anecdotes.

Isabelle, notre guide créole
Isabelle, notre guide créole

Un kiosque sous la pluie
Un kiosque sous la pluie

Nous parcourons les allées du jardin avant de nous arrêter dans le petit bâtiment annexe qui fut la cuisine et est maintenant un musée des ustensiles ménagers. La visite s’achève dans l’habitation elle-même où nous pouvons contempler le mobilier ancien.

Une orchidée
Une orchidée

Une plante carnivore
Une plante carnivore

le bâtiment annexe de la villa Folio transformé en musée des ustensiles
le bâtiment annexe de la villa Folio transformé en musée des ustensiles

Encore une orchidée (la vanille ?)
Encore une orchidée (la vanille ?)

Dans le jardin, nous faisons connaissance avec une araignée locale, appelée ici la bibe, et plus habituellement dénommée la néphile dorée (quoique sur la photo ci-dessous on dirait bien une nephila nigra qui en est une variation locale).

La bibe, ou néphile dorée
La bibe, ou néphile dorée

Une des caractéristiques de cette espèce est le dysmorphisme sexuel (la grande différence entre le mâle et la femelle). En effet, sur la photo, la belle plante du milieu, c’est la femelle et le petit truc qui s’agite en haut de la toile, c’est le mâle, qui ne fait que quelques millimètres. On en verra un autre exemple plus tard dans le carnet.

Cette araignée est calme et inoffensive, mais sa morsure peut être douloureuse. Sans blague ? On dit également que la toile qu’elle tisse serait la plus solide de toutes les araignées, ce qui la ferait utiliser comme filet de pêche pour des petits poissons !

Nos pas nous mènent ensuite, toujours sous la pluie, vers les anciens thermes que l’on atteint un peu à l’extérieur et en contrebas du village, après une petite marche sur un sentier caillouteux rendu glissant.

Les anciens thermes de Hell Bourg
Les anciens thermes de Hell Bourg

Ce sont d’anciens thermes, car le site a été abandonné depuis qu’un cyclone a fait disparaître les sources thermales de cet endroit. Mystère de la nature, mais dans une géologie aussi récente, tout est sans doute possible. Des maladresses dans la tentative de réparer le site, suite à un éboulement, ont définitivement sonné le glas des sources.

Nous remontons vers le village et poursuivons même jusqu’à la « fête des chouchous » qui est une sorte de kermesse locale consacrée à la gloire de la christophine (ou chayotte), plante utilisée ici dans toutes ses composantes (tiges et fruits) pour la cuisine et accessoirement pour fabriquer des chapeaux de paille avec les tiges desséchées. N’éprouvant pas un amour immodéré pour cette spécialité culinaire locale, nous nous contentons d’acheter des beignets, des samozas et du gâteau de manioc.

Comme il pleut toujours et que nous soupçonnons que cet état météorologique risque de s’attarder sur les hauteurs, nous décidons de descendre vers la côte est pour constater de visu si le temps y est plus clément. De plus, le village est envahi par des cohortes de véhicules et de visiteurs venus pour la fête, ce qui casse un peu le charme de l’endroit.

En route donc pour la côte en direction de Saint-Benoît qui est la dernière « grande » ville avant le « sud sauvage » qui s’étend au pied du Piton de la Fournaise.

Après Saint-Benoît, nous arrivons à Sainte-Anne (qui est en fait un quartier de Saint-Benoît) et de son église « rococo » classée monument historique depuis 1982. Le dossier d’!nventaire nous apprend qu’elle a été construite de 1857 à 1862 par l’abbé Carnet et que le clocher et la chapelle Sainte-Thérèse construits à partir de 1922 sont l’oeuvre du père Dodemberger. Le dossier de protection indique que ce qui fait l’objet plus précisément d’une protection au titre des MH c’est la « façade de l’église avec son clocher ainsi que la chapelle Sainte Thérèse y compris son décor intérieur peint ».

L'église de Sainte-Anne en cours de restauration
L’église de Sainte-Anne en cours de restauration

Ça serait dommage de laisser perdre tout ça !
Ça serait dommage de laisser perdre tout ça !

Cette église est également connue pour avoir servie de décor à François Truffaut dans son film La sirène du Mississippi pour la scène du mariage entre CatherineDeneuve et Bébel (Le Mississippi est le bateau avec lequel Catherine Deneuve est venue à la Réunion escroquer en beauté Bébel … l’histoire finira très mal, c’est un chef-d’oeuvre du polar noir de William Irish)

"La sirène du Mississippi" de François Truffaut
« La sirène du Mississippi » de François Truffaut …

tourné à sainte-Anne
… tourné à sainte-Anne

Quant à la chapelle Sainte-Thérèse, elle est très décorée … on reconnaît le décor qui a servi au film.

La chapelle Sainte-Thérèse décorée par des élèves d'une école primaire du coin
La chapelle Sainte-Thérèse décorée par des élèves d’une école primaire du coin

Abasourdis par tant de splendeurs, nous devons continuer notre route mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Plus loin, en effet, à Sainte-Rose, nous passons devant une autre église, Notre-Dame des Laves, la bien nommée, qui aurait vu une coulée de lave s’arrêter à quelques mètres de son portail lors de l’éruption de 1977.

