La Réunion en novembre 2013 : suite et fin

Pour suivre les lieux de cet article
Pour suivre les lieux de cet article

La météo n’est pas très optimiste pour les jours à venir, elle prévoit de la pluie sur les hauteurs mais également sur la côte. Cela pourrait nous faire modifier notre programme de la fin de semaine, mais sans que l’on sache très bien que choisir. De plus, les variations locales sont si rapides qu’il paraît délicat de tout bâtir sur ces prévisions météo.

Mercredi 13 novembre 2013

Le ciel est un peu plus voilé que les autres jours, mais nous partons cependant vers 7h30, après quelques hésitations, pour le Maïdo qui est situé sur les hauteurs au-dessus de Saint-Gilles à une vingtaine de kilomètres de notre hôtel.

La montée est superbe, surtout dans la dernière dizaine de kilomètres : la route forestière, toute neuve, est un véritable billard et on traverse une forêt de tamarins de toute beauté. Des nuages montent à l’assaut des sommets, mais, après avoir garé la voiture au parking final, déjà bien rempli, nous découvrons une vue toujours aussi sublime sur le cirque de Mafate. Nous avons le plaisir de revoir le tracé de notre randonnée de la semaine dernière et nous pouvons même distinguer les détails : les gîtes, les sentiers, les rivières …

Panoramique du cirque de Mafate vu du Maïdo
Panoramique du cirque de Mafate vu du Maïdo

Il y a du monde au belvédère aménagé à 2200 mètres d’altitude, la vue est également bien dégagée sur l’océan et plus particulièrement sur les environs de Saint-Gilles d’où nous venons. Les nuages ont la gentillesse de rester « en bas » le long des pentes, ce qui nous permet de rester, au sommet du Maïdo, dans une lumière éclatante. Dommage que le cirque soit à contre-jour, ce qui va ternir les photos.

Les lieux de notre randonnée : de Marla à La Nouvelle
Les lieux de notre randonnée : de Marla à La Nouvelle

Le cirque de Mafate, côté nord
Le cirque de Mafate, côté nord

Le totem, face à l'océan
Le totem, face à l’océan

Le kiosque dans les nuages
Le kiosque dans les nuages

Un DASH 8 survole le cirque avec les hélicoptères, sans doute un départ de feu a-t-il encore été signalé.

Nous empruntons la route forestière des Tamarins, parallèle à la ligne de crête. Au début, elle est très sympathique, serpentant dans la forêt, mais on découvre aussi un peu plus loin les traces d’un immense incendie qui a ravagé une grande partie de la forêt de cryptomeria. Affreux !

Puis, la descente se fait, sur de toutes petites routes de campagne, dans un paysage typiquement alpin avec des prairies verdoyantes et des vaches broutant une herbe bien grasse. On domine la côte, ce qui permet de faire quelques photos du lagon, comme si elles étaient prises depuis un avion. Des parapentistes en grand nombre nous survolent, il y a un club dans le coin qui semble drainer beaucoup de monde.

Le lagon de La Réunion vu ... du ciel
Le lagon de La Réunion vu … du ciel

Nous avons pour objectif la visite du Conservatoire national botanique des Mascarins : « Le conservatoire botanique national de Mascarin est un conservatoire botanique national français installé dans les hauteurs de l’Ouest de La Réunion, précisément sur le territoire communal de Saint-Leu. Situé au cœur d’un ancien domaine agricole créole, géré par une association, il est agréé depuis le 30 juillet 1993. Sa mission est la sauvegarde des espèces végétales des Mascareignes et de Mayotte » (wikipedia).

Nous nous promenons pendant deux heures dans les différents espaces bien aménagés : caféiers, vergers créoles, cactées, bambous, etc. Un jardinier du conservatoire nous fait découvrir le « fruit délicieux » du philodendron (espèce Monstera Deliciosa) et nous donne le nom de cet arbre à fleurs bleues qui attire notre regard depuis notre arrivée, le jacaranda de la famille des bignones (également appelé le flamboyant bleu).

