Dans le ventre de la Fournaise | CNRS Le journal

Le Piton de la Fournaise

L’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF), sur l’île de La Réunion, permet de mieux comprendre le fonctionnement de l’un des volcans les plus actifs au monde.

Source : Dans le ventre de la Fournaise | CNRS Le journal

À voir non seulement pour se cultiver mais aussi pour les très belles photos du site ….

Les Oubliés de l’île Saint-Paul

À l’occasion d’un passage à Concarneau, nous sommes tombés par hasard sur une stèle érigée en hommage aux « Oubliés » de l’Île Saint-Paul. Cette stèle est située, face à la mer, quai de la Croix, dans un petit square qui porte le même nom, près de la station de biologie marine le Marinarium.

IMI_6744

Abandonnés sur l’Île Saint-Paul, lat 38 43’00″S, long 77 43’00″E, entre mars et décembre 19030, ces sept hommes et femmes (plus un nourrisson né en mars 1930) ont enduré les tourments de la privation et de l’isolement. Quatre d’entre eux et l’enfant n’y ont pas survécu. Ils reposent à tout jamais dans le sud de l’océan indien.

Continuer la lecture de « Les Oubliés de l’île Saint-Paul »

Tromelin : naufragés sur l’île de sable

« Plan de l’isle de sable »

Entre 2006 et 2013, les fouilles archéologiques conduites sur l’île de Tromelin ont permis de redonner la parole aux esclaves malgaches qui, à partir de 1761 et pendant quinze ans, ont vécu, abandonnés, sur ce minuscule écueil cerné par les déferlantes. Ces recherches sont emblématiques des travaux qui se déroulent depuis les années 2000 dans l’océan Indien sur les traces de l’esclavage colonial.

Source : Tromelin sur le site de l’INRAP

Il y a des documents à consulter sur la page « En savoir plus » et tout particulièrement ce texte, magnifique, d’une élève de CM2.

France Culture a diffusé le 16 mai 2016 une émission sur cette terrible histoire avec l’archéologue Max Guérout.

Ci-dessous la vidéo de l’interview.

Pour finir, un autre lien vers un reportage de La 1ère, chaîne outre-mer de France Télévisions.

logo

Observatoire du Maïdo: un œil sur l’atmosphère | CNRS Le journal

A La Réunion, l’observatoire du Maïdo ausculte l’atmosphère depuis 2013. Grâce à ses lidars, il en analyse la composition en gaz et particules. Une mission capitale à l’heure du changement climatique.

Source : Observatoire du Maïdo: un œil sur l’atmosphère | CNRS Le journal

La Réunion en novembre 2013 : quand le cirque est fini.

Dimanche 10 novembre 2013

Nous avons passé une bonne nuit dans notre chambre sous les combles, ça nous change du confort plus spartiate des gîtes de Mafate. C’est un autre monde, vraiment, là-bas au fond du cirque ! Mais l’expérience vaut la peine d’être vécue.

La vue, plus urbanisée, depuis notre appartement à l'Archipel
La vue, plus urbanisée, depuis notre appartement à l’Archipel

Aujourd’hui, c’est une journée de repos : piscine le matin, Skype avec les Deux-Sèvres à midi, taboulé …

La piscine de l'Archipel
La piscine de l’Archipel

Puis l’après-midi, nous faisons une virée sur Saint-Gilles que nous retrouvons avec plaisir. La plage est ultra surveillée en raison des requins, à beaucoup d’endroits le long de cette côte, la baignade est interdite, de grands panneaux d’information sont installés partout.

Cornet de glace 3 boules chez Marie B., pas mal du tout.
Puis, nous poursuivons la route le long des plages : L’Ermitage-les-Bains, la Saline, nous poussons même jusqu’à Saint-Leu : horreur, le Zat est fermé ! Mais partout, trop de bagnoles, impossible de trouver une place de parking, les plages doivent être aussi bondées.
Retour à l’hôtel, nous organisons nos prochaines journées.

Nos prochaines visites
Nos prochaines visites

Lundi 11 novembre 2013

Nous avons programmé une petite randonnées autour de Grand Etang, une retenue d’eau située dans les contreforts du Piton des Neiges, au-dessus de Saint-Benoît. Les retenues d’eau sont rares à La réunion, en raison de la perméabilité importante des sols. Ici, c’est une coulée de lave qui a créé cette retenue dont le niveau est, paraît-il, très variable. Nous partons à 7h15 et nous arrivons assez vite sur place.

Comme c’est jour férié, les kiosques du parking sont déjà occupés. La randonnée complète dure 3 heures aller-retour. Le sentier pour atteindre l’étang est très caillouteux, mais le paysage est superbe. On se croirait en haute montagne comme les Pyrénées.

Grand Etang
Grand Etang

Sous un ciel limpide, la végétation joue avec ses reflets sur le plan d’eau, je m’éclate avec le filtre polarisant à chercher les couleurs les plus denses.

La_Reunion_novembre_2013-138 La_Reunion_novembre_2013-139
La_Reunion_novembre_2013-141 La_Reunion_novembre_2013-140

Nous allons jusqu’aux cascades Annette et consoeur situées tout au bout de l’étang.

La_Reunion_novembre_2013-143 La_Reunion_novembre_2013-145
La_Reunion_novembre_2013-145a La_Reunion_novembre_2013-146

Nous terminons le tour de l’étang et revenons au parking qui est maintenant bien rempli. Tous les kiosques sont occupés et partout on prépare la cuisine.

Nous avons décidé de monter jusqu’au point de vue de Takamaka situé à quelques ravines de là, mais il faut redescendre vers la côte pour trouver la bonne direction. Le site, là-haut, est impressionnant, on est à une sorte de convergence de ravines et de cours d’eau, dans lequel on voulait aménager un barrage dans les années 1920. Mais la nature très perméable des sols n’est pas compatible avec ce type de construction et il a fallu trouver d’autres solutions pour la gestion de l’eau.

Point de vue de Takamaka
Point de vue de Takamaka

De retour à l’hôtel, nous terminons l’après-midi par une séance piscine, clôturée par une pizza et un rosé italien (un peu acide).

Mardi 12 novembre 2013

A nouveau, nous partons tôt, car c’est la seule solution pour profiter au maximum d’un temps dégagé. Nous avons prévu d’aller jusqu’à la forêt des Makes, où une « fenêtre » permet de découvrir un panorama d’enfer sur le cirque de Cilaos. La montée par la route forestière est assez rude, mais on a l’habitude maintenant et la voiture s’en tire assez bien pour autant qu’on éteigne la climatisation. Comme il fait frais dans les hauteurs, cela ne pose pas de problème.

Le paysage est, une fois de plus, sublime. Nous découvrons, vus d’en haut, les lieux que nous avons visités l’année dernière, Cilaos, Îlet à Cordes.

Panorama sur le cirque de Cilaos
Panorama sur le cirque de Cilaos

La forêt des Makes est une forêt de cryptomérias (aussi dénommés cyprès ou cèdres du Japon), forêt qui semble largement exploitée sous le contrôle de l’ONF.

Une forêt de cryptomérias
Une forêt de cryptomérias

Lors de la redescente, nous nous arrêtons pour admirer les aires de pique-nique qui ont été aménagées le long de la route grâce à des emplois « verts » financés par la Région. Superbe, on se croirait dans un jardin botanique.

La_Reunion_novembre_2013-157 La_Reunion_novembre_2013-155
La_Reunion_novembre_2013-156 La_Reunion_novembre_2013-158
La_Reunion_novembre_2013-159 La_Reunion_novembre_2013-163
La_Reunion_novembre_2013-160 La_Reunion_novembre_2013-162

Nos pas nous dirigent ensuite vers Entre-Deux, que nous avions ignoré l’année dernière. Mais un circuit de randocroquis vient d’y être inauguré il y a deux jours et iZa veut le tester pour en faire un compte-rendu sur son blog.

Il y a en fait deux circuits, le premier en ville démarrant à l’office du Tourisme, le second sur un sentier escaladant le Coteau Sec. L’office de tourisme est logé dans une très jolie case créole et la première étape de randocroquis est installée dans son jardin.

L'office de tourisme d'Entre-Deux, départ du circuit de randocroquis
L’office de tourisme d’Entre-Deux, départ du circuit de randocroquis

Le banc n'est pas à croquer
Le banc n’est pas à croquer

La_Reunion_novembre_2013-173

Une partie du circuit se déroule dans l’arboretum situé en face de l’office de tourisme.

