La Réunion en novembre 2013 : quand le cirque est fini.

Dimanche 10 novembre 2013

Nous avons passé une bonne nuit dans notre chambre sous les combles, ça nous change du confort plus spartiate des gîtes de Mafate. C’est un autre monde, vraiment, là-bas au fond du cirque ! Mais l’expérience vaut la peine d’être vécue.

La vue, plus urbanisée, depuis notre appartement à l'Archipel
La vue, plus urbanisée, depuis notre appartement à l’Archipel

Aujourd’hui, c’est une journée de repos : piscine le matin, Skype avec les Deux-Sèvres à midi, taboulé …

La piscine de l'Archipel
La piscine de l’Archipel

Puis l’après-midi, nous faisons une virée sur Saint-Gilles que nous retrouvons avec plaisir. La plage est ultra surveillée en raison des requins, à beaucoup d’endroits le long de cette côte, la baignade est interdite, de grands panneaux d’information sont installés partout.

Cornet de glace 3 boules chez Marie B., pas mal du tout.
Puis, nous poursuivons la route le long des plages : L’Ermitage-les-Bains, la Saline, nous poussons même jusqu’à Saint-Leu : horreur, le Zat est fermé ! Mais partout, trop de bagnoles, impossible de trouver une place de parking, les plages doivent être aussi bondées.
Retour à l’hôtel, nous organisons nos prochaines journées.

Nos prochaines visites
Nos prochaines visites

Lundi 11 novembre 2013

Nous avons programmé une petite randonnées autour de Grand Etang, une retenue d’eau située dans les contreforts du Piton des Neiges, au-dessus de Saint-Benoît. Les retenues d’eau sont rares à La réunion, en raison de la perméabilité importante des sols. Ici, c’est une coulée de lave qui a créé cette retenue dont le niveau est, paraît-il, très variable. Nous partons à 7h15 et nous arrivons assez vite sur place.

Comme c’est jour férié, les kiosques du parking sont déjà occupés. La randonnée complète dure 3 heures aller-retour. Le sentier pour atteindre l’étang est très caillouteux, mais le paysage est superbe. On se croirait en haute montagne comme les Pyrénées.

Grand Etang
Grand Etang

Sous un ciel limpide, la végétation joue avec ses reflets sur le plan d’eau, je m’éclate avec le filtre polarisant à chercher les couleurs les plus denses.

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Nous allons jusqu’aux cascades Annette et consoeur situées tout au bout de l’étang.

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Nous terminons le tour de l’étang et revenons au parking qui est maintenant bien rempli. Tous les kiosques sont occupés et partout on prépare la cuisine.

Nous avons décidé de monter jusqu’au point de vue de Takamaka situé à quelques ravines de là, mais il faut redescendre vers la côte pour trouver la bonne direction. Le site, là-haut, est impressionnant, on est à une sorte de convergence de ravines et de cours d’eau, dans lequel on voulait aménager un barrage dans les années 1920. Mais la nature très perméable des sols n’est pas compatible avec ce type de construction et il a fallu trouver d’autres solutions pour la gestion de l’eau.

Point de vue de Takamaka
Point de vue de Takamaka

De retour à l’hôtel, nous terminons l’après-midi par une séance piscine, clôturée par une pizza et un rosé italien (un peu acide).

Mardi 12 novembre 2013

A nouveau, nous partons tôt, car c’est la seule solution pour profiter au maximum d’un temps dégagé. Nous avons prévu d’aller jusqu’à la forêt des Makes, où une « fenêtre » permet de découvrir un panorama d’enfer sur le cirque de Cilaos. La montée par la route forestière est assez rude, mais on a l’habitude maintenant et la voiture s’en tire assez bien pour autant qu’on éteigne la climatisation. Comme il fait frais dans les hauteurs, cela ne pose pas de problème.

Le paysage est, une fois de plus, sublime. Nous découvrons, vus d’en haut, les lieux que nous avons visités l’année dernière, Cilaos, Îlet à Cordes.

