Images d’antan (1873) et de maintenant

J’avais commencé à faire ce genre de rapprochement avec une photo du port d’Argenton. L’idée est de comparer les sites photographiés en 1873 par un certain J. Duclos (disponibles sur le site de la BNF) avec les paysages d’aujourd’hui. J’ai profité d’une visite dans ce beau pays d’Iroise pour compléter ma collection de photos de référence. Voici les résultats.

Pointe et abbaye de Saint-Mathieu

L'abbaye Saint-Mathieu en 1873
L’abbaye Saint-Mathieu en 1873

L'abbaye Saint-Mathieu en 2013
L’abbaye Saint-Mathieu en 2013

La pointe Saint-Mathieu en 1873
La pointe Saint-Mathieu en 1873

La pointe Saint-Mathieu en 2013
La pointe Saint-Mathieu en 2013
En farfouillant dans mes photos, j’ai déniché une prise de vue de 2007 qui correspond mieux à celle de 1873 : les premiers plans herbeux et rocheux sont plus proches

La pointe Saint-Mathieu en avril 2007
La pointe Saint-Mathieu en avril 2007

La principale évolution en 140 ans est la construction du sémaphore de la marine nationale et de ses bâtiments annexes, édifiés en 1906 au plus près de la pointe. Sinon, le phare, construit en 1835, semble en meilleur état cette année qu’en 1873 mais il faut préciser qu’il vient d’être repeint (au début de cette année, il était moins fringant !). Il y a également des maisons en plus dans le petit hameau.

Le Conquet

Le Conquet vu de Kermorvan en 1873
Le Conquet vu de Kermorvan en 1873

Le Conquet vu de Kermorvan en 2013
Le Conquet vu de Kermorvan en 2013

J’ai repris une photo du début de l’année pour faire la comparaison, car je n’ai pas eu le temps de rechercher le point exact où J. Duclos s’était mis en station. Je le ferai à ma prochaine visite. En attendant, on constate de nombreuses constructions supplémentaires en un siècle et demi. Mais, et ça ne se voit pas sur les photos, une grande différence entre la fin du XIX ème siècle et maintenant, c’est l’extension du port avec la construction de la digue Sainte-Barbe à l’entrée de la ria (débutée en 1925, elle n’a atteint sa taille actuelle qu’en 1969). Auparavant, la première jetée était celle que l’on voit sur la photo.

La pointe de Kermorvan

La pointe de Kermorvan en 1873
La pointe de Kermorvan en 1873

La pointe de Kermorvan en 2013
La pointe de Kermorvan en 2013

Pour cette photo, je pense avoir trouvé l’endroit exact (à deux cailloux près) où J. Duclos avait posé son appareil. L’évolution notable du site, c’est bien sûr la construction des blockhaus sur le site. À noter que les allemands vont détruire beaucoup de vestiges historiques sur l’ensemble de la presqu’île, dont le cromlech qui a quasiment disparu.

La tourelle de la Grande Vinotière (au large) n’était pas encore construite. Elle le sera sans tarder, et avec quelques difficultés, car les cailloux situés à cet endroit sont un danger pour l’entrée du port du Conquet (qui est situé sur la gauche).

La pointe du Minou

La pointe du Minou en 1873
La pointe du Minou en 1873

La pointe du Minou en 2013
La pointe du Minou en 2013

Je ne suis pas allé au bon endroit, ce sera pour la prochaine fois. Il faut sans doute marcher quelques dizaines de mètres sur le GR et descendre vers la mer. Mais on distingue bien entendu, en 2013, le sémaphore construit par la marine nationale, qui constitue une verrue d’autant plus insupportable qu’il est maintenant abandonné. Je ne sais pas s’il est prévu de le démolir. On parie ?

On ne le voit pas sur ma photo, mais sur la droite du site, en haut de la chaussée qui mène au phare, il y a un blockhaus qui vient gâcher le tableau (alors, un sémaphore en plus ou en moins !).

Donc, à suivre …

Argenton d’hier et d’aujourd’hui

Je suis tombé par hasard sur des séries de photos du Nord-Finistère réalisées en 1873 par un certain J. Duclos. Cela m’a donné l’idée de faire une comparaison entre la photo et la situation actuelle.

Ça donne ceci :

Port d'Argenton et Phare du Four. [cote : PH125(21)A] - Source Gallica
Port d’Argenton et Phare du Four. [cote : PH125(21)A] – Source Gallica
et


Agrandir le plan

Mister Google, tu aurais pu monter ton appareil photo sur un mât un peu plus haut pour respecter le point de vue de notre collègue photographe de 1873. Mais, bon ! faut pas trop t’en demander, c’est déjà pas mal …

Pourquoi ne pas reprendre toutes les photos de ce monsieur Duclos, disponibles sur le site de Gallica et faire une comparaison hier – aujourd’hui, avec des photos à moi ?

Le bateau bleu qui semble amarré au fond du port, c’est en réalité un salon de thé, le « Fleur des thés ». C’est une bonne idée de halte en passant à Argenton (ça se trouve sur la commune de Landunvez).

Une carte du GéoPortail dans un article

Le site du GéoPortail permet d’obtenir un code HTML à intégrer dans un site web pour afficher directement une carte dans un article. Il suffit de créer sa carte et de cliquer sur l’outil « Partager » à droite, qui offre deux possibilités :

  • le « lien permanent » vers la carte qui renverra vers le site du GéoPortail et « rejouera » le contexte de la carte, même emplacement, même zoom, même informations.
  • le code à inclure dans un site web pour obtenir, dans sa page, un cadre contenant la carte.

Continuer la lecture de « Une carte du GéoPortail dans un article »

Meneham, corps de garde du pays pagan

Le pays pagan (païen en breton) correspond au littoral du Finistère nord situé entre Guissény et Kerlouan, ou, si on veut être un peu plus expansionniste, entre l’Aber-Wrach et Tréflez.

Pour localiser le Pays pagan sur la carte du Nord-Finistère
Pour localiser le Pays pagan sur la carte du Nord-Finistère

Cette portion du littoral, très découpée, semée de cailloux et d’écueils très dangereux pour la navigation, a connu de nombreux naufrages tout au long de l’histoire (pour mémoire, en 1978, l’Amoco Cadiz, pétrolier de sinistre mémoire, a coulé à quelques kilomètres à l’ouest, au large de Portsall). Pour couronner le tout, ses habitants ont traîné pendant très longtemps une réputation de naufrageurs. Réputation sans doute exagérée mais tellement « romantique » à la fin du XIXème siècle pour faire frémir les bonnes âmes.

Extrait de l’article consacré à Meneham dans Wikipedia (le texte seulement, les photos sont à moi !) : « Construit pour surveiller la côté, le corps de garde, seul bâtiment tourné vers la mer, est le premier édifice du hameau de Meneham. L’incertitude demeure sur sa date de construction, qui n’est à ce jour pas connue. Longtemps attribué à Vauban (1633-1707), plusieurs éléments laissent à penser qu’il aurait été édifié vers 1756, soit une cinquantaine d’années après la mort du célèbre architecte. Le Duc d’Aiguillon, alors commandant en chef de la Province de Bretagne de 1753 à 1768, a, en effet, ordonné la construction de grand nombre de corps de garde sur le littoral breton. Il y a de fortes chances que celui de Meneham en ait fait partie.

Le corps de garde dans son écrin de granite
Le corps de garde dans son écrin de granite
Le corps de garde (ici vu depuis la plage) est le seul bâtiment "tourné vers la mer"
Le corps de garde (ici vu depuis la plage) est le seul bâtiment « tourné vers la mer »
L'entrée du corps de garde au milieu des rochers
L’entrée du corps de garde au milieu des rochers

À l’origine, le corps de garde abrite des miliciens, recrutés dans la paroisse de Kerlouan, puis des douaniers à partir de 1792. D’abord hébergés dans le village du Théven, à proximité de Meneham, les douaniers arrivent dans la caserne, construite au début des années 1840. Ils y restent avec leur famille, jusqu’en 1860 environ. Vers 1840, les premières maisons, dites de « rapport » sont construites. Petites, au toit de chaume avec peu d’ouvertures, ces maisons étaient louées à des familles de paysans.

Progressivement, à la fin du xixe siècle, le village s’agrandit : les petites maisons sont « doublées » pour accueillir de nouveaux foyers. Les conditions de vie au village restent difficiles. La proximité de la mer, la rudesse du sol et les tempêtes hivernales, ne facilitent pas la vie de ses habitants, une vie rythmée par le travail de la terre : préparation et amendement, plantations, entretiens, récoltes.

Cette activité ne permettant pas de subvenir aux besoins, les habitants se tournent tout naturellement vers la pêche côtière et la récolte du goémon. Les produits de la pêche, essentiellement des crustacés, étaient revendus aux mareyeurs. Quant à la récolte du goémon, elle nécessitait plus de travail et de bras. Tous les membres de la famille prenaient part au ramassage des différentes variétés, au séchage, à la mise en tas puis au brûlage afin d’obtenir des pains de soude, ensuite amenés dans une usine de traitement à Plouescat.

La vie à Meneham n’était certes pas facile, mais était ponctuée de moments de fêtes, notamment lors des fameuses fêtes Pagan. La fermeture de la chaumière en 1977 marquera la fin de cette époque. Petit à petit, le village se vide et les bâtiments tombent en ruines.

En 1989 la commune de Kerlouan lance une procédure d’acquisition du village tendis que le Conseil Général du Finistère achète des terres autour du hameau. Au début des années 2000, avec la Communauté de communes du Pays de Lesneven et de la Côte des Légendes, un projet de rénovation est engagé. Aujourd’hui restauré, le village ouvre ses portes aux visiteurs. »

meneham_plan_2
Sur ce montage, j’ai superposé le plan de l’aménagement à la photo aérienne du site. Tout ce qui est situé dans le cadre a fait l’objet de la restauration entre 2004 et 2008.