Des arbres du voyageur dans l'arboretum
Des arbres du voyageur dans l’arboretum

Un arbre à croquer
Un arbre à croquer

Nous avons retenu une table pour le déjeuner au restaurant tout proche, l’Arbre à Palabres : bien, bon, sympa ! J’essaie le rougail « andouilles », iZa reste fidèle au rougail saucisses plus classique.

Une bonne adresse pour manger à Entre-Deux, l'Arbre à Palabres
Une bonne adresse pour manger à Entre-Deux, l’Arbre à Palabres

Le deuxième circuit de randocroquis nous emmène sur le Coteau Sec, en périphérie de la ville. Nous démarrons le sentier par le bas, mais nuages et pluie menaçant, nous prenons la voiture pour aller à la dernière station située en haut du coteau d’où la vue sur le Dimitile doit être superbe … quand le temps est dégagé.

Retour à Saint-Gilles, un petit tour à la piscine, le temps se couvre, mais finalement ça se dégage dans la soirée.

(à suivre)

 

La Réunion en novembre 2013 : à Mafate

Mercredi 6 novembre 2013

C’est heureusement règlé comme du papier à musique : au petit matin, le ciel est d’une grande pureté et le soleil brille, amenant de la chaleur après la fraîcheur du soir et de la nuit. Ce matin, nous partons tôt après un petit déjeuner vite expédié mais copieux. Nous refaisons le même parcours qu’hier matin, mais cette fois-ci, nous embarquons un auto-stoppeur qui prend le soleil à la sortie du village. Il va aussi au col des Bœufs et on connaîtra tout de sa vie dans la demi-heure de montée. Nous arrivons à 7h30 là-haut et les formalités de parking sont vite accomplies. Nous nous équipons et prenons la route.

Notre trajet dans le cirque de Mafate
Notre trajet dans le cirque de Mafate

 Après le col, la descente s’engage dans un paysage stupéfiant, au pied du Grand Morne et du Piton des Neiges, dans une végétation assez basse au départ qui dégage bien la vue, puis qui cède la place à une forêt de tamarins.

La descente vers Marla
La descente vers Marla , la tache claire tout au fond à droite au pied du rempart

La descente est assez dure car le sentier est constitué de marches abruptes lorsque la déclivité devient importante, on ne peut pas régler son pas comme on le souhaite.

Un sentier parfois chaotique
Un sentier parfois chaotique

Nous traversons la Plaine des Tamarins, zone assez plate comme son nom l’indique. Nous faisons une halte photo-croquis pour profiter de la beauté et du calme de cette forêt. Les arbres semblent torturés, comme bousculés par des ouragans incessants.

Des couleurs incroyables
Des couleurs incroyables

Une forêt accueillante
Une forêt accueillante

Mais des arbres torturés
Mais des arbres torturés

comme dévastés par les cyclones
comme dévastés par les cyclones

Un grand calme
Un grand calme

Et l'inspiration
Et l’inspiration

Puis c’est la plongée vers la rivière des Galets qu’il faut franchir avant d’atteindre Marla. De longues volées de marches rendent l’avancée assez pénible (330 mètres de dénivelé). Enfin, tout en bas, la rivière que nous franchissons sur une passerelle toute neuve, près d’une stèle dédiée à Joseph Ethève.

La passerelle sur la rivière des Galets
La passerelle sur la rivière des Galets

A partir de là, je souffre, malgré une halte au bord de la rivière : je suis très fatigué, j’ai l’impression que mes muscles ne répondent pas et j’ai parfois des vertiges. Il nous faut faire plusieurs arrêts assez longs mais, vaille que vaille, nous avançons : après la maison Laclos qui est un gîte situé à l’écart de Marla, la première construction rencontrée est la chapelle. Les derniers mètres à gravir sont les plus durs, pourtant il n’y a que 200 mètres de dénivelé depuis la passerelle …

La_Reunion_novembre_2013-126
La Chapelle de La Nouvelle et, tout au fond, l’échancrure du col des Boeufs, d’où nous venons

Encore quelques centaines de mètres et nous découvrons Marla-centre et ce que sont les gîtes de randonnée ici : des cases éparpillées sur un terrain autour d’une case centrale, au milieu d’un aimable fatras, le tout très dispersé, car ce n’est pas l’espace qui manque.

Nous arrivons au gîte des 3 Roches vers 13 heures. Notre chambre individuelle « sans sanitaires privatifs » est située dans un petit bâtiment carré divisé en quatre petits carrés :  deux carrés en diagonales sont les chambres, un troisième carré abrite les sanitaires communs, le quatrième est la terrasse qui distribue les deux chambres. Bien, fonctionnel même si ce n’est pas du luxe.

Le gîtes des 3 Roches à Marla : au centre avec le toit rouge, la case restaurant
Le gîtes des 3 Roches à Marla : au centre avec le toit rouge, la case restaurant

Nous pouvons investir les lieux après une petite attente et nous nous reposons car les corps ont un peu souffert. Ma fréquence cardiaque ne redescend pas rapidement, et je suis inquiet pour la suite du programme.
Les nuages ont envahi le cirque et, en fin d’après-midi, nous baignons dans un épais brouillard. La nuit tombe, et c’est l’heure du repas pris en commun dans la case restaurant. Nous faisons la connaissance de nos voisins de case ainsi que d’un autre randonneur qui vient d’enchaîner des randonnées cumulant 1400 mètres de dénivelée, dont l’ascension du Piton des Neiges.
A la fin du repas, c’est un ciel étoilé qui nous accompagne jusqu’à la chambre. Coucouche panier sans tarder.

Jeudi 7 novembre 2013

Le lendemain, nous devons rejoindre La Nouvelle, je me sens à peu près reposé et en état de marcher sans difficulté. Petit déjeuner à nouveau dans la case resto avec nos voisins de case et départ immédiat vers La Nouvelle. Le ciel est comme d’habitude éclatant de lumière, sans un seul nuage et le spectacle est grandiose. Quelques photos souvenirs avec les « remparts » et les montagnes en fond.

Encore un banc ...
Encore un banc …

En route ...
En route …

Nous redescendons vers la rivière des Galets mais, juste avant la maison Laclos, nous prenons le sentier sur la gauche qui nous mène à un gué sur la rivière, sentier qui présente l’intérêt d’être plus court et moins accidenté que celui qui passe par la passerelle empruntée hier.

Une végétation luxuriante
Une végétation luxuriante

Alors que nous arrivons au gué, Iza pousse un cri : « mon iPad ! je l’ai oublié sous l’oreiller dans la chambre ! »
Gros coup de déprime, le grain de sable qui vient enrayer une mécanique qui démarrait bien. Bon ! Avec quelques coups de téléphone, l’affaire s’arrange assez bien : au gîte des 3 Roches, ils ont bien trouvé la tablette à la pomme. Et finalement, comme nous sommes encore dans le coin demain, nous viendrons la chercher en faisant un aller-retour La Nouvelle – Marla dans la journée.

(Bon à savoir : le téléphone passe très bien à peu près partout dans le cirque, à partir des antennes situées au Maïdo).

La rando se poursuit dans un décor très sympathique et changeant. Pas trop de dénivelés avec des marches, un sentier qui suit à peu près les courbes de niveau, souvent à l’ombre. Bref ! Nous arrivons à La Nouvelle vers 11 heures. C’est un village beaucoup plus grand que Marla, où les cases sont beaucoup plus serrées, parce que l’îlet est situé sur un plateau dont l’espace est mesuré. Nous trouvons notre gîte (Yvon Gravina) et bien qu’il soit trop tôt, la gérante nous installe dans notre chambre. Même architecture en carrés qu’à Marla ! Nos voisins de case arrivent bientôt, des jeunes moins sympathiques et plus bruyants que nos voisins d’hier.

