Observatoire du Maïdo: un œil sur l’atmosphère | CNRS Le journal

A La Réunion, l’observatoire du Maïdo ausculte l’atmosphère depuis 2013. Grâce à ses lidars, il en analyse la composition en gaz et particules. Une mission capitale à l’heure du changement climatique.

Source : Observatoire du Maïdo: un œil sur l’atmosphère | CNRS Le journal

La Réunion en novembre 2013 : à Mafate

Mercredi 6 novembre 2013

C’est heureusement règlé comme du papier à musique : au petit matin, le ciel est d’une grande pureté et le soleil brille, amenant de la chaleur après la fraîcheur du soir et de la nuit. Ce matin, nous partons tôt après un petit déjeuner vite expédié mais copieux. Nous refaisons le même parcours qu’hier matin, mais cette fois-ci, nous embarquons un auto-stoppeur qui prend le soleil à la sortie du village. Il va aussi au col des Bœufs et on connaîtra tout de sa vie dans la demi-heure de montée. Nous arrivons à 7h30 là-haut et les formalités de parking sont vite accomplies. Nous nous équipons et prenons la route.

Notre trajet dans le cirque de Mafate
Notre trajet dans le cirque de Mafate

 Après le col, la descente s’engage dans un paysage stupéfiant, au pied du Grand Morne et du Piton des Neiges, dans une végétation assez basse au départ qui dégage bien la vue, puis qui cède la place à une forêt de tamarins.

La descente vers Marla
La descente vers Marla , la tache claire tout au fond à droite au pied du rempart

La descente est assez dure car le sentier est constitué de marches abruptes lorsque la déclivité devient importante, on ne peut pas régler son pas comme on le souhaite.

Un sentier parfois chaotique
Un sentier parfois chaotique

Nous traversons la Plaine des Tamarins, zone assez plate comme son nom l’indique. Nous faisons une halte photo-croquis pour profiter de la beauté et du calme de cette forêt. Les arbres semblent torturés, comme bousculés par des ouragans incessants.

Des couleurs incroyables
Des couleurs incroyables

Une forêt accueillante
Une forêt accueillante

Mais des arbres torturés
Mais des arbres torturés

comme dévastés par les cyclones
comme dévastés par les cyclones

Un grand calme
Un grand calme

Et l'inspiration
Et l’inspiration

Puis c’est la plongée vers la rivière des Galets qu’il faut franchir avant d’atteindre Marla. De longues volées de marches rendent l’avancée assez pénible (330 mètres de dénivelé). Enfin, tout en bas, la rivière que nous franchissons sur une passerelle toute neuve, près d’une stèle dédiée à Joseph Ethève.

La passerelle sur la rivière des Galets
La passerelle sur la rivière des Galets

A partir de là, je souffre, malgré une halte au bord de la rivière : je suis très fatigué, j’ai l’impression que mes muscles ne répondent pas et j’ai parfois des vertiges. Il nous faut faire plusieurs arrêts assez longs mais, vaille que vaille, nous avançons : après la maison Laclos qui est un gîte situé à l’écart de Marla, la première construction rencontrée est la chapelle. Les derniers mètres à gravir sont les plus durs, pourtant il n’y a que 200 mètres de dénivelé depuis la passerelle …

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La Chapelle de La Nouvelle et, tout au fond, l’échancrure du col des Boeufs, d’où nous venons

Encore quelques centaines de mètres et nous découvrons Marla-centre et ce que sont les gîtes de randonnée ici : des cases éparpillées sur un terrain autour d’une case centrale, au milieu d’un aimable fatras, le tout très dispersé, car ce n’est pas l’espace qui manque.

Nous arrivons au gîte des 3 Roches vers 13 heures. Notre chambre individuelle « sans sanitaires privatifs » est située dans un petit bâtiment carré divisé en quatre petits carrés :  deux carrés en diagonales sont les chambres, un troisième carré abrite les sanitaires communs, le quatrième est la terrasse qui distribue les deux chambres. Bien, fonctionnel même si ce n’est pas du luxe.

Le gîtes des 3 Roches à Marla : au centre avec le toit rouge, la case restaurant
Le gîtes des 3 Roches à Marla : au centre avec le toit rouge, la case restaurant

Nous pouvons investir les lieux après une petite attente et nous nous reposons car les corps ont un peu souffert. Ma fréquence cardiaque ne redescend pas rapidement, et je suis inquiet pour la suite du programme.
Les nuages ont envahi le cirque et, en fin d’après-midi, nous baignons dans un épais brouillard. La nuit tombe, et c’est l’heure du repas pris en commun dans la case restaurant. Nous faisons la connaissance de nos voisins de case ainsi que d’un autre randonneur qui vient d’enchaîner des randonnées cumulant 1400 mètres de dénivelée, dont l’ascension du Piton des Neiges.
A la fin du repas, c’est un ciel étoilé qui nous accompagne jusqu’à la chambre. Coucouche panier sans tarder.

Jeudi 7 novembre 2013

Le lendemain, nous devons rejoindre La Nouvelle, je me sens à peu près reposé et en état de marcher sans difficulté. Petit déjeuner à nouveau dans la case resto avec nos voisins de case et départ immédiat vers La Nouvelle. Le ciel est comme d’habitude éclatant de lumière, sans un seul nuage et le spectacle est grandiose. Quelques photos souvenirs avec les « remparts » et les montagnes en fond.

Encore un banc ...
Encore un banc …

En route ...
En route …

Nous redescendons vers la rivière des Galets mais, juste avant la maison Laclos, nous prenons le sentier sur la gauche qui nous mène à un gué sur la rivière, sentier qui présente l’intérêt d’être plus court et moins accidenté que celui qui passe par la passerelle empruntée hier.

Une végétation luxuriante
Une végétation luxuriante

Alors que nous arrivons au gué, Iza pousse un cri : « mon iPad ! je l’ai oublié sous l’oreiller dans la chambre ! »
Gros coup de déprime, le grain de sable qui vient enrayer une mécanique qui démarrait bien. Bon ! Avec quelques coups de téléphone, l’affaire s’arrange assez bien : au gîte des 3 Roches, ils ont bien trouvé la tablette à la pomme. Et finalement, comme nous sommes encore dans le coin demain, nous viendrons la chercher en faisant un aller-retour La Nouvelle – Marla dans la journée.

(Bon à savoir : le téléphone passe très bien à peu près partout dans le cirque, à partir des antennes situées au Maïdo).

La rando se poursuit dans un décor très sympathique et changeant. Pas trop de dénivelés avec des marches, un sentier qui suit à peu près les courbes de niveau, souvent à l’ombre. Bref ! Nous arrivons à La Nouvelle vers 11 heures. C’est un village beaucoup plus grand que Marla, où les cases sont beaucoup plus serrées, parce que l’îlet est situé sur un plateau dont l’espace est mesuré. Nous trouvons notre gîte (Yvon Gravina) et bien qu’il soit trop tôt, la gérante nous installe dans notre chambre. Même architecture en carrés qu’à Marla ! Nos voisins de case arrivent bientôt, des jeunes moins sympathiques et plus bruyants que nos voisins d’hier.

Le gîte Yvon Gravina à La Nouvelle
Le gîte Yvon Gravina à La Nouvelle

Question santé, je me sens très bien, plus de tachycardie, j’ai beaucoup mieux géré mes efforts, mais nos muscles sont douloureux, mollets et cuisses.
Repos bien mérité pendant quelques heures puis nous allons à la découverte du village et aussi du restaurant où nous avons réservé pour les repas du soir et les petits déjeuners. Pour ce soir, pas de place au resto, mais repas à emporter, à 18:30 !
Nous flânons encore un peu dans les « rues », ce sont des sentiers engazonnés. Il n’y a bien sûr aucun véhicule automobile, mais nous avons eu droit à un survol d’hélicoptère venant apporter un chargement au bout de son filin. A peine deux minutes de vol stationnaire, puis redémarrage vers le col des Bœufs pour une nouvelle mission.
Le calme revient assez vite, car comme d’habitude, le brouillard épais est tombé empêchant tout vol.

Balade dans les "rues" de La Nouvelle
Balade dans les « rues » de La Nouvelle

Sur la place de l'îlet, à droite l'école primaire
Sur la place de l’îlet, à droite l’école primaire

Nous prenons une boisson fraîche « chez Dédé » dans la « crasse » (le brouillard est de plus en plus épais) puis rentrons au gîte vers 16h00, en croisant les petits écoliers qui retournent chez eux.

Le plafond est bas cet après-midi
Le plafond est bas cet après-midi

Repos, lecture jusqu’à l’heure du dîner, nous allons chercher notre pitance de la soirée (riz, graines, rougail saucisses, piments), accompagnée d’une dodo, d’un coca et d’une cilaos gazeuse.
Pendant la nuit, concert d’aboiements ininterrompu ! Pas étonnant qu’ils passent leur journée à dormir, les chiens de Mafate !

Vendredi 8 novembre 2013

Lever très tôt, comme d’habitude, nous déjeunons avec nos réserves (un cake breton !) et prenons la route avec un sac à dos cette fois-ci bien allégé, ce qui soulage les épaules.
Il est 6h30, le temps est beau et la température très agréable. Nous refaisons en sens inverse le chemin d’hier, mais il est tellement beau que ce n’est pas une corvée, loin de là. Des ballets d’hélicoptère dans le ciel du cirque nous intriguent, mais c’est le vol d’un avion de belle taille (pas un petit avion de tourisme) à basse altitude qui nous stupéfie, car on a l’impression qu’il va s’écraser contre les remparts.

Un DASH8 qui surveille un départ de feu
Un DASH8 qui surveille un départ de feu

Un guide accompagnant un groupe de randonneurs que nous croisons nous explique qu’il y a eu un départ de feu, sans doute volontaire, et que tous les moyens sont mobilisés en ces temps de sécheresse. Cet avion est en fait un avion de transport pouvant être transformé en bombardier d’eau (ce sont des DASH 8). L’île en posséderait deux. L’hélicoptère de la gendarmerie continuera à tourner au-dessus de Marla et des environs pendant encore quelques heures.

Un départ de feu vers Marla
Un départ de feu vers Marla

Nous sommes de retour à Marla vers 9:30, sans difficultés. La gérante du gîte nous avait dit que l’iPad serait disponible à l’épicerie du village, mais celle-ci est fermée. Nous allons donc au gîte des 3 Roches où nous retrouvons notre tablette …
Nous faisons une halte au Snack de Marla situé à l’entrée de l’îlet, avant de repartir vers La Nouvelle.
Après un voyage sans histoire sur le même sentier (toujours aussi magique) et une petite halte rafraîchissante au gué sur la rivière, nous atteignons notre gîte vers 12h30 : nous avons mis 6 heures pour faire l’aller-retour, et nous ne sommes pas trop fatigués.

Passage du gué sur la rivière des Galets
Passage du gué sur la rivière des Galets

Les nuages envahissent à nouveau le cirque, mais ils sont moins présents qu’hier et le soleil fait même quelques timides apparitions.

Les nuages ne gagneront pas aujourd'hui
Les nuages ne gagneront pas aujourd’hui

Nous avons de nouveaux voisins, des vieux un peu plus âgés que nous, qui ont l’air mécontents de ne pas avoir plus de confort. Ils sont assez bruyants, parlent fort.
Après un peu de repos, nous faisons dans la soirée le tour de l’îlet sur le sentier qui porte ce nom. Un belvédère a été aménagé au bout de l’îlet, face au piton Bronchard et à Roches Plates, d’où la vue doit être grandiose … par temps clair. Mais bon ! ce n’est déjà pas si mal.

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Le belvédère aménagé à La Nouvelle

On fait face à la partie nord du cirque de Mafate.

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Si le ciel était moins bouché, on pourrait se repérer sur le panoramique installé au bout du belvédère.