A l’occasion de mes visites successives sur le site de Meneham, j’ai pu constaté à deux ou trois reprises l’avancement des travaux.

Premières photos : en 2004. Ci-dessous, un panoramique réalisé en avril. En regardant bien, on constate que le site est en ruine, seuls les murs ont été renforcés pour éviter une dégradation plus importante.

Panoramique à 360° du site en 2004 : sur la droite de la photo (donc vers le sud), on voit très bien l'état des constructions avant le début de la restauration.
Panoramique à 360° du site en 2004 : sur la droite de la photo (donc vers le sud), on voit très bien l’état des constructions avant le début de la restauration.

D’un peu plus près, ce sont incontestablement des ruines !

Les futures échoppes des artisans
Les futures échoppes des artisans

Le massif rocheux du corps de garde était déjà là !
Le massif rocheux du corps de garde était déjà là !

Plus de toit, mais il y a toujours une cheminée
Plus de toit, mais il y a toujours une cheminée

Les vieilles coques sont déjà là à attendre on-ne-sait-quoi
Les vieilles coques sont déjà là à attendre on-ne-sait-quoi

En 2006, les travaux de restauration ont débuté. Sur le panoramique ci-dessous qui est plus modeste que le précédent (juste deux photos !), on s’aperçoit que la future auberge (à gauche) est bien avancée ainsi que les gîtes (à l’arrière plan sur la droite). L’espace artisans, devant les gîtes, est encore dans le même état que deux ans auparavant. Mais cela avance bien.

L'état du chantier en mars 2006
L’état du chantier en mars 2006
L'auberge en 2006 côté mer
L’auberge en 2006 côté mer
L'auberge en 2006 côté "jardin"
L’auberge en 2006 côté « jardin »

Le site a ouvert au public en 2008 mais je n’y suis pas retourné avant le mois de juillet 2011 où j’ai découvert l’ensemble des nouveaux aménagements (sous un soleil éclatant). Puis nous avons effectué une petite visite en cette année 2013 sous un ciel beaucoup plus chargé et moins propice aux belles photos. Mais admirons tout de même …

L'espace artisans
L’espace artisans

Une petite remise et le four à pain
Une petite remise et le four à pain

La maison du pays pagan, petit musée des traditions
La maison du pays pagan, petit musée des traditions

L'espace artisans (à comparer avec la photo plus haut)
L’espace artisans (à comparer avec la photo plus haut)

Les gîtes du site, étape sans doute bien prisée sur le GR34
Les gîtes du site, étape sans doute bien prisée sur le GR34

Une très belle restauration dans une architecture traditionnelle
Une très belle restauration dans une architecture traditionnelle

Les vieux bateaux sont toujours là
Les vieux bateaux sont toujours là

Un four à goëmon qui a servi il n'y a pas longtemps
Un four à goëmon qui a servi il n’y a pas longtemps

Le corps de garde, lui, est inamovible dans sa muraille de pierre (on dit que son toit a été construit en pierre car les villageois venaient voler les ardoises et le bois de la charpente à chaque relève des douaniers ou des gardes).

Depuis cette année, l'accès au corps de garde de ce côté-ci est interdit, pour régénérer la végétation de la dune.
Depuis cette année, l’accès au corps de garde de ce côté-ci est interdit, pour régénérer la végétation de la dune.

Et, avant de quitter le coin, encore deux points de vue : le premier est la vue depuis le corps de garde en direction du large.

La vue depuis le corps de garde : des cailloux, encore des cailloux, toujours des cailloux
La vue depuis le corps de garde : des cailloux, encore des cailloux, toujours des cailloux

Le second, en bord de mer, avec le tas de goëmon séché qui est là depuis de nombreuses années (on le distingue nettement sur le premier panoramique).

Panoramique au tas de goëmon séché
Panoramique au tas de goëmon séché

La jetée au pied du village, qui facilite l’accostage des bateaux de pêche, est en cours de reconstruction en ce mois de juin 2013 : voilà l’occasion de retourner bientôt pour faire de nouvelles photos.

Callot, l’île aux souvenirs.

itinéraire du jour
cliquer sur la carte pour situer les lieux décrits dans cet article

Il y a près de cinquante ans, j’ai découvert l’île Callot lors de vacances que nous passions en famille, sous la tente, pendant quelques semaines estivales. J’en ai gardé des souvenirs de pêche, de ramassage de goémon, de promenades sans fin dans les dunes, d’escalades dans les rochers, de baignades, de bateaux.

Puis les occasions ont été peu nombreuses d’y retourner, aussi ai-je bien apprécié de le faire voici quelque temps lors d’une promenade qui nous avait menés auparavant à Roscoff pour déguster quelques crêpes (l’article de Wikipedia sur Roscoff est particulièrement bien documenté).

Roscoff : le cadran solaire sur le mur sud de l'église
Roscoff : le cadran solaire sur le mur sud de l’église

Roscoff : une clef de voûte originale dans le porche de l'église
Roscoff : une clef de voûte originale dans le porche de l’église

Roscoff : le dragon de garde d'une maison d'armateur
Roscoff : le dragon de garde d’une maison d’armateur

Roscoff : une vielle demeure comme il y en a tant dans la ville
Roscoff : une vielle demeure comme il y en a tant dans la ville

Mais continuons notre périple …

L’île Callot jouit d’une position privilégiée en plein milieu de la baie de Morlaix qu’elle partage en deux parties, l’estuaire de la Penzé à l’ouest et la « rade de Morlaix » à l’est où aboutit la rivère de Morlaix (admirez la subtilité des cartographes qui placent la rade de Morlaix comme un sous-ensemble de la baie de Morlaix). L’île est située au large de Carantec, petite cité balnéaire et familiale,  dont elle fait partie administrativement.

Sur la carte du GéoPortail, une route semble relier le continent à l’île en permanence, mais il n’en est rien. Presqu’île lorsque la mer descend, Callot n’est accessible à pied sec par une chaussée submersible qu’à certaines heures, en gros de deux heures avant la marée basse jusqu’à deux heures après. Mais cette durée dépend du coefficient de la marée. Il faut donc se montrer patient si l’on veut s’y rendre en voiture.

La chaussée pour se rendre sur l'île Callot
La chaussée submersible pour se rendre sur l’île Callot

Pour ceux qui sont pressés, il existe un itinéraire par les bancs de sable qui constituent la véritable passe entre l’île et le continent (c’est la Passe aux moutons) et que l’on voit sur la photo ci-dessous au niveau des deux petites îles à gauche. Par là, on gagne un peu de temps car le chemin est découvert pendant six heures, mais il faut connaître, les risques d’enlisement ne sont pas négligeables. Alors, mieux vaut se renseigner pour arriver au bon moment et emprunter la chaussée carrossable. Et surtout pour éviter ça (article dans Le Télégramme) !

Sur cette image aérienne du GéoPortail, on distingue nettement les deux passages possibles : le direct et la Passe aux Moutons (à gauche par le petit îlot)
Sur cette image aérienne du GéoPortail, on distingue nettement les deux passages possibles : le direct et la Passe aux Moutons (à gauche par le petit îlot)

Depuis quelques années, la circulation des voitures est limitée sur l’île et les visiteurs doivent abandonner leur véhicule dans deux parkings aménagés. Bonne mesure (ça n’existait pas de mon temps !) qui permet de profiter d’un environnement plus calme. Seuls les riverains peuvent circuler.

L’article de wikipedia consacré à Carantec nous précise : « L’île Callot, accessible depuis le continent par une chaussée submersible qui permet de franchir la « Passe aux moutons », s’étend sur 2,125 km de long et mesure de 150 à 300 m de large. L’île est composée de deux îlots de granite reliés par un cordon dunaire. C’est une terre pleine de charme qui est essentiellement constituée de petites criques, de dunes, d’ajoncs, de champs et de pâturages et qui offre aussi des plages. La pointe nord permet de découvrir enfin un paysage partagé entre les dunes sauvages et les ensembles de massifs granitiques battus par les vagues. Le granite de l’île Callot, réputé pour sa qualité et sa quantité a servi pour la construction de nombreux monuments de la région dont le Château du Taureau, la Manufacture des tabacs de Morlaix, les églises de Henvic, Taulé, Guiclan, Plouezoc’h et les traces des anciennes carrières demeurent visibles. »

Le coeur de l’île, c’est la chapelle dédiée à Notre-Dame de Callot, en breton Itron Varia ar Galloud, ce qui signifie Dame Marie de toute puissante. Voila l’origine du nom Callot et aussi pourquoi la statue de la Vierge dans la chapelle est sous-titrée Virgo Potens (Vierge toute puissante). Le clocher de la chapelle est inscrit aux monuments historiques depuis 1914, mais pas le reste du bâtiment :

« Le clocher de la chapelle se compose d’une tour à parements unis avec un campanile accessible par un escalier circulaire et dont la balustrade d’appui est portée en encorbellement, formant en quelque sorte le départ de ce campanile à jour dont les piliers parallèles constituent le beffroi des cloches. »
La chapelle ND de Callot et son clocher inscrit aux monuments historiques
La chapelle ND de Callot et son clocher inscrit aux monuments historiques
Au sommet de l'île, la chapelle ND de Callot domine tout le paysage
Au sommet de l’île, la chapelle ND de Callot domine tout le paysage
Un résumé de l'hisoire de l'île à droite en français
Un résumé de l’hisoire de l’île à droite en français. Le texte en breton à gauche raconte autre chose : selon cette inscription, le pape Grégoire VI accorda en 1840 une indulgence plénière aux fidèles qui se confessent et communient dans la chapelle Notre-Dame-de-Callot.
L'intérieur de la chapelle
L’intérieur de la chapelle. Les boiseries seraient classées depuis 1994, mais je n’en ai pas trouvé trace.