On a laissé les lieux en l’état, au cas où des mécréants ne croiraient pas au miracle (ceci dit, sur l’article de wikipedia consacrée à l’église, il y a une photo montrant que la lave a causé de gros dégâts à l’intérieur …). Mais, bon, c’est intéressant, on est peu de choses.

Arrêt au port pour quelques photos, malgré la lumière peu encourageante.

Le barachois à Sainte-Rose
Le barachois à Sainte-Rose

Le port de Sainte-Rose
Le port de Sainte-Rose

Halte suivante à l’anse des cascades, un point de vue réputé sur cette côte très déchiquetée et surtout un coin à pique-nique très fréquenté. Le pique-nique dominical est ici une institution qui voit les familles déménager chaque semaine avec tables, chaises, marmites et glacières pour partager des repas qui semblent pantagruéliques … L’ONF a réalisé, dans des endroits parfois reculés, un grand nombre d’aménagements constitués de paillotes parfois équipés de barbecues pour accueillir tous les amateurs.

L'anse des cascades
L’anse des cascades

La photo montre bien que la mer est très souvent difficilement accessible à la Réunion, il y a peu de plages et celles qui sont praticables sont concentrées en quelques assez rares endroits. Ce qui n’empêche pas bien entendu de venir profiter de la vue et du bon air pur.

Nous poursuivons jusqu’au « Grand Brûlé », qui est l’endroit spectaculaire où le cône de déjection du volcan croise la route RN2 qui longe la côte. Fatalement, ces deux-là doivent se rencontrer, le premier se dirige de l’ouest vers l’est, la seconde sur un axe nord-sud. Des plus savants que moi diront que nous sommes dans la partie côtière de la dernière caldeira du Piton de la Fournaise.

Sur quelques kilomètres, on traverse des coulées de lave successives, plus ou moins anciennes, qui présentent des aspects très changeants dus au fait qu’il s’agit d’éruptions différentes : d’après le GéoPortail, du nord vers le sud, elles datent de 2002, 1961, 1998, 1943 et 2007. Celle-ci, la dernière avant le « rempart » du Tremblet qui boucle la zone d’écoulement des laves (la caldeira quoi !), fume encore … Par endroit, des arrêts sont plus ou moins aménagés pour que l’on puisse aller contempler quelques grottes au fond desquelles la lave s’est écoulée.

La coulée de 2007 au pied du rempart du Tremblet
La coulée de 2007 au pied du rempart du Tremblet

Impressionnant ! C’est la première fois que nous marchons sur de la lave, tout au moins de la lave récente au pied d’un volcan encore actif. Selon l’âge des coulées, on rencontre différents espèces de plantes qui peinent à tracer leur chemin dans ce sol aride et hostile.

La végétation redémarre, au fond les coulées de lave descendant du Piton de la Fournaise
La végétation redémarre, au fond les coulées de lave descendant du Piton de la Fournaise

La lave dessine des formes très variées
La lave dessine des formes très variées

Il y a toujours un peu de nourriture ...
Il y a toujours un peu de nourriture …

... pour que les plantes se réacclimatent
… pour que les plantes se réacclimatent

Le plafond, toujours bas et gris qui pèse comme un couvercle (oui, bon, ça va ! Charles Baudelaire, si tu nous lis …), nous cache la vue sur le sommet du volcan, qui doit se trouver là-haut dans la grisaille. Mais côté mer, ça se dégage nettement.

Pour immortaliser cet instant
Pour immortaliser cet instant

Ça fumait encore un peu par là
Ça fumait encore un peu par là

Pour remonter vers le nord et regagner le cirque de Salazie, nous empruntons, à partir de l’anse des cascades, une route qui nous fait grimper dans les hauteurs au milieu des ravines et des plantations de cannes à sucre. Un peu plus loin, nous reprenons la RN2, mais un accident au « pont étroit » (sic !) nous incite à faire demi-tour et à reprendre notre itinéraire bis par les collines.

Nous aurions bien voulu nous arrêter au Pont Suspendu qui est un ancien pont désaffecté, maintenant réservé aux piétons et aux vélos, pour aller admirer la ravine qu’il surplombe, mais la pluie en a décidé autrement (comme à l’aller d’ailleurs) et nous renonçons.

Je parle de la pluie, mais en réalité, le temps a été beaucoup plus dégagé que ce matin là-haut. Il y a même eu des passages ensoleillés ! Par contre, en remontant vers Hell Bourg, nous avons l’impression que la grisaille et la pluie ne se sont pas interrompues depuis notre départ.

Dans la soirée, dimanche oblige, beaucoup de restos sont fermés. Heureusement, le Relais des Cîmes (un autre hôtel du coin) nous accueille avec un très intéressant menu « dégustation » et nous passons une agréable dernière soirée hell-bourgeoise.