L'allée des palmiers
L’allée des palmiers

L'ancienne case reconstruite pour accueillir administration et boutique
L’ancienne case reconstruite pour accueillir administration et boutique

Un oiseau du paradis
Un oiseau du paradis

Une fleur de jacaranda
Une fleur de jacaranda

Le merle de Maurice, espèce invasive très destructrice
Le merle de Maurice, espèce invasive très destructrice

Des fleurs de cactus ...
Des fleurs de cactus …

... en double
… en double

La case principale et la dépendance qui sert de snack
La case principale et la dépendance qui sert de snack

Des parapentistes survolent le conservatoire
Des parapentistes survolent le conservatoire

Nous faisons, à la fin de notre balade, un arrêt assiette créole – dodo – coca au café du conservatoire aménagé dans les anciennes dépendances du domaine. Nous terminons la visite par la ravine des bambous, où nous découvrons les plus immenses spécimens que nous ayons jamais vus.

Des bambous impressionnants
Des bambous impressionnants

De retour à l’hôtel dans l’après-midi, nous subissons une pluie abondante, qui vient corroborer les prévisions de la météo.

Un banc !
Un banc !

Jeudi 14 novembre 2013

Nous ne partons qu’à 10 heures, nous avons voulu nous reposer un peu, et c’est en direction de Saint-Pierre que nous allons ce matin. Nous trouvons une place de stationnement le long du jardin de l’Hôtel de Ville sous un arrosage municipal !

Le jardin de l'Hôtel de Ville de Saint-Pierre
Le jardin de l’Hôtel de Ville de Saint-Pierre

L’office du tourisme a été déménagé, nous croyions qu’il était toujours de l’autre côté du pont qui mène à Terre-Sainte, mais il est maintenant, pas loin de là, dans les locaux de la Capitainerie. Nous faisons une petite visite dans la ville et trouvons la Poste pour expédier nos cartes postales à destination de la métropole.

Nous déjeunons au restaurant O’Flamboyant, où la cuisine est excellente et raffinée.

Après le repas, nous essayons une incursion vers le sud sauvage mais nous sommes finalement rebutés par des travaux sur la route, par les bouchons dans St Joseph et par la pluie qui menace. Nous faisons demi-tour.

Au retour, nous faisons une halte sur la plage à l’Ermitage-les-Bains, je me baigne, mais on est finalement chassés par la pluie.

Journée qui laisse un goût d’inachevé …

Vendredi 15 novembre 2013

Nous partons vers 8 heures au marché de Saint-Paul, qui n’est pas très loin de notre hébergement : c’est un marché très animé et très coloré, réputé comme le meilleur de l’île. Il a lieu le vendredi et le samedi, mais pour éviter la foule du week-end, nous préférons y aller aujourd’hui. Il paraît qu’en plus, le samedi, certains étals sont moins bien remplis. Nous y achetons de la vanille, des préparations pour rhums arrangés, des niamas pour ce soir, des ananas, etc. L’ambiance y est vraiment sympathique.

Nous avons prévu une visite du cimetière marin situé à la sortie de la ville vers Saint-Gilles. C’est un bel espace pittoresque et coloré où les tombes paraissent posées négligemment sur l’herbe sans alignement strict.

Le pittoresque cimetière marin de Saint-Paul
Le pittoresque cimetière marin de Saint-Paul

 

La proximité de la plage doit lui valoir cet adjectif de marin, mais on y trouve aussi des tombes de navigateurs, comme le pirate Olivier Levasseur dit La Buse ou l’équipage des marins bretons du Ker Anna qui a sombré dans les parages, à la pointe des Aigrettes, en 1894. Pour le pirate, c’est plutôt une légende, car le cimetière a été créé après son exécution, il y a peu de chance qu’il y soit inhumé.

La tombe du pirate La Buse
La tombe du pirate La Buse

Le carré en souvenir des marins bretons du Ker-Anna
Le carré en souvenir des marins bretons du Ker-Anna

La proximité de la plage lui vaut ce qualificatif de cimetière marin
La proximité de la plage lui vaut ce qualificatif de cimetière marin

Certaines tombes disparaissent sous les fleurs
Certaines tombes disparaissent sous les fleurs

Par contre, le poète Leconte Delisle, originaire de Saint-Paul, y est enterré depuis son transfert en 1977 du cimetière Montparnasse.

Le banc du cimetière marin
Le banc du cimetière marin

Cette visite achevée, nous reprenons la voiture pour faire le « tour des roches », promenade qui nous fait longer l’étang de Saint-Paul qui est une réserve naturelle nationale.

Puis, nous effectuons un détour jusqu’à Sans-Soucis pour voir le départ de la randonnée qui mène vers Mafate par la canalisation des Orangers. On ne voit finalement pas grand-chose, il faudrait marcher pour aller jusqu’au début du sentier de la canalisation qui, paraît-il, est tout plat sur une dizaine de kilomètres. C’est un autre moyen d’accès au cirque de Mafate, dans sa partie nord.