Le gîte Yvon Gravina à La Nouvelle
Le gîte Yvon Gravina à La Nouvelle

Question santé, je me sens très bien, plus de tachycardie, j’ai beaucoup mieux géré mes efforts, mais nos muscles sont douloureux, mollets et cuisses.
Repos bien mérité pendant quelques heures puis nous allons à la découverte du village et aussi du restaurant où nous avons réservé pour les repas du soir et les petits déjeuners. Pour ce soir, pas de place au resto, mais repas à emporter, à 18:30 !
Nous flânons encore un peu dans les « rues », ce sont des sentiers engazonnés. Il n’y a bien sûr aucun véhicule automobile, mais nous avons eu droit à un survol d’hélicoptère venant apporter un chargement au bout de son filin. A peine deux minutes de vol stationnaire, puis redémarrage vers le col des Bœufs pour une nouvelle mission.
Le calme revient assez vite, car comme d’habitude, le brouillard épais est tombé empêchant tout vol.

Balade dans les "rues" de La Nouvelle
Balade dans les « rues » de La Nouvelle

Sur la place de l'îlet, à droite l'école primaire
Sur la place de l’îlet, à droite l’école primaire

Nous prenons une boisson fraîche « chez Dédé » dans la « crasse » (le brouillard est de plus en plus épais) puis rentrons au gîte vers 16h00, en croisant les petits écoliers qui retournent chez eux.

Le plafond est bas cet après-midi
Le plafond est bas cet après-midi

Repos, lecture jusqu’à l’heure du dîner, nous allons chercher notre pitance de la soirée (riz, graines, rougail saucisses, piments), accompagnée d’une dodo, d’un coca et d’une cilaos gazeuse.
Pendant la nuit, concert d’aboiements ininterrompu ! Pas étonnant qu’ils passent leur journée à dormir, les chiens de Mafate !

Vendredi 8 novembre 2013

Lever très tôt, comme d’habitude, nous déjeunons avec nos réserves (un cake breton !) et prenons la route avec un sac à dos cette fois-ci bien allégé, ce qui soulage les épaules.
Il est 6h30, le temps est beau et la température très agréable. Nous refaisons en sens inverse le chemin d’hier, mais il est tellement beau que ce n’est pas une corvée, loin de là. Des ballets d’hélicoptère dans le ciel du cirque nous intriguent, mais c’est le vol d’un avion de belle taille (pas un petit avion de tourisme) à basse altitude qui nous stupéfie, car on a l’impression qu’il va s’écraser contre les remparts.

Un DASH8 qui surveille un départ de feu
Un DASH8 qui surveille un départ de feu

Un guide accompagnant un groupe de randonneurs que nous croisons nous explique qu’il y a eu un départ de feu, sans doute volontaire, et que tous les moyens sont mobilisés en ces temps de sécheresse. Cet avion est en fait un avion de transport pouvant être transformé en bombardier d’eau (ce sont des DASH 8). L’île en posséderait deux. L’hélicoptère de la gendarmerie continuera à tourner au-dessus de Marla et des environs pendant encore quelques heures.

Un départ de feu vers Marla
Un départ de feu vers Marla

Nous sommes de retour à Marla vers 9:30, sans difficultés. La gérante du gîte nous avait dit que l’iPad serait disponible à l’épicerie du village, mais celle-ci est fermée. Nous allons donc au gîte des 3 Roches où nous retrouvons notre tablette …
Nous faisons une halte au Snack de Marla situé à l’entrée de l’îlet, avant de repartir vers La Nouvelle.
Après un voyage sans histoire sur le même sentier (toujours aussi magique) et une petite halte rafraîchissante au gué sur la rivière, nous atteignons notre gîte vers 12h30 : nous avons mis 6 heures pour faire l’aller-retour, et nous ne sommes pas trop fatigués.

Passage du gué sur la rivière des Galets
Passage du gué sur la rivière des Galets

Les nuages envahissent à nouveau le cirque, mais ils sont moins présents qu’hier et le soleil fait même quelques timides apparitions.

Les nuages ne gagneront pas aujourd'hui
Les nuages ne gagneront pas aujourd’hui

Nous avons de nouveaux voisins, des vieux un peu plus âgés que nous, qui ont l’air mécontents de ne pas avoir plus de confort. Ils sont assez bruyants, parlent fort.
Après un peu de repos, nous faisons dans la soirée le tour de l’îlet sur le sentier qui porte ce nom. Un belvédère a été aménagé au bout de l’îlet, face au piton Bronchard et à Roches Plates, d’où la vue doit être grandiose … par temps clair. Mais bon ! ce n’est déjà pas si mal.

La_Reunion_novembre_2013-132b
Le belvédère aménagé à La Nouvelle

On fait face à la partie nord du cirque de Mafate.

La_Reunion_novembre_2013-132c

Si le ciel était moins bouché, on pourrait se repérer sur le panoramique installé au bout du belvédère.

mafate_affiche_pano

Nous regagnons le centre du village pour une pause rafraîchissement : les 3 ou 4 bistros ne sont jamais ouverts en même temps, sans doute pour se répartir les clients et éviter la concurrence …

Ce soir, nous prenons notre dîner sur place au restaurant. Riz, graines, carri poulet, piment, planteur ! Original !

Samedi 9 novembre 2013

Nos voisins partent tôt, nous allons prendre notre petit déjeuner au resto là-haut. Le jeune homme qui fait le service (il servait déjà le repas hier soir) est toujours aussi souriant et serviable.
Nous passons au gîte charger les deux mules, puis en avant pour la remontée au col des Bœufs et ses 505 mètres de dénivelé positif (positif ! ça veut dire que ça monte). Après quelques minutes de marche, nous croisons un couple de randonneurs qui redescend et nous demande si on est bien sur la bonne route. Stupeur, vérification avec Iphigénie, effectivement nous nous sommes tous trompés ! Demi-tour et nous trouvons le bon embranchement. La montée commence, et nous nous offrons même le luxe de faire un détour par le plateau Chêne d’où la vue sur La Nouvelle est splendide. Mais une telle beauté doit se mériter car la montée est très très abrupte. Il y a deux jours j’aurais été incapable de gravir cette pente.

Vue sur La Nouvelle depuis le plateau Chêne
Vue sur La Nouvelle depuis le plateau Chêne

Puis nous regagnons le GR, traversons la plaine des Tamarins, rejoignons le sentier vers Marla que nous avions emprunté il y a 3 jours (on en profite pour le rendre).

La_Reunion_novembre_2013-134

La_Reunion_novembre_2013-136
On ne le dirait pas, mais le sentier est bien fréquenté en ce samedi matin

Le Grand Bénare au fond
Le Grand Bénare au fond

On voit que c’est un début de grand week-end car le sentier prend des allures d’autoroute avec un trafic très intense de randonneurs descendant dans le cirque. Tellement intense que cela en devient parfois gênant, car certains d’entre eux nous cassent le rythme que nous essayons de maintenir dans la montée finale. Raide, très raide, mais ce sont les derniers pas!

Nous avons retrouvé notre couple de randonneurs du petit matin, eux n’étaient pas passés par le plateau Chêne. En redescendant vers le parking, je me rends compte que ce sont nos voisins de case d’hier soir, ce qui étonne iZa. Habilement interrogés par ses soins, ils nous disent qu’effectivement ils étaient dans le même gîte !
Nous retrouvons la voiture, le parking est bondé, nous avons bien fait de faire cette virée dans Mafate pendant la semaine, car ce week-end, ce sera sans doute beaucoup moins sympathique en bas !

Cela fait tout drôle de reprendre la voiture, nous avons vraiment l’impression de venir d’un autre monde. Nous faisons halte à Grand-Îlet pour récupérer nos bagages qui étaient restés en villégiature à la Tourte Dorée. Et nous redescendons vers la côte, et la chaleur.

Au total, depuis mercredi matin, nous avons randonné sur 25 à 30 kilomètres, ce qui ne représente pas grand-chose en distance, mais nous avons gravi (et descendu) 1640 mètres de dénivelé.

Souvenirs, souvenirs, nous déjeunons à Saint-André, au restaurant Le Cantonnais où nous avions fait notre premier repas l’année dernière, après avoir un peu tourné pour le trouver. Toujours aussi sympa, bonne cuisine, punch des îles savoureux.

Notre prochain objectif est d’atteindre la résidence Archipel à Saint-Gilles où nous avons loué un appartement jusqu’à la fin de notre séjour. Saint-Denis, la RN1 littorale, le Port, Saint-Paul, on arrive à la résidence vers 14h30. C’est un grand truc situé sur les hauteurs de la ville, dans un environnement urbanisé, mais dans un cadre à peu près correct. On sent la résidence pour Tour Operators, mais l’appartement est assez vaste avec une grande chambre à l’étage.