Panorama sur le cirque de Cilaos
Panorama sur le cirque de Cilaos

La forêt des Makes est une forêt de cryptomérias (aussi dénommés cyprès ou cèdres du Japon), forêt qui semble largement exploitée sous le contrôle de l’ONF.

Une forêt de cryptomérias
Une forêt de cryptomérias

Lors de la redescente, nous nous arrêtons pour admirer les aires de pique-nique qui ont été aménagées le long de la route grâce à des emplois « verts » financés par la Région. Superbe, on se croirait dans un jardin botanique.

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Nos pas nous dirigent ensuite vers Entre-Deux, que nous avions ignoré l’année dernière. Mais un circuit de randocroquis vient d’y être inauguré il y a deux jours et iZa veut le tester pour en faire un compte-rendu sur son blog.

Il y a en fait deux circuits, le premier en ville démarrant à l’office du Tourisme, le second sur un sentier escaladant le Coteau Sec. L’office de tourisme est logé dans une très jolie case créole et la première étape de randocroquis est installée dans son jardin.

L'office de tourisme d'Entre-Deux, départ du circuit de randocroquis
L’office de tourisme d’Entre-Deux, départ du circuit de randocroquis

Le banc n'est pas à croquer
Le banc n’est pas à croquer

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Une partie du circuit se déroule dans l’arboretum situé en face de l’office de tourisme.

Des arbres du voyageur dans l'arboretum
Des arbres du voyageur dans l’arboretum

Un arbre à croquer
Un arbre à croquer

Nous avons retenu une table pour le déjeuner au restaurant tout proche, l’Arbre à Palabres : bien, bon, sympa ! J’essaie le rougail « andouilles », iZa reste fidèle au rougail saucisses plus classique.

Une bonne adresse pour manger à Entre-Deux, l'Arbre à Palabres
Une bonne adresse pour manger à Entre-Deux, l’Arbre à Palabres

Le deuxième circuit de randocroquis nous emmène sur le Coteau Sec, en périphérie de la ville. Nous démarrons le sentier par le bas, mais nuages et pluie menaçant, nous prenons la voiture pour aller à la dernière station située en haut du coteau d’où la vue sur le Dimitile doit être superbe … quand le temps est dégagé.

Retour à Saint-Gilles, un petit tour à la piscine, le temps se couvre, mais finalement ça se dégage dans la soirée.

(à suivre)

 

La Réunion en novembre 2013 : à Mafate

Mercredi 6 novembre 2013

C’est heureusement règlé comme du papier à musique : au petit matin, le ciel est d’une grande pureté et le soleil brille, amenant de la chaleur après la fraîcheur du soir et de la nuit. Ce matin, nous partons tôt après un petit déjeuner vite expédié mais copieux. Nous refaisons le même parcours qu’hier matin, mais cette fois-ci, nous embarquons un auto-stoppeur qui prend le soleil à la sortie du village. Il va aussi au col des Bœufs et on connaîtra tout de sa vie dans la demi-heure de montée. Nous arrivons à 7h30 là-haut et les formalités de parking sont vite accomplies. Nous nous équipons et prenons la route.

Notre trajet dans le cirque de Mafate
Notre trajet dans le cirque de Mafate

 Après le col, la descente s’engage dans un paysage stupéfiant, au pied du Grand Morne et du Piton des Neiges, dans une végétation assez basse au départ qui dégage bien la vue, puis qui cède la place à une forêt de tamarins.

La descente vers Marla
La descente vers Marla , la tache claire tout au fond à droite au pied du rempart

La descente est assez dure car le sentier est constitué de marches abruptes lorsque la déclivité devient importante, on ne peut pas régler son pas comme on le souhaite.

Un sentier parfois chaotique
Un sentier parfois chaotique

Nous traversons la Plaine des Tamarins, zone assez plate comme son nom l’indique. Nous faisons une halte photo-croquis pour profiter de la beauté et du calme de cette forêt. Les arbres semblent torturés, comme bousculés par des ouragans incessants.