Nous poursuivons la balade sous un temps nuageux, ce qui donne un ciel « cramé » sur les photos. Le traitement des images en « raw » permet de récupérer un peu de matière, mais c’est au détriment du bruit de luminance car j’ai du fermer un peu le diaphragme pour éviter la surexposition du ciel.

Séquence émotion : le bateau, c'est l'"Oiseau des îles" sur lequel je suis, jadis, allé à la pêche.
Séquence émotion : le bateau, c’est l' »Oiseau des îles » sur lequel je suis, jadis, allé à la pêche. Il doit être remisé là depuis longtemps …

C’est triste, un bateau qui meurt, mais ça donne de belles images de textures et de belles couleurs …

Détails d'écailles
Détails d’écailles
Les plantes à l'assaut de la coque du moribond
Les plantes à l’assaut de la coque du moribond

Mais le temps passe et nous devons continuer notre route : retour donc vers le parking et la voiture qui nous attend sagement.

Un dernier panoramique avant de quitter l’île : pas de souci pour rejoindre le continent, la mer est au plus bas, la chaussée sera bien dégagée et presque sèche !

bretagne_juin_13-204
Que de baignades sur cette plage bien abritée quand le vent souffle de l’ouest. Sinon, on se baigne sur celle située de l’autre côté du cordon dunaire, face à Saint-Pol-de-Léon.

Après avoir quitté Carantec et longé la rivière de Morlaix par la route dite « de la corniche », nous reprenons la voie express en direction de l’ouest. Mais au premier échangeur, nous faisons une petite halte à Saint-Thégonnec pour admirer ce qui est sans doute un des plus beaux enclos paroissiaux de la région (quoique ! celui de Pleyben est assez bien aussi).

L'enclos paroissial de Saint-Thégonnec
L’enclos paroissial de Saint-Thégonnec
Je ne sais pas qui c'est, mais ils étaient beaux sous le soleil qui se montrait enfin
Je ne sais pas qui c’est, mais ils étaient beaux sous le soleil qui se montrait enfin

Petit nota bene : je suis tombé par hasard sur une thèse de 1975 relative à l’Étude morphologique et sédimentologie de l’île Callot en Carantec (Finistère). Très instructive bien sûr et aussi révélatrice des progrès effectués depuis 40 ans dans la présentation des documents ! (je ne me prononce pas sur le contenu qui m’échappe complètement).

1975 – Auteur(s) : Loarer Ronan
Résumé : Partant de l’originalité de la position charnière de l’île Callot dans la baie de MORLAIX, l’étude est centrée d’une part sur la morphologie des renflements et autres affleurements rocheux formant l’épine dorsale de l’île et d’autre part sur la sédimentologie des accumulations de l’île et de la « Passe ».
La nature et les causes de l’évolution des pointements rocheux et des isthmes les réunissant ainsi que l’ensemble complexe des accumulations séparant Callot du continent sont détaillés.
Une reconstitution chronologique est proposée en conclusion. 

 

En Martinique : les derniers jours

Le suspense est insoutenable, réussirons-nous à trouver un restaurant pour déjeuner et un garage pour réparer le pneu ?

 Vendredi 17 mai 2013 (après-midi)

Cliquer sur la carte pour suivre les étapes de la journée
Cliquer sur la carte pour suivre les étapes de la journée

Eh bien, non ! Nous avons jeté notre dévolu sur un restaurant « pieds dans l’eau » à Sainte-Anne, le Paille Coco, mais il n’y a pas de garage pour effectuer la réparation. Cela ne nous empêche pas de nous restaurer et de profiter de la vue sur la baie.

Tiens ! au fond, qui voila ? Le rocher du Diamant !
Tiens ! au fond, qui voila ? Le rocher du Diamant !
Le mouillage de Sainte-Anne un peu déformé par l'iPhone
Le mouillage de Sainte-Anne un peu déformé par l’iPhone

Pas de planteur ici pour juger du niveau de prix, mais une bonne pression parce que toutes ces aventures, ça donne soif. Ensuite, deux menus « les pieds dans l’eau » (c’est ainsi que la carte les nomme) et une bouteille de Didier, l’eau gazeuse locale qui nous accompagne à chaque repas. Ambiance très sympathique, je pousse le vice jusqu’à envoyer la photo ci-dessus à nos soeurs qui, au nord ou au sud en métropole, ne savent plus ce qu’est la chaleur.

L'église de Sainte-Anne
L’église de Sainte-Anne
Le mouillage de Sainte-Anne vu depuis l'église
Le mouillage de Sainte-Anne vu depuis l’église

A la mairie de Sainte-Anne, on a conseillé à Isa d’aller jusqu’au Marin pour trouver un garage qui pourra réparer le pneu. C’est ce que nous faisons mais c’est à la troisième tentative que nous réussissons : le premier garage n’a plus de kits de réparation, le second est en pause déjeuner. Un peu de pub pour le troisième, la SOMAREC (zone commerciale de Dupré) qui nous répare ça en une demi-heure et pour 9 euros. Accessoirement, le garagiste me montre comment remettre le cric en place dans son logement (y en a qui ne suivent pas ! on avait laissé le cric dans le coffre ce matin).

Comme il est encore tôt (14h30), nous prenons le direction de l’habitation Clément où nous espérons que cette fois-ci (la troisième) nous éviterons la foule et la pluie. C’est bien le cas, il fait beau et le parking est presque vide, la visite peut commencer. Nous débutons par le jardin qui présente une belle variété de palmiers ( le palmier Corypha Elata qui nous avait présenté son unique fleur il y a 3 ans est maintenant mort, c’est dans sa nature …) puis par les chais où les parfums qui émanent des tonneaux de rhum sont toujours aussi puissants.

Le jardin de l'habitation Clément et sa grande variété de palmiers
Le jardin de l’habitation Clément et sa grande variété de palmiers
Encore un banc, pour contempler les bananeraies à l'horizonartinique2013-173
Encore un banc, pour contempler les bananeraies à l’horizon
Le moulin à boeufs pour la canne à sucre, joliment restauré
Le moulin à boeufs pour la canne à sucre, joliment restauré : c’est tout l’ensemble du toit qui était entraîné par la poutre en haut à droite, tirée par des boeufs qui tournaient autour du moulin.
Le moulin à boeufs, il y a 3 ans
Le moulin à boeufs, il y a 3 ans
Il était en piteux état
Il était en piteux état
Hum ! Sentez-moi cette odeur !
Hum ! Sentez-moi cette odeur ! Non ? humez le goulot d’une bouteille de Très vieux rhum agricole Clément de 10 ans d’âge !
Des jeux de lumière pour mettre en valeur le décor
Des jeux de lumière pour mettre en valeur le décor

Après les chais, on passe dans l’ancienne usine dans laquelle les veilles machines sont mises en situation et où une exposition raconte l’histoire du rhum et de sa fabrication. Et la visite se poursuit par l’habitation elle-même située au sommet du terrain (pour bénéficier du bon air ambiant) et ses bâtiments annexes. Cette maison est une pure merveille de l’architecture créole, ce n’est pas pour rien qu’elle est, avec son domaine, classée monument historique depuis 1996.

L'ancienne usine transformée pour la visite
L’ancienne usine transformée pour la visite
La montée vers l'habitation. Au premier plan, les écuries.
La montée vers l’habitation. Au premier plan, les écuries.
La case du contremaître, transformée en galerie d'art.
La case du contremaître, transformée en galerie d’art.
Revêtement de sol de l'écurie
Revêtement de sol de l’écurie
L'habitation dans son environnement ombragé
L’habitation dans son environnement ombragé
Un petit panoramique avec l'iPhone
Un petit panoramique avec l’iPhone
Un autre panoramique : à droite le bâtiment de l'ancienne cuisine
Un autre panoramique : à droite le bâtiment de l’ancienne cuisine
La salle à manger dans la galerie
La salle à manger dans la galerie

 

Le salon au centre de l'habitation
Le salon au centre de l’habitation
L'entrée où ces messieurs se débottaient
L’entrée où ces messieurs se débottaient
Un autre salon dans la galerie qui entoure la maison sur trois côtés
Un autre salon dans la galerie qui entoure la maison sur trois côtés

Pour rejoindre le parking, il faut traverser la boutique où nous pouvons déguster, modérément, un tout petit peu de production locale. Nous faisons aussi quelques achats, dont un cubitainer de 2 litres de rhum vieux et quelques bouteilles à ramener (attention aux valises !) à Paris.

Pour finir le récit, un peu de pub pour l’habitation Clément avec une vidéo mise à disposition sur dailymotion, mais datant un peu.


Visite de l’Habitation CLEMENT par rhumclement

Fin de journée avec retour à la résidence, un doigt de piscine et dégustation du Clément Cocktail Blue (c’est un cocktail a base de jus reconstitué d’ananas, passion, orange, et de pamplemousse). Très bon, meilleur que le Clément Cocktail Red (passion, orange, pamplemousse, grenade et cassis).

Samedi 18 mai 2013

Aujourd’hui, pas de déplacements en voiture. Juste un aller-retour matinal jusqu’à Sainte-Luce pour acheter au marché le repas du midi (cuisses de poulet boucanées, gratin de bananes, accras, fruits). On ramène aussi la furieuse impression de se faire exploiter comme de bons touristes que nous sommes et ne cherchons pas à cacher. Baignade sur le chemin du retour bien sûr !