Dans l’après-midi, installation, courses au SuperU en face, piscine. Heureusement, il y a aussi du wifi …….. Ouf ! La civilisation !

(à suivre)

 

La Réunion en novembre 2013 : avant Mafate

Voilà, c’est reparti pour un nouveau voyage à La Réunion. Comme annoncé dans le récit de voyage de 2012, nous avons envie d’aller voir comment ça se passe dans le cirque de Mafate, qui est coupé du monde des voitures et où tout déplacement doit se faire à pied (accessoirement en hélicoptère).

Nous n’avons pas prévu de faire notre diagonale des fous à nous et de traverser toute l’île par les cirques en courant. Non ! Juste deux ou trois jours à Mafate, histoire de toucher du doigt la réalité de cet environnement avant que le tourisme de masse vienne tout gâcher. Pour le reste, nous prendrons un seul hébergement pour compléter les deux semaines de notre séjour.
Donc, en ce dimanche 3 novembre 2013, comme une mécanique bien huilée (ce qui ne m’empêche pas de stresser, parce qu’on ne sait jamais à l’avance si la lubrification est correcte), nous prenons le vol AF644 pour Saint-Denis de la Réunion. Nous avons choisi des sièges situés au centre immédiatement derrière une cloison, là où sont généralement accrochés les berceaux pour les bébés de moins de 10 kilos. Ce qui est bien le cas, non pas que je fasse moins de 10 kilos et aie le droit à un berceau, mais nous avons pour voisines une jeune maman et sa petite fille, ce qui fait que le siège situé à côté d’iZa restera vide.
IZa jouera les nounous pour occuper la gamine pendant que sa mère se restaure. Sinon, rien à signaler, le voyage dure toujours aussi longtemps et le programme de cinéma est assez médiocre.

Pour voir les lieux de cet article, cliquer sur la vignette
Pour voir les lieux de cet article, cliquer sur la vignette

Lundi 4 novembre 2013

Lundi matin, 4 novembre, nous atterrissons à destination à 7h20 et mettons en œuvre notre technique habituelle pour récupérer les bagages et la voiture en même temps. Pour la première fois, nous avons une location Budget, c’est une 207 diesel-qui-pue, mais en bon état. Moins de 45 minutes après notre arrivée, nous sommes dans la voiture avec les bagages.
Comme nous devons loger à Grand-Îlet (cirque de Salazie), nous avons toute la journée pour nous y rendre et sommes un peu dépourvus d’idée. De plus, nous sommes bien fatigués puisque nous n’avons pas dormi.
Nous avons l’intention d’aller faire quelques courses dans un centre commercial, mais nous nous rendons compte qu’ils sont tous fermés le lundi matin, aussi décidons-nous d’aller à Saint-Denis pour trouver quelque chose. Même si beaucoup de magasins sont fermés, nous retrouvons avec plaisir cette ville très agréable et trainassons jusqu’à midi.

Le flamboyant n'est pas encore en fleur
Le flamboyant n’est pas encore en fleur

Puis nous allons dans le centre commercial Duparc de Sainte-Marie (celui-la même où nous avons achevé notre séjour l’an dernier !) faire quelques emplettes. Avant de monter vers Salazie, nous faisons un détour par le bassin Bœuf, site sympathique, qui est une succession de cascades et de bassins (en fait trois bassins successifs).

C'est marqué dessus au cas où ...
C’est marqué dessus au cas où …

Pas beaucoup d'eau ni de soleil, ni de boeufs d'ailleurs
Pas beaucoup d’eau ni de soleil, ni de boeufs d’ailleurs

Vers 14 heures, nous prenons la direction du cirque de Salazie et nos souvenirs de la route sont toujours bien présents. Mais à Salazie, nous bifurquons vers Grand-Îlet qui est un peu plus éloigné que Hell-Bourg. C’est aussi un village beaucoup moins agréable, moins touristique aussi. Le gîte La Tourte Dorée ressemble plus à un petit hôtel qu’à un gîte, mais bon ! Nous avons une chambre spacieuse, mais l’ensemble des locaux et du village est assez bruyant : pour un village qui cultive son côté rural, c’est un peu raté. Sans compter que c’est un village d’éleveurs de poulets de de porcs, l’atmosphère s’en ressent … lourdement (ça me rappelle un peu la Bretagne, les jours d’épandage du lisier). Tant mieux pour le village qui a l’air d’avoir une activité économique importante et dont la proximité de Mafate attire les touristes, mais il n’y a aucun charme.

Le gîte La Tourte Dorée à Grand-Îlet
Le gîte La Tourte Dorée à Grand-Îlet

 

Le temps est couvert, pas trop chaud, dans la soirée le brouillard tombe , mais il ne pleut pas. Espérons que pour les jours qui viennent, la météo nous sera un peu favorable.
Le soir, repas à la table d’hôte avec une trentaine de convives parmi lesquels il y a toujours des messieurs-je-sais-tout irritants. Plats copieux, cuisine locale avec le riz et les graines, le poulet, le piment, le ti’punch et le rhum arrangé pour finir. Nous aussi, on est finis après ces tours de cadran sans dormir …

Mardi 5 novembre 2013

Le lendemain, c’est un beau ciel bleu sans le moindre nuage qui nous attend au petit matin. Réveil à 6:30 pour moi, soit 3:30 heure métro, mais nous avons suffisamment dormi. Petit déjeuner en face de M. JeSaisTout qui en a encore appris de bonnes pendant la nuit : selon lui, ce sont les gardiens du parking payant au col des Bœufs qui volent dans les voitures stationnées sur la route, en dehors du parking payant.
Bon ! On va aller vérifier car nous voulons voir comment ça s’organise là-haut. Montée splendide dans un décor de rêve, sous un ciel bleu éclatant. Arrivée au bout du goudron, c’est un immense parking avec un gardien qui régule tout cela.

Le parking des randonneurs au bout de la route bitumée
Le parking des randonneurs au bout de la route bitumée

Comme il n’accepte plus de voiture pour la journée, nous nous garons sur un parking plus bas et allons finalement à pied jusqu’au col des Bœufs que nous atteignons au bout de 20 minutes d’une marche très tranquille.

Le col des Boeufs et celui de la Fourche au pied du Grand Morne et du Piton des Neiges
Le col des Boeufs et celui de la Fourche au pied du Grand Morne et du Piton des Neiges

Il fait chaud et le soleil tape dur. Les paysages sont époustouflants, mais déjà on s’aperçoit que les nuages commencent à envahir les cirques, venant de la mer.

Panoramique sur le cirque de Salazie
Panoramique sur le cirque de Salazie

Au col des Boeufs, nous contemplons le chemin que nous allons suivre demain.

Marla est tout au fond
Marla est tout au fond

Départ du sentier vers Marla et La Nouvelle
Départ du sentier vers Marla et La Nouvelle

En redescendant, nous faisons halte au gîte pour récupérer la crème solaire ! Puis nous poursuivons jusqu’à Hell-Bourg, distant de 25 kilomètres de grimpette, l’idée étant de voir la ville sous le soleil, car l’année dernière, la pluie ne nous avait pas quittés d’une semelle.
Nous retrouvons donc avec plaisir cette petite ville beaucoup plus plaisante que Grand-Îlet, devenue très touristique (ou on avait oublié) et nous avons le temps d’en refaire le tour alors que le ciel se couvre petit à petit.

Dans les rues de Hell-Bourg
Dans les rues de Hell-Bourg

Des cases bien jolies
Des cases bien jolies

Un tunnel naturel
Un tunnel naturel

Les hortensias s'acclimatent très bien
Les hortensias s’acclimatent très bien

Près de la mairie à l’entrée du village, je vais contempler la statue de « l’Âme de la France » qui a connu bien des vicissitudes depuis sa création en tant que monument aux morts de la Première Guerre Mondiale.

Choquant, n'est-ce-pas ...
Choquant, n’est-ce-pas …

... pour un monument aux morts !
… pour un monument aux morts !

Nous faisons une halte « salade composée » dans un petit snack tenu par un rasta local sympa, puis regagnons notre gîte après avoir fait un détour par Mare Martin, au bout de la route après Grand-Îlet. Les points de vue promis sont splendides mais le brouillard et la pluie envahissent le cirque, ce qui refroidit un peu l’ambiance.