Lundi 28 mai 2012, dit lundi de l’Ascension

Comme c’est le lundi de l’Ascension, nous décidons de prendre de la hauteur pour rejoindre notre prochain lieu de villégiature, en traversant l’île par la route qui va nous mener à plus de 1600 mètres d’altitude au pied des pitons.

cliquer pour rêver à nos ascensions
cliquer pour rêver à nos ascensions

Nous quittons Hell Bourg et le cirque de Salazie sous la pluie : nous n’aurons rien vu des paysages splendides qu’on nous promettait, les sommets étant toujours perdus dans une grisaille persistante. Nous renonçons également à faire un détour par le site de Takamaka que l’on peut atteindre par une route partant de Saint-Benoît et nous attaquons directement la montée vers la Plaine des Palmistes, le col de Bellevue (aujourd’hui le mal-nommé car il est perdu dans le brouillard) qui nous amène aux 1600 mètres prévus, puis Bourg-Murat et la Plaine des Caffres.

Paysages étonnants, car avec l’altitude, nous passons de la luxuriance tropicale à la forêt tempérée puis aux paysages normands et alpestres (prairies, forêts de confères, vaches et camions de ramassage du lait !). Etonnants, mais aussi rafraichissants, car la température a bien chuté. Ce qui nous étonne, ce sont ces tâches jaunes que l’on voit au loin dans le paysage et qui ressemblent furieusement à des arbres prenant leurs couleurs d’automne. De plus près, ce sont bien des platanes en livrée automnale, ce qui n’est finalement pas si surprenant que cela, car nous sommes à l’approche de l’hiver austral …

Sur le versant ouest de l’île, le soleil apparaît et bientôt toute la grisaille de la veille est oubliée. Nous voulions faire une halte à Bourg-Murat pour visiter la maison du volcan, mais elle est fermée pour cause de rénovation (bien la peine de faire 10 000 kilomètres !). Alors nous poursuivons jusqu’à la Plaine des Caffres où nous faisons des courses au Leclerc du coin (oui oui, nous sommes bien en France !) qui va fermer (c’est un jour férié, ne l’oublions pas). Puis, nous allons jusqu’au belvédère de Bois-Court situé à quelques kilomètres du centre ville, où nous pouvons enfin admirer les paysages à couper le souffle des montagnes et des ravines encaissées.

Panoramique sur Grand Bassin depuis le belvédère de Bois-Court
Panoramique sur Grand Bassin depuis le belvédère de Bois-Court

Les maisons situées tout en bas sont accessibles uniquement par des sentiers pédestres et, depuis quelques années, par un téléphérique dont on voit les câbles sur la gauche. Ça a du changer la vie des habitants du village et la descente doit être impressionnante.

Sur la plate-forme du belvédère, une horloge hydraulique est l’attraction du coin. En tout cas, le site attire du monde (pique-nique oblige), c’est aussi un petit village artisanal. Mais un peu trop de monde et un peu trop de fraîcheur (on est à près de 1400 m d’altitude) nous incitent à continuer notre descente vers la côte sous-le-vent. On traverse des villages aux noms romantiques, qui nous rappellent notre bonne vieille capitale, le 19ème, le 17ème, le 14ème, le 12ème, mais ce sont en fait les points kilométriques depuis Saint-Pierre !

Nous nous arrêtons sur les hauteurs de Saint-Pierre près d’un petit parc pour pique-niquer et, après avoir téléphoné au propriétaire car il est un peu tôt, nous poussons jusqu’au gîte que nous avons réservé à Saint-Pierre, plus exactement dans le quartier de Terre Sainte.

Le gîte TER MARINE à Terre Sainte ...
Le gîte TER MARINE à Terre Sainte …

... devant la maison des propriétaires
… devant la maison des propriétaires

Le gîte est situé au bord de la route qui longe le front de mer. Peut-être un peu bruyant avec le trafic automobile dans la journée, mais nous sommes assez bien situés.

Nous profitons de cette après-midi pour visiter la ville de Saint-Pierre que nous trouvons très belle et agréable à vivre. Le front de mer est bien aménagé pour les piétons et nous poussons également jusqu’au port de plaisance qui accueille énormément de bateaux.

Devant l'Hôtel de Ville de Saint-Pierre
Devant l’Hôtel de Ville de Saint-Pierre

Un peu de fraîcheur dans les jardins de l'Hôtel de Ville
Un peu de fraîcheur dans les jardins de l’Hôtel de Ville

Le port et la ville de Saint-Pierre
Le port et la ville de Saint-Pierre

Perdu au bout du quai ?
Perdu au bout du quai ?

La plage devant le gîte
La plage devant le gîte

Coucher de soleil sur le port de Saint-Pierre
Coucher de soleil sur le port de Saint-Pierre

Soirée cool avec les plats rougail saucisse et carri poisson achetés chez Rita à côté (pas une grande finesse, mais ça cale).

Le soir, le propriétaire m’a montré la Croix du sud : nous sommes effectivement dans l’hémisphère sud, ce qui nous permet de découvrir cette constellation pour moi inconnue jusqu’à présent.

Mais cette position géographique conduit à deux autres phénomènes :

  • le soleil se déplace dans le ciel de la droite vers la gauche pendant la journée ;
  • la lune « ne ment pas » dans l’hémisphère sud : j’ai eu l’occasion d’expliquer cela dans cet article.

