En photos : six musées et cinq expositions

Le mois de juillet avait commencé, en son premier jour, par la découverte de la maison des Arts et Métiers à la Cité U, bâtiment transformé en fresque géante par une centaine de street-artistes. La suite du mois nous a permis de visiter six musées et de parcourir cinq expositions.

Petit compte-rendu rapide en photos (les liens dans les sous-titres renvoient vers les sites officiels … tant qu’ils resteront valides en ce qui concerne les expositions).

Continuer la lecture de « En photos : six musées et cinq expositions »

Les Grands Voisins : de l’hôpital à l’utopie

C’est à l’occasion de l’annonce d’un week-end portes ouvertes sur les ateliers d’artistes du 14ème arrondissement que j’ai appris l’existence des Grands Voisins. Plus particulièrement il était proposé un parcours street-art dans cette fabrique de biens communs qu’est devenue depuis plusieurs mois l’enceinte de l’ex-hôpital Saint-Vincent-de-Paul.

Les Grands Voisins

Sur le site de l’opération, on trouvera toutes les explications sur le projet, son organisation, ses moyens de fonctionnement (son modèle économique). Continuer la lecture de « Les Grands Voisins : de l’hôpital à l’utopie »

La Cité U livrée au street-art

Avant sa réhabilitation, la maison des Arts et Métiers de la Cité Universitaire de Paris a été transformée en galerie (exposition Rehab 2). Une centaine d’artistes ont été invités par le studio de création Bitume à transformer l’intérieur du bâtiment en exposition de street-art très éphémère (tout l’intérieur du bâtiment doit être détruit à partir du 16 juillet) .
Dans la presse, on parle de sept univers faisant appel à des inspirations et des techniques différentes. En pratique, chaque espace du bâtiment, couloir, escalier, palier, accueille une oeuvre originale : très éclectique, l’ensemble dégage une énergie de création et d’originalité, renouvelant ainsi un art qui, en d’autres lieux, louche parfois vers l’embourgeoisement.

La preuve en images (avec une vidéo à la fin).

Continuer la lecture de « La Cité U livrée au street-art »

Le Baroque des Lumières

Encore une exposition sympathique à parcourir, cette fois au Petit Palais : Le Baroque des Lumières, sous-titrée Chefs-d’oeuvre des églises parisiennes au XVIIIe siècle. La page du site web du Petit Palais consacrée à cette exposition la présente ainsi :

La peinture française du XVIIIe siècle évoque davantage les raffinements de la fête galante et du portrait que la rhétorique de la grande peinture religieuse. En dehors de la période du Salon, c’est pourtant dans les églises de Paris que l’on pouvait alors admirer la peinture contemporaine : les artistes ne négligèrent donc pas de s’y montrer sous leurs meilleurs pinceaux.

Continuer la lecture de « Le Baroque des Lumières »

Color Run à Paris

Il y a deux ans, presque jour pour jour, nous avions assisté à la Color Run de Paris.

Cette année, rebelote : même temps ensoleillé, un peu frais et venteux, même ambiance … colorée. Toujours les mêmes couleurs, jaune, bleue, verte et rouge, jetées sur les color runners.

Cependant, même sans les colorants, les Rives de la Seine restent un décor magique dont je ne me lasse jamais. Continuer la lecture de « Color Run à Paris »

Dessiner le quotidien au Siècle d’or hollandais

Pendant qu’au Louvre, Vermeer écrase de son génie ses colocataires de l’exposition Vermeer et les maîtres de la peinture de genre ainsi que Valentin de Boulogne qui s’échine à réinventer Caravage, il ne faut surtout pas rater, à l’étage au-dessus, l’exposition Dessiner le quotidien – La Hollande du siècle d’or.


Continuer la lecture de « Dessiner le quotidien au Siècle d’or hollandais »

Mes plus belles femmes du Louvre

Je ne suis pas sûr que ma manière de célébrer la journée des droits des femmes (8 mars) soit la plus engagée. Quoique ! Montrer les plus belles femmes du Louvre permet indirectement de faire passer le message que les femmes artistes y sont moins bien représentées que les hommes. C’est un fait qu’au Louvre, on est bien loin  de l’égalité hommes-femmes mais je n’ai pas de statistiques précises. Par contre, parmi les modèles, il y a sans nul doute une meilleure répartition, on peut se consoler avec ces données-là !

Femme se peignant par Salomon de Bray

Continuer la lecture de « Mes plus belles femmes du Louvre »

Expo Vermeer, ce que vous ne verrez pas au Louvre

À partir du 22 février et jusqu’au 22 mai, le musée du Louvre propose une exposition sur Vermeer et les maîtres de la peinture de genre, en coopération avec la National Gallery of Ireland à Dublin et la National Gallery of Art à Washington.

Une douzaine d’œuvres de Johannes Vermeer seront exposées, accompagnées d’autres tableaux réalisés par des contemporains, pour illustrer l’âge d’or de la peinture hollandaise. La peinture de genre se consacre à la représentation des scènes anecdotiques ou familières, mais, au-delà du talent de l’artiste, il faut savoir également en décrypter le symbolisme caché.

Parmi les peintures de Vermeer qui sont connues, il en est – au moins – deux qu’on ne pourra pas admirer à Paris mais que j’ai eu le plaisir de voir et de photographier il y a un peu moins d’un an lorsque nous avons « périplé » vers le nord à la rencontre de Jheronimus Bosch. Ces deux tableaux sont exposés au Mauritzhuis à La Haye (Pays-Bas) et, sans doute, le « Cabinet royal de peinture » ne lâche-t-il pas ses tableaux facilement, pour éviter une chute de sa fréquentation …

Pour vous éviter un voyage vers les Pays-Bas, je ne résiste pas au plaisir de vous les montrer.

Il s’agit de la Jeune fille à la perle, considérée comme un chef-d’œuvre de Vermeer.

La Jeune Fille à la Perle de Johannes Vermeer – Mauritzhuis, La Haye

Le second tableau est la Vue de Delft. C’est un des deux seuls paysages peints par Vermeer (l’autre est la Ruelle).

Vue de Delft par Johannes Vermeer – Mauritzhuis, La Haye

S’ils ne font pas le voyage de Paris, c’est peut-être aussi parce qu’ils ne sont pas tout à fait représentatifs de la peinture de genre ?

 

 

 

Frédéric Bazille, putain de guerre !

Toutes les guerres sont à vomir. Dans l’imaginaire collectif, certaines sont cependant plus héroïques que d’autres, ce sentiment étant scrupuleusement entretenu par ceux qui n’en ont pas souffert et s’y sont enrichis, en vue de bien préparer la suivante.

Par contre, celle de 1870, qui annonçait déjà « La Grande », a été bien ridicule, laissant deux empereurs, pitoyables épaves de l’ancien temps, s’affronter par l’intermédiaire des peuples qui auraient eu bien d’autres choses à faire que s’étriper.

Elle n’a pas duré bien longtemps cette guerre, juste le temps de faire deux à trois cent mille victimes. Parmi elles, un jeune peintre particulièrement talentueux, Frédéric Bazille, qui s’est engagé sans doute par dépit ou pour prouver à sa famille qu’il valait quelque chose… Il est tué lors de son premier assaut.

Le musée d’Orsay rend hommage à Frédéric Bazille

Continuer la lecture de « Frédéric Bazille, putain de guerre ! »