À 100 ans de distance, Paris éternelle

Voici une comparaison de deux vues parisiennes à 100 ans de distance, qui montre que certains paysages urbains ne se modifient pas beaucoup. Ce sont les personnes qui évoluent le plus.

Les points de vue ne sont pas tout à fait identiques :

– dans le jardin du Luxembourg, le banc où est assis le monsieur en haut de forme n’existe plus, mais il était situé plus près la rambarde, au niveau des trois arbres de droite les plus éloignés (qui semblent exister encore). J’aurais du m’avancer de quelques pas, mais mon souvenir de cette photo d’Auget était insuffisant, j’ai shooté un peu au hasard. Par contre, ce sont toutes les deux des photos hivernales …

Jardin du Luxembourg
Jardin du Luxembourg – à gauche Atget (1900), à droite, moi (2013)

– le long de la Seine, je ne suis pas sûr qu’on puisse se positionner là où se trouvait le photographe de 1920 : les quais « haut » ont du s’avancer vers le lit de la Seine pour laisser plus de place aux bagnoles sur le quai des Tuileries. De plus, la photo actuelle a été prise il y a déjà quelques mois, la correspondance géographique n’est qu’approximative.

La Seine, quai des Tuileries - à gauche en 1920, à droite en 2012
La Seine, quai des Tuileries – à gauche en 1920, à droite en 2012

Une vue encore plus ancienne, dénichée dans un musée de Los Angeles, peinte par Jean-Baptiste Raguenet.

Jean-Baptiste Raguenet (French, 1715 – 1793)
A View of Paris with the Ile de la Cité, 1763, Oil on canvas
Unframed: 44.5 x 81.9 cm (17 1/2 x 32 1/4 in.)
Framed: 62.2 x 98.7 x 6 cm (24 1/2 x 38 7/8 x 2 3/8 in.)
The J. Paul Getty Museum, Los Angeles