Nous poussons ensuite jusqu’au Port (la ville s’appelle Le Port), faire notre épisode de tourisme industriel. C’est bien une ville industrielle, mais dotée d’un port de plaisance important.

Nous déjeunons au restaurant La Caz : très beau cadre, très bonne cuisine créole, mais avec des saveurs nouvelles : pour iZa un rozamava (plat malgache, bœuf avec une plante dont la fleur jaune endort la langue), du rougail de morue pour moi. C’est une excellente adresse, dommage que le décor extérieur soit loin d’être sympathique comme presque partout ailleurs à La Réunion, mais la cuisine mérite le détour.

Retour à l’hôtel et piscine.

Samedi 16 novembre 2013

Le temps paraissant ce matin assez dégagé, on se risque vers le volcan. Comme nous partons un peu tard (8h30), nous craignons de faire la course avec les nuages. Pour la météo, nous avons arrêté de la regarder la veille à la télé, car ses prévisions ne nous sont d’aucune utilité.

Finalement, c’est une bonne pioche : le temps sur les hauteurs est comme on ne l’a jamais vu, dégagé, sans nuages, magnifique. Après une montée sur l’excellente route forestière du volcan et la traversée de la Plaine des Sables, nous sommes opérationnels au parking du Pas de Bellecombe en face du volcan à 10h15, sous un soleil éclatant.

La plaine des Sables, décor lunaire
La plaine des Sables, décor lunaire

Cette fois-ci, nous ne descendons pas dans l’enclos, mais nous faisons une petite rando jusqu’au piton de partage (ou piton sale) situé à quelque distance vers l’est en suivant le rempart. Après deux heures de marche et de nombreuses photos, nous quittons les lieux, les yeux encore émerveillés, comme l’année dernière, de la beauté de ce paysage lunaire.

Panoramique sur le volcan depuis le Pas de Bellecombe
Panoramique sur le volcan depuis le Pas de Bellecombe

Je m’essaye même à faire un panoramique avec l’iPhone, ce qui donne, ma foi !, un résultat tout à fait honnête.

Panoramique sur le volcan avec l'iPhone
Panoramique sur le volcan avec l’iPhone

La petite randonnée nous permet de découvrir le Piton de la Fournaise sous un angle un peu différent, où les coulées de lave récentes sont plus visibles.

Panoramique sur le volcan depuis le Piton de partage
Panoramique sur le volcan depuis le Piton de partage

Bien qu’il soit déjà midi passé, le temps est toujours aussi dégagé, on n’a vraiment jamais vu ça !

Une petite randonnée ...
Une petite randonnée …

... sur un sentier bien coloré
… sur un sentier bien coloré

À l'horizon, le Piton des Neiges
À l’horizon, le Piton des Neiges

Une clôture rouillée peut être photogénique
Une clôture rouillée peut être photogénique

A cet endroit, nous avons du atteindre le point culminant de notre périple réunionnais : 2370 mètres et des poussières. La preuve en image.

Notre point culminant cette fois-ci
Notre point culminant cette fois-ci

Pour nos prochaines visites, il faudra soit aller au volcan qui culmine à plus de 2500 mètres soit au piton des Neiges qui dépasse les 3000.

Nous quittons les lieux, en constatant que le parking est beaucoup moins encombré. A Bourg-Murat, au pied du volcan, on se fait un sandwich crudités poulet à un petit snack Ti Resto Lontan. On patiente quelques instants en sirotant une dodo et un coca … A signaler que la Maison du Volcan, sorte de Vulcania local, est toujours en travaux, c’était déjà le cas il y a 18 mois !

Notre prochaine étape est la forêt de Bébour Bélouve sur les pentes du Piton des neiges. Pour l’atteindre, il faut continuer sur la route vers La Plaine des Palmistes et passer le col de Bellevue. En bas de ce col, on bifurque sur la gauche vers le col de Bébour, d’où la vue sur la forêt de Bélouve est superbe.

Panorama sur la forêt de Bélouve, le Piton des Neiges sur la gauche
Panorama sur la forêt de Bélouve, le Piton des Neiges sur la gauche

Sur la gauche, le Piton des Neiges semble être à portée immédiate car la pente du terrain est régulière jusqu’à son sommet (3070 mètres tout de même). Les panneaux d’information au col de Bébour nous expliquent que ce plateau est en fait le quatrième cirque (après Salazie, Cilaos et Mafate) mais il a été rempli par une des dernières coulées de lave du Piton des Neiges lorsque celui-ci était encore en activité (les photos aériennes sont très parlantes).