Sur le chemin de Sainte-Luce
Sur le chemin de Sainte-Luce
Derrière le marché de Sainte-Luce en attendant les accras
Derrière le marché de Sainte-Luce en attendant les accras
Le mouillage des pêcheurs de Sainte-Luce
Le mouillage des pêcheurs de Sainte-Luce
Une fleur jaune devant un feuillage vert
Une fleur jaune devant un feuillage vert

L’après-midi, deux baignades : l’une en partant de la résidence vers Sainte-Luce, la seconde en allant vers l’anse du Corps de garde. La seconde est plus agréable, car plus abritée et moins caillouteuse.

Aujourd’hui, beaucoup d’arrivées à P&V, car c’est un très long week-end qui s’annonce : lundi prochain, c’est le lundi de Pentecôte et mercredi 22 mai, c’est la journée de commémoration de l’esclavage. Il y a donc possibilité de faire un long pont. Ce soir, nous avons des voisins très bruyants qui nous obligeront, jusqu’à notre départ, à fuir la terrasse pour nous réfugier au calme de la chambre climatisée et heureusement correctement insonorisée.

Dimanche 19 mai 2013

Cliquer sur la carte pour suivre les étapes de la journée
Cliquer sur la carte pour suivre les étapes de la journée

Nous partons assez tôt pour achever le tour de l’île en retournant vers le « nord du nord », celui de Grand-Rivière. Ceux qui suivent savent que c’est le bout de la route qui longe la côte atlantique : arrivé au bout, on est face à la Dominique qui est distante d’une soixantaine de kilomètres au nord. Mais cette côte est plus hostile que la côte caraïbe sur l’autre versant. D’ailleurs, la carte IGN du coin affiche en grand « plages dangereuses » tout au long du parcours, il est vrai qu’à partir de Sainte-Marie les plages sont rares et ce sont plutôt des falaises rocheuses qui se succèdent.

Nous roulons par Sainte-Marie, le Marigot, Basse-pointe, Macouba. La partie finale entre Macouba et Grand-Rivière, qui nous avait semblée grandiose, nous paraît cette fois beaucoup plus banale et plus courte. Nous avons l’impression qu’on a enlevé des pans entiers de forêt …

Mais à Grand-Rivière, un bout du monde ici aussi comme le Prêcheur de l’autre côté, nous découvrons un village plus pimpant et souriant que dans nos souvenirs. Cependant, pas de visibilité sur la Dominique !

Grand-Rivière, dans un écrin de verdure
Grand-Rivière, dans un écrin de verdure
Le nouveau port tout neuf de Grand-Rivière
Le nouveau port tout neuf de Grand-Rivière
Le Routard parle encore des pêcheurs qui remontent leurs bateaux sur la plage. Ils devraient revenir mettre à jour leur guide ...
Le Routard parle encore des pêcheurs qui remontent leurs bateaux sur la plage. Ils devraient revenir mettre à jour leur guide …
Entre mer et forêt, il reste juste un peu de place
Entre mer et forêt, il reste juste un peu de place

Sur le chemin du retour (il est midi et à partir de Grand-Rivière, on est forcément sur le retour !), nous cherchons un resto ouvert ET correct sur les prix. Comme d’habitude, ceux du Routard sont fermés (on est dimanche et en fin de saison) ou hors de prix (à Morne-Rouge, c’est là qu’il y avait le planteur à 9 euros !), donc nous décidons de monter jusqu’au refuge de l’Aileron au pied de la Montagne Pelée, sur le second chemin d’accès au sommet du volcan. Mais là-haut, tout est noyé dans le brouillard, inutile de rester pour contempler le paysage ou pour manger au snack du coin car celui-ci est plein et ne nous attire pas beaucoup. Donc, nous repartons.

A peine avons-nous entamé la descente que nous prenons en autostop un couple de randonneurs qui nous paraissent bien  trempés et fatigués. Ce sont des belges flamands d’Anvers, Jacob et Deborrah, qui viennent de faire trois jours de randonnée en partant du Prêcheur pour rejoindre Grand-Rivière (la balade de 14 km dont on a déjà parlé). Puis ils ont fait l’ascension de la Montagne Pelée en partant de Grand-Rivière et en sont redescendus en arrivant à l’Aileron où nous venons de les « récupérer ».

Ils passent quelques mois dans les Antilles à bord de leur voilier avec lequel ils sont venus d’Europe en faisant escale, entre autres, au CapVert. Ils sont pour quelques semaines au port de plaisance du Marin, c’est là qu’ils souhaitent retourner et c’est là que nous allons les ramener car Le Marin est tout proche de Sainte-Luce et de notre résidence. Juste une étape à l’habitation Clément qui est presque sur notre route car nous avons quelques achats à faire (!). Ce n’est que notre quatrième passage !

Nous terminons donc notre périple au Marin, sur leur bateau où ils ont tenu à nous offrir un rafraichissement. Il faut dire qu’ils sont assez contents d’avoir pu profité d’un retour aussi rapide à leur home flottant.

Le port de plaisance du Marin
Le port de plaisance du Marin
Couleurs et reflets
Couleurs et reflets

Soirée Clément Cocktail et pizza P&V (très bons).

Lundi 20 mai 2013

Journée de repos total : promenade à pied, baignades, sieste, re-baignade au coucher de soleil (caché par les nuages). Aucune photo !

Mardi 21 mai 2013

Comme toutes les journées de départ, celle-ci est un peu longue et fastidieuse, car notre départ est prévu à 18h30 et nous devons quitter la chambre pour midi. Il faut donc plutôt trouver de quoi s’occuper sachant qu’on n’a pas beaucoup d’énergie pour faire à nouveau de la route ou de nouvelles visites.

Repas du midi à la Mandoline (c’est une tradition de nos séjours en Martinique), on traînasse un peu avant de rejoindre l’aéroport. Tout se déroule ensuite sans problème jusqu’à Paris. Arrivée mercredi 22 mai (bon anniversaire Isa !) à 8h30 locales, 2h30 à Fort-de-France.

A tire d'ailes vers l'Europe, au lever du soleil
A tire d’ailes vers l’Europe, au lever du soleil (photo avec l’iPhone)

En Martinique : encore un peu …

Après la journée bien remplie de mercredi, il va falloir faire preuve d’imagination ou au contraire lever un peu le pied …

Jeudi 16 mai 2013

Cliquer sur la carte pour suivre les étapes de la journée
Cliquer sur la carte pour suivre les étapes de la journée

Nous choisissons de passer une journée plus cool que la précédente, sans trop de déplacements : au programme, déjeuner au village de la Poterie puis baignade à l’Anse Dufour, deux lieux remplis de très bons souvenirs.

Au village de la Poterie situés juste avant les Trois Îlets, nous retrouvons avec plaisir le restaurant La Mandoline où nous étions déjà venus. Même ambiance, mêmes patronnes, peut-être le même chef, menu toujours aussi attirant avec son savant mélange de saveurs, même qualité. Et bonjour le Ti Punch glacé : sorbet citron arrosé (le mot est faible) de rhum blanc : c’est comme le Colonel avec le sorbet citron mais du rhum à la place de la vodka !

Restaurant La Mandoline : ambiance zen
Restaurant La Mandoline : ambiance zen
Déjeuner à la Mandoline
Déjeuner à la Mandoline : planteurs, poissons fumés et brochettes de St-Jacques

Le village de la Poterie, ce n’est pas simplement un restaurant, c’est aussi un petit village artisanal avec quelques échoppes d’artisans locaux et de souvenirs touristiques classiques (made in China sans doute pour beaucoup d’entre eux), à côté d’une briquetterie en pleine activité. Même si l’ensemble n’a rien de transcendant, c’est un endroit où l’on peut faire une petite halte et trouver quelques souvenirs à ramener en métropole. Le restaurant La mandoline tire son nom du Gros Îlet situé en face du village, qui est également dénommé îlet de la Mandoline.

Après cette halte gastronomique (le mot n’est pas trop fort), nous avons prévu de revenir par l’anse Dufour qui est pour nous la plus belle anse de la Martinique. Cette anse partage avec sa voisine, l’anse Noire, une curiosité géologique qui fait qu’à moins de 500 mètres de distance, l’une est couverte d’un beau sable jaune et l’autre, comme son nom l’indique, est une plage de sable volcanique noir, comme celui que nous avons foulé à l’anse Lévrier.

On peut deviner cette différence à partir des photos aériennes du GéoPortail (chercher laquelle des deux anses est l’anse Noire !), mais le mieux est d’aller passer une après-midi sur place. C’est ce que nous avions programmé en ce jeudi après-midi pour éviter la foule du week-end, car nous ne sommes pas les seuls à trouver l’endroit admirable.

Nous avions l’intention de juste faire trempette et profiter, avec modération, du soleil et de la plage. Mais nous allons y rester 3 heures au moins, car, outre le fait d’avoir trouvé un coin à peu près abrité et calme sous un cocotier accueillant, nous avons pu assister à la cérémonie de la pêche à la senne  qui a occupé tout le village et les touristes jusqu’en fin d’après-midi. Explications (merci wikipedia) :

« La senne, ou seine, est une technique de pêche très ancienne qui consiste à capturer les poissons à la surface en pleine eau en l’encerclant à l’aide d’un filet. (…)

La senne est aussi pratiquée depuis la plage, la technique est artisanale. Un filet est mouillé face à la plage et celui-ci est rabattu avec le poisson sur la grève. Cette pêche se déroule le plus souvent en groupe. Cette technique est à nouveau utilisée par des professionnels sur certaines plages de Méditerranée. Le filet est jeté depuis une barque avant d’être tiré sur la plage par un treuil de véhicule (4×4, tracteurs). »

On confirme pour le groupe qui participe à la pêche, mais pas pour le 4×4 : ici on embauche les touristes …

l'anse Dufour, notre plage préférée
l’anse Dufour, notre plage préférée
De l'autre côté de la baie, derrière la pointe, Fort-de-France
De l’autre côté de la baie, derrière la pointe, Fort-de-France
Une eau bien entendu délicieuse et limpide
Une eau bien entendu délicieuse et limpide
l'anse Dufour, une vraie ambiance
l’anse Dufour, une vraie ambiance
Nature morte à la corde et aux galets
Nature morte à la corde et aux galets
La pêche à la senne : le bout du filet est maintenant tout proche
La pêche à la senne : le bout du filet est maintenant tout proche
La pêche a été sortie de l'eau
La pêche a été sortie de l’eau
La senne mise en scène pour la photo
La senne mise en scène pour la photo

C’est un exploit : nous sommes restés à la plage entre 14 heures et 17 heures. Et on ne s’est même pas aperçu du temps qui passait. C’est dire si le coin nous ravit. En partant, nous n’irons même pas voir l’anse Noire pourtant toute proche. De mémoire, elle est beaucoup moins souriante (on a beau faire, ce sable noir est moins attirant !) et il y a quelques marches pour y descendre … et en remonter.