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Nous regagnons le centre du village pour une pause rafraîchissement : les 3 ou 4 bistros ne sont jamais ouverts en même temps, sans doute pour se répartir les clients et éviter la concurrence …

Ce soir, nous prenons notre dîner sur place au restaurant. Riz, graines, carri poulet, piment, planteur ! Original !

Samedi 9 novembre 2013

Nos voisins partent tôt, nous allons prendre notre petit déjeuner au resto là-haut. Le jeune homme qui fait le service (il servait déjà le repas hier soir) est toujours aussi souriant et serviable.
Nous passons au gîte charger les deux mules, puis en avant pour la remontée au col des Bœufs et ses 505 mètres de dénivelé positif (positif ! ça veut dire que ça monte). Après quelques minutes de marche, nous croisons un couple de randonneurs qui redescend et nous demande si on est bien sur la bonne route. Stupeur, vérification avec Iphigénie, effectivement nous nous sommes tous trompés ! Demi-tour et nous trouvons le bon embranchement. La montée commence, et nous nous offrons même le luxe de faire un détour par le plateau Chêne d’où la vue sur La Nouvelle est splendide. Mais une telle beauté doit se mériter car la montée est très très abrupte. Il y a deux jours j’aurais été incapable de gravir cette pente.

Vue sur La Nouvelle depuis le plateau Chêne
Vue sur La Nouvelle depuis le plateau Chêne

Puis nous regagnons le GR, traversons la plaine des Tamarins, rejoignons le sentier vers Marla que nous avions emprunté il y a 3 jours (on en profite pour le rendre).

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On ne le dirait pas, mais le sentier est bien fréquenté en ce samedi matin

Le Grand Bénare au fond
Le Grand Bénare au fond

On voit que c’est un début de grand week-end car le sentier prend des allures d’autoroute avec un trafic très intense de randonneurs descendant dans le cirque. Tellement intense que cela en devient parfois gênant, car certains d’entre eux nous cassent le rythme que nous essayons de maintenir dans la montée finale. Raide, très raide, mais ce sont les derniers pas!

Nous avons retrouvé notre couple de randonneurs du petit matin, eux n’étaient pas passés par le plateau Chêne. En redescendant vers le parking, je me rends compte que ce sont nos voisins de case d’hier soir, ce qui étonne iZa. Habilement interrogés par ses soins, ils nous disent qu’effectivement ils étaient dans le même gîte !
Nous retrouvons la voiture, le parking est bondé, nous avons bien fait de faire cette virée dans Mafate pendant la semaine, car ce week-end, ce sera sans doute beaucoup moins sympathique en bas !

Cela fait tout drôle de reprendre la voiture, nous avons vraiment l’impression de venir d’un autre monde. Nous faisons halte à Grand-Îlet pour récupérer nos bagages qui étaient restés en villégiature à la Tourte Dorée. Et nous redescendons vers la côte, et la chaleur.

Au total, depuis mercredi matin, nous avons randonné sur 25 à 30 kilomètres, ce qui ne représente pas grand-chose en distance, mais nous avons gravi (et descendu) 1640 mètres de dénivelé.

Souvenirs, souvenirs, nous déjeunons à Saint-André, au restaurant Le Cantonnais où nous avions fait notre premier repas l’année dernière, après avoir un peu tourné pour le trouver. Toujours aussi sympa, bonne cuisine, punch des îles savoureux.

Notre prochain objectif est d’atteindre la résidence Archipel à Saint-Gilles où nous avons loué un appartement jusqu’à la fin de notre séjour. Saint-Denis, la RN1 littorale, le Port, Saint-Paul, on arrive à la résidence vers 14h30. C’est un grand truc situé sur les hauteurs de la ville, dans un environnement urbanisé, mais dans un cadre à peu près correct. On sent la résidence pour Tour Operators, mais l’appartement est assez vaste avec une grande chambre à l’étage.

Dans l’après-midi, installation, courses au SuperU en face, piscine. Heureusement, il y a aussi du wifi …….. Ouf ! La civilisation !

(à suivre)

 

La Réunion en novembre 2013 : avant Mafate

Voilà, c’est reparti pour un nouveau voyage à La Réunion. Comme annoncé dans le récit de voyage de 2012, nous avons envie d’aller voir comment ça se passe dans le cirque de Mafate, qui est coupé du monde des voitures et où tout déplacement doit se faire à pied (accessoirement en hélicoptère).

Nous n’avons pas prévu de faire notre diagonale des fous à nous et de traverser toute l’île par les cirques en courant. Non ! Juste deux ou trois jours à Mafate, histoire de toucher du doigt la réalité de cet environnement avant que le tourisme de masse vienne tout gâcher. Pour le reste, nous prendrons un seul hébergement pour compléter les deux semaines de notre séjour.
Donc, en ce dimanche 3 novembre 2013, comme une mécanique bien huilée (ce qui ne m’empêche pas de stresser, parce qu’on ne sait jamais à l’avance si la lubrification est correcte), nous prenons le vol AF644 pour Saint-Denis de la Réunion. Nous avons choisi des sièges situés au centre immédiatement derrière une cloison, là où sont généralement accrochés les berceaux pour les bébés de moins de 10 kilos. Ce qui est bien le cas, non pas que je fasse moins de 10 kilos et aie le droit à un berceau, mais nous avons pour voisines une jeune maman et sa petite fille, ce qui fait que le siège situé à côté d’iZa restera vide.
IZa jouera les nounous pour occuper la gamine pendant que sa mère se restaure. Sinon, rien à signaler, le voyage dure toujours aussi longtemps et le programme de cinéma est assez médiocre.

Pour voir les lieux de cet article, cliquer sur la vignette
Pour voir les lieux de cet article, cliquer sur la vignette

Lundi 4 novembre 2013

Lundi matin, 4 novembre, nous atterrissons à destination à 7h20 et mettons en œuvre notre technique habituelle pour récupérer les bagages et la voiture en même temps. Pour la première fois, nous avons une location Budget, c’est une 207 diesel-qui-pue, mais en bon état. Moins de 45 minutes après notre arrivée, nous sommes dans la voiture avec les bagages.
Comme nous devons loger à Grand-Îlet (cirque de Salazie), nous avons toute la journée pour nous y rendre et sommes un peu dépourvus d’idée. De plus, nous sommes bien fatigués puisque nous n’avons pas dormi.
Nous avons l’intention d’aller faire quelques courses dans un centre commercial, mais nous nous rendons compte qu’ils sont tous fermés le lundi matin, aussi décidons-nous d’aller à Saint-Denis pour trouver quelque chose. Même si beaucoup de magasins sont fermés, nous retrouvons avec plaisir cette ville très agréable et trainassons jusqu’à midi.

Le flamboyant n'est pas encore en fleur
Le flamboyant n’est pas encore en fleur

Puis nous allons dans le centre commercial Duparc de Sainte-Marie (celui-la même où nous avons achevé notre séjour l’an dernier !) faire quelques emplettes. Avant de monter vers Salazie, nous faisons un détour par le bassin Bœuf, site sympathique, qui est une succession de cascades et de bassins (en fait trois bassins successifs).

C'est marqué dessus au cas où ...
C’est marqué dessus au cas où …

Pas beaucoup d'eau ni de soleil, ni de boeufs d'ailleurs
Pas beaucoup d’eau ni de soleil, ni de boeufs d’ailleurs

Vers 14 heures, nous prenons la direction du cirque de Salazie et nos souvenirs de la route sont toujours bien présents. Mais à Salazie, nous bifurquons vers Grand-Îlet qui est un peu plus éloigné que Hell-Bourg. C’est aussi un village beaucoup moins agréable, moins touristique aussi. Le gîte La Tourte Dorée ressemble plus à un petit hôtel qu’à un gîte, mais bon ! Nous avons une chambre spacieuse, mais l’ensemble des locaux et du village est assez bruyant : pour un village qui cultive son côté rural, c’est un peu raté. Sans compter que c’est un village d’éleveurs de poulets de de porcs, l’atmosphère s’en ressent … lourdement (ça me rappelle un peu la Bretagne, les jours d’épandage du lisier). Tant mieux pour le village qui a l’air d’avoir une activité économique importante et dont la proximité de Mafate attire les touristes, mais il n’y a aucun charme.

Le gîte La Tourte Dorée à Grand-Îlet
Le gîte La Tourte Dorée à Grand-Îlet

 

Le temps est couvert, pas trop chaud, dans la soirée le brouillard tombe , mais il ne pleut pas. Espérons que pour les jours qui viennent, la météo nous sera un peu favorable.
Le soir, repas à la table d’hôte avec une trentaine de convives parmi lesquels il y a toujours des messieurs-je-sais-tout irritants. Plats copieux, cuisine locale avec le riz et les graines, le poulet, le piment, le ti’punch et le rhum arrangé pour finir. Nous aussi, on est finis après ces tours de cadran sans dormir …

Mardi 5 novembre 2013

Le lendemain, c’est un beau ciel bleu sans le moindre nuage qui nous attend au petit matin. Réveil à 6:30 pour moi, soit 3:30 heure métro, mais nous avons suffisamment dormi. Petit déjeuner en face de M. JeSaisTout qui en a encore appris de bonnes pendant la nuit : selon lui, ce sont les gardiens du parking payant au col des Bœufs qui volent dans les voitures stationnées sur la route, en dehors du parking payant.
Bon ! On va aller vérifier car nous voulons voir comment ça s’organise là-haut. Montée splendide dans un décor de rêve, sous un ciel bleu éclatant. Arrivée au bout du goudron, c’est un immense parking avec un gardien qui régule tout cela.

Le parking des randonneurs au bout de la route bitumée
Le parking des randonneurs au bout de la route bitumée

Comme il n’accepte plus de voiture pour la journée, nous nous garons sur un parking plus bas et allons finalement à pied jusqu’au col des Bœufs que nous atteignons au bout de 20 minutes d’une marche très tranquille.

Le col des Boeufs et celui de la Fourche au pied du Grand Morne et du Piton des Neiges
Le col des Boeufs et celui de la Fourche au pied du Grand Morne et du Piton des Neiges

Il fait chaud et le soleil tape dur. Les paysages sont époustouflants, mais déjà on s’aperçoit que les nuages commencent à envahir les cirques, venant de la mer.

Panoramique sur le cirque de Salazie
Panoramique sur le cirque de Salazie

Au col des Boeufs, nous contemplons le chemin que nous allons suivre demain.

Marla est tout au fond
Marla est tout au fond

Départ du sentier vers Marla et La Nouvelle
Départ du sentier vers Marla et La Nouvelle

En redescendant, nous faisons halte au gîte pour récupérer la crème solaire ! Puis nous poursuivons jusqu’à Hell-Bourg, distant de 25 kilomètres de grimpette, l’idée étant de voir la ville sous le soleil, car l’année dernière, la pluie ne nous avait pas quittés d’une semelle.
Nous retrouvons donc avec plaisir cette petite ville beaucoup plus plaisante que Grand-Îlet, devenue très touristique (ou on avait oublié) et nous avons le temps d’en refaire le tour alors que le ciel se couvre petit à petit.

Dans les rues de Hell-Bourg
Dans les rues de Hell-Bourg

Des cases bien jolies
Des cases bien jolies

Un tunnel naturel
Un tunnel naturel

Les hortensias s'acclimatent très bien
Les hortensias s’acclimatent très bien

Près de la mairie à l’entrée du village, je vais contempler la statue de « l’Âme de la France » qui a connu bien des vicissitudes depuis sa création en tant que monument aux morts de la Première Guerre Mondiale.

Choquant, n'est-ce-pas ...
Choquant, n’est-ce-pas …

... pour un monument aux morts !
… pour un monument aux morts !