Au gîte, nous chargeons nos sacs à dos de rando et nous préparons pour un départ matinal demain matin, pour profiter, espérons-le, d’un beau ciel dégagé et d’un parking moins rempli … Bon ! Ils sont bien chargés nos sacs ! Avec les poches à eau de 2 litres, ils sont proches des 10 kilos, va falloir les (sup)porter !

Un petit coup de gueule pour finir : certains commerçants se montrent bien désagréables avec les touristes et les curieux qui auraient l’audace de vouloir visiter les cases ou prendre des photos. Le Gîte d’étape de Madame Parisot (c’est paraît-il le premier hôtel ouvert à Hell-Bourg et il est situé rue du Général De Gaulle) prie ces vilains parasites de rester en bas des escaliers. Merci de tout coeur à eux au nom de la promotion du patrimoine !

M'en fous, j'ai pris une photo de l'interdiction de prendre des photos
M’en fous, j’ai pris une photo de l’interdiction de prendre des photos

(à suivre)

La Réunion en 2012 (6 et fin)

Il est temps que je termine mon journal de voyage à la Réunion, car nous y retournons dans quelques jours et je sais que je n’aurai pas la motivation de reprendre ce récit quand nous reviendrons avec de nouveaux souvenirs ( j’essaierai, cette année, de saisir les événements journaliers avec l’application WordPress pour l’iPad afin d’éviter d’avoir à tout retaper par la suite, et pourquoi pas, de les mettre en ligne si le dieu wifi nous accompagne).

Mercredi 6 juin 2012

Le parcours du 6 juin
Le parcours du 6 juin

Aujourd’hui, le temps est clair et beau. Nous démarrons plus tard qu’hier matin pour prendre la direction du piton Maïdo, que l’on peut atteindre en voiture après une montée sinueuse (mais sans plus) qui nous mène à 2200 mètres d’altitude. Tout est bien aménagé pour accueillir les visiteurs, parking, belvédère.

On découvre de là-haut le paysage sublime du cirque de Mafate que j’essaye de faire rentrer tout entier dans l’appareil photo, mais il faudra au moins un panoramique.

Le cirque de Mafate (nord-est) vu du Maïdo
Le cirque de Mafate (nord-est) vu du Maïdo
Le cirque de Mafate (sud) et le Piton des Neiges vu du Maïdo
Le cirque de Mafate (sud) et le Piton des Neiges vu du Maïdo

Il y a quelques années, un incendie a ravagé une grande partie des pentes du Maïdo. Même si des efforts ont été entrepris pour réparer ce qui peut l’être, les traces sont encore bien visibles.

Les traces de l'incendie
Les traces de l’incendie
Le belvédère est bien aménagé pour contempler le Piton des neiges sans risque
Le belvédère est bien aménagé pour contempler le Piton des neiges sans risque
Une photo pour reproduire celle du Petit Fûté ...
Une photo pour reproduire celle du Petit Fûté …

Le Piton des Neiges domine tout cela de sa masse imposante. Nous faisons une petite marche depuis le belvédère jusqu’au départ du sentier du rempart qui permet de descendre vers les villages du cirque. Dans le cirque, tout déplacement se fait exclusivement à pied (ou en hélicoptère). Je suis fasciné par ce mode de vie et il faudra que l’on vienne examiner ça de près un jour.

En descendant du Maïdo, nous nous arrêtons pour déjeuner au Parc-Hôtel du Maïdo, c’est un restaurant, sans doute un hôtel avec un petit parc d’attraction, poney, luge, tir à l’arc (2 fricassées, le ti punch est à 3,50 ! ).

En repartant, nous nous apercevons que les hauteurs du côté du Maïdo sont dans les nuages, la vue doit être maintenant un peu moins intéressante.

Nous faisons ensuite une visite du musée historique de Villèle, installé dans une vieille demeure créole qui a appartenu à la terrible Madame Debassayns qui a mené sa plantation et ses 400 esclaves sous un régime de maltraitances permanentes. Le guide Patrick qui nous commente la visite guidée a des accents très émouvants lorsqu’il narre cette période et l’horreur de l’esclavage.

Après cette visite impressionnante, nous descendons vers Ermitage-les-Bains où nous faisons une séance plage, avant de nous rendre dans la soirée à Saint-Gilles (les-bains, bain sûr !) pour une petite promenade nocturne. Nous dînons sur le port au restaurant La Palmeraie où les salades sont délicieuses et gigantesques. Rhum arrangé offert par la maison, puis retour à l’hôtel.

Jeudi 7 juin 2012

Aujourd’hui, c’est une journée sans longs déplacements. Nous avions même envisagé une grasse matinée, mais le proprio a justement décidé de jouer de la perceuse aux premières heures, ce qui nous chasse de notre chambre plus tôt que prévu.

Visite de l’Aquarium de la Réunion à Saint-Gilles (beaucoup de poissons dans une scénographie agréable), puis déjeuner au resto « Le Grand Large » situé dans les mêmes bâtiments. Les prix sont élevés pour une qualité médiocre et nous avons en outre la désagréable surprise de nous retrouver à côté d’une famille déjà rencontrée à Orly avant notre départ (le père de famille, sorte de tyran familial, est un monsieur je-sais-tout qui ne rate pas une occasion d’écraser femme et enfants en faisant profiter le voisinage de ses conseils).

La zone portuaire de Saint-Gilles est très sympa
La zone portuaire de Saint-Gilles est très sympa

Le port de plaisance de Saint-Gilles
Le port de plaisance de Saint-Gilles

Le poisson corail
Le poisson corail

Le poisson pierre
Le poisson pierre

Petite balade dans Saint-Gilles et nous pouvons admirer de belles cases créoles.

Une case moderne sur le port
Une case moderne sur le port

Dans Saint-Gilles
Dans Saint-Gilles

Chez Loulou est une pâtisserie réputée de Saint-Gilles
Chez Loulou est une pâtisserie réputée de Saint-Gilles

Ombres et lumières sur les terrasses
Ombres et lumières sur les terrasses

La plage de Saint-Gilles, appelée plage des Roches Noires, est belle mais elle n’est pas très accueillante pour la baignade (qui y est d’ailleurs interdite).

La plage des Roches Noires à Saint-Gilles
La plage des Roches Noires à Saint-Gilles

Puis virée automobile jusqu’à Boucan-Canot et Saint-Paul. Toujours la zone touristique et des accès compliqués à la mer. Nous revenons à Ermitage pour une nouvelle séance plage, que nous poursuivons par une promenade au coucher de soleil et un crêpe bretonne (et même deux) à Bigoudène Crêpes (délicieuses). Retour à pied et de nuit.

Coucher de soleil sur la plage de l'Ermitage-les-bains
Coucher de soleil sur la plage de l’Ermitage-les-bains

 

LaReunion2012-290

Vendredi 8 juin 2012

 

cliquer pour suivre le trajet de la journée
cliquer pour suivre le trajet de la journée

 

Départ de l’hôtel vers 9h30, ce soir nous logeons à Saint-Denis. Nous faisons notre première halte au marché forain de Saint-Paul, situé sur le front de mer. C’est un marché coloré et très sympathique, où l’on trouve des produits de l’artisanat local, mais aussi des fruits, des légumes, des spécialités réunionnaises comme la vanille et les préparations pour le rhum arrangé (on en ramène quelques-unes).

Dans une échoppe hindie, nous achetons quelques babioles comestibles pour pique-niquer plus tard. Puis nous regagnons la voiture et montons vers Dos d’Âne, village situé au-dessus de La Possession qui est une des portes d’entrée (nord-ouest) vers le cirque de Mafate. paysage sublime sur le cirque, que nous nous contentons d’admirer car nous n’avons ni le courage ni la tenue pour faire une rando qui nous mènerait à un point de vue situé à quelque distance.

Depuis le Dos d'Âne, une entrée vers le cirque de Mafate
Depuis le Dos d’Âne, une entrée vers le cirque de Mafate

Nous grignotons nos en-cas hindis et redescendons vers Saint-Denis (en empruntant à nouveau la RN1 en pied de falaise) où nous retrouvons les bouchons automobiles qui marquent notre retour dans une grande ville.