Vendredi 17 mai 2013 (matinée)

Cliquer sur la carte pour suivre les étapes de la journée
Cliquer sur la carte pour suivre les étapes de la journée

Deux jours après le grand nord, nous prenons la direction du grand sud(-est) pour découvrir la savane des Pétrifications qui se situe après les anses et la pointe des Salines, lorsque commence la côte atlantique. Nous voulons faire cette petite randonnée « à la fraîche », aussi notre départ est-il assez matinal.

Nous sommes à l’exact opposé de ce que nous avons découvert « là-haut » il y a 48 heures, outre l’éloignement géographique, le paysage de forêt tropicale est remplacé par celui d’une savane quasiment  aride, où la végétation semble complètement desséchée par le vent de la mer. Il est vrai qu’ici, il n’y a pas de hauteurs pour arrêter les nuages chargés d’eau venant de l’atlantique. Dans le temps, il y avait aussi des fossiles d’arbres pétrifiés, mais tout a été pillé, il ne reste plus que le nom de « savane des Pétrifications » et quelques vestiges sauvegardés dans des musées.

Pour suivre la randonnée dans la savane des Pétrifications, cliquer
Pour suivre la randonnée dans la savane des Pétrifications, cliquer

Suivre la rando sur le GéoPortail

Encore un petit pont de bois ...
Encore un petit pont de bois …
En direction de la Savane des Pétrifications
En direction de la Savane des Pétrifications
Presque le désert ... c'est la pointe d'Enfer et, au loin, le phare de l'îlet Cabrits
Presque le désert … c’est la pointe d’Enfer et, au loin, le phare de l’îlet Cabrits
Un essai de panoramique avec l'iPhone
Un essai de panoramique avec l’iPhone
On se croirait aux ocres de Roussillon
On se croirait aux ocres de Roussillon
Le trou Sardines
Le trou Sardines
Une végétation bien éloignée de la forêt tropicale
Une végétation bien éloignée de la forêt tropicale
A l'anse Trabaud
A l’anse Trabaud

Après un aller-retour jusqu’à l’anse Trabaud, ce qui représente environ 7 km, nous regagnons la voiture. Nous avons bien fait de partir tôt, même s’il n’est que 10 heures, la chaleur est maintenant plus intense. Mais une désagréable surprise nous attend au parking, la roue arrière gauche de la Clio est crevée …

Cela ne devrait être qu’un petit tracas sans trop d’importance, mais en fait ce qui complique les choses, c’est de trouver comment on descend la roue de secours et comment on délivre le cric et les divers outils de leur rangement. Nous réussissons à changer la roue (heureusement, la roue de secours n’est pas une galette et elle est en bon état et bien gonflée) et, renonçant à remettre le cric en place, nous décidons de nous accorder une pause baignade à la grande anse des Salines toute proche, qui est considérée comme la plus belle plage de Martinique. C’est pas faux …

Grande anse des Salines : les fauteuils de plage sont toujours là ...
Grande anse des Salines : les fauteuils de plage sont toujours là …
Les bateaux aussi
Les bateaux aussi
Les fauteuils et les bateaux
Les fauteuils et les bateaux

Sur la plage, une dame, dans une robe rouge, fait la promotion de la « Création Cheyenne » et plus particulièrement d’une robe multiforme qui peut, selon l’imagination, être portée façon bustier, en dos nu ou même en pantalon. Très sympa ! Comme on est dans un pays hautement civilisé, la carte bancaire marche très bien, même sur la plage. Et dans son sac de plage, il y a tous les modèles de robe, de toutes les tailles et de toutes les couleurs, et le terminal pour la carte …

Mais tout cela ne nourrit pas son homme et sa femme, aussi devons-nous regagner la plus proche ville pour, à la fois, rassasier les corps et réparer le pneu.

Trouverons-nous ce lieu magique qui nous permettra de reprendre des forces et de continuer notre périple ? La suite au prochain article …

 

 

En Martinique : la suite …

Nous nous sommes quittés alors que la pluie nous accompagnait pendant notre deuxième journée en Martinique. Reprenons …

Mardi 14 mai 2013

Martinique-14-mai
Cliquer sur la carte ci-dessus pour suivre les étapes de la journée

 

Le temps est resté à la pluie ce matin, et la mer est moins belle lorsque nous faisons notre matinale promenade vers Sainte-Luce. Après la baignade, nous rentrons sous la pluie au studio.

Aujourd’hui, nous nous rendons à la capitale, Fort-de-France, mais en bons adeptes des transports en commun, nous allons gagner le centre ville par bateau en utilisant la navette qui part du sud de la baie de Fort-de-France, plus particulièrement de Pointe-du-Bout. Nous attrapons la navette de 10h15 qui, heureusement, a quelques minutes de retard (pléonasme ?) et qui nous mène directement au port de Fort-de-France en vingt minutes. Oubliés les embouteillages qui rendent les déplacements vers la capitale assez contraignants.

Nous découvrons une place de la Savane toute neuve (elle était en travaux il y a 3 ans) et nous la remontons en direction de la bibliothèque Schoelcher que nous avions trouvée fermée la dernière fois. En chemin, la pluie va nous rattraper nous obligeant à nous abriter sous un petit kiosque qui propose des smoothies …

Martinique2013-122-1
Nous aimons l’architecture du centre ville et ses immeubles rénovés.
Martinique2013-122-2
Une petite pluie pour nous obliger à déguster un smoothie …
Martinique2013-122-3
La statue de Joséphine de Beauharnais, l’enfant du pays, certes, mais tout de même décapitée (la statue) parce qu’elle a poussé son Napoléon de mari à rétablir l’esclavage en 1802
Martinique2013-122
La bibliothèque Schoelcher, symbole de Fort-de-France, présentée à Paris en 1887 puis démontée pour être transportée et remontée ici.

Petite visite rapide du bâtiment historique de la bibliothèque, qui est composé d’une seule grande pièce entourée de rayonnages. C’est une architecture « métallique » typique de la fin du 19ème siècle, qui garde beaucoup de charme. Nous trouvons qu’en 3 ans le bâtiment a beaucoup vieilli (il faut dire qu’il venait d’être réhabilité lors de notre précédent passage).

Pour suivre le plan de Fort-de-France sur le GéoPortail.

Après un petit tour dans les rues du centre (un peu sous la pluie), au marché central et une halte fraîcheur Cour Perrinon  (un centre commercial), nous essayons de trouver un resto pour déjeuner mais comme souvent en pareil cas, les adresses du routard soit sont fermées, soit on ne les trouve pas. Finalement, nos pas nous ramènent vers le port et nous reprenons la navette. Mais celle de Pointe-de-Bout tardant un peu (pléonasme ?), nous prenons celle d’Anse Mitan qui nous fait faire, en plus, un crochet par l’Anse à l’Ane.

Le Fort Saint-Louis qui défend Fort-de-France
Le Fort Saint-Louis qui défend Fort-de-France depuis la navette qui nous ramène à l’Anse Mitan. Panoramique réalisé à partir de 3 photos horizontales assemblées avec Photomerge.
La vue sur Fort-de-France depuis la navette
La vue sur Fort-de-France depuis la navette

De l’autre côté de la baie, le ciel s’est dégagé et le soleil est revenu pour nous écraser de chaleur.

L'Anse à l'Âne
L’Anse à l’Âne
L'îlet à Ramiers qui abrite un fortin
L’îlet à Ramiers qui abrite un fortin

Nous déjeunons dans un resto sur la plage, les pieds dans le sable (« le soleil couchant », rue des Bougainvilliers) … puis nous regagnons la voiture à quelques centaines de mètres de là, à Pointe-de-Bout. Petite marche en plein cagnard.

Nous rentrons à la résidence en poursuivant notre route qui longe la côte vers le sud et nous fait passer par les Anses d’Arlet et la pointe du diamant où nous nous arrêtons quelques instants pour immortaliser le fameux rocher du Diamant.

Le rocher du Diamant vu du belvédère au pied du Morne Larcher
Le rocher du Diamant vu du belvédère au pied du Morne Larcher
Le rocher du Diamant
Le rocher du Diamant

Ce rocher, déjà une curiosité de la nature, a été un endroit disputé entre Français et Anglais à l’époque des guerres napoléoniennes. Notre guide du Morne Gommier nous a raconté que « nous » avions repris l’îlot aux Anglais en laissant traîner fort à propos quelques tonneaux de rhum qu’ils s’étaient empressés de vider. Ce qui nous a permis d’en reprendre possession sans trop nous fatiguer. Je ne suis pas sûr de la justesse des faits …

Retour par la commune du Diamant, fin d’après-midi à la piscine.