Nous faisons une halte « salade composée » dans un petit snack tenu par un rasta local sympa, puis regagnons notre gîte après avoir fait un détour par Mare Martin, au bout de la route après Grand-Îlet. Les points de vue promis sont splendides mais le brouillard et la pluie envahissent le cirque, ce qui refroidit un peu l’ambiance.

Au gîte, nous chargeons nos sacs à dos de rando et nous préparons pour un départ matinal demain matin, pour profiter, espérons-le, d’un beau ciel dégagé et d’un parking moins rempli … Bon ! Ils sont bien chargés nos sacs ! Avec les poches à eau de 2 litres, ils sont proches des 10 kilos, va falloir les (sup)porter !

Un petit coup de gueule pour finir : certains commerçants se montrent bien désagréables avec les touristes et les curieux qui auraient l’audace de vouloir visiter les cases ou prendre des photos. Le Gîte d’étape de Madame Parisot (c’est paraît-il le premier hôtel ouvert à Hell-Bourg et il est situé rue du Général De Gaulle) prie ces vilains parasites de rester en bas des escaliers. Merci de tout coeur à eux au nom de la promotion du patrimoine !

M'en fous, j'ai pris une photo de l'interdiction de prendre des photos
M’en fous, j’ai pris une photo de l’interdiction de prendre des photos

(à suivre)

La Réunion en 2012 (6 et fin)

Il est temps que je termine mon journal de voyage à la Réunion, car nous y retournons dans quelques jours et je sais que je n’aurai pas la motivation de reprendre ce récit quand nous reviendrons avec de nouveaux souvenirs ( j’essaierai, cette année, de saisir les événements journaliers avec l’application WordPress pour l’iPad afin d’éviter d’avoir à tout retaper par la suite, et pourquoi pas, de les mettre en ligne si le dieu wifi nous accompagne).

Mercredi 6 juin 2012

Le parcours du 6 juin
Le parcours du 6 juin

Aujourd’hui, le temps est clair et beau. Nous démarrons plus tard qu’hier matin pour prendre la direction du piton Maïdo, que l’on peut atteindre en voiture après une montée sinueuse (mais sans plus) qui nous mène à 2200 mètres d’altitude. Tout est bien aménagé pour accueillir les visiteurs, parking, belvédère.

On découvre de là-haut le paysage sublime du cirque de Mafate que j’essaye de faire rentrer tout entier dans l’appareil photo, mais il faudra au moins un panoramique.

Le cirque de Mafate (nord-est) vu du Maïdo
Le cirque de Mafate (nord-est) vu du Maïdo
Le cirque de Mafate (sud) et le Piton des Neiges vu du Maïdo
Le cirque de Mafate (sud) et le Piton des Neiges vu du Maïdo

Il y a quelques années, un incendie a ravagé une grande partie des pentes du Maïdo. Même si des efforts ont été entrepris pour réparer ce qui peut l’être, les traces sont encore bien visibles.

Les traces de l'incendie
Les traces de l’incendie
Le belvédère est bien aménagé pour contempler le Piton des neiges sans risque
Le belvédère est bien aménagé pour contempler le Piton des neiges sans risque
Une photo pour reproduire celle du Petit Fûté ...
Une photo pour reproduire celle du Petit Fûté …

Le Piton des Neiges domine tout cela de sa masse imposante. Nous faisons une petite marche depuis le belvédère jusqu’au départ du sentier du rempart qui permet de descendre vers les villages du cirque. Dans le cirque, tout déplacement se fait exclusivement à pied (ou en hélicoptère). Je suis fasciné par ce mode de vie et il faudra que l’on vienne examiner ça de près un jour.

En descendant du Maïdo, nous nous arrêtons pour déjeuner au Parc-Hôtel du Maïdo, c’est un restaurant, sans doute un hôtel avec un petit parc d’attraction, poney, luge, tir à l’arc (2 fricassées, le ti punch est à 3,50 ! ).

En repartant, nous nous apercevons que les hauteurs du côté du Maïdo sont dans les nuages, la vue doit être maintenant un peu moins intéressante.

Nous faisons ensuite une visite du musée historique de Villèle, installé dans une vieille demeure créole qui a appartenu à la terrible Madame Debassayns qui a mené sa plantation et ses 400 esclaves sous un régime de maltraitances permanentes. Le guide Patrick qui nous commente la visite guidée a des accents très émouvants lorsqu’il narre cette période et l’horreur de l’esclavage.

Après cette visite impressionnante, nous descendons vers Ermitage-les-Bains où nous faisons une séance plage, avant de nous rendre dans la soirée à Saint-Gilles (les-bains, bain sûr !) pour une petite promenade nocturne. Nous dînons sur le port au restaurant La Palmeraie où les salades sont délicieuses et gigantesques. Rhum arrangé offert par la maison, puis retour à l’hôtel.

Jeudi 7 juin 2012

Aujourd’hui, c’est une journée sans longs déplacements. Nous avions même envisagé une grasse matinée, mais le proprio a justement décidé de jouer de la perceuse aux premières heures, ce qui nous chasse de notre chambre plus tôt que prévu.

Visite de l’Aquarium de la Réunion à Saint-Gilles (beaucoup de poissons dans une scénographie agréable), puis déjeuner au resto « Le Grand Large » situé dans les mêmes bâtiments. Les prix sont élevés pour une qualité médiocre et nous avons en outre la désagréable surprise de nous retrouver à côté d’une famille déjà rencontrée à Orly avant notre départ (le père de famille, sorte de tyran familial, est un monsieur je-sais-tout qui ne rate pas une occasion d’écraser femme et enfants en faisant profiter le voisinage de ses conseils).

La zone portuaire de Saint-Gilles est très sympa
La zone portuaire de Saint-Gilles est très sympa

Le port de plaisance de Saint-Gilles
Le port de plaisance de Saint-Gilles

Le poisson corail
Le poisson corail

Le poisson pierre
Le poisson pierre

Petite balade dans Saint-Gilles et nous pouvons admirer de belles cases créoles.

Une case moderne sur le port
Une case moderne sur le port

Dans Saint-Gilles
Dans Saint-Gilles

Chez Loulou est une pâtisserie réputée de Saint-Gilles
Chez Loulou est une pâtisserie réputée de Saint-Gilles

Ombres et lumières sur les terrasses
Ombres et lumières sur les terrasses

La plage de Saint-Gilles, appelée plage des Roches Noires, est belle mais elle n’est pas très accueillante pour la baignade (qui y est d’ailleurs interdite).

La plage des Roches Noires à Saint-Gilles
La plage des Roches Noires à Saint-Gilles

Puis virée automobile jusqu’à Boucan-Canot et Saint-Paul. Toujours la zone touristique et des accès compliqués à la mer. Nous revenons à Ermitage pour une nouvelle séance plage, que nous poursuivons par une promenade au coucher de soleil et un crêpe bretonne (et même deux) à Bigoudène Crêpes (délicieuses). Retour à pied et de nuit.

Coucher de soleil sur la plage de l'Ermitage-les-bains
Coucher de soleil sur la plage de l’Ermitage-les-bains

 

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Vendredi 8 juin 2012

 

cliquer pour suivre le trajet de la journée
cliquer pour suivre le trajet de la journée

 

Départ de l’hôtel vers 9h30, ce soir nous logeons à Saint-Denis. Nous faisons notre première halte au marché forain de Saint-Paul, situé sur le front de mer. C’est un marché coloré et très sympathique, où l’on trouve des produits de l’artisanat local, mais aussi des fruits, des légumes, des spécialités réunionnaises comme la vanille et les préparations pour le rhum arrangé (on en ramène quelques-unes).

Dans une échoppe hindie, nous achetons quelques babioles comestibles pour pique-niquer plus tard. Puis nous regagnons la voiture et montons vers Dos d’Âne, village situé au-dessus de La Possession qui est une des portes d’entrée (nord-ouest) vers le cirque de Mafate. paysage sublime sur le cirque, que nous nous contentons d’admirer car nous n’avons ni le courage ni la tenue pour faire une rando qui nous mènerait à un point de vue situé à quelque distance.

Depuis le Dos d'Âne, une entrée vers le cirque de Mafate
Depuis le Dos d’Âne, une entrée vers le cirque de Mafate

Nous grignotons nos en-cas hindis et redescendons vers Saint-Denis (en empruntant à nouveau la RN1 en pied de falaise) où nous retrouvons les bouchons automobiles qui marquent notre retour dans une grande ville.

Nous pouvons aménager rapidement dans l’hôtel Le Central, bien situé en plein centre ville : pas terrible mais correct, accueil plus que médiocre, wifi tout juste accessible dans le hall, chambre au troisième (sans ascenseur !). Mais cela ne nous empêche pas, bien au contraire, de faire notre première promenade dyonisienne : rue de Paris et ses cases créoles (Maison Carrère que nous visitons et qui abrite l’office du tourisme) jusqu’au Jardin d’État, puis retour par la rue du Maréchal-Leclerc.

Une case du centre ville de Saint-Denis
Une case du centre ville de Saint-Denis

Un "guetali" qui permettait aux bons bourgeois de surveiller la rue sans se faire voir ...
Un « guetali » qui permettait aux bons bourgeois de surveiller la rue sans se faire voir …
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L'hôtel Juliette Dodu (figure historique locale)
L’hôtel Juliette Dodu (figure historique locale)

Le barachois de Saint-Denis
Le barachois de Saint-Denis

La cathédrale de Saint-Denis
La cathédrale de Saint-Denis

Un flamboyant qui occupe toute la place
Un flamboyant qui occupe toute la place

Le soir, nous descendons vers le Barachois (le front de mer) pour trouver à manger et finalement nous jetons notre dévolu sur Les 3 Brasseurs (pas très « péï », les flammenkueches, mais elles sont excellentes !). Retour nocturne à l’hôtel dans les rues désertes de Saint-Denis.

Samedi 9 juin 2012

Dernière journée à La Réunion, nous prenons l’avion ce soir à 21h25, cet horaire a été modifié par Air France qui a supprimé l’avion du matin que nous avions choisi en première instance. Il faut donc occuper cette dernière journée, ce qui est toujours un peu compliqué car nous n’avons plus d’hébergement et il faut se trimballer les bagages toute la journée dans la voiture.

Donc, on quitte la chambre au plus tard, vers midi, et, laissant la voiture et les bagages sur le parking de l’hôtel, nous refaisons une petite promenade qui nous mène pour déjeuner au restaurant l’Oasis sur le Barachois.

Nous reprenons bagages et voiture vers 15 heures, et quittons Saint-Denis : grimpette jusqu’à la cascade Maniquet sur les hauteurs de la ville. La route est en lacets jusqu’à un bout du monde où sont installées des tables de pique-nique et un barbecue aménagé.

Le bout du monde au-delà de la cascade Maniquet
Le bout du monde au-delà de la cascade Maniquet

Même au bout du monde, toujours un barbecue et une table de pique-nique
Même au bout du monde, toujours un barbecue et une table de pique-nique

Dernières photos.

Nous allons ensuite vers Sainte-Marie et son port de plaisance (bof ! aucun intérêt) situé en bout de la piste de l’aéroport, ainsi que son centre commercial (et ses 3 Brasseurs – un autre) où nous faisons une halte glace et bière (on termine souvent dans les centres commerciaux parce que c’est climatisé et qu’on est en habits de retour vers la métropole).

Alors que le soleil tombe, nous gagnons l’aéroport tout proche où les formalités sont rapidement accomplies : retour de la location de la voiture, dépose bagages, contrôles de sécurité. 3 heures à attendre, mais finalement cela passe assez vite.

Dimanche 10 juin 2012

Après un voyage sans problème, arrivée à Orly à 6 heures pile, à la maison à 6 h 55. Auré sort de son lit pour nous accueillir !

(La Réunion en 2013)

 

 

 

 

 

La Réunion en 2012 (5)

Direction la côte sous le vent, autrement dit la côte ouest, la zone la plus touristique de l’île lorsque l’on se contente des loisirs nautiques.