Des couleurs incroyables
Des couleurs incroyables

Une forêt accueillante
Une forêt accueillante

Mais des arbres torturés
Mais des arbres torturés

comme dévastés par les cyclones
comme dévastés par les cyclones

Un grand calme
Un grand calme

Et l'inspiration
Et l’inspiration

Puis c’est la plongée vers la rivière des Galets qu’il faut franchir avant d’atteindre Marla. De longues volées de marches rendent l’avancée assez pénible (330 mètres de dénivelé). Enfin, tout en bas, la rivière que nous franchissons sur une passerelle toute neuve, près d’une stèle dédiée à Joseph Ethève.

La passerelle sur la rivière des Galets
La passerelle sur la rivière des Galets

A partir de là, je souffre, malgré une halte au bord de la rivière : je suis très fatigué, j’ai l’impression que mes muscles ne répondent pas et j’ai parfois des vertiges. Il nous faut faire plusieurs arrêts assez longs mais, vaille que vaille, nous avançons : après la maison Laclos qui est un gîte situé à l’écart de Marla, la première construction rencontrée est la chapelle. Les derniers mètres à gravir sont les plus durs, pourtant il n’y a que 200 mètres de dénivelé depuis la passerelle …

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La Chapelle de La Nouvelle et, tout au fond, l’échancrure du col des Boeufs, d’où nous venons

Encore quelques centaines de mètres et nous découvrons Marla-centre et ce que sont les gîtes de randonnée ici : des cases éparpillées sur un terrain autour d’une case centrale, au milieu d’un aimable fatras, le tout très dispersé, car ce n’est pas l’espace qui manque.

Nous arrivons au gîte des 3 Roches vers 13 heures. Notre chambre individuelle « sans sanitaires privatifs » est située dans un petit bâtiment carré divisé en quatre petits carrés :  deux carrés en diagonales sont les chambres, un troisième carré abrite les sanitaires communs, le quatrième est la terrasse qui distribue les deux chambres. Bien, fonctionnel même si ce n’est pas du luxe.

Le gîtes des 3 Roches à Marla : au centre avec le toit rouge, la case restaurant
Le gîtes des 3 Roches à Marla : au centre avec le toit rouge, la case restaurant

Nous pouvons investir les lieux après une petite attente et nous nous reposons car les corps ont un peu souffert. Ma fréquence cardiaque ne redescend pas rapidement, et je suis inquiet pour la suite du programme.
Les nuages ont envahi le cirque et, en fin d’après-midi, nous baignons dans un épais brouillard. La nuit tombe, et c’est l’heure du repas pris en commun dans la case restaurant. Nous faisons la connaissance de nos voisins de case ainsi que d’un autre randonneur qui vient d’enchaîner des randonnées cumulant 1400 mètres de dénivelée, dont l’ascension du Piton des Neiges.
A la fin du repas, c’est un ciel étoilé qui nous accompagne jusqu’à la chambre. Coucouche panier sans tarder.

Jeudi 7 novembre 2013

Le lendemain, nous devons rejoindre La Nouvelle, je me sens à peu près reposé et en état de marcher sans difficulté. Petit déjeuner à nouveau dans la case resto avec nos voisins de case et départ immédiat vers La Nouvelle. Le ciel est comme d’habitude éclatant de lumière, sans un seul nuage et le spectacle est grandiose. Quelques photos souvenirs avec les « remparts » et les montagnes en fond.

Encore un banc ...
Encore un banc …

En route ...
En route …

Nous redescendons vers la rivière des Galets mais, juste avant la maison Laclos, nous prenons le sentier sur la gauche qui nous mène à un gué sur la rivière, sentier qui présente l’intérêt d’être plus court et moins accidenté que celui qui passe par la passerelle empruntée hier.