Martinique2013-128-d
Là, il y a un peu de triche car c’est une photo d’il y a 3 ans …

Mercredi 15 mai 2013

Cliquer sur la carte ci-dessus pour suivre les étapes de la journée
Cliquer sur la carte ci-dessus pour suivre les étapes de la journée

Aujourd’hui, nous allons vers le grand nord, celui que l’on atteint au-delà de Saint-Pierre et du Prêcheur, au bout de la route qui longe la côte caraïbe. En effet, le réseau routier ne fait pas le tour complet de l’île ; entre le bout de la route où nous allons ce matin et la commune de Grand-Rivière à quelques kilomètres de là, le seul moyen pour achever ce tour est de faire la randonnée pédestre la plus célèbre de Martinique avec ses 14 kilomètres qui traversent des paysages, paraît-il, époustouflants.

Mais nous n’avons pas cette ambition, nous voulons découvrir cette région pour nous inconnue en effectuant une petite randonnée beaucoup moins spectaculaire qui nous mènera jusqu’à l’Anse à Voile.

Pour arriver « là-haut », il faut traverser Fort-de-France et affronter ses embouteillages récurrents. Aussi, avons-nous fixé notre départ aux aurores, soit vers 6h30. C’est juste ce qu’il faut pour connaître quelques ralentissements, mais rien de bien méchant pour des franciliens aguerris et nous arrivons vers 8h30 au parking situé au bout de la route, lieu de départ des randonnées  en direction de Grand-Rivière. La route est assez impressionnante, virages, montées, trous, bosses, me faisant parfois douter de la capacité de la Clio à nous mener à bon port. Comme d’habitude, arrivé au bout, on se demande si on saura repartir par le même chemin, ce qu’il vaut mieux, car c’est le seul chemin.

Nous voila partis pour notre petite randonnée, pas bien longue mais tout en grimpettes, qui nous fait traverser des paysages sublimes avec de vrais morceaux de forêt tropicale dedans. Nous découvrons ainsi l’Anse Couleuvre (d’en haut) puis l’Anse Lévrier et enfin l’Anse à Voile.

L'Anse Lévrier au bout du bout du monde
L’Anse Lévrier au bout du bout du monde
L'Anse à Voile encore plus au bout
L’Anse à Voile encore plus au bout

Sable volcanique noir, végétation luxuriante qui descend jusqu’à la mer, on se croirait au bout du monde (on y est un peu d’ailleurs). A l’Anse à Voile, il y a un « routard » qui s’est installé là dans sa tente Quechua modèle canal Saint-martin et qui se balade avec sa machette pour cueillir et découper des noix de coco. Pas très rassurant, on a l’impression de déranger. Mais la mer a rejeté sur le sable des bois flottés qui dessinent sur le fond sombre des formes et des textures qui nous attirent.

On dirait des animaux qui se battent ou se cajolent
On dirait des animaux qui se battent ou se cajolent
Contraste du bois clair avec le sable noir
Contraste du bois clair avec le sable noir

 

Textures
Textures
Des yeux nous observent dans la falaise
Des yeux nous observent dans la falaise

Tout dégoulinants après la marche de retour, nous regagnons la voiture après un petit crochet par les ruines de l’ancienne habitation de l’Anse Couleuvre. Tout cela est fort bien entretenu et signalé, on ne dira jamais assez le travail remarquable que l’ONEMA effectue ici, tout comme à la Guadeloupe et à la Réunion, pour aménager les sites et les rendre accessibles aux visiteurs.

Comme d’habitude, les craintes de l’aller s’avèrent inutiles voire même futiles, tant le retour vers le Prêcheur semble simple. Nous nous dirigeons maintenant vers la Montagne Pelée et allons tenter son approche par la route de la Grande Savane peu après le Prêcheur. Encore une route qui tournicote et grimpe, mais la Clio ne se démonte pas et nous mène jusqu’au parking qui marque la fin de la route carrossable et le début (sans doute) de la forêt domaniale de la Montagne Pelée. Nous ne sommes pas très éloignés de la caldeira, 3 ou 4 kilomètres tout au plus à vol d’oiseau, mais la dénivelée doit être de 400 à 500 mètres. Miracle ! nous pouvons presque contempler le sommet sans nuages …

La Montagne Pelée presque sans nuages et presqu'à portée de main.
La Montagne Pelée presque sans nuages et presqu’à portée de main.

Nous marchons quelques centaines de mètres et nous arrêtons à 891 mètres d’altitude : pour aller plus loin, il faudrait avoir (outre plus d’énergie en ce qui me concerne) un peu plus d’équipement. De toute manière, le temps de faire demi-tour et de redescendre vers la voiture, les nuages ont envahi le sommet et la pluie n’est pas loin.

En cours de route, j’ai fait un relevé de notre position avec iPhigénie, pour montrer que nous sommes bien allés là-haut (l’application iPhigénie est le compagnon indispensable pour toutes nos déplacements en France, métropole et outre-mer, car elle remplace TOUTES les cartes de l’IGN, avec la précision dont on peut juger sur l’image ci-dessous).

IMG_0262

Descente vers Saint-Pierre que nous atteignons un peu avant midi (vous imaginez tout ce que nous avons fait depuis le réveil et, attendez, ce n’est pas fini). Saint-Pierre, la martyre de la Martinique, qui ne s’est jamais vraiment rétablie de la catastrophe de 1902 et de la nuée ardente qui a anéanti la ville et ses 26 000 habitants.

Drôle d’ambiance dans cette ville où alternent les ruines de cette époque et les bâtiments reconstruits, mais qui est traversée par les camions qui charrient des milliers de tonnes de matériaux de constructions extraits des carrières locales. Le front de mer a été réaménagé et c’est incontestablement une réussite.

L'hôtel de ville de Saint-Pierre reconstruit tel qu'il était avant 1902
L’hôtel de ville de Saint-Pierre reconstruit tel qu’il était avant 1902 : c’est un magnifique bâtiment.
La cathédrale de Saint-Pierre
La cathédrale de Saint-Pierre et tout au fond, la Montagne Pelée cachée dans les nuages

Si le front de mer affirme sa modernité, le reste de la ville semble se complaire dans la contemplation de ses propres ruines : est-ce que je vais réussir à en faire une attraction touristique ou est-ce un devoir de mémoire ?

Il n’empêche que tout cela creuse l’appétit : aussi, suivant en cela les recommandations du Routard et du Petit Fûté réunis, nous nous laissons tenter par la cuisine de « chez Marie-Claire » qui officie au-dessus du marché de la ville.

Depuis chez Marie-Claire à l'étage du marché
Depuis chez Marie-Claire à l’étage du marché

J’essaye un macadam (morue et riz un peu collant dans une sauce orange d’origine indéterminée mais très bonne), Isabelle expérimente la fricassée de cabri. Nous mangeons très bien, et c’est un peu moins cher que dans les restaurants précédents. Le coût du planteur est une bonne indication : à 3 euros (ici c’est 3,20 euros), il y a de bonnes chances que l’addition soit raisonnable. A 6 euros, la facture sera plus salée (on a même renoncé, plus tard, à un resto où il atteignait les 9 euros).

Restaurés et repus, nous achevons notre promenade pierrotaine avant d’entreprendre la traversée d’une partie de la Martinique par Fonds-Saint-esprit pour rejoindre les hauteurs qui dominent Fort-de-France et qui abritent le jardin de Balata que nous voulons visiter à nouveau. Après une petite heure de route de montagne zigzagant entre mornes et pitons, nous arrivons à destination.

Nous ressentons le même enchantement à parcourir à nouveau les allées de ce magnifique jardin qui est resté le même tout en ayant évolué. Nous notons quelques changements, le circuit a été modifié mais la magie opère toujours.

Place aux photos.

La petite case qui abrite l'accueil et la boutique
La petite case qui abrite l’accueil et la boutique
Explosion de verts
Explosion de verts

Martinique2013-136 Martinique2013-138

Des broméliacées greffées sur les pieds des fougères arborescentes décimées par le cyclone Dean
Des broméliacées greffées sur les pieds des fougères arborescentes décimées par le cyclone Dean

Martinique2013-135

Parmi les verts et les rouges, parfois des couleurs plus rares
Parmi les verts et les rouges, parfois des couleurs plus rares

Martinique2013-140

Une rose de porcelaine
Une rose de porcelaine

Martinique2013-141 Martinique2013-143 Martinique2013-145 Martinique2013-144

Pour ma collection de banc
Pour ma collection de banc
La case principale par où démarre et se termine le parcours
La case principale par où démarre et se termine le parcours

Martinique2013-147

 

Après deux heures de visite, nous reprenons la direction de Fort-de-France où les bouchons nous accueillent, d’autant plus importants que la voie express est fermée. Il faut compter une bonne heure de route pour rejoindre la résidence mais peu importe, nous sommes satisfaits de notre journée bien remplie. Soirée planteur !

 

 

 

En Martinique : les premiers jours

Nous sommes retournés en Martinique trois ans après notre première visite, presque jour pour jour. Pour notre premier séjour, nous avions également choisi la période de la mi-mai qui clôture la saison touristique juste avant le début des grosses chaleurs et de la pluie.

En ce qui concerne la chaleur, on n’était pas contre, étant donné le printemps un peu frileux que l’on connaissait en métropole. Pour la pluie, pas d’inquiétude, s’il arrive fréquemment qu’une ondée ou un averse survienne en plein milieu de nulle part, généralement le beau temps revient aussi « sec » …

Donc, nous avons reproduit le même schéma global : vol Air France et location de voiture, résidence Pierre & Vacances à Sainte-Luce (dans le sud de l’île). Cependant, cette fois-ci, nous partions de Roissy, non pas d’Orly, ce qui ne fait pas une grande différence pour la durée du vol, simplement un trajet jusqu’à l’aéroport un peu plus long.