Lundi 4 juin 2012

Cliquer pour suivre le trajet du 4 juin
Cliquer pour suivre le trajet du 4 juin

 

Petit déjeuner à 9 heures et nous sommes prêts à partir à 10 heures. Une dernière photo souvenir par le patron (en plein contre-jour face au Dimitile !) et nous quittons nos charmants hôtes qui ont été pleins de petites attentions bien sympathiques pendant notre séjour. Une bonne adresse sans nul doute.

Descente aussi vertigineuse que la montée, nous rejoignons la côte à Saint-Louis, où le temps est très ensoleillé et bien plus chaud que là-haut. Le paysage change également, le long de la côte, la végétation est composée d’arbustes et de plantes plus habituels sous des climats secs. En quelques kilomètres et quelques minutes, on a l’impression d’avoir changé de pays ou de continent.

Une végétation bien différente
Une végétation bien différente

Des plages de sable volcanique
Des plages de sable volcanique

Nous remontons vers le nord de la côte sous le vent, en empruntant l’ancienne route nationale RN1 qui est très bien aménagée. La nouvelle RN1 est une quasi-autoroute à 2 fois 2 voies située un peu en retrait du littoral, mais ses performances ne nous intéressent pas trop, nous avons tout notre temps … Nous passons par l’Etang-Salé les Bains et faisons une halte au Gouffre situé un peu avant. Ce gouffre est un souffleur, comme il y en a tant le long de ce type de côte où de longues fractures dans la lave solidifiée permettent à la houle de s’engouffrer puis d’exploser dans de splendides gerbes d’écume.

Le souffleur de l'Etang-Salé : "le gouffre"
Le souffleur de l’Etang-Salé : « le gouffre »

Nous nous arrêtons ensuite à Saint-Leu pour un déjeuner « les pieds dans le sable » au « Zat » recommandé par le Routard : salade Kréol et tartare de thon, sur une terrasse qui domine le port et la plage.

A quelques encablures de là, nous visitons Kelonia, l’observatoire des tortues marines, où de multiples bassins permettent d’admirer de nombreuses tortues mais également d’autres animaux marins. Il y a aussi des tortues terrestres.

Kelonia, l'observatoire des tortues marines
Kelonia, l’observatoire des tortues marines

Le centre Kelonia est une clinique pour tortues où sont soignées certaines d’entre elles, amochées par d’autres animaux ou par les bateaux.

Une tortue soignée à Kelonia
Une tortue soignée à Kelonia

Il lui manque la nageoire avant gauche
Il lui manque la nageoire avant gauche

Il y a également un artisan qui sculpte des bijoux dans des écailles de tortue. Il nous apprend qu’il peut encore effectuer ce type de travaux, car il utilise des stocks d’écaille datant d’avant l’interdiction internationale de capturer les tortues.

Il est près de 15 heures quand nous achevons notre visite et quittons Kelonia, nous pouvons donc rejoindre notre prochaine étape, l’hôtel des Bougainvilliers à l’Ermitage-les-Bains. Nous recevons un très bon accueil du propriétaire,qui nous attribue la chambre n°1 située en bord de piscine. Je ne peux m’empêcher d’être un peu déçu par l’exiguïté de la chambre, malgré la terrasse assez sympathique (généralement je crains la promiscuité et le bruit en provenance de la piscine).

Mais, bon, ce doit être un petit coup de fatigue, car après que nous nous sommes installés, je me sens mieux. Nous descendons à pied à la plage située à 300 mètres, mais nous sommes un peu refroidis par l’annonce de la présence possible d’un poisson-pierre qui pique très fort si l’on s’y frotte (avec les pieds).

Nous avons tout de même le temps de découvrir un spectacle étonnant, celui des arbres à moitié « déchaussés », sans doute par l’érosion de la côte, qui ont l’air d’être posés sur la plage …

Un arbre déchaussé sur la plage de l'Ermitage-les-Bains
Un arbre déchaussé sur la plage de l’Ermitage-les-Bains

Puis, comme une grosse averse menace, nous rentrons à l’hôtel en courant, mais la pluie passera sur les hauteurs en nous épargnant.

Nous prenons la voiture pour aller faire quelques courses dans le village qui ressemble à toutes les agglomérations touristiques en bord de mer. Le SCORE local nous permet de nous recharger en denrées indispensables. Nous faisons notre petit dîner dans la cuisine commune de l’hôtel et allons nous coucher assez rapidement, car nous voulons partir tôt demain matin.

Mardi 5 juin 2012

Comme prévu, le réveil est matinal et nous partons dès 6h15. Direction, le sud de l’île car nous avons décidé, au vu de la météo, de tenter à nouveau la montée au volcan.

La Réunion est une petite île : il est facile, avec la quasi-autoroute que nous avons ignorée en grande partie la veille, de la traverser à toute vitesse et à 7h30, nous sommes (de retour) au Tampon, au bout de la voie express et déjà au pied du Piton de la Fournaise.

Mais nous sommes encore bien déçus car les nuages sont accrochés aux hauteurs et nous traversons, dans la montée de la Route Forestière du Volcan, une purée de pois encore plus épaisse que lors de notre précédente ascension.

Alors que nous nous désespérons, le soleil fait une percée dans les nuages et, tout à coup, nous survolons la mer de ouate qui envahit les vallées au-dessous de nous. Nous découvrons alors un paysage merveilleux, hors du temps, mélange de couleurs vertes et ocres, sous un ciel d’un bleu profond et éclatant.

Au-dessus des nuages, l'azur ...
Au-dessus des nuages, l’azur …

Une véritable pureté visuelle ! La route qui mène au cratère Commerson, qui traverse la plaine des Sables et nous mène enfin jusqu’au Pas de Bellecombe devient un véritable bonheur même si elle est toujours pleine de trous dans sa partie finale.

Un paysage lunaire ... sous un beau soleil
Un paysage lunaire … sous un beau soleil

Après avoir garé la voiture sur le parking qui marque la fin de la piste (près de la boutique souvenirs – sandwich), nous pouvons enfin contempler l’enclos, au milieu duquel trône le cratère Dolomieu qui est le cratère actuellement actif. Une petite explication en image.

Le panneau d'information sur l'enclos du volcan
Le panneau d’information sur l’enclos du volcan

L’enclos est en fait la caldeira issue d’immenses éboulements voici près de 5000 ans, elle s’ouvre vers l’océan indien vers lequel les laves s’écoulent en traversant la route que nous avons empruntée il y a quelques jours. En 2007, le piton qui se dressait au centre de cette caldeira s’est effondré, laissant la place au cratère actuel profond de 350 mètres.

Des sentiers de randonnées sont balisés par l’ONF pour mener jusqu’au sommet du cratère comme indiqué sur le plan, mais nous n’irons pas si loin car nous ne sommes pas équipés pour accomplir cette marche de plusieurs heures. Nous nous contenterons d’aller jusqu’au numéro 4, près de la chapelle Rosemont qui est une sorte de caverne dans la lave. En effet, le vent souffle fort et il fait assez froid, nous sommes insuffisamment couverts.

Mais, pour nous, être ici à fouler les pentes du volcan est déjà une superbe expérience que nous ne nous attendions pas à vivre. Alors, les trois heures de randonnée nous satisfont largement.

Le rempart sud de l'enclos vu depuis le pas de Bellecombe. A gauche, la pente du cratère Dolomieu
Le rempart sud de l’enclos vu depuis le pas de Bellecombe. A gauche, la pente du cratère Dolomieu

Face au Piton de la Fournaise. On est bien couverts car il fait froid.
Face au Piton de la Fournaise. On est bien couverts car il fait froid.

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Au pied du rempart, 100 mètres plus bas.

Tout est balisé, avec un trait de peinture blanche tous les mètres. Le brouillard peut être très épais ...
Tout est balisé, avec un trait de peinture blanche tous les mètres. Le brouillard peut être très épais …

Le petit cratère de Formica Leo, datant du 18 ème siècle, vu d'en haut
Le petit cratère de Formica Leo, datant du 18 ème siècle, vu d’en haut

Formica Leo, vu d'en bas.
Formica Leo, vu d’en bas.

Une soufflette de lave
Une soufflette de lave

De la lave "cordée", ainsi appelée en raison de sa forme ressemblant à un rouleau de cordages
De la lave « cordée », ainsi appelée en raison de sa forme ressemblant à un rouleau de cordages

En arrivant en bas du rempart au bout d’un dénivelé de 100 mètres, on est accueilli par un  petit cratère, appelé Formica Leo du nom de la fourmi-lion parce qu’il ressemble aux monticules créés par cette petite bête. Il date du 18 ème siècle et ce n’est plus qu’un trou très érodé dans lequel on peut descendre sans crainte.

Il n’y a pas véritablement de sentiers, car on marche directement sur les blocs de lave. Par contre, l’ONF a balisé la direction à suivre au moyen d’un coup de pinceau blanc tous les mètres. Avec le beau soleil qui brille au-dessus de nos têtes, cette précaution paraît superflue, mais elle laisse imaginer l’épaisseur du brouillard qui peut tomber par ici parfois.

On rencontre des coulées de lave de toutes les formes possibles, certaines ressemblent à des créatures du Seigneur des Anneaux, d’autres à des rouleaux de cordage …

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Partout, la vie reprend timidement, des plantes profitent des fissures pour s’installer. Mais il faut en vouloir … Les oiseaux sont assez nombreux, là où pousse la végétation.

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Au bout de deux magnifiques heures de randonnée, nous remontons le raidillon qui nous ramène au Pas de Bellecombe.

Le sentier qui nous ramène en haut du rempart
Le sentier qui nous ramène en haut du rempart

Un dernier regard vers les cratères
Un dernier regard vers les cratères

Nous avons profité d’un temps exceptionnel en altitude (nous étions entre 2200 et 2500 mètres), mais les vallées sont toujours envahies par les nuages d’où émerge, un peu plus au nord-ouest, le Piton des Neiges (les observateurs auront constaté, avec les ombres des cailloux, que le soleil est au nord … hémisphère sud oblige).

Au-dessous de nous, les nuages sont toujours là. Le Piton des Neiges sur la gauche.
Au-dessous de nous, les nuages sont toujours là. Le Piton des Neiges sur la gauche.

Nous redescendons donc dans la grisaille, et même la purée de pois, mais cette fois-ci, cela nous est indifférent.

Isa a la bonne idée de nous faire passer par l’est et le nord, au lieu de reprendre la route de ce matin par la côte ouest. Donc, nous allons effectuer un presque tour de l’île aujourd’hui, mais comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, cela ne représente pas un très long trajet, surtout grâce à l’excellent réseau routier.

Nous nous arrêtons pour une pause kebab à la Plaine des Palmiste dans le petit snack « l’Eskal Gourman ». Puis, nous retrouvons des villes déjà visitées, Saint-Benoît, Sainte-Suzanne. Nous poursuivons vers Saint-Denis, la capitale. Nous longeons des paysages sublimes, car le ciel s’est dégagé et le soleil nous a finalement rejoint : de la route, on peut contempler les montagnes, le Piton des Neiges, les hauteurs autour du cirque de Cilaos.

Les dispositifs de protection de la RN1 contre les éboulis.
Les dispositifs de protection de la RN1 contre les éboulis.

Nous traversons Saint-Denis par la voie express qui longe le littoral, mais sans nous attarder car nous y reviendrons en fin de semaine. A la sortie de la ville en direction de La Possession et du Port, nous roulons sur cette fameuse RN1 qui pose des problèmes aux services routiers depuis des générations. Construite en pied de falaise, quasiment au niveau de la mer, elle est selon les circonstances envahies par les éboulis de la falaise ou par la houle pendant les tempêtes. De monstrueux dispositifs de protection tentent de protéger la circulation de ces éboulis.