Nous pouvons aménager rapidement dans l’hôtel Le Central, bien situé en plein centre ville : pas terrible mais correct, accueil plus que médiocre, wifi tout juste accessible dans le hall, chambre au troisième (sans ascenseur !). Mais cela ne nous empêche pas, bien au contraire, de faire notre première promenade dyonisienne : rue de Paris et ses cases créoles (Maison Carrère que nous visitons et qui abrite l’office du tourisme) jusqu’au Jardin d’État, puis retour par la rue du Maréchal-Leclerc.

Une case du centre ville de Saint-Denis
Une case du centre ville de Saint-Denis

Un "guetali" qui permettait aux bons bourgeois de surveiller la rue sans se faire voir ...
Un « guetali » qui permettait aux bons bourgeois de surveiller la rue sans se faire voir …
LaReunion2012-307 LaReunion2012-309

L'hôtel Juliette Dodu (figure historique locale)
L’hôtel Juliette Dodu (figure historique locale)

Le barachois de Saint-Denis
Le barachois de Saint-Denis

La cathédrale de Saint-Denis
La cathédrale de Saint-Denis

Un flamboyant qui occupe toute la place
Un flamboyant qui occupe toute la place

Le soir, nous descendons vers le Barachois (le front de mer) pour trouver à manger et finalement nous jetons notre dévolu sur Les 3 Brasseurs (pas très « péï », les flammenkueches, mais elles sont excellentes !). Retour nocturne à l’hôtel dans les rues désertes de Saint-Denis.

Samedi 9 juin 2012

Dernière journée à La Réunion, nous prenons l’avion ce soir à 21h25, cet horaire a été modifié par Air France qui a supprimé l’avion du matin que nous avions choisi en première instance. Il faut donc occuper cette dernière journée, ce qui est toujours un peu compliqué car nous n’avons plus d’hébergement et il faut se trimballer les bagages toute la journée dans la voiture.

Donc, on quitte la chambre au plus tard, vers midi, et, laissant la voiture et les bagages sur le parking de l’hôtel, nous refaisons une petite promenade qui nous mène pour déjeuner au restaurant l’Oasis sur le Barachois.

Nous reprenons bagages et voiture vers 15 heures, et quittons Saint-Denis : grimpette jusqu’à la cascade Maniquet sur les hauteurs de la ville. La route est en lacets jusqu’à un bout du monde où sont installées des tables de pique-nique et un barbecue aménagé.

Le bout du monde au-delà de la cascade Maniquet
Le bout du monde au-delà de la cascade Maniquet

Même au bout du monde, toujours un barbecue et une table de pique-nique
Même au bout du monde, toujours un barbecue et une table de pique-nique

Dernières photos.

Nous allons ensuite vers Sainte-Marie et son port de plaisance (bof ! aucun intérêt) situé en bout de la piste de l’aéroport, ainsi que son centre commercial (et ses 3 Brasseurs – un autre) où nous faisons une halte glace et bière (on termine souvent dans les centres commerciaux parce que c’est climatisé et qu’on est en habits de retour vers la métropole).

Alors que le soleil tombe, nous gagnons l’aéroport tout proche où les formalités sont rapidement accomplies : retour de la location de la voiture, dépose bagages, contrôles de sécurité. 3 heures à attendre, mais finalement cela passe assez vite.

Dimanche 10 juin 2012

Après un voyage sans problème, arrivée à Orly à 6 heures pile, à la maison à 6 h 55. Auré sort de son lit pour nous accueillir !

(La Réunion en 2013)

 

 

 

 

 

La Réunion en 2012 (5)

Direction la côte sous le vent, autrement dit la côte ouest, la zone la plus touristique de l’île lorsque l’on se contente des loisirs nautiques.

Lundi 4 juin 2012

Cliquer pour suivre le trajet du 4 juin
Cliquer pour suivre le trajet du 4 juin

 

Petit déjeuner à 9 heures et nous sommes prêts à partir à 10 heures. Une dernière photo souvenir par le patron (en plein contre-jour face au Dimitile !) et nous quittons nos charmants hôtes qui ont été pleins de petites attentions bien sympathiques pendant notre séjour. Une bonne adresse sans nul doute.

Descente aussi vertigineuse que la montée, nous rejoignons la côte à Saint-Louis, où le temps est très ensoleillé et bien plus chaud que là-haut. Le paysage change également, le long de la côte, la végétation est composée d’arbustes et de plantes plus habituels sous des climats secs. En quelques kilomètres et quelques minutes, on a l’impression d’avoir changé de pays ou de continent.

Une végétation bien différente
Une végétation bien différente

Des plages de sable volcanique
Des plages de sable volcanique

Nous remontons vers le nord de la côte sous le vent, en empruntant l’ancienne route nationale RN1 qui est très bien aménagée. La nouvelle RN1 est une quasi-autoroute à 2 fois 2 voies située un peu en retrait du littoral, mais ses performances ne nous intéressent pas trop, nous avons tout notre temps … Nous passons par l’Etang-Salé les Bains et faisons une halte au Gouffre situé un peu avant. Ce gouffre est un souffleur, comme il y en a tant le long de ce type de côte où de longues fractures dans la lave solidifiée permettent à la houle de s’engouffrer puis d’exploser dans de splendides gerbes d’écume.

Le souffleur de l'Etang-Salé : "le gouffre"
Le souffleur de l’Etang-Salé : « le gouffre »

Nous nous arrêtons ensuite à Saint-Leu pour un déjeuner « les pieds dans le sable » au « Zat » recommandé par le Routard : salade Kréol et tartare de thon, sur une terrasse qui domine le port et la plage.

A quelques encablures de là, nous visitons Kelonia, l’observatoire des tortues marines, où de multiples bassins permettent d’admirer de nombreuses tortues mais également d’autres animaux marins. Il y a aussi des tortues terrestres.

Kelonia, l'observatoire des tortues marines
Kelonia, l’observatoire des tortues marines

Le centre Kelonia est une clinique pour tortues où sont soignées certaines d’entre elles, amochées par d’autres animaux ou par les bateaux.

Une tortue soignée à Kelonia
Une tortue soignée à Kelonia

Il lui manque la nageoire avant gauche
Il lui manque la nageoire avant gauche

Il y a également un artisan qui sculpte des bijoux dans des écailles de tortue. Il nous apprend qu’il peut encore effectuer ce type de travaux, car il utilise des stocks d’écaille datant d’avant l’interdiction internationale de capturer les tortues.

Il est près de 15 heures quand nous achevons notre visite et quittons Kelonia, nous pouvons donc rejoindre notre prochaine étape, l’hôtel des Bougainvilliers à l’Ermitage-les-Bains. Nous recevons un très bon accueil du propriétaire,qui nous attribue la chambre n°1 située en bord de piscine. Je ne peux m’empêcher d’être un peu déçu par l’exiguïté de la chambre, malgré la terrasse assez sympathique (généralement je crains la promiscuité et le bruit en provenance de la piscine).

Mais, bon, ce doit être un petit coup de fatigue, car après que nous nous sommes installés, je me sens mieux. Nous descendons à pied à la plage située à 300 mètres, mais nous sommes un peu refroidis par l’annonce de la présence possible d’un poisson-pierre qui pique très fort si l’on s’y frotte (avec les pieds).

Nous avons tout de même le temps de découvrir un spectacle étonnant, celui des arbres à moitié « déchaussés », sans doute par l’érosion de la côte, qui ont l’air d’être posés sur la plage …

Un arbre déchaussé sur la plage de l'Ermitage-les-Bains
Un arbre déchaussé sur la plage de l’Ermitage-les-Bains

Puis, comme une grosse averse menace, nous rentrons à l’hôtel en courant, mais la pluie passera sur les hauteurs en nous épargnant.

Nous prenons la voiture pour aller faire quelques courses dans le village qui ressemble à toutes les agglomérations touristiques en bord de mer. Le SCORE local nous permet de nous recharger en denrées indispensables. Nous faisons notre petit dîner dans la cuisine commune de l’hôtel et allons nous coucher assez rapidement, car nous voulons partir tôt demain matin.

Mardi 5 juin 2012

Comme prévu, le réveil est matinal et nous partons dès 6h15. Direction, le sud de l’île car nous avons décidé, au vu de la météo, de tenter à nouveau la montée au volcan.

La Réunion est une petite île : il est facile, avec la quasi-autoroute que nous avons ignorée en grande partie la veille, de la traverser à toute vitesse et à 7h30, nous sommes (de retour) au Tampon, au bout de la voie express et déjà au pied du Piton de la Fournaise.