Quand la lune ressemble à un C dans l’hémisphère nord, elle Décroit, c’est-à-dire que nous allons de la pleine lune vers la nouvelle lune. Et quand elle dessine un D, elle Croît. Cette « inversion » symbolique des C et D fait dire que la lune ment.

Mais dans l’hémisphère sud, c’est le contraire : elle ne ment pas, donc les C et D correspondent à la réalité de la croissance et de la décroissance.

La preuve en image ci-dessous :

La lune du 30 mai 2012 à Saint-Pierre
La lune du 30 mai 2012 à Saint-Pierre

Sur cette image, la lune ressemble à un C, incliné certes (mais nous sommes à 21 degrés de latitude sud). Donc, elle croît, ce qui est bien le cas car nous sommes entre le premier quartier du 28 mai et la pleine lune du 4 juin (la photo a été prise le 30 mai).

Qu’est-ce qu’on peut en déduire d’autre ? Que le ciel était dégagé ce soir-là !

(à suivre …)

La Réunion en 2012 (1)

Notre séjour à la Réunion en mai et juin 2012 a été un grand coup de coeur parmi les quelques voyages que nous avons eu la chance d’effectuer. Nous avons découvert un pays passionnant car composé d’une mosaïque de paysages tous aussi beaux les uns que les autres qui font passer en quelques kilomètres de la chaleur tropicale à la fraîcheur du bocage normand et habité par une population tout aussi variée que sa géographie et fière de mettre en valeur cette poussière de volcan en plein milieu de l’océan indien.

une aquarelle d'iZa pour se situer sur la Réunion
une aquarelle d’iZa pour se situer sur la Réunion

Avant de commencer le carnet de voyage, quelques rappels sur la géographie de ce département d’outre-mer (pour faire technocrate, on peut dire ultramarin aussi). Je dis département mais, comme d’autres collectivités territoriales d’outre-mer, la Réunion est à la fois une région administrative et un département, parce qu’il faut bien que toutes les compétences soient assurées …

Carte IGN de la Réunion avec les principaux lieux cités dans mes articles
Carte IGN de la Réunion avec les principaux lieux cités dans mes articles

Couverture orthophotographique de la Réunion (toujours l'IGN)
Couverture orthophotographique de la Réunion (toujours l’IGN)

La carte de la Réunion est bien entendu accessible sur le site du GéoPortail : en tant que département français comme les autres, il est entièrement couvert par les bases de données de l’IGN que ce soit en cartes ou en photos aériennes.

Les deux images ci-dessus permettent de découvrir rapidement la topographie de l’île : sur les photos aériennes, on distingue bien les deux zones principales qui caractérisent l’intérieur. Au nord-ouest, les trois cirques assemblés comme les branches d’un triskell sont les vestiges d’une activité volcanique déjà un peu ancienne (un million d’années). Au sud-est, le Piton de la Fournaise est toujours un volcan en grande activité et, quand il a le hoquet, il renvoie ses coulées de lave vers l’est et l’océan indien tout proche.

Hormis le massif du volcan, les hommes sont installés un peu partout : sur la côte, dans les cirques et le long de la route qui permet de traverser l’île dans la zone située entre le volcan et les cirques.

Sur l’image de gauche, j’ai mis un résumé de tout cela, en indiquant les trois villes qui ont été des étapes de notre séjour : Saint-Denis la capitale, Saint-Pierre notre préférée et Saint-Gilles-les-Bains la plus touristique (du moins pour les activités liées à la mer).

Donc, en ce 25 mai, nous décollons d’Orly-Ouest pour un vol Air-France de 11 heures qui doit nous mener directement dans l’autre hémisphère en survolant l’Afrique de l’est. Un voyage de 11 heures c’est comme un voyage de 7 ou 8 heures pour les Antilles, mais en plus long. Avec des gosses qui piaillent et donnent des coups de pied dans le dossier des sièges.

Nous avons organisé notre séjour d’une quinzaine de jours en cinq étapes avec des réservations dans des hôtels et des gîtes. Pour les déplacements, classiquement nous avons acheté le vol Air-France avec la location d’une voiture.

Samedi 26 mai 2012

Cliquer pour suivre la journée du 26 mai
Cliquer pour suivre la journée du 26 mai

L’avion se pose à l’heure à l’aéroport Roland-Garros de Saint-Denis. Nous mettons en oeuvre notre organisation maintenant bien rodée : Isa attend les bagages pendant que je vais récupérer la voiture, une Suzuki Alto, un petit truc bien minuscule mais qui fera tout ce qu’on va lui demander. Nous sommes bientôt sur la route : la sortie de l’aéroport se fait sans encombres et, comme nous nous dirigeons vers le sud, nous nous éloignons de Saint-Denis et de ses bouchons (on suit bien sur la carte ?).

J’avais programmé notre première visite pour le seul phare de la Réunion (peut-être même de l’océan indien), construit en 1845 et situé sur la commune de Sainte-Suzanne à la pointe Bel-Air. C’est maintenant un phare désaffecté, inscrit en 1997 et classé en 2012 aux monuments historiques. Il est transformé en office de tourisme et en salle d’exposition, ce qui garantit sa préservation.