Une végétation luxuriante
Une végétation luxuriante

Alors que nous arrivons au gué, Iza pousse un cri : « mon iPad ! je l’ai oublié sous l’oreiller dans la chambre ! »
Gros coup de déprime, le grain de sable qui vient enrayer une mécanique qui démarrait bien. Bon ! Avec quelques coups de téléphone, l’affaire s’arrange assez bien : au gîte des 3 Roches, ils ont bien trouvé la tablette à la pomme. Et finalement, comme nous sommes encore dans le coin demain, nous viendrons la chercher en faisant un aller-retour La Nouvelle – Marla dans la journée.

(Bon à savoir : le téléphone passe très bien à peu près partout dans le cirque, à partir des antennes situées au Maïdo).

La rando se poursuit dans un décor très sympathique et changeant. Pas trop de dénivelés avec des marches, un sentier qui suit à peu près les courbes de niveau, souvent à l’ombre. Bref ! Nous arrivons à La Nouvelle vers 11 heures. C’est un village beaucoup plus grand que Marla, où les cases sont beaucoup plus serrées, parce que l’îlet est situé sur un plateau dont l’espace est mesuré. Nous trouvons notre gîte (Yvon Gravina) et bien qu’il soit trop tôt, la gérante nous installe dans notre chambre. Même architecture en carrés qu’à Marla ! Nos voisins de case arrivent bientôt, des jeunes moins sympathiques et plus bruyants que nos voisins d’hier.

Le gîte Yvon Gravina à La Nouvelle
Le gîte Yvon Gravina à La Nouvelle

Question santé, je me sens très bien, plus de tachycardie, j’ai beaucoup mieux géré mes efforts, mais nos muscles sont douloureux, mollets et cuisses.
Repos bien mérité pendant quelques heures puis nous allons à la découverte du village et aussi du restaurant où nous avons réservé pour les repas du soir et les petits déjeuners. Pour ce soir, pas de place au resto, mais repas à emporter, à 18:30 !
Nous flânons encore un peu dans les « rues », ce sont des sentiers engazonnés. Il n’y a bien sûr aucun véhicule automobile, mais nous avons eu droit à un survol d’hélicoptère venant apporter un chargement au bout de son filin. A peine deux minutes de vol stationnaire, puis redémarrage vers le col des Bœufs pour une nouvelle mission.
Le calme revient assez vite, car comme d’habitude, le brouillard épais est tombé empêchant tout vol.

Balade dans les "rues" de La Nouvelle
Balade dans les « rues » de La Nouvelle

Sur la place de l'îlet, à droite l'école primaire
Sur la place de l’îlet, à droite l’école primaire

Nous prenons une boisson fraîche « chez Dédé » dans la « crasse » (le brouillard est de plus en plus épais) puis rentrons au gîte vers 16h00, en croisant les petits écoliers qui retournent chez eux.

Le plafond est bas cet après-midi
Le plafond est bas cet après-midi

Repos, lecture jusqu’à l’heure du dîner, nous allons chercher notre pitance de la soirée (riz, graines, rougail saucisses, piments), accompagnée d’une dodo, d’un coca et d’une cilaos gazeuse.
Pendant la nuit, concert d’aboiements ininterrompu ! Pas étonnant qu’ils passent leur journée à dormir, les chiens de Mafate !

Vendredi 8 novembre 2013

Lever très tôt, comme d’habitude, nous déjeunons avec nos réserves (un cake breton !) et prenons la route avec un sac à dos cette fois-ci bien allégé, ce qui soulage les épaules.
Il est 6h30, le temps est beau et la température très agréable. Nous refaisons en sens inverse le chemin d’hier, mais il est tellement beau que ce n’est pas une corvée, loin de là. Des ballets d’hélicoptère dans le ciel du cirque nous intriguent, mais c’est le vol d’un avion de belle taille (pas un petit avion de tourisme) à basse altitude qui nous stupéfie, car on a l’impression qu’il va s’écraser contre les remparts.