Martinique2013-100

Samedi 11 mai 2013

Partis à 11 heures plus 45 minutes de retard, nous avons atterri à 14h15 locales à Fort-de-France, soit avec le même retard conservé scrupuleusement en l’état. L’avion était presque vide (sans rire), nous nous étions logés à la dernière rangée du Boeing « triple 7 », côté gauche de la cabine, où il n’y a pas de toilettes donc moins de passage ! Comme nous commençons à être bien organisés, à l’arrivée, Isa est restée pour s’occuper des bagages pendant que je partais récupérer la voiture de location, pour laquelle il faut prendre une navette qui conduit à l’agence de location qui est située au bout de l’aéroport hors de portée d’un touriste pédestre.

Aussi, moins d’une heure après notre arrivée sur le sol antillais, nous sommes déjà en route dans notre Renault Clio flambant neuve vers les plages du sud. Nous retrouvons un paysage que nous n’avons pas oublié, une chaleur bien agréable qui ne nous surprend plus autant et un très bon réseau routier qui nous amène en quelques dizaines de minutes à notre pied-à-terre lucéen. Il nous faut patienter quelques instants avant de pouvoir emménager dans notre studio (immeuble La Désirade) mais ensuite tout va très vite : installation, courses au Carrefour Express du coin (on s’en souvenait, c’était un Huit à Huit il y a trois ans et les prix n’ont pas baissé, loin de là) puis piscine pour se détendre. Il n’y a pas trop de monde, c’est plutôt cool.

Sainte-Luce sur Wikipedia

Le coin sur le GéoPortail : la couche affichée est le Scan littoral (ce qui permet d’avoir le scan25  quelle que soit l’échelle) mais il y a aussi les cartes « normales » de l’IGN et les photos aériennes (il faut jouer sur les couches affichées dans le bandeau de gauche pour afficher et cacher selon vos souhaits). La résidence P&V est située au lieu-dit « Gros raisin », proche de la pointe Philippeaux.

Le parc de P&V à la tombée de la nuit : 30 secondes de pose.
Le parc de P&V à la tombée de la nuit : 30 secondes de pose.

Dimanche 12 mai 2013

Martinique-12-mai
Pour suivre les étapes de la journée, cliquer sur cette carte

 

Avec le décalage horaire, la nuit est très courte et, comme nous sommes réveillés tôt, nous partons vers 7 heures pour la balade matinale sur le sentier côtier qui nous mène jusqu’à Sainte-Luce dont nous faisons le tour : même s’il y a beaucoup de touristes dans le coin, c’est une petite ville qui est restée très sympathique et dont le centre est très tourné vers le marché et les pêcheurs.

Martinique2013-102
Le petit port de pêche de Sainte-Luce
Martinique2013-103
C’est aussi le départ vers la pêche aux touristes
Martinique2013-104
Couleurs et reflets
Martinique2013-105
Une jolie case dans Sainte-Luce. Mais le resto est fermé.

Au retour, nous faisons halte sur la plage pour nous baigner : l’eau est excellente et nous n’avons bien entendu aucun mal pour nous tremper. Quel plaisir de profiter ainsi de l’eau, du sable, du soleil, des palmiers … Il est encore tôt, il y a peu de monde sur la plage mais le sentier est très fréquenté par les joggeurs et promeneurs matinaux qui, à cette heure, bénéficient d’une bienfaisante fraîcheur (enfin, fraîcheur, faut pas exagérer non plus !).

L'anse Gros Raisin à Sainte-Luce
L’anse Gros Raisin à Sainte-Luce
Martinique2013-106
Soleil et cocotiers
Martinique2013-107
Un crabe curieux de ces nouveaux touristes
Le petit pont de bois ....
Le petit pont de bois ….

Pour cette première  journée complète, nous avons décidé de rester dans le sud et la première étape nous mène au sommet du Morne Gommier (au-dessus du village de La Duprey) d’où la vue permet de contempler toute la côte entre le rocher du Diamant et Sainte-Anne. On peut même distinguer les hauteurs du nord de l’île, du côté de la Montagne Pelée, mais il faut avoir une bonne vue et un poil d’imagination. En tout cas, les couleurs sont un régal pour les yeux.

Panoramique du sud-est de la Martinique saisi depuis le Morne Gommier
Panoramique du sud-est de la Martinique saisi depuis le Morne Gommier

Une dame très prolixe commente aux visiteurs le tour d’horizon, en nommant chaque ville, chaque morne et en racontant l’histoire du lieu.

Martinique2013-111
La vue vers l’ouest : au premier plan, Sainte-Luce et, à l’horizon, la pointe du Diamant avec le célèbre rocher du même nom.

Après une visite du jardin créole du propriétaire du terrain où elle tente de fertiliser des fleurs de vanille, nous redescendons sur terre, en l’occurrence en direction vers Sainte-Anne où nous faisons une petite halte rapide. Mais nous poursuivons la route pour aller déjeuner à un restaurant recommandé par le guide du Routard et situé au Cap Chevalier. Nous ne connaissons pas du tout cette zone de l’extrême sud-est entre la pointe des Salines qui fixe la limite entre Atlantique et mer des Caraïbes et la grande anse de Macabou un peu plus au nord. Il y a par là la baie des Anglais et de nombreuses anses abritant des plages assez sympathiques, même si cette côte « au vent » est a priori moins accueillante que celle de l’ouest.

Repas donc « chez Gracieuse » où la nourriture est correcte mais où nous commençons à trouver que tout est devenu rudement cher : une assiette garnie de beaucoup de produits locaux dépasse souvent les 15 euros, ce qui amène la facture à souvent dépasser les 40 voire 50 euros. Mais foin des jérémiades touristiques … après le repas et sous une chaleur assez intense, nous rejoignons l’anse Baleine à quelques kilomètres vers le nord. Superbe plage, eau turquoise, température exquise, mais il n’y a pas beaucoup d’ombre et les quelques cocotiers sont déjà pris. Nous nous faisons tant bien que mal une petite place à l’abri des plantes verdoyantes qui envahissent le haut de la plage.

Martinique2013-111-b
La plage d’Anse Baleine : aucun trucage dans les couleurs

Bien qu’il ne soit pas très tard, nous reprenons la route vers Sainte-Luce et nous poussons sur les hauteurs pour découvrir la forêt de Montravail où des chemins de balades ont été tracés. Mais nous n’avons pas le courage d’en faire une et nous redescendons vers notre home. Finalement, la nuit tombant vers 18h30 et comme notre horloge biologique a 6 heures d’avance, en début de soirée nous sommes un peu fatigués. Et puis, le soleil a tapé très fort aujourd’hui …

Lundi 13 mai 2013

Martinique-13-mai
Pour suivre les étapes de la journée, cliquer sur cette carte

Encore une balade au petit matin car la nuit a été courte comme la précédente, avec un réveil à 2 – 3 heures du matin ! Mais cette fois-ci, nous dirigeons nos pas vers l’autre côté, en direction de l’anse du Corps de Garde , nous nous baignons dans une eau toujours aussi délicieuse. Le ciel est bien dégagé, ce qui nous donne une belle vue jusqu’au rocher du Diamant (ce panorama est vraiment le symbole du sud de la Martinique).

Martinique2013-112
Le rocher du Diamant (encore lui) à l’horizon depuis l’anse du Corps de Garde. Ce n’est pas un panoramique, c’est un recadrage.
Une yole à l'abri sous les arbres
Une yole à l’abri sous les arbres

Avant de repartir de la résidence pour notre promenade de la journée, nous avons une discussion avec un jardinier qui est occupé à éradiquer les chenilles envahissant les lauriers roses. Ce sont des chenilles « à poil » qui boulottent toute le journée et qui détruisent les massifs d’arbustes. Il nous signale également les chenilles « rasta » ainsi dénommée car elles arborent les couleurs du même nom.

La chenille rasta qui adore les frangipaniers et les alamandas.
La chenille rasta qui adore les frangipaniers et les alamandas.
La chenille à poils qui se régale des lauriers roses
La chenille à poils qui se régale des lauriers roses

Nous avons décidé de retourner à l’habitation Clément qui nous avait tant plu il y a trois ans. La route jusqu’au François est assez rapide, mais bien qu’il ne soit que 10h30, nous sommes désagréablement surpris de trouver le parking déjà plein, avec, de plus, de nombreux cars de tourisme. Ne souhaitant pas visiter les lieux dans la multitude, nous renonçons à la visite et nous proposons d’aller voir une autre habitation, appelée Saint-Etienne où est fabriqué un rhum, paraît-il excellent, que nous ne connaissons pas, le HSE (Habitation Saint-Etienne ! j’en vois qui ne suivent pas !) Cette habitation est située sur la commune du Gros-Morne en remontant vers le nord au centre de l’île.

En fait, il n’y a pas grand-chose à visiter, un petit parc à peine aménagé, des chais, et surtout une boutique fort bien garnie de diverses sortes de rhum. Nous achetons une bouteille pour voir ce que cela donne (en fait, le rhum est bon, mais pas transcendant) et repartons.

L'habitation HSE, à droite les anciens chais, à gauche la boutique et l'embouteillage.
L’habitation HSE, à droite les anciens chais, à gauche la boutique et l’embouteillage.
La jolie petite case du contremaître
La jolie petite case du contremaître

Comme nous ne sommes plus très éloignés de la région de La Trinité et de la presqu’île de la Caravelle, nous repartons dans cette direction avec pour objectif d’aller déjeuner au Ti Carbet, petit « carbet » sur une plage près de Tartane qui nous avait laissé un excellent souvenir : très bonne nourriture créole, et prix raisonnable. Peu de temps après (on a l’impression de parcourir le pays en long et en large, mais en fait les distances sont assez courtes, heureusement les routes sont parfois sinueuses ce qui oblige à prendre son temps), nous rejoignons l’anse de la Brèche où nous retrouvons notre carbet au même endroit, toujours aussi fréquenté, ce qui confirme notre souvenir de qualité. Nous déjeunons avec le même plaisir, même les chats longilignes et maigrichons sont toujours là à quémander un morceau de poisson ou de viande.