Il est prévu de construire la NRL, la nouvelle route du littoral, qui s’éloignera de la falaise, en passant en encorbellement au-dessus de la mer… A voir en 2020.

Après Boucan-canot, on rentre dans la zone très touristique de l’île au niveau de Saint-Gilles les Bains, puis nous arrivons à notre hôtel, satisfaits de notre balade.

 (à suivre …)

La Réunion en 2012 (4)

Nous quittons le littoral du sud pour le cirque de Cilaos. Espérons que le soleil sera au rendez-vous cette fois-ci.

Vendredi 1er juin 2012

Cliquer pour suivre la montée vers Cilaos
Cliquer pour suivre la montée vers Cilaos

Les bagages sont assez vite bouclés et nous quittons Saint-Pierre et notre gîte peu après 10 heures pour grimper vers Cilaos. Petit détour en chemin vers Entre-Deux, ainsi dénommé en raison de sa position sur un promontoire situé entre la vallée qui mène à Cilaos et et la Vallée des Citrons. Tout le monde vante cette petite ville très résidentielle pour ses jolies cases créoles, mais nous ne faisons que passer.

La route s’élève ensuite, impressionnante, vers le cirque de Cilaos avec ses 33 kilomètres de virages et de précipices vertigineux. À un moment donné, la route fait une boucle sur elle-même grâce au « pont de la Boucle », sans doute parce qu’une simple épingle à cheveux n’aurait pas tenu sur la pente escarpée. Mais, malgré ce profil en long tourmenté et quelques chantiers, nous arrivons à destination vers midi. Par chance, nous croisons la gérante de l’hôtel « Le Bois Rouge » qui s’apprêtait à partir déjeuner, et nous pouvons emménager dans notre chambre en avance sur l’horaire officiel.

La partie commerçante de Cilaos est organisée le long de la rue du père Boileau qui conduit jusqu’à l’église située au bout la ville sous le Piton des Neiges. Accessoirement, l’hôtel Bois Rouge n’est pas loin de l’église. Sinon, trois mares ponctuent le plan de la ville et la plus grande, la Mare à Joncs, est aménagée comme une petite base de loisirs avec quelques restaurants sur ses rives. C’est là que nous allons déjeuner, au « Cass’Dale », petit snack qui nous offre de quoi nous sustenter dans un cadre sympathique et ensoleillé.

à Cilaos autour de la Mare à Joncs
à Cilaos autour de la Mare à Joncs (altitude : 1203 m). Au fond à droite, le Grand Bénare (2898 m)

Dans l’après-midi, nous partons de l’hôtel pour une randonnée vers le Plateau des Chênes au-dessus des thermes situés pas loin de notre hébergement. Les premières grimpettes nous paraissent un peu dures, mais c’est une bonne mise en jambes. En redescendant, nous poursuivons jusqu’aux anciens thermes (ici aussi !) qui sont, eux, situés en contrebas de la ville. Puis, à nouveau grimpette pour rejoindre la ville par le sentier des Porteurs (devinette : qui portait qui quand les thermes étaient en bas ?)

Vue sur Cilaos depuis le GR R1
Vue sur Cilaos depuis le GR R1

Place à quelques photos de notre première journée à Cilaos.

La vue depuis notre hôtel
La vue depuis notre hôtel

La rue du Père Boileau
La rue du Père Boileau

Une case créole rose
Une case créole rose

Architecture de montagne
Architecture de montagne

En remontant le sentier des Porteurs
En remontant le sentier des Porteurs

Au fond, le Gros Morne. Sur la droite, ça monte vers le Piton des Neiges
Au fond, le Gros Morne. Sur la droite, ça monte vers le Piton des Neiges

Dans la soirée, nous sortons en ville et dînons d’une pizza salade au restaurant « Le Platane » (46 rue du Père Boileau) où l’accueil est sympathique.

Samedi 2 juin 2012

Nous avons décidé de faire ce matin la rando de la cascade du Bras Rouge qui doit durer environ 3 heures aller-retour.

Le départ est assez matinal après un copieux petit déjeuner à l’hôtel. Le ciel est radieux, cependant il fait plutôt frais. Un feu est allumé dans la cheminée de la salle de restaurant, mais bravement nous nous installons sur la terrasse.

À 8 h 30, nous partons. Nous empruntons à nouveau le sentier des Porteurs puis le chemin s’enfonce dans la végétation : descentes, montées, escaliers … Nous sommes bien contents d’avoir exercé nos muscles hier après-midi, car le choc aurait pu être rude. Balade superbe dans la forêt au bout de laquelle nous faisons halte 45 minutes à la cascade du Bras Rouge pour prendre quelques photos et faire quelques croquis.

Une aquarelle d'Iza à la cascade de Bras Rouge
Une aquarelle d’Iza à la cascade de Bras Rouge

Nous voyons passer des trekkeurs qui s’entraînent sans doute pour la Diagonale des Fous et qui continuent leur chemin sans même ralentir une seconde pour franchir le torrent … (La diagonale des Fous, surnom du Grand Raid, consiste à traverser l’île en courant, et elle passe justement par la cascade de Bras Rouge).

Le clocher de Cilaos dans son décor majestueux
Le clocher de Cilaos dans son décor majestueux

Une végétation toujours colorée
Une végétation toujours colorée

Petite halte à la cascade de Bras Rouge
Petite halte à la cascade de Bras Rouge

Les 3 Salazes tout au fond
Les 3 Salazes tout au fond

Avant de quitter les lieux et retourner vers Cilaos, un petit essai de vidéo ? Sur la première,  une vue sur les 3 Salazes, ce sont les trois petites excroissances que l’on distingue à la toute dernière image et qui couronnent le sommet culminant à 2 100 m. C’est la limite avec le cirque de Mafate.

 

La deuxième vidéo montre la cascade de Bras Rouge proprement dite et le défilé très étroit sous lequel le torrent continue sa route, la Chapelle.

 

Si la vidéo ne marche pas, une petite photo.

La cascade de Bras Rouge et la Chapelle
La cascade de Bras Rouge et la Chapelle

La remontée vers Cilaos se fait par le même chemin.

Sur la ligne de crête, de gauche à droite, le Grand Bénare, le col du Taïbit (qui mène à Marla), les 3 Salazes
Sur la ligne de crête, de gauche à droite, le Grand Bénare, le col du Taïbit (qui mène à Marla), les 3 Salazes

En remontant vers Cilaos
En remontant vers Cilaos

À nouveau, nous passons par les anciens thermes et le sentier des Porteurs et, en arrivant à Cilaos, faisons halte au restaurant du Petit Randonneur (61 rue du Père Boileau) pour reconstituer nos forces.

Dans l’après-midi, nous montons en voiture jusqu’à la « Roche Merveilleuse » qui domine le cirque. Nous parcourons un petit circuit de découverte de la forêt qui a été aménagé par l’ONF.

Un banc pour ma collection
Un banc pour ma collection

Des couleurs automnales
Des couleurs automnales

En redescendant, superbe panorama sur Cilaos qui mérite que l’on fasse un panoramique (6 photos en mode portrait assemblées par Photomerge).

Panoramique sur Cilaos dans son cirque
Panoramique sur Cilaos dans son cirque : on distingue la Mare à Joncs un peu sur la gauche et la rue du Père Boileau un peu sur la droite.

Dimanche 3 juin 2012

Ce matin, le temps est plus nuageux mais aussi plus doux. Petit déjeuner dans la salle de restaurant, en regardant les vieilles émissions des Carpentier à la télé !

N’écoutant que notre courage, nous avons programmé encore un autre randonnée pour aujourd’hui : notre choix s’est porté sur celle qui fait le tour du piton appelé le Bonnet de Prêtre, en raison de sa forme tarabiscotée que l’on peut apprécier sur la première photo ci-dessous, et qui emprunte le sentier de Gueule Rouge. Sur la carte, après une lecture rapide, j’avais estimé qu’elle ne serait pas trop rude. Eh bien ! il faut que je révise mes courbes de niveau, car question montagnes russes dans les rochers nous avons été servis !

Elle est assez dure cette rando, nous avons soufflé, j’ai gravi des escaliers presque à quatre pattes, mais nous l’avons accomplie en 2 heures et demie, comme annoncé.

Le départ de la rando du Bonnet du Prêtre
Le départ de la rando du Bonnet du Prêtre

Le coin est parfois un peu humide
Le coin est parfois un peu humide

Nouvelle rencontre avec une bibe, dotée d'un bel abdomen doré, et son époux
Nouvelle rencontre avec une bibe, dotée d’un bel abdomen doré, et son époux

Beaucoup de cultures de lentilles dans la région
Beaucoup de cultures de lentilles dans la région

Nous nous arrêtons à nouveau au resto Le Platane dans Cilaos pour déjeuner. Dans l’après-midi, nous prenons la voiture pour aller jusqu’au bout du monde, en l’occurrence le village de l’Îlet à Cordes qui est un oasis de culture en plein cirque : champs de lentilles et vignes occupent le moindre recoin, les habitations s’étalent le long de la route qui n’a été construite que dans les années 70.

Le soir, pour notre dernière soirée à Cilaos, nous testons un dernier restaurant « Les Sentiers » (63 rue du Père Boileau : oui oui, la rue du Père Boileau, c’est un peu les Champ’ de Cilaos, c’est là que se concentre la vie  commerçante …) Demain direction la côte « sous le vent » pour rejoindre notre prochain hébergement, près de Saint-Gilles-les-Bains.

(à suivre …)

 

La Réunion en 2012 (3)

En route pour le grand sud.

Mardi 29 mai 2012

La_Reunion_29-mai

Aujourd’hui, nous allons à la découverte du sud de l’île, dans la partie située entre notre résidence de Saint-Pierre et le Grand Brûlé que nous avons atteint dimanche dernier.

Sur la route de Saint-Joseph, nous faisons une halte à Grande Anse où nous pouvons faire quelques photographies car le site en vaut la peine et le soleil se montre généreux. C’est un lieu sans doute très prisé pour les pique-niques du week-end, mais comme nous sommes tôt et en semaine, l’endroit nous appartient.

Grande Anse, la carte postale de la journée
Grande Anse, la carte postale de la journée

Ici aussi, l’accès à la mer ne semble pas très facile, avec les rouleaux qui balayent la plage mais aussi en raison des risques qui sont annoncés sur les panneaux …

La pluie est passée par Grande Anse
La pluie est passée par Grande Anse

Des dangers bien dissuasifs
Des dangers bien dissuasifs

Mais un site bien aménagé côté terre
Mais un site bien aménagé côté terre

Pour permettre la baignade, des "piscines" ont été aménagées sur le bord de la plage
Pour permettre la baignade, des « piscines » ont été aménagées sur le bord de la plage

En passant Saint-Joseph, nous sommes ralentis par des bouchons. Nous tentons d’aller voir la rivière des Remparts, mais elle est dissimulée par les multiples constructions qui se sont installées en continu le long de la route et nous ne la trouvons pas.

Nous déplaçons notre centre d’intérêt vers la rivière Langevin que nous remontons jusqu’à la cascade de Grand Galet.

(Les rivières des Remparts et Langevin sont deux rivières qui coulent depuis les contreforts du Piton de la Fournaise, tout là-haut, où elles ont découpé de véritables canyons, que l’on distingue très bien sur les photos aériennes).

La route qui mène à Grand Galet est assez difficile et grimpe assez fort, après un démarrage plus bucolique le long du torrent. On franchit deux passerelles qui paraissent bien fragiles (mais ce n’est pas le cas). La cascade de Grand Galet est une chute d’eau (en fait c’est une résurgence, l’eau jaillit de la paroi rocheuse) en arc de cercle . c’est très impressionnant et très photogénique.