Le phare de la pointe Bel-Air en Sainte-Suzanne
Le phare de la pointe Bel-Air en Sainte-Suzanne

Le phare maintenant désaffecté sert à l'office de tourisme
Le phare maintenant désaffecté sert à l’office de tourisme

Nous y faisons notre première halte, pour prendre des photos et faire quelques croquis, histoire de dérouiller tout le matériel après ces 11 heures de confinement …

Ensuite, nous prenons la direction de la cascade Niagara, la sûrement bien nommée, mais plutôt pour la saison des pluies. Ceci dit, c’est un très beau site où nous nous arrêtons également car le paysage en vaut la peine.

La cascade de Niagara
La cascade de Niagara sans doute plus impressionnante en saison des pluies mais déjà bien jolie

Sur la droite de la photo, l’échelle est le point de départ des via ferrata qui jalonnent la falaise et où nous voyons des groupes de randonneurs s’aventurer. Ça a l’air bien sympathique.

Nous avons encore nos vêtements du voyage, mais la température est tout à fait supportable.
Nous avons encore nos vêtements du voyage

Isa s'est déjà fait un copain ...
Isa s’est déjà fait un copain …

Après cette pause nature, direction Saint-André où nous avons l’intention de trouver à manger avant de gagner les hauteurs. Mais nous faisons une petite boucle en bord de mer auparavant, ce qui nous permet de découvrir des curiosités auxquelles nous ne ferons bientôt plus attention, comme de très colorés temples tamouls. La communauté indienne est très présente dans la région.

Un temple tamoul près de Saint-André
Un temple tamoul près de Saint-André

Ou bien une belle maison créole, la maison Martin Valliamée, construite en 1925 et récemment restaurée, qui est classée monument historique. Elle abrite l’Office Municipal de Tourisme de Saint-André.

La maison Martin Valliamée à Saint-André
La maison Martin Valliamée

Après avoir un peu tourné dans Saint-André (nous sommes samedi et beaucoup de restos sont fermés), nous trouvons un restaurant pour nous sustenter : le Cantonnais où nous allons déguster un vindaye de poisson, succulent et coloré. La preuve en image.

Première halte gastronomique à Saint-André
Première halte gastronomique à Saint-André

Un vindaye de poissons très coloré
Un vindaye de poissons très coloré

Comme on peut le constater, nous nous sommes mis aux boissons locales. En ce qui me concerne, la bière du cru la Bourbon, aussi dénommée la Dodo, dont le slogan publicitaire est « la Dodo lé La ». Pour Isa, du coca certes, mais « cé nou la fé », donc du coca fabriqué sur place.

Bière Bourbon La Dodo lé La
Bière Bourbon La Dodo lé La

le coca, cé nou la fé
le coca, cé nou la fé

Après de telles agapes, il est temps de rejoindre notre première étape qui se situe dans le cirque de Salazie, plus précisément à Hell Bourg. Très vite, la route entre dans des gorges vertigineuses entre des parois recouvertes d’une végétation luxuriante.

Nous grimpons aussi vers les nuages et la pluie. Nous passons la première ville, Salazie puis nous arrivons à Hell Bourg, terminus de la route, où nous avons retenu une chambre au gîte et tables d’hôte, le relais des Gouverneurs.

C’est un village d’altitude où il fait relativement frais, d’autant plus que nous sommes toujours dans la grisaille. Le relais a l’air assez sympathique, même si des touristes randonneurs, se croyant sans doute seuls au monde, s’interpellent joyeusement et bruyamment d’une chambre à l’autre sans se préoccuper du voisinage (dont nous sommes !).

Le relais des Gouverneurs
Le relai des Gouverneurs

Notre chambre au relai des Gouverneurs
Notre chambre au relais des Gouverneurs

Nous faisons un petit tour dans le village (il est près de 18 heures et la nuit va tomber) pour repérer la villa Folio que nous voulons visiter dès demain. Nous faisons quelques courses en rentrant, et comme la fatigue du voyage nous rattrape, nous n’avons pas le courage de ressortir … Dodo (mais non, pas la bière, quoique …) sans tarder. Malgré le retour des voisins dans la nuit, nous faisons le tour du cadran.

(à suivre …)

 

Images d’antan (1873) et de maintenant

J’avais commencé à faire ce genre de rapprochement avec une photo du port d’Argenton. L’idée est de comparer les sites photographiés en 1873 par un certain J. Duclos (disponibles sur le site de la BNF) avec les paysages d’aujourd’hui. J’ai profité d’une visite dans ce beau pays d’Iroise pour compléter ma collection de photos de référence. Voici les résultats.