Un DASH8 qui surveille un départ de feu
Un DASH8 qui surveille un départ de feu

Un guide accompagnant un groupe de randonneurs que nous croisons nous explique qu’il y a eu un départ de feu, sans doute volontaire, et que tous les moyens sont mobilisés en ces temps de sécheresse. Cet avion est en fait un avion de transport pouvant être transformé en bombardier d’eau (ce sont des DASH 8). L’île en posséderait deux. L’hélicoptère de la gendarmerie continuera à tourner au-dessus de Marla et des environs pendant encore quelques heures.

Un départ de feu vers Marla
Un départ de feu vers Marla

Nous sommes de retour à Marla vers 9:30, sans difficultés. La gérante du gîte nous avait dit que l’iPad serait disponible à l’épicerie du village, mais celle-ci est fermée. Nous allons donc au gîte des 3 Roches où nous retrouvons notre tablette …
Nous faisons une halte au Snack de Marla situé à l’entrée de l’îlet, avant de repartir vers La Nouvelle.
Après un voyage sans histoire sur le même sentier (toujours aussi magique) et une petite halte rafraîchissante au gué sur la rivière, nous atteignons notre gîte vers 12h30 : nous avons mis 6 heures pour faire l’aller-retour, et nous ne sommes pas trop fatigués.

Passage du gué sur la rivière des Galets
Passage du gué sur la rivière des Galets

Les nuages envahissent à nouveau le cirque, mais ils sont moins présents qu’hier et le soleil fait même quelques timides apparitions.

Les nuages ne gagneront pas aujourd'hui
Les nuages ne gagneront pas aujourd’hui

Nous avons de nouveaux voisins, des vieux un peu plus âgés que nous, qui ont l’air mécontents de ne pas avoir plus de confort. Ils sont assez bruyants, parlent fort.
Après un peu de repos, nous faisons dans la soirée le tour de l’îlet sur le sentier qui porte ce nom. Un belvédère a été aménagé au bout de l’îlet, face au piton Bronchard et à Roches Plates, d’où la vue doit être grandiose … par temps clair. Mais bon ! ce n’est déjà pas si mal.

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Le belvédère aménagé à La Nouvelle

On fait face à la partie nord du cirque de Mafate.

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Si le ciel était moins bouché, on pourrait se repérer sur le panoramique installé au bout du belvédère.

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Nous regagnons le centre du village pour une pause rafraîchissement : les 3 ou 4 bistros ne sont jamais ouverts en même temps, sans doute pour se répartir les clients et éviter la concurrence …

Ce soir, nous prenons notre dîner sur place au restaurant. Riz, graines, carri poulet, piment, planteur ! Original !

Samedi 9 novembre 2013

Nos voisins partent tôt, nous allons prendre notre petit déjeuner au resto là-haut. Le jeune homme qui fait le service (il servait déjà le repas hier soir) est toujours aussi souriant et serviable.
Nous passons au gîte charger les deux mules, puis en avant pour la remontée au col des Bœufs et ses 505 mètres de dénivelé positif (positif ! ça veut dire que ça monte). Après quelques minutes de marche, nous croisons un couple de randonneurs qui redescend et nous demande si on est bien sur la bonne route. Stupeur, vérification avec Iphigénie, effectivement nous nous sommes tous trompés ! Demi-tour et nous trouvons le bon embranchement. La montée commence, et nous nous offrons même le luxe de faire un détour par le plateau Chêne d’où la vue sur La Nouvelle est splendide. Mais une telle beauté doit se mériter car la montée est très très abrupte. Il y a deux jours j’aurais été incapable de gravir cette pente.

Vue sur La Nouvelle depuis le plateau Chêne
Vue sur La Nouvelle depuis le plateau Chêne

Puis nous regagnons le GR, traversons la plaine des Tamarins, rejoignons le sentier vers Marla que nous avions emprunté il y a 3 jours (on en profite pour le rendre).