Mais nous sommes encore bien déçus car les nuages sont accrochés aux hauteurs et nous traversons, dans la montée de la Route Forestière du Volcan, une purée de pois encore plus épaisse que lors de notre précédente ascension.

Alors que nous nous désespérons, le soleil fait une percée dans les nuages et, tout à coup, nous survolons la mer de ouate qui envahit les vallées au-dessous de nous. Nous découvrons alors un paysage merveilleux, hors du temps, mélange de couleurs vertes et ocres, sous un ciel d’un bleu profond et éclatant.

Au-dessus des nuages, l'azur ...
Au-dessus des nuages, l’azur …

Une véritable pureté visuelle ! La route qui mène au cratère Commerson, qui traverse la plaine des Sables et nous mène enfin jusqu’au Pas de Bellecombe devient un véritable bonheur même si elle est toujours pleine de trous dans sa partie finale.

Un paysage lunaire ... sous un beau soleil
Un paysage lunaire … sous un beau soleil

Après avoir garé la voiture sur le parking qui marque la fin de la piste (près de la boutique souvenirs – sandwich), nous pouvons enfin contempler l’enclos, au milieu duquel trône le cratère Dolomieu qui est le cratère actuellement actif. Une petite explication en image.

Le panneau d'information sur l'enclos du volcan
Le panneau d’information sur l’enclos du volcan

L’enclos est en fait la caldeira issue d’immenses éboulements voici près de 5000 ans, elle s’ouvre vers l’océan indien vers lequel les laves s’écoulent en traversant la route que nous avons empruntée il y a quelques jours. En 2007, le piton qui se dressait au centre de cette caldeira s’est effondré, laissant la place au cratère actuel profond de 350 mètres.

Des sentiers de randonnées sont balisés par l’ONF pour mener jusqu’au sommet du cratère comme indiqué sur le plan, mais nous n’irons pas si loin car nous ne sommes pas équipés pour accomplir cette marche de plusieurs heures. Nous nous contenterons d’aller jusqu’au numéro 4, près de la chapelle Rosemont qui est une sorte de caverne dans la lave. En effet, le vent souffle fort et il fait assez froid, nous sommes insuffisamment couverts.

Mais, pour nous, être ici à fouler les pentes du volcan est déjà une superbe expérience que nous ne nous attendions pas à vivre. Alors, les trois heures de randonnée nous satisfont largement.

Le rempart sud de l'enclos vu depuis le pas de Bellecombe. A gauche, la pente du cratère Dolomieu
Le rempart sud de l’enclos vu depuis le pas de Bellecombe. A gauche, la pente du cratère Dolomieu

Face au Piton de la Fournaise. On est bien couverts car il fait froid.
Face au Piton de la Fournaise. On est bien couverts car il fait froid.

LaReunion2012-234
Au pied du rempart, 100 mètres plus bas.

Tout est balisé, avec un trait de peinture blanche tous les mètres. Le brouillard peut être très épais ...
Tout est balisé, avec un trait de peinture blanche tous les mètres. Le brouillard peut être très épais …

Le petit cratère de Formica Leo, datant du 18 ème siècle, vu d'en haut
Le petit cratère de Formica Leo, datant du 18 ème siècle, vu d’en haut

Formica Leo, vu d'en bas.
Formica Leo, vu d’en bas.

Une soufflette de lave
Une soufflette de lave

De la lave "cordée", ainsi appelée en raison de sa forme ressemblant à un rouleau de cordages
De la lave « cordée », ainsi appelée en raison de sa forme ressemblant à un rouleau de cordages

En arrivant en bas du rempart au bout d’un dénivelé de 100 mètres, on est accueilli par un  petit cratère, appelé Formica Leo du nom de la fourmi-lion parce qu’il ressemble aux monticules créés par cette petite bête. Il date du 18 ème siècle et ce n’est plus qu’un trou très érodé dans lequel on peut descendre sans crainte.

Il n’y a pas véritablement de sentiers, car on marche directement sur les blocs de lave. Par contre, l’ONF a balisé la direction à suivre au moyen d’un coup de pinceau blanc tous les mètres. Avec le beau soleil qui brille au-dessus de nos têtes, cette précaution paraît superflue, mais elle laisse imaginer l’épaisseur du brouillard qui peut tomber par ici parfois.

On rencontre des coulées de lave de toutes les formes possibles, certaines ressemblent à des créatures du Seigneur des Anneaux, d’autres à des rouleaux de cordage …

LaReunion2012-239

LaReunion2012-241

LaReunion2012-242

Partout, la vie reprend timidement, des plantes profitent des fissures pour s’installer. Mais il faut en vouloir … Les oiseaux sont assez nombreux, là où pousse la végétation.

LaReunion2012-243 LaReunion2012-244

Au bout de deux magnifiques heures de randonnée, nous remontons le raidillon qui nous ramène au Pas de Bellecombe.

Le sentier qui nous ramène en haut du rempart
Le sentier qui nous ramène en haut du rempart

Un dernier regard vers les cratères
Un dernier regard vers les cratères

Nous avons profité d’un temps exceptionnel en altitude (nous étions entre 2200 et 2500 mètres), mais les vallées sont toujours envahies par les nuages d’où émerge, un peu plus au nord-ouest, le Piton des Neiges (les observateurs auront constaté, avec les ombres des cailloux, que le soleil est au nord … hémisphère sud oblige).

Au-dessous de nous, les nuages sont toujours là. Le Piton des Neiges sur la gauche.
Au-dessous de nous, les nuages sont toujours là. Le Piton des Neiges sur la gauche.

Nous redescendons donc dans la grisaille, et même la purée de pois, mais cette fois-ci, cela nous est indifférent.

Isa a la bonne idée de nous faire passer par l’est et le nord, au lieu de reprendre la route de ce matin par la côte ouest. Donc, nous allons effectuer un presque tour de l’île aujourd’hui, mais comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, cela ne représente pas un très long trajet, surtout grâce à l’excellent réseau routier.

Nous nous arrêtons pour une pause kebab à la Plaine des Palmiste dans le petit snack « l’Eskal Gourman ». Puis, nous retrouvons des villes déjà visitées, Saint-Benoît, Sainte-Suzanne. Nous poursuivons vers Saint-Denis, la capitale. Nous longeons des paysages sublimes, car le ciel s’est dégagé et le soleil nous a finalement rejoint : de la route, on peut contempler les montagnes, le Piton des Neiges, les hauteurs autour du cirque de Cilaos.

Les dispositifs de protection de la RN1 contre les éboulis.
Les dispositifs de protection de la RN1 contre les éboulis.

Nous traversons Saint-Denis par la voie express qui longe le littoral, mais sans nous attarder car nous y reviendrons en fin de semaine. A la sortie de la ville en direction de La Possession et du Port, nous roulons sur cette fameuse RN1 qui pose des problèmes aux services routiers depuis des générations. Construite en pied de falaise, quasiment au niveau de la mer, elle est selon les circonstances envahies par les éboulis de la falaise ou par la houle pendant les tempêtes. De monstrueux dispositifs de protection tentent de protéger la circulation de ces éboulis.

Il est prévu de construire la NRL, la nouvelle route du littoral, qui s’éloignera de la falaise, en passant en encorbellement au-dessus de la mer… A voir en 2020.

Après Boucan-canot, on rentre dans la zone très touristique de l’île au niveau de Saint-Gilles les Bains, puis nous arrivons à notre hôtel, satisfaits de notre balade.

 (à suivre …)

La Réunion en 2012 (4)

Nous quittons le littoral du sud pour le cirque de Cilaos. Espérons que le soleil sera au rendez-vous cette fois-ci.

Vendredi 1er juin 2012

Cliquer pour suivre la montée vers Cilaos
Cliquer pour suivre la montée vers Cilaos

Les bagages sont assez vite bouclés et nous quittons Saint-Pierre et notre gîte peu après 10 heures pour grimper vers Cilaos. Petit détour en chemin vers Entre-Deux, ainsi dénommé en raison de sa position sur un promontoire situé entre la vallée qui mène à Cilaos et et la Vallée des Citrons. Tout le monde vante cette petite ville très résidentielle pour ses jolies cases créoles, mais nous ne faisons que passer.

