Fernand Khnopff, un symboliste au Petit Palais

Les expositions du Petit Palais, musée des beaux-Arts de la Ville de Paris, sont souvent intéressantes et abordent des thématiques variées. En ce début d’année 2019, j’ai renouvelé ma carte Paris Musées et je l’ai immédiatement testée en parcourant les deux expositions en cours.

La première nous mène dans une rétrospective de l’œuvre de Fernand Khnopff, maître du symbolisme belge (1858-1921), avec une centaine de pièces emblématiques de son esthétique complexe. Dans l’intitulé de l’exposition, il est qualifié de maître de l’énigme, sans doute pour attirer un peu plus les foules.

« Renonçant à la chronologie, la scénographie aborde les grands thèmes qui parcourent l’oeuvre de Khnopff, des paysages aux portraits d’enfants, des rêveries inspirés des Primitifs flamands aux souvenirs de Bruges-la-morte, des usages complexes de la photographie jusqu’aux mythologies personnelles, placées sous le signe d’Hypnos. »

On entre dans l’exposition par une sorte de reconstitution de sa maison-atelier de Bruxelles qu’il fit construire en 1900 et qu’il appelait son Temple du Moi.  Drôle de type, sans doute un peu imbu de sa personne mais tout de même très talentueux.

Le tableau en exergue de l’article, Des caresses mais aussi appelé L’Art, est la plus célèbre et la plus emblématique des œuvres de Khnopff. La sphinge qui fait la bise à Œdipe porte les traits de Marguerite la sœur bienaimée de l’artiste qui lui a longtemps servi de modèle.

Le grand talent de Fernand s’exprime parfaitement dans les différentes thématiques exposées. Mais je ne peux m’empêcher d’être intrigué par certains aspects de son inspiration : sa sœur Marguerite qui est quasiment son unique modèle féminin, son obsession de la figure du dieu du sommeil Hypnos (mais on est en plein symbolisme n’est-ce-pas ?), son rejet officiel de la photographie naissante alors qu’il l’utilise « en douce ». Et surtout sa vision de la femme, qui peut être tour à tour séductrice, tentatrice, objet de désir ou symbole de la débauche, sphinx ou ange. 

Mais bon ! on peut être un peu misogyne et talentueux à la fois et c’est bien cette dernière facette de sa personne qui peut guider vos pas vers le Petit Palais.

 

Pour en voir un peu plus, aller sur ma galerie photo : Fernand Khnopff au Petit Palais

Dans un prochain article, je vous rendrai compte de ma visite à la seconde exposition du jour, celle consacrée à Jean-Jacques Lequeu. Un sacré zig, celui-là aussi.

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