Pointe et abbaye de Saint-Mathieu

L'abbaye Saint-Mathieu en 1873
L’abbaye Saint-Mathieu en 1873

L'abbaye Saint-Mathieu en 2013
L’abbaye Saint-Mathieu en 2013

La pointe Saint-Mathieu en 1873
La pointe Saint-Mathieu en 1873

La pointe Saint-Mathieu en 2013
La pointe Saint-Mathieu en 2013
En farfouillant dans mes photos, j’ai déniché une prise de vue de 2007 qui correspond mieux à celle de 1873 : les premiers plans herbeux et rocheux sont plus proches

La pointe Saint-Mathieu en avril 2007
La pointe Saint-Mathieu en avril 2007

La principale évolution en 140 ans est la construction du sémaphore de la marine nationale et de ses bâtiments annexes, édifiés en 1906 au plus près de la pointe. Sinon, le phare, construit en 1835, semble en meilleur état cette année qu’en 1873 mais il faut préciser qu’il vient d’être repeint (au début de cette année, il était moins fringant !). Il y a également des maisons en plus dans le petit hameau.

Le Conquet

Le Conquet vu de Kermorvan en 1873
Le Conquet vu de Kermorvan en 1873

Le Conquet vu de Kermorvan en 2013
Le Conquet vu de Kermorvan en 2013

J’ai repris une photo du début de l’année pour faire la comparaison, car je n’ai pas eu le temps de rechercher le point exact où J. Duclos s’était mis en station. Je le ferai à ma prochaine visite. En attendant, on constate de nombreuses constructions supplémentaires en un siècle et demi. Mais, et ça ne se voit pas sur les photos, une grande différence entre la fin du XIX ème siècle et maintenant, c’est l’extension du port avec la construction de la digue Sainte-Barbe à l’entrée de la ria (débutée en 1925, elle n’a atteint sa taille actuelle qu’en 1969). Auparavant, la première jetée était celle que l’on voit sur la photo.

La pointe de Kermorvan

La pointe de Kermorvan en 1873
La pointe de Kermorvan en 1873

La pointe de Kermorvan en 2013
La pointe de Kermorvan en 2013

Pour cette photo, je pense avoir trouvé l’endroit exact (à deux cailloux près) où J. Duclos avait posé son appareil. L’évolution notable du site, c’est bien sûr la construction des blockhaus sur le site. À noter que les allemands vont détruire beaucoup de vestiges historiques sur l’ensemble de la presqu’île, dont le cromlech qui a quasiment disparu.

La tourelle de la Grande Vinotière (au large) n’était pas encore construite. Elle le sera sans tarder, et avec quelques difficultés, car les cailloux situés à cet endroit sont un danger pour l’entrée du port du Conquet (qui est situé sur la gauche).

La pointe du Minou

La pointe du Minou en 1873
La pointe du Minou en 1873

La pointe du Minou en 2013
La pointe du Minou en 2013

Je ne suis pas allé au bon endroit, ce sera pour la prochaine fois. Il faut sans doute marcher quelques dizaines de mètres sur le GR et descendre vers la mer. Mais on distingue bien entendu, en 2013, le sémaphore construit par la marine nationale, qui constitue une verrue d’autant plus insupportable qu’il est maintenant abandonné. Je ne sais pas s’il est prévu de le démolir. On parie ?

On ne le voit pas sur ma photo, mais sur la droite du site, en haut de la chaussée qui mène au phare, il y a un blockhaus qui vient gâcher le tableau (alors, un sémaphore en plus ou en moins !).

Donc, à suivre …

Callot, l’île aux souvenirs.

itinéraire du jour
cliquer sur la carte pour situer les lieux décrits dans cet article

Il y a près de cinquante ans, j’ai découvert l’île Callot lors de vacances que nous passions en famille, sous la tente, pendant quelques semaines estivales. J’en ai gardé des souvenirs de pêche, de ramassage de goémon, de promenades sans fin dans les dunes, d’escalades dans les rochers, de baignades, de bateaux.

Puis les occasions ont été peu nombreuses d’y retourner, aussi ai-je bien apprécié de le faire voici quelque temps lors d’une promenade qui nous avait menés auparavant à Roscoff pour déguster quelques crêpes (l’article de Wikipedia sur Roscoff est particulièrement bien documenté).

Roscoff : le cadran solaire sur le mur sud de l'église
Roscoff : le cadran solaire sur le mur sud de l’église

Roscoff : une clef de voûte originale dans le porche de l'église
Roscoff : une clef de voûte originale dans le porche de l’église

Roscoff : le dragon de garde d'une maison d'armateur
Roscoff : le dragon de garde d’une maison d’armateur

Roscoff : une vielle demeure comme il y en a tant dans la ville
Roscoff : une vielle demeure comme il y en a tant dans la ville

Mais continuons notre périple …

L’île Callot jouit d’une position privilégiée en plein milieu de la baie de Morlaix qu’elle partage en deux parties, l’estuaire de la Penzé à l’ouest et la « rade de Morlaix » à l’est où aboutit la rivère de Morlaix (admirez la subtilité des cartographes qui placent la rade de Morlaix comme un sous-ensemble de la baie de Morlaix). L’île est située au large de Carantec, petite cité balnéaire et familiale,  dont elle fait partie administrativement.

Sur la carte du GéoPortail, une route semble relier le continent à l’île en permanence, mais il n’en est rien. Presqu’île lorsque la mer descend, Callot n’est accessible à pied sec par une chaussée submersible qu’à certaines heures, en gros de deux heures avant la marée basse jusqu’à deux heures après. Mais cette durée dépend du coefficient de la marée. Il faut donc se montrer patient si l’on veut s’y rendre en voiture.