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On ne le dirait pas, mais le sentier est bien fréquenté en ce samedi matin

Le Grand Bénare au fond
Le Grand Bénare au fond

On voit que c’est un début de grand week-end car le sentier prend des allures d’autoroute avec un trafic très intense de randonneurs descendant dans le cirque. Tellement intense que cela en devient parfois gênant, car certains d’entre eux nous cassent le rythme que nous essayons de maintenir dans la montée finale. Raide, très raide, mais ce sont les derniers pas!

Nous avons retrouvé notre couple de randonneurs du petit matin, eux n’étaient pas passés par le plateau Chêne. En redescendant vers le parking, je me rends compte que ce sont nos voisins de case d’hier soir, ce qui étonne iZa. Habilement interrogés par ses soins, ils nous disent qu’effectivement ils étaient dans le même gîte !
Nous retrouvons la voiture, le parking est bondé, nous avons bien fait de faire cette virée dans Mafate pendant la semaine, car ce week-end, ce sera sans doute beaucoup moins sympathique en bas !

Cela fait tout drôle de reprendre la voiture, nous avons vraiment l’impression de venir d’un autre monde. Nous faisons halte à Grand-Îlet pour récupérer nos bagages qui étaient restés en villégiature à la Tourte Dorée. Et nous redescendons vers la côte, et la chaleur.

Au total, depuis mercredi matin, nous avons randonné sur 25 à 30 kilomètres, ce qui ne représente pas grand-chose en distance, mais nous avons gravi (et descendu) 1640 mètres de dénivelé.

Souvenirs, souvenirs, nous déjeunons à Saint-André, au restaurant Le Cantonnais où nous avions fait notre premier repas l’année dernière, après avoir un peu tourné pour le trouver. Toujours aussi sympa, bonne cuisine, punch des îles savoureux.

Notre prochain objectif est d’atteindre la résidence Archipel à Saint-Gilles où nous avons loué un appartement jusqu’à la fin de notre séjour. Saint-Denis, la RN1 littorale, le Port, Saint-Paul, on arrive à la résidence vers 14h30. C’est un grand truc situé sur les hauteurs de la ville, dans un environnement urbanisé, mais dans un cadre à peu près correct. On sent la résidence pour Tour Operators, mais l’appartement est assez vaste avec une grande chambre à l’étage.

Dans l’après-midi, installation, courses au SuperU en face, piscine. Heureusement, il y a aussi du wifi …….. Ouf ! La civilisation !

(à suivre)

 

La Réunion en novembre 2013 : avant Mafate

Voilà, c’est reparti pour un nouveau voyage à La Réunion. Comme annoncé dans le récit de voyage de 2012, nous avons envie d’aller voir comment ça se passe dans le cirque de Mafate, qui est coupé du monde des voitures et où tout déplacement doit se faire à pied (accessoirement en hélicoptère).

Nous n’avons pas prévu de faire notre diagonale des fous à nous et de traverser toute l’île par les cirques en courant. Non ! Juste deux ou trois jours à Mafate, histoire de toucher du doigt la réalité de cet environnement avant que le tourisme de masse vienne tout gâcher. Pour le reste, nous prendrons un seul hébergement pour compléter les deux semaines de notre séjour.
Donc, en ce dimanche 3 novembre 2013, comme une mécanique bien huilée (ce qui ne m’empêche pas de stresser, parce qu’on ne sait jamais à l’avance si la lubrification est correcte), nous prenons le vol AF644 pour Saint-Denis de la Réunion. Nous avons choisi des sièges situés au centre immédiatement derrière une cloison, là où sont généralement accrochés les berceaux pour les bébés de moins de 10 kilos. Ce qui est bien le cas, non pas que je fasse moins de 10 kilos et aie le droit à un berceau, mais nous avons pour voisines une jeune maman et sa petite fille, ce qui fait que le siège situé à côté d’iZa restera vide.
IZa jouera les nounous pour occuper la gamine pendant que sa mère se restaure. Sinon, rien à signaler, le voyage dure toujours aussi longtemps et le programme de cinéma est assez médiocre.