La rivière Langevin en bas de la vallée : bucolique
La rivière Langevin en bas de la vallée : bucolique

La cascade de Grand Galet : un essai de filé ... (ISO 80, f/8, 1 s de pose)
La cascade de Grand Galet : un essai de filé … (ISO 80, f/8, 1 s de pose)

En redescendant par la même route, nous nous arrêtons pour déjeuner à un petit resto « Le Benjoin » que nous avions repéré en montant. Le benjoin est un arbre local dont l’écorce sert à arranger le rhum. Nous nous prenons deux plats à déguster le long de la rivière, et à la dernière bouchée, une averse nous oblige à quitter précipitamment les lieux …

Poursuite de notre découverte du « Sud sauvage » (c’est comme ça qu’on l’appelle ici) en allant jusqu’à Saint-Philippe. Plus exactement, un peu avant cette ville, nous nous arrêtons au Jardin des Parfums et des Épices. Le temps est très menaçant, mais la visite du jardin est intéressante car la variété d’arbres, de plantes et de fleurs est grande et cela nous intéresse toujours. Place aux images … (le première photo représente la seule feuille possédant trois nervures, celle du cannelier, celui dont l’écorce donne la cannelle).

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Cependant, le babil incessant du guide fait traîner les choses un peu trop longtemps à notre goût (deux heures !). Une averse nous surprend pendant la visite et, à la fin de celle-ci, c’est sous une autre que nous regagnons la voiture en courant. Nous voulions arpenter quelques sentiers botaniques un peu plus haut dans la montagne, mais en raison du temps qu’il fait et du temps qui passe nous continuons notre périple.

Prochaine étape, au-delà de Saint-Philippe, la côte aux alentours de la pointe de la Table. Nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique (encore une) aménagée au lieu-dit Dos de Baleine. Là, le paysage est époustouflant : ici, les coulées noires de basalte venant du volcan qui nous surplombe rencontrent l’océan dans une lutte entre la pierre et la houle, entre le noir et le bleu.

Le bleu et le noir : la houle à l'assaut de la lave
Le bleu et le noir : la houle à l’assaut de la lave

Pas question de se baigner ici non plus. Mais le coin attire les visiteurs et tout est fait pour les accueillir, malgré une végétation et un sol pour le moins arides.

Les vacoas s'accrochent au moindre trou
Les vacoas s’accrochent au moindre trou

La végétation ne se décourage pas
La végétation ne se décourage pas

Tout cela aurait un air de fin du monde, mais les paillottes qui sont là pour accueillir et abriter les visiteurs rappellent que la civilisation n’est pas très loin (en plus la route est à 100 mètres !).

Il continue à pleuvoir, ce qui rajoute au sentiment un peu sombre qui se dégage du lieu. Comme il est 17h30, nous prenons le chemin du retour.

Mercredi 30 mai 2012

Nous avons programmé aujourd’hui notre journée « volcan ». Mais le temps toujours un peu gris n’est pas très encourageant : est-ce que nous pourrons découvrir les paysages lunaires que l’on nous promet ou devrons-nous renoncer devant le mauvais temps ? La météo du jour n’est pas la plus mauvaise de la semaine, alors nous tentons le coup.

Exceptionnellement, aujourd’hui deux images pour décrire le périple de la journée, je ne résiste pas au plaisir de contempler les photos aériennes du volcan.

La_Reunion_30-mai La_Reunion_30-mai_photo

Nous reprenons la RN3 dans l’autre sens : c’est la route qui nous a permis de traverser l’île en venant de Hell Bourg. A Bourg-Murat, on essaye de feinter en prenant des petites routes qui nous amènent dans des coins paumés et qu’on espère être un raccourci. Mais nous nous heurtons à une vraie barrière qui nous oblige à rentrer dans le rang et suivre le chemin de Monsieur-et-Madame Tout le monde.

Commence alors une montée vers les hauteurs du volcan, montée que nous croyions beaucoup plus dure qu’elle n’est en réalité. Certes, la route est assez mauvaise à la sortie de Bourg-Murat, mais dès que l’on arrive sur la portion gérée par l’ONF, on a droit à une route en excellent état, ce qui est très rassurant.

Première halte lorsque notre route longe la ravine de la rivière des Remparts (oui, oui, celle d’hier que nous n’avions pu voir !). Un belvédère permet d’admirer la vue qu’un arc-en-ciel vient décorer rien que pour nous.

La rivière des Remparts, vue d'en haut ...
La rivière des Remparts, vue d’en haut …

Puis nous nous arrêtons au cratère Commerson qui est une magnifique caldeira créée par une ancienne éruption, la plus spectaculaire caldeira de l’île dit-on. Mais c’est trop grand pour rentrer dans l’objectif …

Un arc-en-ciel tente de s'échapper du cratère Commerson
Un arc-en-ciel tente de s’échapper du cratère Commerson

Un site époustouflant
Un site époustouflant

Les nuages et la pluie nous ont rattrapés, à moins que ce soit le contraire. Tant et si bien que la traversée de la plaine des Sables, dans un paysage lunaire, se fait sous un ciel très bas, d’autant plus bas que nous sommes à 2300 mètres d’altitude.

La piste qui traverse la plaine des Sables
La piste qui traverse la plaine des Sables, balisée par des cailloux peints en blanc : preuve que le brouillard est fréquent et traitre …

Arrivés au belvédère du pas de Bellecombe qui est la fin de la piste carrossable, nous sommes dans le brouillard le plus complet : nous ne voyons même pas le bas du rempart. Inutile de rester pour tenter de découvrir des beautés invisibles …

Sur le chemin du retour, une petite lueur d’espoir vient éclairer un court moment le décor de la plaine des Sables.

La seule éclaircie de notre visite au volcan : en repartant !
La seule éclaircie de notre visite au volcan : en repartant !

Mais, c’est peine perdue.

Nous retournons vers Saint-Pierre, non sans nous être arrêtés pour contempler un paysage alpestre peuplé de vaches comme en métropole. Quelques centaines de mètres avant nous étions sur la lune dans la purée de pois, et en cinq minutes, nous sommes au soleil dans des alpages verdoyants. Étonnant !

Les alpages et les vaches
Les alpages et les vaches

Nous profitons de notre retour à Saint-Pierre plus tôt que prévu pour faire une promenade dans le quartier de Terre Sainte où se trouve notre bungalow.

L'aménagement du front de mer
L’aménagement du front de mer : il souffre des intempéries autant que de la négligence des visiteurs

La chapelle des marins à Terre Sainte
La chapelle des marins à Terre Sainte

Une vieille case créole typique avec le magasin au rez-de-chaussée
Une vieille case créole typique avec le magasin au rez-de-chaussée

La plage et les arbres qui la bordent
La plage et les arbres qui la bordent

Soirée tranquille après un ti carri à emporter !

Déçus de la journée ? Même pas ! Bien sûr, avoir raté les paysages du volcan nous laisse un goût d’inachevé, mais ce sera pour une prochaine fois. Nous avons vu tant de choses surprenantes que le bilan ne peut être que positif.

Jeudi 31 mai 2012

Aujourd’hui, c’est une journée saint-pierraise sans voiture.

Visite de la ville à pied en suivant les itinéraires proposés par l’office de tourisme dans un dépliant fort bien fait (je mets une copie ci-dessous en ligne, je n’ai pas vu que c’était interdit, ni autorisé d’ailleurs. Saint-Pierre, si tu nous lis, envoie un signe …)

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La ville nous plaît décidément beaucoup avec ses jolies cases créoles et son ambiance très commerçante.

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La maison Adam de Villiers : construite dans les années 1770-1780, c'est la plus vieille de Saint-Pierre
La maison Adam de Villiers : construite dans les années 1770-1780, c’est la plus vieille de Saint-Pierre. Elle est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1988 (sans les panneaux !)

La maison Frappier de Montbenoit, dite maison Loupy
La maison Frappier de Montbenoit, dite maison Loupy, inscrite aux MH depuis 1988 également

Pour déjeuner, nous nous laissons attirer par la cuisine, très fine et délicieuse, du petit restaurant « Nulle part ailleurs » (8 rue Victor Le Vigoureux) que nous conseillons.

Puis, après le repas, nous poussons vers l’ouest de la ville jusqu’au temple tamoul. La marche à pied est un peu longue et en plein soleil, mais le temple vaut le coup d’oeil …

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Retour par le front de mer avec une halte baignade dans le lagon (à cet endroit, la plage est protégée du ressac par la barrière de corail  qui est un peu éloignée du rivage). L’eau est délicieuse, la preuve :

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Nous arrivons à notre bungalow vers 17h30 au bungalow après cette journée toute en balades. Nous achetons tartes et salades au café « La Terrasse » situé tout à côté.

Nous faisons nos premiers préparatifs de départ, car demain matin nous quittons la côte et Saint-Pierre pour le cirque de Cilaos.

 

 

La Réunion en 2012 (2)

Suite de nos pérégrinations dans l’île Bourbon, dite aussi île de la Réunion.

Nous sommes dans le cirque de Salazie, à Hell Bourg où la météo n’est pas vraiment au rendez-vous …

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle ...
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle …

Dimanche 27 mai 2012

Cliquer pour suivre les aventures dominicales
Cliquer pour suivre les aventures dominicales

Nous nous réveillons sous un temps toujours aussi gris et bouché, un plafond très bas, voire même pluvieux. Nous prenons notre petit-déjeuner à la table d’hôte en compagnie de nos voisins (pas les bruyants).

On se console en faisant quelques photos du jardin sous la pluie (c’est toujours photogénique).

Le jardin sous la pluie
Le jardin sous la pluie

Nous partons faire la visite de la villa Folio, qui est une jolie case créole dans un beau jardin et que l’on peut visiter car M et Mme Folio, qui y habitent toujours, veulent montrer tout ce qui a été fait pour la mettre en valeur et partager leur amour de ce genre d’habitation.

une aquarelle d'iZa
une aquarelle d’iZa

de la villa Folio
de la villa Folio

La visite se fait sous la direction d’Isabelle, notre « guide créole » qui est très intéressante et connaît bien son affaire. Elle nous donne tous les noms créoles des plantes que nous rencontrons dans le jardin et nous raconte force anecdotes.

Isabelle, notre guide créole
Isabelle, notre guide créole

Un kiosque sous la pluie
Un kiosque sous la pluie

Nous parcourons les allées du jardin avant de nous arrêter dans le petit bâtiment annexe qui fut la cuisine et est maintenant un musée des ustensiles ménagers. La visite s’achève dans l’habitation elle-même où nous pouvons contempler le mobilier ancien.

Une orchidée
Une orchidée

Une plante carnivore
Une plante carnivore

le bâtiment annexe de la villa Folio transformé en musée des ustensiles
le bâtiment annexe de la villa Folio transformé en musée des ustensiles

Encore une orchidée (la vanille ?)
Encore une orchidée (la vanille ?)

Dans le jardin, nous faisons connaissance avec une araignée locale, appelée ici la bibe, et plus habituellement dénommée la néphile dorée (quoique sur la photo ci-dessous on dirait bien une nephila nigra qui en est une variation locale).

La bibe, ou néphile dorée
La bibe, ou néphile dorée

Une des caractéristiques de cette espèce est le dysmorphisme sexuel (la grande différence entre le mâle et la femelle). En effet, sur la photo, la belle plante du milieu, c’est la femelle et le petit truc qui s’agite en haut de la toile, c’est le mâle, qui ne fait que quelques millimètres. On en verra un autre exemple plus tard dans le carnet.

Cette araignée est calme et inoffensive, mais sa morsure peut être douloureuse. Sans blague ? On dit également que la toile qu’elle tisse serait la plus solide de toutes les araignées, ce qui la ferait utiliser comme filet de pêche pour des petits poissons !

Nos pas nous mènent ensuite, toujours sous la pluie, vers les anciens thermes que l’on atteint un peu à l’extérieur et en contrebas du village, après une petite marche sur un sentier caillouteux rendu glissant.

