Trois jours à Bruxelles

Quand tout le monde se précipite vers le sud ou l’ouest, nous, en cette fin juillet, nous prenons la direction du nord, vers la capitale belge. Bruxelles vient de célébrer la fête nationale (le jeudi 21 juillet) et s’installe dans un long week-end …

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Le Secret de La Licorne – page 03 case C2

vendredi 22 juillet

1 heure 23 minutes de Thalys entre la gare du Nord et la gare du Midi, cela va très vite. On a même droit à un café croissant.

Pour nous déplacer à Bruxelles, nous avons choisi les transports en commun, métro, bus, tramway, qui sont bien cools dans ce contexte estival. Nous avons retenu une chambre à l’Hôtel Chambord, situé près de la Porte de Namur, en limite sud du Pentagone qui est le cœur historique de la ville. Je ne mets pas de lien vers le site de l’hôtel, car il ne mérite pas trop le détour (problèmes avec le wifi et avec la climatisation, ce qui est inadmissible dans un établissement qui revendique ***).

Allez ! une petite carte uMap pour suivre nos étapes :

  • en bleu, le premier jour ;
  • en vert le deuxième jour ;
  • en brique, le troisième jour ;
  • en jaune, les points multijours.


Voir la carte en plein écran, c’est mieux !

Après avoir déposé nos bagages à l’hôtel, nous nous dirigeons vers Ixelles pour suivre le circuit Art nouveau proposé par le Routard (on a beau faire et être ouvert aux nouveautés, c’est toujours vers cette collection de guides que nous revenons). Le temps est médiocre, nuageux, gris et lourd.

Laissons la place aux photos.

Il est l’heure de se sustenter et notre guide (papier) nous suggère un restaurant situé dans un ancien magasin qui a conservé une magnifique architecture intérieure et dénommé à juste titre La Quincaillerie (dernière photo ci-dessus). Plats du jour avec filet de daurade, en dessert, mousse au chocolat blanc et crème brulée.

Ensuite, c’est la visite du Musée Horta, du nom de l’architecte Victor Horta, qui fut le pape de l’Art nouveau à Bruxelles au début du 20ème siècle. Pas de photos, c’est rigoureusement interdit. La visite de la maison (en fait il s’agit de l’ancien atelier attenant à la maison d’habitation toujours occupée par la famille) est intéressante, certains pièces sont surprenantes, l’ensemble reste, malgré le raffinement du décor, à dimension humaine. Lors de notre balade du matin, nous avons pu admirer certaines de ses réalisations ou celles de ses disciples. Mine de rien, quatre de ses maisons sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco.

Retour en tramway vers le Pentagone, nous passons au pied du Palais de Justice, devenu au fil des ans une horreur architecturale bien dégradée. Nous nous arrêtons devant les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique qui regroupent 6 établissements différents : nous nous contenterons de visiter le musée des grands Maîtres, consacré aux peintures du 15ème au 18ème siècle.

En fin d’après-midi, Iza va déposer ses tableaux à l’atelier où aura lieu l’exposition à laquelle elle participe. Je fais un petit tour vers la Grand-Place, assaillie par les touristes. On a l’impression que Bruxelles, pour les Japonais, se résume à ce quadrilatère et au Mannekens-Pis… Pitoyable. Je prends une bière à Goupil Le Fol puis vais retrouver Iza Place Fernand Cocq où nous avons prévu de dîner au restaurant Volle Gas. Moules frites pour moi, waterzooï de poissons pour Iza. Retour à pied vers la Porte de Namur et l’hôtel.

samedi 23 juillet

Le temps est toujours gris, dommage. Nous rejoignons le quartier des Marolles en empruntant un petit bout de tramway puis l’ascenseur des Marolles (très moche) qui permet d’effacer la différence d’altitude entre la place Polaert devant le Palais de Justice et la rue de l’Épée, notre entrée dans les Marolles.

Comme le dit Wikipedia, c’est un quartier populaire, historique et touristique, qui inclut en particulier la place du Jeu de Balle bien connue pour son marché aux puces qui a lieu tous les matins (c’est là que Tintin découvre la maquette de la Licorne), la rue Haute, la rue Blaes et la cité Hellemans. Aujourd’hui encore ce quartier bruxellois est habité par des artisans, des travailleurs étrangers et des personnes âgées. Plus d’un tiers des habitations sont des logements sociaux. Cependant le quartier est en bonne voie de boboïsation.

Par la rue de Rollebeek, nous poursuivons notre balade jusqu’à la Grand-Place et essayons d’échapper à la foule en faisant une pause désaltérante À La Mort-Subite (moi, un nom comme celui-là, ça me parle !).

La cohue du quartier ne nous incite pas à chercher ici la halte du déjeuner et nous décidons de pousser jusqu’au quartier de Sainte-Catherine via la place de Brouckère, haut-lieu de Bruxelles, et le magnifique Hôtel Métropole, palais de l’Art Nouveau.

Le quartier Sainte-Catherine est l’ancien quartier des ports, longeant des canaux qui ont été comblés depuis longtemps. mais il y a toujours une âme populaire et commerçante. Nous déjeunons au restaurant Le Pré salé, rue de Flandres, accueillis par un patron très volubile. Nourriture correcte mais sans plus : stroemp saucisse pour moi, croquettes aux crevettes pour Iza.  Nous poursuivons jusqu’à Bruxelles les Bains, installé sur le quai des Péniches. Quelques fresques murales le long des quais.

Retour en métro vers l’hôtel où nous nous préparons pour rejoindre la petite exposition où Iza expose ses toiles inspirées de Klimt.

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À gauche, les deux peintures d’Iza à la manière de Klimt, à droite, une oeuvre personnelle

C’est l’occasion de faire quelques photos inspirées par l’atmosphère de l’atelier …

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dimanche 24 juillet

Aujourd’hui, le ciel est limpide, la lumière est magnifique. Il fait bon, le temps est beaucoup moins lourd que la veille. Nos pas nous dirigent vers le Jardin botanique situé au nord du Pentagone.

Ensuite, direction le Parc du Cinquantenaire, aménagé à la fin du 19ème siècle pour célébrer les 50 ans d’indépendance de la Belgique. On y trouve un Palais du Cinquantenaire construit autour d’une monumentale porte à trois arches. Avant d’y pénétrer, petit détour par la Maison Cauchie située pout près.

Nous prenons un peu de temps pour visiter les Musées royaux d’art et d’histoire : c’est le « musée ethnographique » où Tintin vient chercher des renseignements sur le fétiche « arumbaya »  de l’Oreille cassée. Le fétiche y est bien, il n’a pas l’oreille, mais le pied cassé. Il est situé non loin de la momie qui a inspiré Hergé pour illustrer Rascar-Carpac.

Ce musée couvre l’Antiquité, les civilisations non européennes, l’archéologie nationale (belge), les arts décoratifs européens. Il est très étendu, les nombreuses collections sont très intéressantes et il faut certainement le parcourir à de nombreuses reprises pour tout voir.

En sortant du musée deux petites heures plus tard, nous nous restaurons à la pizzéria Preggo située Place Jourdan qui semble être un lieu très animé avec son marché, sa baraque à frites (l’historique Maison Antoine) et ses nombreux bars et restaurants.

Retour à l’hôtel en bus, nous récupérons nos bagages et prenons tranquillement la direction de la gare du Midi. Nous passons par la Grand-Place pour profiter de la superbe architecture du centre ville sous une plus belle lumière qu’hier.

Dernière halte rafraichissements au café restaurant Le cercle des voyageurs. Retour à Paris en un clin d’oeil.


Pour en voir plus :