Pour voir les lieux de cet article, cliquer sur la vignette
Pour voir les lieux de cet article, cliquer sur la vignette

Lundi 4 novembre 2013

Lundi matin, 4 novembre, nous atterrissons à destination à 7h20 et mettons en œuvre notre technique habituelle pour récupérer les bagages et la voiture en même temps. Pour la première fois, nous avons une location Budget, c’est une 207 diesel-qui-pue, mais en bon état. Moins de 45 minutes après notre arrivée, nous sommes dans la voiture avec les bagages.
Comme nous devons loger à Grand-Îlet (cirque de Salazie), nous avons toute la journée pour nous y rendre et sommes un peu dépourvus d’idée. De plus, nous sommes bien fatigués puisque nous n’avons pas dormi.
Nous avons l’intention d’aller faire quelques courses dans un centre commercial, mais nous nous rendons compte qu’ils sont tous fermés le lundi matin, aussi décidons-nous d’aller à Saint-Denis pour trouver quelque chose. Même si beaucoup de magasins sont fermés, nous retrouvons avec plaisir cette ville très agréable et trainassons jusqu’à midi.

Le flamboyant n'est pas encore en fleur
Le flamboyant n’est pas encore en fleur

Puis nous allons dans le centre commercial Duparc de Sainte-Marie (celui-la même où nous avons achevé notre séjour l’an dernier !) faire quelques emplettes. Avant de monter vers Salazie, nous faisons un détour par le bassin Bœuf, site sympathique, qui est une succession de cascades et de bassins (en fait trois bassins successifs).

C'est marqué dessus au cas où ...
C’est marqué dessus au cas où …

Pas beaucoup d'eau ni de soleil, ni de boeufs d'ailleurs
Pas beaucoup d’eau ni de soleil, ni de boeufs d’ailleurs

Vers 14 heures, nous prenons la direction du cirque de Salazie et nos souvenirs de la route sont toujours bien présents. Mais à Salazie, nous bifurquons vers Grand-Îlet qui est un peu plus éloigné que Hell-Bourg. C’est aussi un village beaucoup moins agréable, moins touristique aussi. Le gîte La Tourte Dorée ressemble plus à un petit hôtel qu’à un gîte, mais bon ! Nous avons une chambre spacieuse, mais l’ensemble des locaux et du village est assez bruyant : pour un village qui cultive son côté rural, c’est un peu raté. Sans compter que c’est un village d’éleveurs de poulets de de porcs, l’atmosphère s’en ressent … lourdement (ça me rappelle un peu la Bretagne, les jours d’épandage du lisier). Tant mieux pour le village qui a l’air d’avoir une activité économique importante et dont la proximité de Mafate attire les touristes, mais il n’y a aucun charme.

Le gîte La Tourte Dorée à Grand-Îlet
Le gîte La Tourte Dorée à Grand-Îlet

 

Le temps est couvert, pas trop chaud, dans la soirée le brouillard tombe , mais il ne pleut pas. Espérons que pour les jours qui viennent, la météo nous sera un peu favorable.
Le soir, repas à la table d’hôte avec une trentaine de convives parmi lesquels il y a toujours des messieurs-je-sais-tout irritants. Plats copieux, cuisine locale avec le riz et les graines, le poulet, le piment, le ti’punch et le rhum arrangé pour finir. Nous aussi, on est finis après ces tours de cadran sans dormir …

Mardi 5 novembre 2013

Le lendemain, c’est un beau ciel bleu sans le moindre nuage qui nous attend au petit matin. Réveil à 6:30 pour moi, soit 3:30 heure métro, mais nous avons suffisamment dormi. Petit déjeuner en face de M. JeSaisTout qui en a encore appris de bonnes pendant la nuit : selon lui, ce sont les gardiens du parking payant au col des Bœufs qui volent dans les voitures stationnées sur la route, en dehors du parking payant.
Bon ! On va aller vérifier car nous voulons voir comment ça s’organise là-haut. Montée splendide dans un décor de rêve, sous un ciel bleu éclatant. Arrivée au bout du goudron, c’est un immense parking avec un gardien qui régule tout cela.