La chaussée pour se rendre sur l'île Callot
La chaussée submersible pour se rendre sur l’île Callot

Pour ceux qui sont pressés, il existe un itinéraire par les bancs de sable qui constituent la véritable passe entre l’île et le continent (c’est la Passe aux moutons) et que l’on voit sur la photo ci-dessous au niveau des deux petites îles à gauche. Par là, on gagne un peu de temps car le chemin est découvert pendant six heures, mais il faut connaître, les risques d’enlisement ne sont pas négligeables. Alors, mieux vaut se renseigner pour arriver au bon moment et emprunter la chaussée carrossable. Et surtout pour éviter ça (article dans Le Télégramme) !

Sur cette image aérienne du GéoPortail, on distingue nettement les deux passages possibles : le direct et la Passe aux Moutons (à gauche par le petit îlot)
Sur cette image aérienne du GéoPortail, on distingue nettement les deux passages possibles : le direct et la Passe aux Moutons (à gauche par le petit îlot)

Depuis quelques années, la circulation des voitures est limitée sur l’île et les visiteurs doivent abandonner leur véhicule dans deux parkings aménagés. Bonne mesure (ça n’existait pas de mon temps !) qui permet de profiter d’un environnement plus calme. Seuls les riverains peuvent circuler.

L’article de wikipedia consacré à Carantec nous précise : « L’île Callot, accessible depuis le continent par une chaussée submersible qui permet de franchir la « Passe aux moutons », s’étend sur 2,125 km de long et mesure de 150 à 300 m de large. L’île est composée de deux îlots de granite reliés par un cordon dunaire. C’est une terre pleine de charme qui est essentiellement constituée de petites criques, de dunes, d’ajoncs, de champs et de pâturages et qui offre aussi des plages. La pointe nord permet de découvrir enfin un paysage partagé entre les dunes sauvages et les ensembles de massifs granitiques battus par les vagues. Le granite de l’île Callot, réputé pour sa qualité et sa quantité a servi pour la construction de nombreux monuments de la région dont le Château du Taureau, la Manufacture des tabacs de Morlaix, les églises de Henvic, Taulé, Guiclan, Plouezoc’h et les traces des anciennes carrières demeurent visibles. »

Le coeur de l’île, c’est la chapelle dédiée à Notre-Dame de Callot, en breton Itron Varia ar Galloud, ce qui signifie Dame Marie de toute puissante. Voila l’origine du nom Callot et aussi pourquoi la statue de la Vierge dans la chapelle est sous-titrée Virgo Potens (Vierge toute puissante). Le clocher de la chapelle est inscrit aux monuments historiques depuis 1914, mais pas le reste du bâtiment :

« Le clocher de la chapelle se compose d’une tour à parements unis avec un campanile accessible par un escalier circulaire et dont la balustrade d’appui est portée en encorbellement, formant en quelque sorte le départ de ce campanile à jour dont les piliers parallèles constituent le beffroi des cloches. »
La chapelle ND de Callot et son clocher inscrit aux monuments historiques
La chapelle ND de Callot et son clocher inscrit aux monuments historiques
Au sommet de l'île, la chapelle ND de Callot domine tout le paysage
Au sommet de l’île, la chapelle ND de Callot domine tout le paysage
Un résumé de l'hisoire de l'île à droite en français
Un résumé de l’hisoire de l’île à droite en français. Le texte en breton à gauche raconte autre chose : selon cette inscription, le pape Grégoire VI accorda en 1840 une indulgence plénière aux fidèles qui se confessent et communient dans la chapelle Notre-Dame-de-Callot.
L'intérieur de la chapelle
L’intérieur de la chapelle. Les boiseries seraient classées depuis 1994, mais je n’en ai pas trouvé trace.

Nous poursuivons la balade sous un temps nuageux, ce qui donne un ciel « cramé » sur les photos. Le traitement des images en « raw » permet de récupérer un peu de matière, mais c’est au détriment du bruit de luminance car j’ai du fermer un peu le diaphragme pour éviter la surexposition du ciel.

Séquence émotion : le bateau, c'est l'"Oiseau des îles" sur lequel je suis, jadis, allé à la pêche.
Séquence émotion : le bateau, c’est l' »Oiseau des îles » sur lequel je suis, jadis, allé à la pêche. Il doit être remisé là depuis longtemps …

C’est triste, un bateau qui meurt, mais ça donne de belles images de textures et de belles couleurs …

Détails d'écailles
Détails d’écailles
Les plantes à l'assaut de la coque du moribond
Les plantes à l’assaut de la coque du moribond

Mais le temps passe et nous devons continuer notre route : retour donc vers le parking et la voiture qui nous attend sagement.

Un dernier panoramique avant de quitter l’île : pas de souci pour rejoindre le continent, la mer est au plus bas, la chaussée sera bien dégagée et presque sèche !

bretagne_juin_13-204
Que de baignades sur cette plage bien abritée quand le vent souffle de l’ouest. Sinon, on se baigne sur celle située de l’autre côté du cordon dunaire, face à Saint-Pol-de-Léon.