La route s’élève ensuite, impressionnante, vers le cirque de Cilaos avec ses 33 kilomètres de virages et de précipices vertigineux. À un moment donné, la route fait une boucle sur elle-même grâce au « pont de la Boucle », sans doute parce qu’une simple épingle à cheveux n’aurait pas tenu sur la pente escarpée. Mais, malgré ce profil en long tourmenté et quelques chantiers, nous arrivons à destination vers midi. Par chance, nous croisons la gérante de l’hôtel « Le Bois Rouge » qui s’apprêtait à partir déjeuner, et nous pouvons emménager dans notre chambre en avance sur l’horaire officiel.

La partie commerçante de Cilaos est organisée le long de la rue du père Boileau qui conduit jusqu’à l’église située au bout la ville sous le Piton des Neiges. Accessoirement, l’hôtel Bois Rouge n’est pas loin de l’église. Sinon, trois mares ponctuent le plan de la ville et la plus grande, la Mare à Joncs, est aménagée comme une petite base de loisirs avec quelques restaurants sur ses rives. C’est là que nous allons déjeuner, au « Cass’Dale », petit snack qui nous offre de quoi nous sustenter dans un cadre sympathique et ensoleillé.

à Cilaos autour de la Mare à Joncs
à Cilaos autour de la Mare à Joncs (altitude : 1203 m). Au fond à droite, le Grand Bénare (2898 m)

Dans l’après-midi, nous partons de l’hôtel pour une randonnée vers le Plateau des Chênes au-dessus des thermes situés pas loin de notre hébergement. Les premières grimpettes nous paraissent un peu dures, mais c’est une bonne mise en jambes. En redescendant, nous poursuivons jusqu’aux anciens thermes (ici aussi !) qui sont, eux, situés en contrebas de la ville. Puis, à nouveau grimpette pour rejoindre la ville par le sentier des Porteurs (devinette : qui portait qui quand les thermes étaient en bas ?)

Vue sur Cilaos depuis le GR R1
Vue sur Cilaos depuis le GR R1

Place à quelques photos de notre première journée à Cilaos.

La vue depuis notre hôtel
La vue depuis notre hôtel

La rue du Père Boileau
La rue du Père Boileau

Une case créole rose
Une case créole rose

Architecture de montagne
Architecture de montagne

En remontant le sentier des Porteurs
En remontant le sentier des Porteurs

Au fond, le Gros Morne. Sur la droite, ça monte vers le Piton des Neiges
Au fond, le Gros Morne. Sur la droite, ça monte vers le Piton des Neiges

Dans la soirée, nous sortons en ville et dînons d’une pizza salade au restaurant « Le Platane » (46 rue du Père Boileau) où l’accueil est sympathique.

Samedi 2 juin 2012

Nous avons décidé de faire ce matin la rando de la cascade du Bras Rouge qui doit durer environ 3 heures aller-retour.

Le départ est assez matinal après un copieux petit déjeuner à l’hôtel. Le ciel est radieux, cependant il fait plutôt frais. Un feu est allumé dans la cheminée de la salle de restaurant, mais bravement nous nous installons sur la terrasse.

À 8 h 30, nous partons. Nous empruntons à nouveau le sentier des Porteurs puis le chemin s’enfonce dans la végétation : descentes, montées, escaliers … Nous sommes bien contents d’avoir exercé nos muscles hier après-midi, car le choc aurait pu être rude. Balade superbe dans la forêt au bout de laquelle nous faisons halte 45 minutes à la cascade du Bras Rouge pour prendre quelques photos et faire quelques croquis.

Une aquarelle d'Iza à la cascade de Bras Rouge
Une aquarelle d’Iza à la cascade de Bras Rouge

Nous voyons passer des trekkeurs qui s’entraînent sans doute pour la Diagonale des Fous et qui continuent leur chemin sans même ralentir une seconde pour franchir le torrent … (La diagonale des Fous, surnom du Grand Raid, consiste à traverser l’île en courant, et elle passe justement par la cascade de Bras Rouge).

Le clocher de Cilaos dans son décor majestueux
Le clocher de Cilaos dans son décor majestueux

Une végétation toujours colorée
Une végétation toujours colorée

Petite halte à la cascade de Bras Rouge
Petite halte à la cascade de Bras Rouge

Les 3 Salazes tout au fond
Les 3 Salazes tout au fond

Avant de quitter les lieux et retourner vers Cilaos, un petit essai de vidéo ? Sur la première,  une vue sur les 3 Salazes, ce sont les trois petites excroissances que l’on distingue à la toute dernière image et qui couronnent le sommet culminant à 2 100 m. C’est la limite avec le cirque de Mafate.

 

La deuxième vidéo montre la cascade de Bras Rouge proprement dite et le défilé très étroit sous lequel le torrent continue sa route, la Chapelle.

 

Si la vidéo ne marche pas, une petite photo.

La cascade de Bras Rouge et la Chapelle
La cascade de Bras Rouge et la Chapelle

La remontée vers Cilaos se fait par le même chemin.

Sur la ligne de crête, de gauche à droite, le Grand Bénare, le col du Taïbit (qui mène à Marla), les 3 Salazes
Sur la ligne de crête, de gauche à droite, le Grand Bénare, le col du Taïbit (qui mène à Marla), les 3 Salazes

En remontant vers Cilaos
En remontant vers Cilaos

À nouveau, nous passons par les anciens thermes et le sentier des Porteurs et, en arrivant à Cilaos, faisons halte au restaurant du Petit Randonneur (61 rue du Père Boileau) pour reconstituer nos forces.

Dans l’après-midi, nous montons en voiture jusqu’à la « Roche Merveilleuse » qui domine le cirque. Nous parcourons un petit circuit de découverte de la forêt qui a été aménagé par l’ONF.

Un banc pour ma collection
Un banc pour ma collection

Des couleurs automnales
Des couleurs automnales

En redescendant, superbe panorama sur Cilaos qui mérite que l’on fasse un panoramique (6 photos en mode portrait assemblées par Photomerge).

Panoramique sur Cilaos dans son cirque
Panoramique sur Cilaos dans son cirque : on distingue la Mare à Joncs un peu sur la gauche et la rue du Père Boileau un peu sur la droite.

Dimanche 3 juin 2012

Ce matin, le temps est plus nuageux mais aussi plus doux. Petit déjeuner dans la salle de restaurant, en regardant les vieilles émissions des Carpentier à la télé !

N’écoutant que notre courage, nous avons programmé encore un autre randonnée pour aujourd’hui : notre choix s’est porté sur celle qui fait le tour du piton appelé le Bonnet de Prêtre, en raison de sa forme tarabiscotée que l’on peut apprécier sur la première photo ci-dessous, et qui emprunte le sentier de Gueule Rouge. Sur la carte, après une lecture rapide, j’avais estimé qu’elle ne serait pas trop rude. Eh bien ! il faut que je révise mes courbes de niveau, car question montagnes russes dans les rochers nous avons été servis !

Elle est assez dure cette rando, nous avons soufflé, j’ai gravi des escaliers presque à quatre pattes, mais nous l’avons accomplie en 2 heures et demie, comme annoncé.

Le départ de la rando du Bonnet du Prêtre
Le départ de la rando du Bonnet du Prêtre

Le coin est parfois un peu humide
Le coin est parfois un peu humide

Nouvelle rencontre avec une bibe, dotée d'un bel abdomen doré, et son époux
Nouvelle rencontre avec une bibe, dotée d’un bel abdomen doré, et son époux

Beaucoup de cultures de lentilles dans la région
Beaucoup de cultures de lentilles dans la région

Nous nous arrêtons à nouveau au resto Le Platane dans Cilaos pour déjeuner. Dans l’après-midi, nous prenons la voiture pour aller jusqu’au bout du monde, en l’occurrence le village de l’Îlet à Cordes qui est un oasis de culture en plein cirque : champs de lentilles et vignes occupent le moindre recoin, les habitations s’étalent le long de la route qui n’a été construite que dans les années 70.

Le soir, pour notre dernière soirée à Cilaos, nous testons un dernier restaurant « Les Sentiers » (63 rue du Père Boileau : oui oui, la rue du Père Boileau, c’est un peu les Champ’ de Cilaos, c’est là que se concentre la vie  commerçante …) Demain direction la côte « sous le vent » pour rejoindre notre prochain hébergement, près de Saint-Gilles-les-Bains.

(à suivre …)