Les anciens thermes de Hell Bourg
Les anciens thermes de Hell Bourg

Ce sont d’anciens thermes, car le site a été abandonné depuis qu’un cyclone a fait disparaître les sources thermales de cet endroit. Mystère de la nature, mais dans une géologie aussi récente, tout est sans doute possible. Des maladresses dans la tentative de réparer le site, suite à un éboulement, ont définitivement sonné le glas des sources.

Nous remontons vers le village et poursuivons même jusqu’à la « fête des chouchous » qui est une sorte de kermesse locale consacrée à la gloire de la christophine (ou chayotte), plante utilisée ici dans toutes ses composantes (tiges et fruits) pour la cuisine et accessoirement pour fabriquer des chapeaux de paille avec les tiges desséchées. N’éprouvant pas un amour immodéré pour cette spécialité culinaire locale, nous nous contentons d’acheter des beignets, des samozas et du gâteau de manioc.

Comme il pleut toujours et que nous soupçonnons que cet état météorologique risque de s’attarder sur les hauteurs, nous décidons de descendre vers la côte est pour constater de visu si le temps y est plus clément. De plus, le village est envahi par des cohortes de véhicules et de visiteurs venus pour la fête, ce qui casse un peu le charme de l’endroit.

En route donc pour la côte en direction de Saint-Benoît qui est la dernière « grande » ville avant le « sud sauvage » qui s’étend au pied du Piton de la Fournaise.

Après Saint-Benoît, nous arrivons à Sainte-Anne (qui est en fait un quartier de Saint-Benoît) et de son église « rococo » classée monument historique depuis 1982. Le dossier d’!nventaire nous apprend qu’elle a été construite de 1857 à 1862 par l’abbé Carnet et que le clocher et la chapelle Sainte-Thérèse construits à partir de 1922 sont l’oeuvre du père Dodemberger. Le dossier de protection indique que ce qui fait l’objet plus précisément d’une protection au titre des MH c’est la « façade de l’église avec son clocher ainsi que la chapelle Sainte Thérèse y compris son décor intérieur peint ».

L'église de Sainte-Anne en cours de restauration
L’église de Sainte-Anne en cours de restauration

Ça serait dommage de laisser perdre tout ça !
Ça serait dommage de laisser perdre tout ça !

Cette église est également connue pour avoir servie de décor à François Truffaut dans son film La sirène du Mississippi pour la scène du mariage entre CatherineDeneuve et Bébel (Le Mississippi est le bateau avec lequel Catherine Deneuve est venue à la Réunion escroquer en beauté Bébel … l’histoire finira très mal, c’est un chef-d’oeuvre du polar noir de William Irish)

"La sirène du Mississippi" de François Truffaut
« La sirène du Mississippi » de François Truffaut …

tourné à sainte-Anne
… tourné à sainte-Anne

Quant à la chapelle Sainte-Thérèse, elle est très décorée … on reconnaît le décor qui a servi au film.

La chapelle Sainte-Thérèse décorée par des élèves d'une école primaire du coin
La chapelle Sainte-Thérèse décorée par des élèves d’une école primaire du coin

Abasourdis par tant de splendeurs, nous devons continuer notre route mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Plus loin, en effet, à Sainte-Rose, nous passons devant une autre église, Notre-Dame des Laves, la bien nommée, qui aurait vu une coulée de lave s’arrêter à quelques mètres de son portail lors de l’éruption de 1977.

On a laissé les lieux en l’état, au cas où des mécréants ne croiraient pas au miracle (ceci dit, sur l’article de wikipedia consacrée à l’église, il y a une photo montrant que la lave a causé de gros dégâts à l’intérieur …). Mais, bon, c’est intéressant, on est peu de choses.

Arrêt au port pour quelques photos, malgré la lumière peu encourageante.

Le barachois à Sainte-Rose
Le barachois à Sainte-Rose

Le port de Sainte-Rose
Le port de Sainte-Rose

Halte suivante à l’anse des cascades, un point de vue réputé sur cette côte très déchiquetée et surtout un coin à pique-nique très fréquenté. Le pique-nique dominical est ici une institution qui voit les familles déménager chaque semaine avec tables, chaises, marmites et glacières pour partager des repas qui semblent pantagruéliques … L’ONF a réalisé, dans des endroits parfois reculés, un grand nombre d’aménagements constitués de paillotes parfois équipés de barbecues pour accueillir tous les amateurs.

L'anse des cascades
L’anse des cascades

La photo montre bien que la mer est très souvent difficilement accessible à la Réunion, il y a peu de plages et celles qui sont praticables sont concentrées en quelques assez rares endroits. Ce qui n’empêche pas bien entendu de venir profiter de la vue et du bon air pur.

Nous poursuivons jusqu’au « Grand Brûlé », qui est l’endroit spectaculaire où le cône de déjection du volcan croise la route RN2 qui longe la côte. Fatalement, ces deux-là doivent se rencontrer, le premier se dirige de l’ouest vers l’est, la seconde sur un axe nord-sud. Des plus savants que moi diront que nous sommes dans la partie côtière de la dernière caldeira du Piton de la Fournaise.

Sur quelques kilomètres, on traverse des coulées de lave successives, plus ou moins anciennes, qui présentent des aspects très changeants dus au fait qu’il s’agit d’éruptions différentes : d’après le GéoPortail, du nord vers le sud, elles datent de 2002, 1961, 1998, 1943 et 2007. Celle-ci, la dernière avant le « rempart » du Tremblet qui boucle la zone d’écoulement des laves (la caldeira quoi !), fume encore … Par endroit, des arrêts sont plus ou moins aménagés pour que l’on puisse aller contempler quelques grottes au fond desquelles la lave s’est écoulée.

La coulée de 2007 au pied du rempart du Tremblet
La coulée de 2007 au pied du rempart du Tremblet

Impressionnant ! C’est la première fois que nous marchons sur de la lave, tout au moins de la lave récente au pied d’un volcan encore actif. Selon l’âge des coulées, on rencontre différents espèces de plantes qui peinent à tracer leur chemin dans ce sol aride et hostile.

La végétation redémarre, au fond les coulées de lave descendant du Piton de la Fournaise
La végétation redémarre, au fond les coulées de lave descendant du Piton de la Fournaise

La lave dessine des formes très variées
La lave dessine des formes très variées

Il y a toujours un peu de nourriture ...
Il y a toujours un peu de nourriture …

... pour que les plantes se réacclimatent
… pour que les plantes se réacclimatent

Le plafond, toujours bas et gris qui pèse comme un couvercle (oui, bon, ça va ! Charles Baudelaire, si tu nous lis …), nous cache la vue sur le sommet du volcan, qui doit se trouver là-haut dans la grisaille. Mais côté mer, ça se dégage nettement.

Pour immortaliser cet instant
Pour immortaliser cet instant

Ça fumait encore un peu par là
Ça fumait encore un peu par là

Pour remonter vers le nord et regagner le cirque de Salazie, nous empruntons, à partir de l’anse des cascades, une route qui nous fait grimper dans les hauteurs au milieu des ravines et des plantations de cannes à sucre. Un peu plus loin, nous reprenons la RN2, mais un accident au « pont étroit » (sic !) nous incite à faire demi-tour et à reprendre notre itinéraire bis par les collines.

Nous aurions bien voulu nous arrêter au Pont Suspendu qui est un ancien pont désaffecté, maintenant réservé aux piétons et aux vélos, pour aller admirer la ravine qu’il surplombe, mais la pluie en a décidé autrement (comme à l’aller d’ailleurs) et nous renonçons.

Je parle de la pluie, mais en réalité, le temps a été beaucoup plus dégagé que ce matin là-haut. Il y a même eu des passages ensoleillés ! Par contre, en remontant vers Hell Bourg, nous avons l’impression que la grisaille et la pluie ne se sont pas interrompues depuis notre départ.

Dans la soirée, dimanche oblige, beaucoup de restos sont fermés. Heureusement, le Relais des Cîmes (un autre hôtel du coin) nous accueille avec un très intéressant menu « dégustation » et nous passons une agréable dernière soirée hell-bourgeoise.

Lundi 28 mai 2012, dit lundi de l’Ascension

Comme c’est le lundi de l’Ascension, nous décidons de prendre de la hauteur pour rejoindre notre prochain lieu de villégiature, en traversant l’île par la route qui va nous mener à plus de 1600 mètres d’altitude au pied des pitons.

cliquer pour rêver à nos ascensions
cliquer pour rêver à nos ascensions

Nous quittons Hell Bourg et le cirque de Salazie sous la pluie : nous n’aurons rien vu des paysages splendides qu’on nous promettait, les sommets étant toujours perdus dans une grisaille persistante. Nous renonçons également à faire un détour par le site de Takamaka que l’on peut atteindre par une route partant de Saint-Benoît et nous attaquons directement la montée vers la Plaine des Palmistes, le col de Bellevue (aujourd’hui le mal-nommé car il est perdu dans le brouillard) qui nous amène aux 1600 mètres prévus, puis Bourg-Murat et la Plaine des Caffres.

Paysages étonnants, car avec l’altitude, nous passons de la luxuriance tropicale à la forêt tempérée puis aux paysages normands et alpestres (prairies, forêts de confères, vaches et camions de ramassage du lait !). Etonnants, mais aussi rafraichissants, car la température a bien chuté. Ce qui nous étonne, ce sont ces tâches jaunes que l’on voit au loin dans le paysage et qui ressemblent furieusement à des arbres prenant leurs couleurs d’automne. De plus près, ce sont bien des platanes en livrée automnale, ce qui n’est finalement pas si surprenant que cela, car nous sommes à l’approche de l’hiver austral …

Sur le versant ouest de l’île, le soleil apparaît et bientôt toute la grisaille de la veille est oubliée. Nous voulions faire une halte à Bourg-Murat pour visiter la maison du volcan, mais elle est fermée pour cause de rénovation (bien la peine de faire 10 000 kilomètres !). Alors nous poursuivons jusqu’à la Plaine des Caffres où nous faisons des courses au Leclerc du coin (oui oui, nous sommes bien en France !) qui va fermer (c’est un jour férié, ne l’oublions pas). Puis, nous allons jusqu’au belvédère de Bois-Court situé à quelques kilomètres du centre ville, où nous pouvons enfin admirer les paysages à couper le souffle des montagnes et des ravines encaissées.

Panoramique sur Grand Bassin depuis le belvédère de Bois-Court
Panoramique sur Grand Bassin depuis le belvédère de Bois-Court

Les maisons situées tout en bas sont accessibles uniquement par des sentiers pédestres et, depuis quelques années, par un téléphérique dont on voit les câbles sur la gauche. Ça a du changer la vie des habitants du village et la descente doit être impressionnante.

Sur la plate-forme du belvédère, une horloge hydraulique est l’attraction du coin. En tout cas, le site attire du monde (pique-nique oblige), c’est aussi un petit village artisanal. Mais un peu trop de monde et un peu trop de fraîcheur (on est à près de 1400 m d’altitude) nous incitent à continuer notre descente vers la côte sous-le-vent. On traverse des villages aux noms romantiques, qui nous rappellent notre bonne vieille capitale, le 19ème, le 17ème, le 14ème, le 12ème, mais ce sont en fait les points kilométriques depuis Saint-Pierre !

Nous nous arrêtons sur les hauteurs de Saint-Pierre près d’un petit parc pour pique-niquer et, après avoir téléphoné au propriétaire car il est un peu tôt, nous poussons jusqu’au gîte que nous avons réservé à Saint-Pierre, plus exactement dans le quartier de Terre Sainte.

Le gîte TER MARINE à Terre Sainte ...
Le gîte TER MARINE à Terre Sainte …

... devant la maison des propriétaires
… devant la maison des propriétaires

Le gîte est situé au bord de la route qui longe le front de mer. Peut-être un peu bruyant avec le trafic automobile dans la journée, mais nous sommes assez bien situés.