Après avoir quitté Carantec et longé la rivière de Morlaix par la route dite « de la corniche », nous reprenons la voie express en direction de l’ouest. Mais au premier échangeur, nous faisons une petite halte à Saint-Thégonnec pour admirer ce qui est sans doute un des plus beaux enclos paroissiaux de la région (quoique ! celui de Pleyben est assez bien aussi).

L'enclos paroissial de Saint-Thégonnec
L’enclos paroissial de Saint-Thégonnec
Je ne sais pas qui c'est, mais ils étaient beaux sous le soleil qui se montrait enfin
Je ne sais pas qui c’est, mais ils étaient beaux sous le soleil qui se montrait enfin

Petit nota bene : je suis tombé par hasard sur une thèse de 1975 relative à l’Étude morphologique et sédimentologie de l’île Callot en Carantec (Finistère). Très instructive bien sûr et aussi révélatrice des progrès effectués depuis 40 ans dans la présentation des documents ! (je ne me prononce pas sur le contenu qui m’échappe complètement).

1975 – Auteur(s) : Loarer Ronan
Résumé : Partant de l’originalité de la position charnière de l’île Callot dans la baie de MORLAIX, l’étude est centrée d’une part sur la morphologie des renflements et autres affleurements rocheux formant l’épine dorsale de l’île et d’autre part sur la sédimentologie des accumulations de l’île et de la « Passe ».
La nature et les causes de l’évolution des pointements rocheux et des isthmes les réunissant ainsi que l’ensemble complexe des accumulations séparant Callot du continent sont détaillés.
Une reconstitution chronologique est proposée en conclusion. 

 

Photos et iPhone

Depuis que j’étrenne mon iPhone, je ne peux pas m’empêcher d’utiliser la fonction « panoramique » de son appareil photo. Je la trouve très efficace et bien pensée : on prend la photo comme si on réalisait un panoramique vidéo en balayant le paysage de gauche à droite. Une flèche sur l’écran guide le mouvement. L’appareil se débrouille pour découper le mouvement de rotation en photos successives qui sont automatiquement assemblées. Le montage est généralement bien fait pour peu que le mouvement ait été fait de manière régulière sans trop déraper du trajet de la flèche.
Voici deux exemples récents :

La presqu’île de Kermorvan vu depuis le port du Conquet
photo_3_DxO
Position : N 48.360084, W 4.778452

La pointe de Corsen avec, sur la droite, le CROSS Corsen et devant, l’ombre du photographe !
photo_1_DxO
Position : N 48.414533, W 4.795339. C’est la pointe la plus occidentale de la France métropolitaine.

Bon ! il y a des défauts, les images sont un peu bruitées mais c’est la faute aux basses lumières que l’appareil a compensées en augmentant la sensibilité. Et puis, le pavage du quai est un peu zigzaguant sur la gauche. Bien sûr, avec Photoshop et Photomerge, on aurait pu faire sans doute mieux, mais cela aurait demandé beaucoup plus d’effort, comme ci-dessous avec ce panoramique du Nez de Jobourg (Canon 600d et Photomerge sur deux photos).

nez_de_jobourg

Position : N 49.671822, W 1.941104

Nota : les positions sont données en « système géographique » et en degrés décimaux. Ce système correspond sur le GéoPortail au système légal du RGF 93 et sur d’autres sites comme Google Maps au WGS 84. A peu de choses près, on obtient les mêmes valeurs.

Pourquoi je suis passé au format RAW ?

Jusqu’au milieu de cette année, je  faisais mes photos en JPEG avec le sentiment de passer parfois à côté de quelque chose, en lisant les conseils et expériences de photographes aguerris tous favorables au format Raw. Ma réticence tenait à deux raisons principales :

– la place occupée par des fichiers de plus 20 Mo pièce,

– la nécessité d’acquérir une compétence dans le développement des fichiers Raw pour pouvoir exploiter à minima ses photos.

Donc, comme le jeu ne me paraissait pas en valoir la chandelle étant donné mon niveau photographique, je me contentais de tirer en JPEG et cela me convenait parfaitement. Tout cela, c’était avant que je découvre Lightroom et son flux de travail absolument génial : l’original de la photo n’est jamais modifié, tous les traitements sont simplement enregistrés et « rejoués » à chaque appel de la photo. Donc, ça libère de la nécessité de jongler avec des versions plus ou moins modifiées et améliorées.

De plus, Lightroom dispose d’un module de développement intégrant Camera Raw et très bien pensé en terme d’ergonomie et de performances. Cela m’a incité à aller voir comment tout cela fonctionnait et à me faire mon idée personnelle sur la question.

Quelques essais plus tard, je n’avais plus aucun doute sur l’intérêt du Raw en raison des traitements et des « rattrapages » possibles et comme tout cela rentrait dans le cadre d’un flux de travail très opérationnel avec Lightroom, j’ai franchi le cap.

Et comme ça me prend beaucoup plus de place sur les disques durs, eh bien ! je fais plus de tri à chaque séance.