Les nuages vont-ils nous rattraper ?
Les nuages vont-ils nous rattraper ?

Le banc de Bébour contemple Bélouve
Le banc de Bébour contemple Bélouve

Après le passage au col de Bebour, la route serpente à travers la forêt et une végétation changeante. Nous arrivons à la fin de la route, située à quelques centaines de mètres du gîte de Bélouve qui se dresse en limite de rempart au-dessus de Hell-Bourg. Mais les nuages ont envahi le cirque de Salazie et, une fois de plus, nous ne pouvons le contempler ! Décidément, le cirque de Salazie se refuse à nous.

Un fugitif rayon de soleil sur le cirque de Salazie
Un fugitif rayon de soleil sur le cirque de Salazie

Comme on dit dans les guides, le retour se fait par le même chemin, au moins jusqu’à la route principale au pied du col de Bellevue. Ensuite nous terminons la traversée de l’île jusqu’à Saint-Benoît puis retour à l’hôtel par le nord-est.

Bilan : pour terminer notre séjour, une journée avec un temps magnifique comme on n’en a jamais eu et auquel on ne s’attendait pas après les deux dernières journées couvertes et pluvieuses.

Le banc du jour à Bébour
Le banc du jour à Bébour

 

Dimanche 17 et lundi 18 novembre 2013

Dimanche, journée repos et piscine de 10 h à 15 h avec salade composée au snack de la résidence. Puis séance bagages et vidage du frigo.

Lundi matin, départ vers l’aéroport à 6h30. Bouchons dès l’entrée sur la RN1 : 2 heures pour aller jusqu’à l’aéroport ! Remise de la voiture de location, dépose bagages, contrôles, pas de problème.

Dans l’avion, nous sommes situés au rang 32, à nouveau derrière une cloison qui nous laisse de la place pour les jambes, mais à coté de deux ploucs de la meilleure catégorie …

Vol d’une durée de 11 heures, départ 10h10, arrivée à 18h15 locales à Orly. Choc thermique à destination !

Après-demain matin, c’est Fred qui s’envole pour son tour du monde, on a juste le temps de défaire nos valises et de récupérer la minette …

Ça y est, ils sont rentrés ?
Ça y est, ils sont rentrés ?

FIN

revenir à l’épisode « avant Mafate »

revenir à l’épisode « à Mafate »

revenir à l’épisode « quand le cirque est fini »

La Réunion en novembre 2013 : quand le cirque est fini.

Dimanche 10 novembre 2013

Nous avons passé une bonne nuit dans notre chambre sous les combles, ça nous change du confort plus spartiate des gîtes de Mafate. C’est un autre monde, vraiment, là-bas au fond du cirque ! Mais l’expérience vaut la peine d’être vécue.

La vue, plus urbanisée, depuis notre appartement à l'Archipel
La vue, plus urbanisée, depuis notre appartement à l’Archipel

Aujourd’hui, c’est une journée de repos : piscine le matin, Skype avec les Deux-Sèvres à midi, taboulé …

La piscine de l'Archipel
La piscine de l’Archipel

Puis l’après-midi, nous faisons une virée sur Saint-Gilles que nous retrouvons avec plaisir. La plage est ultra surveillée en raison des requins, à beaucoup d’endroits le long de cette côte, la baignade est interdite, de grands panneaux d’information sont installés partout.

Cornet de glace 3 boules chez Marie B., pas mal du tout.
Puis, nous poursuivons la route le long des plages : L’Ermitage-les-Bains, la Saline, nous poussons même jusqu’à Saint-Leu : horreur, le Zat est fermé ! Mais partout, trop de bagnoles, impossible de trouver une place de parking, les plages doivent être aussi bondées.
Retour à l’hôtel, nous organisons nos prochaines journées.

Nos prochaines visites
Nos prochaines visites

Lundi 11 novembre 2013

Nous avons programmé une petite randonnées autour de Grand Etang, une retenue d’eau située dans les contreforts du Piton des Neiges, au-dessus de Saint-Benoît. Les retenues d’eau sont rares à La réunion, en raison de la perméabilité importante des sols. Ici, c’est une coulée de lave qui a créé cette retenue dont le niveau est, paraît-il, très variable. Nous partons à 7h15 et nous arrivons assez vite sur place.