Nous profitons de cette après-midi pour visiter la ville de Saint-Pierre que nous trouvons très belle et agréable à vivre. Le front de mer est bien aménagé pour les piétons et nous poussons également jusqu’au port de plaisance qui accueille énormément de bateaux.

Devant l'Hôtel de Ville de Saint-Pierre
Devant l’Hôtel de Ville de Saint-Pierre

Un peu de fraîcheur dans les jardins de l'Hôtel de Ville
Un peu de fraîcheur dans les jardins de l’Hôtel de Ville

Le port et la ville de Saint-Pierre
Le port et la ville de Saint-Pierre

Perdu au bout du quai ?
Perdu au bout du quai ?

La plage devant le gîte
La plage devant le gîte

Coucher de soleil sur le port de Saint-Pierre
Coucher de soleil sur le port de Saint-Pierre

Soirée cool avec les plats rougail saucisse et carri poisson achetés chez Rita à côté (pas une grande finesse, mais ça cale).

Le soir, le propriétaire m’a montré la Croix du sud : nous sommes effectivement dans l’hémisphère sud, ce qui nous permet de découvrir cette constellation pour moi inconnue jusqu’à présent.

Mais cette position géographique conduit à deux autres phénomènes :

  • le soleil se déplace dans le ciel de la droite vers la gauche pendant la journée ;
  • la lune « ne ment pas » dans l’hémisphère sud : j’ai eu l’occasion d’expliquer cela dans cet article.

Quand la lune ressemble à un C dans l’hémisphère nord, elle Décroit, c’est-à-dire que nous allons de la pleine lune vers la nouvelle lune. Et quand elle dessine un D, elle Croît. Cette « inversion » symbolique des C et D fait dire que la lune ment.

Mais dans l’hémisphère sud, c’est le contraire : elle ne ment pas, donc les C et D correspondent à la réalité de la croissance et de la décroissance.

La preuve en image ci-dessous :

La lune du 30 mai 2012 à Saint-Pierre
La lune du 30 mai 2012 à Saint-Pierre

Sur cette image, la lune ressemble à un C, incliné certes (mais nous sommes à 21 degrés de latitude sud). Donc, elle croît, ce qui est bien le cas car nous sommes entre le premier quartier du 28 mai et la pleine lune du 4 juin (la photo a été prise le 30 mai).

Qu’est-ce qu’on peut en déduire d’autre ? Que le ciel était dégagé ce soir-là !

(à suivre …)

La Réunion en 2012 (1)

Notre séjour à la Réunion en mai et juin 2012 a été un grand coup de coeur parmi les quelques voyages que nous avons eu la chance d’effectuer. Nous avons découvert un pays passionnant car composé d’une mosaïque de paysages tous aussi beaux les uns que les autres qui font passer en quelques kilomètres de la chaleur tropicale à la fraîcheur du bocage normand et habité par une population tout aussi variée que sa géographie et fière de mettre en valeur cette poussière de volcan en plein milieu de l’océan indien.

une aquarelle d'iZa pour se situer sur la Réunion
une aquarelle d’iZa pour se situer sur la Réunion

Avant de commencer le carnet de voyage, quelques rappels sur la géographie de ce département d’outre-mer (pour faire technocrate, on peut dire ultramarin aussi). Je dis département mais, comme d’autres collectivités territoriales d’outre-mer, la Réunion est à la fois une région administrative et un département, parce qu’il faut bien que toutes les compétences soient assurées …

Carte IGN de la Réunion avec les principaux lieux cités dans mes articles
Carte IGN de la Réunion avec les principaux lieux cités dans mes articles

Couverture orthophotographique de la Réunion (toujours l'IGN)
Couverture orthophotographique de la Réunion (toujours l’IGN)

La carte de la Réunion est bien entendu accessible sur le site du GéoPortail : en tant que département français comme les autres, il est entièrement couvert par les bases de données de l’IGN que ce soit en cartes ou en photos aériennes.

Les deux images ci-dessus permettent de découvrir rapidement la topographie de l’île : sur les photos aériennes, on distingue bien les deux zones principales qui caractérisent l’intérieur. Au nord-ouest, les trois cirques assemblés comme les branches d’un triskell sont les vestiges d’une activité volcanique déjà un peu ancienne (un million d’années). Au sud-est, le Piton de la Fournaise est toujours un volcan en grande activité et, quand il a le hoquet, il renvoie ses coulées de lave vers l’est et l’océan indien tout proche.

Hormis le massif du volcan, les hommes sont installés un peu partout : sur la côte, dans les cirques et le long de la route qui permet de traverser l’île dans la zone située entre le volcan et les cirques.

Sur l’image de gauche, j’ai mis un résumé de tout cela, en indiquant les trois villes qui ont été des étapes de notre séjour : Saint-Denis la capitale, Saint-Pierre notre préférée et Saint-Gilles-les-Bains la plus touristique (du moins pour les activités liées à la mer).

Donc, en ce 25 mai, nous décollons d’Orly-Ouest pour un vol Air-France de 11 heures qui doit nous mener directement dans l’autre hémisphère en survolant l’Afrique de l’est. Un voyage de 11 heures c’est comme un voyage de 7 ou 8 heures pour les Antilles, mais en plus long. Avec des gosses qui piaillent et donnent des coups de pied dans le dossier des sièges.

Nous avons organisé notre séjour d’une quinzaine de jours en cinq étapes avec des réservations dans des hôtels et des gîtes. Pour les déplacements, classiquement nous avons acheté le vol Air-France avec la location d’une voiture.

Samedi 26 mai 2012

Cliquer pour suivre la journée du 26 mai
Cliquer pour suivre la journée du 26 mai

L’avion se pose à l’heure à l’aéroport Roland-Garros de Saint-Denis. Nous mettons en oeuvre notre organisation maintenant bien rodée : Isa attend les bagages pendant que je vais récupérer la voiture, une Suzuki Alto, un petit truc bien minuscule mais qui fera tout ce qu’on va lui demander. Nous sommes bientôt sur la route : la sortie de l’aéroport se fait sans encombres et, comme nous nous dirigeons vers le sud, nous nous éloignons de Saint-Denis et de ses bouchons (on suit bien sur la carte ?).

J’avais programmé notre première visite pour le seul phare de la Réunion (peut-être même de l’océan indien), construit en 1845 et situé sur la commune de Sainte-Suzanne à la pointe Bel-Air. C’est maintenant un phare désaffecté, inscrit en 1997 et classé en 2012 aux monuments historiques. Il est transformé en office de tourisme et en salle d’exposition, ce qui garantit sa préservation.

Le phare de la pointe Bel-Air en Sainte-Suzanne
Le phare de la pointe Bel-Air en Sainte-Suzanne

Le phare maintenant désaffecté sert à l'office de tourisme
Le phare maintenant désaffecté sert à l’office de tourisme

Nous y faisons notre première halte, pour prendre des photos et faire quelques croquis, histoire de dérouiller tout le matériel après ces 11 heures de confinement …

Ensuite, nous prenons la direction de la cascade Niagara, la sûrement bien nommée, mais plutôt pour la saison des pluies. Ceci dit, c’est un très beau site où nous nous arrêtons également car le paysage en vaut la peine.

La cascade de Niagara
La cascade de Niagara sans doute plus impressionnante en saison des pluies mais déjà bien jolie

Sur la droite de la photo, l’échelle est le point de départ des via ferrata qui jalonnent la falaise et où nous voyons des groupes de randonneurs s’aventurer. Ça a l’air bien sympathique.

Nous avons encore nos vêtements du voyage, mais la température est tout à fait supportable.
Nous avons encore nos vêtements du voyage

Isa s'est déjà fait un copain ...
Isa s’est déjà fait un copain …

Après cette pause nature, direction Saint-André où nous avons l’intention de trouver à manger avant de gagner les hauteurs. Mais nous faisons une petite boucle en bord de mer auparavant, ce qui nous permet de découvrir des curiosités auxquelles nous ne ferons bientôt plus attention, comme de très colorés temples tamouls. La communauté indienne est très présente dans la région.

Un temple tamoul près de Saint-André
Un temple tamoul près de Saint-André

Ou bien une belle maison créole, la maison Martin Valliamée, construite en 1925 et récemment restaurée, qui est classée monument historique. Elle abrite l’Office Municipal de Tourisme de Saint-André.

La maison Martin Valliamée à Saint-André
La maison Martin Valliamée

Après avoir un peu tourné dans Saint-André (nous sommes samedi et beaucoup de restos sont fermés), nous trouvons un restaurant pour nous sustenter : le Cantonnais où nous allons déguster un vindaye de poisson, succulent et coloré. La preuve en image.

Première halte gastronomique à Saint-André
Première halte gastronomique à Saint-André

Un vindaye de poissons très coloré
Un vindaye de poissons très coloré

Comme on peut le constater, nous nous sommes mis aux boissons locales. En ce qui me concerne, la bière du cru la Bourbon, aussi dénommée la Dodo, dont le slogan publicitaire est « la Dodo lé La ». Pour Isa, du coca certes, mais « cé nou la fé », donc du coca fabriqué sur place.

Bière Bourbon La Dodo lé La
Bière Bourbon La Dodo lé La

le coca, cé nou la fé
le coca, cé nou la fé

Après de telles agapes, il est temps de rejoindre notre première étape qui se situe dans le cirque de Salazie, plus précisément à Hell Bourg. Très vite, la route entre dans des gorges vertigineuses entre des parois recouvertes d’une végétation luxuriante.

Nous grimpons aussi vers les nuages et la pluie. Nous passons la première ville, Salazie puis nous arrivons à Hell Bourg, terminus de la route, où nous avons retenu une chambre au gîte et tables d’hôte, le relais des Gouverneurs.

C’est un village d’altitude où il fait relativement frais, d’autant plus que nous sommes toujours dans la grisaille. Le relais a l’air assez sympathique, même si des touristes randonneurs, se croyant sans doute seuls au monde, s’interpellent joyeusement et bruyamment d’une chambre à l’autre sans se préoccuper du voisinage (dont nous sommes !).

Le relais des Gouverneurs
Le relai des Gouverneurs

Notre chambre au relai des Gouverneurs
Notre chambre au relais des Gouverneurs

Nous faisons un petit tour dans le village (il est près de 18 heures et la nuit va tomber) pour repérer la villa Folio que nous voulons visiter dès demain. Nous faisons quelques courses en rentrant, et comme la fatigue du voyage nous rattrape, nous n’avons pas le courage de ressortir … Dodo (mais non, pas la bière, quoique …) sans tarder. Malgré le retour des voisins dans la nuit, nous faisons le tour du cadran.

(à suivre …)

 

La Réunion : quels cirques !

Des petits souvenirs d’un récent voyage à la Réunion : deux panoramiques des cirques de Cilaos et de Mafate.

pano_cilaos_1La première image est une image du village de Cilaos vu d’un chemin de randonnée au-dessus de l’établissement thermal, au début du GR R1 : ici sur le GéoPortail

 

pano_mafate_1La seconde vue est un panoramique du cirque de Mafate à partir du piton de Maïdo (vers 2200 m d’altitude) : là sur le Géoportail.

 

A la Réunion, il y a un troisième cirque, celui de Salazie mais nous n’avons pas eu l’occasion de l’admirer de haut et encore moins d’en faire des photos parce que le ciel n’a pas daigné se dégager.

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C’est ce que nous pouvions voir depuis Hell-Bourg, situé ici. La prochaine fois, nous aurons du beau temps …

 

Cette image satellitaire de la Réunion permet de bien situer les trois cirques situés au centre de la moitié nord-ouest de l’île. Dans la partie sud-est, on distingue tout aussi nettement le volcan (le piton de la Fournaise) et ses coulées de lave qui se dirigent vers la mer.

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Magnifique, n’est ce pas ?