Au retour, nous nous arrêtons à Tartane pour faire une balade sur sa plage et prendre quelques photos. C’est là que la pluie va nous rattraper.

Le port de pêche de Tartane où les nuages nous rattrapent
Le port de pêche de Tartane où les nuages nous rattrapent

Comme elle devient insistante, nous décidons de rentrer en repassant par l’Habitation Clément. Cette fois-ci, il y a beaucoup moins de monde, mais comme la pluie continue à être menaçante, nous renonçons une deuxième fois, craignant de ne pas pouvoir profiter correctement de la visite.

Retour donc au bercail, mais nous longeons la côte atlantique par Le Vauclin et Le Marin pour rejoindre Sainte-Luce par le sud-est.

Au Vauclin, nous quittons la route principale pour aller jusqu’à la pointe Faula où l’on peut admirer les « fonds blancs », des hauts fonds de sables coralliens qui permettent de marcher loin de la plage tout en ayant pied.

Les fonds blancs à la point Faula au Vauclin
Les fonds blancs à la point Faula au Vauclin

Le ciel est toujours chargé, la pluie menace, mais les couleurs sont magnifiques. La pointe Faula est une plage très fréquentée, mais c’est aussi un spot pour le kitesurf (pas de risque de perdre pied …).

Le kitesurf à la pointe Faula
Le kitesurf à la pointe Faula
Un dernier rayon de soleil avant la pluie
Un dernier rayon de soleil avant la pluie

Finalement, ce temps un peu gris et couvert nous rend bien service car les coups de soleil de la veille sont encore bien douloureux. La pluie redoublant d’intensité, nous reprenons la direction de Saint-Luce.

(A suivre …)

Promenade strasbourgeoise

Au début du mois d’avril, nous avons passé quelques jours à Strasbourg. Nos souliers nous ont baladés dans le centre ville, entre Petite France et cathédrale, entre barrage Vauban et parlement européen. A pied, en vélo et en bateau, ce fut l’occasion de mitrailler pour ramener quelques souvenirs photographiques …

Incontournable, bien entendu, la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg avec sa façade magnifiquement travaillée en grès rose des Vosges, sa tour culminant à 142 mètres et son horloge astronomique.

strasbourg-12
Photo de la cathédrale prise à la tombée de la nuit. Le cadrage est toujours délicat car il n’y a pas beaucoup de recul, ou elle est trop haute !

strasbourg-17
Le lendemain, j’ai tenté un panoramique vertical avec deux photos. Le résultat est convaincant pour englober l’ensemble de la cathédrale sans trop de déformations style fisheye. Sinon, on obtient ce qui est ci-dessous :

strasbourg-18
Mais cette vue a aussi son charme, car elle donne l’impression de rentrer dans un espace hors du temps, avec au fond du tunnel, un drôle de monument non identifié.

strasbourg-19
Admirez le travail des artisans qui ont bâti cette façade, et aussi celui de ceux qui depuis des siècles continuent à l’entretenir.

strasbourg-13
L’horloge astronomique occupe une chapelle à elle toute seule. Je suis impressionné par le nombre d’informations fournies depuis la position des planètes dans le ciel jusqu’à la succession des heures d’une journée. Tout cela à partir d’un seul tic-tac ….

strasbourg-15
Par exemple, cette horloge du « temps apparent » donne, sur la cadran intérieur, l’heure qu’il est (il s’agit du temps « moyen », heure solaire moyenne du lieu, pas de l’heure légale GMT +2), donc la position du soleil par rapport à la terre ainsi que les heures du coucher et du lever du soleil. De plus, le cadran extérieur indique le jour de l’année : il tourne et c’est le petit monsieur avec sa couronne qui montre le jour avec sa flèche . De l’autre côté, la petite dame à l’air un peu coquin, c’est Diane chasseresse (elle a aussi une flèche dans la main).

Pour ceux que cela intéresse, la photo a été prise à 12h40 (voir les données EXIF), or l’horloge indique un peu plus de 11 heures : 12h40 en GMT +2 (heure d’été légale depuis le 30 mars) signifie 10h40 « au soleil ». Mais, pour l’heure légale, c’est le soleil de Greenwich qui est pris en compte, donc en gros celui de Paris. Strasbourg est située 600 km à l’est, ce qui représente grosso-modo une demi-heure d’avance « solaire » sur le méridien origine. D’où une heure solaire de 10:40 + 0:30 = 11:10 à Strasbourg quand il est 12:40 légalement en France métropolitaine.

L’heure est dite moyenne, car l’horloge ne calcule pas « l’équation du temps » qui tient compte du fait que la course de la terre autour du soleil ne s’effectue pas à vitesse constante (ellipse) et que l’équateur est incliné sur l’écliptique : donc par rapport à un mécanisme qui fonctionne régulièrement, cette vitesse variable peut introduire des décalages qui peuvent aller jusqu’à plus ou moins 15 minutes avec la position réelle du soleil dans le ciel (ce décalage peut expliquer pourquoi l’heure d’une horloge ne correspond pas à celle des cadrans solaires). En l’occurrence, l’équation du temps à cette période était de 3 ou 4 minutes. Donc, l’estimation de l’heure solaire moyenne est la bonne.

strasbourg-14
Quelques beaux éclairages dans la cathédrale, mais dans l’ensemble ça n’est pas terrible, car l’essentiel de la lumière est fourni par d’énormes lustres suspendus qui éblouissent plus qu’autre chose quand on veut admirer l’architecture du lieu.

strasbourg-16
Sur la « plate-forme », que l’on atteint après une grimpette de 330 marches, on découvre bien sûr, les toits du centre ville.

Après la cathédrale, découverte du quartier de la Petite France, le long de l’Ill, qui rappelle le temps où une grande partie du commerce passait par ces voies d’eau et où les riches (stras)bourgeois s’installaient dans de superbes demeures.

strasbourg-10 strasbourg-11

VNF exploite encore la navigation fluviale dans cette zone, même s’il n’y a plus que les bateaux à passagers qui empruntent la rivière pour faire visiter aux touristes la zone comprise entre le barrage Vauban et le quartier de l’Europe. On franchit habituellement deux écluses et un pont tournant, mais notre parcours a été raccourci, en raison des crues qui interdisaient le tour complet de l’île par l’Ill. Nous avons d’ailleurs emprunté l’avant-dernier bateau ce vendredi matin, car la navigation a été complètement interrompue quelques minutes après notre embarquement.

strasbourg-32
Vu du Barrage Vauban, un panoramique  sur les ponts couverts et le quartier de la Petite France. Les 3 tours (ce sont elles qu’on appelle les ponts couverts) sont les restes des anciens remparts qui protégeaient le coeur de la ville. La cathédrale n’est jamais loin. On y est revenu trois fois, la dernière était la bonne pour le soleil …

Le Barrage Vauban, aussi appelé la grande écluse, est ci-dessous. Sur la droite, ce sont les locaux de l’ENA aménagés dans l’ancienne commanderie Saint-Jean, qui a été jusqu’en 1988 la prison Sainte-Marguerite. 
strasbourg-33

Le lendemain samedi, après la visite du musée des Beaux-Arts dans le Palais Rohan, nous avons essayé les vélos en libre service de Strasbourg, les VélHop pour pousser à nouveau jusqu’au Parlement européen, faire une halte au parc de l’Orangeraie pour voir les cigognes et revenir vers le centre ville par la Cité universitaire et les quartiers sud.

Très bien le système VélHop : les vélos sont bien, pas trop lourds, il y a des boutiques « humanisées » avec des vrais morceaux de gens dedans qui vous parlent et vous rendent service, on peut louer les vélos sur une longue période (plus que les 30 mn des Vélib), ce qui est très pratique quand on fait du tourisme.

strasbourg-28
Devant le siège d’Arte, à deux pas du Parlement européen, l’homme-girafe du sculpteur Stephan Balkenhol 

strasbourg-31
Dans le parc de l’Orangeraie, il y a beaucoup de cigognes qui nichent. Il y a même une ferme pour en élever afin de repeupler nos campagnes …

strasbourg-29
Devant le Parlement européen, les 27 drapeaux des états-membres.

strasbourg-30
Avec nos « vélhops » devant la Cour européenne des Droits de l’homme. Sur la rivière, VNF exploite un « vieux » barrage à aiguilles, qui était presqu’entièrement effacé (c’est le terme) en raison de la crue.
Encore quelques pas dans les rues de Strasbourg …

strasbourg-27 strasbourg-26 strasbourg-25 strasbourg-24
Là, c’est un ancien relais de poste qui a été réhabilité en hôtel : très belle restauration.

strasbourg-23
L’église des bateliers le long de l’Ill

strasbourg-22
Un qui a mal lu son contrat ?

strasbourg-20
La fameuse maison Kammerzell au pied de la cathédrale : transformée en restaurant et petit hôtel de 6 chambres (sous les combles paraît-il)

strasbourg-21
 La place du marché Gayot, exclusivement réservée aux piétons, aux bars et aux restaurants. Coin sympa. Au milieu de la place, la Pierre trouée (à Jean Clareboudt) de Daniel Pontoreau.

J’ai mis un peu plus de photos sur l’album ici.

Strasbourg, c’est ici sur le GéoPortail.