Le parking des randonneurs au bout de la route bitumée
Le parking des randonneurs au bout de la route bitumée

Comme il n’accepte plus de voiture pour la journée, nous nous garons sur un parking plus bas et allons finalement à pied jusqu’au col des Bœufs que nous atteignons au bout de 20 minutes d’une marche très tranquille.

Le col des Boeufs et celui de la Fourche au pied du Grand Morne et du Piton des Neiges
Le col des Boeufs et celui de la Fourche au pied du Grand Morne et du Piton des Neiges

Il fait chaud et le soleil tape dur. Les paysages sont époustouflants, mais déjà on s’aperçoit que les nuages commencent à envahir les cirques, venant de la mer.

Panoramique sur le cirque de Salazie
Panoramique sur le cirque de Salazie

Au col des Boeufs, nous contemplons le chemin que nous allons suivre demain.

Marla est tout au fond
Marla est tout au fond

Départ du sentier vers Marla et La Nouvelle
Départ du sentier vers Marla et La Nouvelle

En redescendant, nous faisons halte au gîte pour récupérer la crème solaire ! Puis nous poursuivons jusqu’à Hell-Bourg, distant de 25 kilomètres de grimpette, l’idée étant de voir la ville sous le soleil, car l’année dernière, la pluie ne nous avait pas quittés d’une semelle.
Nous retrouvons donc avec plaisir cette petite ville beaucoup plus plaisante que Grand-Îlet, devenue très touristique (ou on avait oublié) et nous avons le temps d’en refaire le tour alors que le ciel se couvre petit à petit.

Dans les rues de Hell-Bourg
Dans les rues de Hell-Bourg

Des cases bien jolies
Des cases bien jolies

Un tunnel naturel
Un tunnel naturel

Les hortensias s'acclimatent très bien
Les hortensias s’acclimatent très bien

Près de la mairie à l’entrée du village, je vais contempler la statue de « l’Âme de la France » qui a connu bien des vicissitudes depuis sa création en tant que monument aux morts de la Première Guerre Mondiale.

Choquant, n'est-ce-pas ...
Choquant, n’est-ce-pas …

... pour un monument aux morts !
… pour un monument aux morts !

Nous faisons une halte « salade composée » dans un petit snack tenu par un rasta local sympa, puis regagnons notre gîte après avoir fait un détour par Mare Martin, au bout de la route après Grand-Îlet. Les points de vue promis sont splendides mais le brouillard et la pluie envahissent le cirque, ce qui refroidit un peu l’ambiance.

Au gîte, nous chargeons nos sacs à dos de rando et nous préparons pour un départ matinal demain matin, pour profiter, espérons-le, d’un beau ciel dégagé et d’un parking moins rempli … Bon ! Ils sont bien chargés nos sacs ! Avec les poches à eau de 2 litres, ils sont proches des 10 kilos, va falloir les (sup)porter !

Un petit coup de gueule pour finir : certains commerçants se montrent bien désagréables avec les touristes et les curieux qui auraient l’audace de vouloir visiter les cases ou prendre des photos. Le Gîte d’étape de Madame Parisot (c’est paraît-il le premier hôtel ouvert à Hell-Bourg et il est situé rue du Général De Gaulle) prie ces vilains parasites de rester en bas des escaliers. Merci de tout coeur à eux au nom de la promotion du patrimoine !

M'en fous, j'ai pris une photo de l'interdiction de prendre des photos
M’en fous, j’ai pris une photo de l’interdiction de prendre des photos

(à suivre)