Pour une randonnée pédestre de reprise printanière, nous avons choisi la forêt de Fontainebleau, plus particulièrement sa partie nord aux alentours de Bois-le-Roi. Le circuit que nous avons parcouru fait environ 13 kilomètres de long pour trois à quatre heures de marche. Il présente l’intérêt de passer par un chaos rocheux intéressant, le Rocher Canon, de faire découvrir l’étonnant système de drainage des marais de la Mare aux Évées et de finir par les bords de Seine avec ses villas « Affolantes ».

Forêt de Fontainebleau – Bois-le-Roi

Le ciel bleu est de la partie, l’air est juste un peu frais, ce sont d’excellentes conditions pour reprendre contact avec la forêt où nous n’avons pas randonné depuis deux ans et demi !

Ci-dessous notre trace GPS avec tous les détours (il y a même une petite icône pour afficher le profil en long)… Nous l’avons parcourue dans le sens des aiguilles d’une montre, pour affronter le Rocher Canon au début de la marche.

Pour voir la carte dans un nouvel onglet.

Bon ! Il ne faut pas exagérer, le chaos en cause n’est pas l’Everest, il se franchit très facilement, à peine de quoi se coincer la chaussure entre deux roches ou se cogner la tête sous une autre. Ce doit être très fréquenté pendant les week-ends car nous avons croisé pas mal d’apprentis varappeurs s’exerçant sur les nombreuses voies balisées.

Au sortir du Rocher, nous marchons en direction du nord sur deux kilomètres. Le paysage change progressivement et de la plaine sableuse nous passons aux marais. C’est d’ailleurs ce qui a conduit au milieu du 19e siècle à la réalisation de travaux de drainage d’une partie de cette zone. Des canaux ont été creusés en forme de toile d’araignée, sur une vingtaine de kilomètres cumulés, pour venir alimenter la Mare aux Évées, créée de toute pièce pour recueillir l’eau de drainage.

© Géoportail – IGN – La Mare aux Évées

La zone où se développe la toile d’araignée de canaux est plantée, depuis l’origine, de chênes pédonculés mais aussi de divers chênes américains, de sapins, d’épicéas et surtout de très beaux cyprès chauves. Nous avons à nouveau changé de paysage, ici on se croirait dans la forêt boréale du Québec (avec un peu d’imagination).

Sur la carte ci-dessus, on note la présence d’un ancien puits de pétrole près duquel on passe effectivement.

En quittant la mare, le terrain remonte lentement jusqu’à la Table du Roi qui est le point culminant de notre randonnée. Cet ouvrage date au moins de 1723, comme l’atteste une date gravée sur un des pieds, et est inscrit aux monuments historiques depuis un siècle.

Le carrefour routier tout proche nous ramène à la réalité, heureusement des feux tricolores facilitent la traversée pour les piétons. De là, nous descendons vers la Seine en empruntant un sentier, très caillouteux sur sa partie finale. Une promenade de deux petits kilomètres longe le fleuve et offre des vues sur les Affolantes, villas de luxe construites entre 1830 et 1914 pour la villégiature de la bourgeoisie industrielle melunaise et parisienne, facilitée par l’arrivée du chemin de fer.

Il ne nous reste plus qu’à remonter jusqu’à la gare de Bois-le-Roi le long de l’avenue Paul Doumer, ces 600 derniers mètres ne sont pas les plus agréables mais la pause rafraichissante sur la place de la Gare les fait vite oublier.

Excellente balade, le point fort de ce parcours réside dans la variété des paysages rencontrés sur une douzaine de kilomètres, ce qui était parfait pour une reprise de contact cette belle région.


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