Comme c’est jour férié, les kiosques du parking sont déjà occupés. La randonnée complète dure 3 heures aller-retour. Le sentier pour atteindre l’étang est très caillouteux, mais le paysage est superbe. On se croirait en haute montagne comme les Pyrénées.

Grand Etang
Grand Etang

Sous un ciel limpide, la végétation joue avec ses reflets sur le plan d’eau, je m’éclate avec le filtre polarisant à chercher les couleurs les plus denses.

La_Reunion_novembre_2013-138 La_Reunion_novembre_2013-139
La_Reunion_novembre_2013-141 La_Reunion_novembre_2013-140

Nous allons jusqu’aux cascades Annette et consoeur situées tout au bout de l’étang.

La_Reunion_novembre_2013-143 La_Reunion_novembre_2013-145
La_Reunion_novembre_2013-145a La_Reunion_novembre_2013-146

Nous terminons le tour de l’étang et revenons au parking qui est maintenant bien rempli. Tous les kiosques sont occupés et partout on prépare la cuisine.

Nous avons décidé de monter jusqu’au point de vue de Takamaka situé à quelques ravines de là, mais il faut redescendre vers la côte pour trouver la bonne direction. Le site, là-haut, est impressionnant, on est à une sorte de convergence de ravines et de cours d’eau, dans lequel on voulait aménager un barrage dans les années 1920. Mais la nature très perméable des sols n’est pas compatible avec ce type de construction et il a fallu trouver d’autres solutions pour la gestion de l’eau.

Point de vue de Takamaka
Point de vue de Takamaka

De retour à l’hôtel, nous terminons l’après-midi par une séance piscine, clôturée par une pizza et un rosé italien (un peu acide).

Mardi 12 novembre 2013

A nouveau, nous partons tôt, car c’est la seule solution pour profiter au maximum d’un temps dégagé. Nous avons prévu d’aller jusqu’à la forêt des Makes, où une « fenêtre » permet de découvrir un panorama d’enfer sur le cirque de Cilaos. La montée par la route forestière est assez rude, mais on a l’habitude maintenant et la voiture s’en tire assez bien pour autant qu’on éteigne la climatisation. Comme il fait frais dans les hauteurs, cela ne pose pas de problème.

Le paysage est, une fois de plus, sublime. Nous découvrons, vus d’en haut, les lieux que nous avons visités l’année dernière, Cilaos, Îlet à Cordes.

Panorama sur le cirque de Cilaos
Panorama sur le cirque de Cilaos

La forêt des Makes est une forêt de cryptomérias (aussi dénommés cyprès ou cèdres du Japon), forêt qui semble largement exploitée sous le contrôle de l’ONF.

Une forêt de cryptomérias
Une forêt de cryptomérias

Lors de la redescente, nous nous arrêtons pour admirer les aires de pique-nique qui ont été aménagées le long de la route grâce à des emplois « verts » financés par la Région. Superbe, on se croirait dans un jardin botanique.

La_Reunion_novembre_2013-157 La_Reunion_novembre_2013-155
La_Reunion_novembre_2013-156 La_Reunion_novembre_2013-158
La_Reunion_novembre_2013-159 La_Reunion_novembre_2013-163
La_Reunion_novembre_2013-160 La_Reunion_novembre_2013-162

Nos pas nous dirigent ensuite vers Entre-Deux, que nous avions ignoré l’année dernière. Mais un circuit de randocroquis vient d’y être inauguré il y a deux jours et iZa veut le tester pour en faire un compte-rendu sur son blog.

Il y a en fait deux circuits, le premier en ville démarrant à l’office du Tourisme, le second sur un sentier escaladant le Coteau Sec. L’office de tourisme est logé dans une très jolie case créole et la première étape de randocroquis est installée dans son jardin.

L'office de tourisme d'Entre-Deux, départ du circuit de randocroquis
L’office de tourisme d’Entre-Deux, départ du circuit de randocroquis

Le banc n'est pas à croquer
Le banc n’est pas à croquer

La_Reunion_novembre_2013-173

Une partie du circuit se déroule dans l’arboretum situé en face de l’office de tourisme.

Des arbres du voyageur dans l'arboretum
Des arbres du voyageur dans l’arboretum

Un arbre à croquer
Un arbre à croquer

Nous avons retenu une table pour le déjeuner au restaurant tout proche, l’Arbre à Palabres : bien, bon, sympa ! J’essaie le rougail « andouilles », iZa reste fidèle au rougail saucisses plus classique.

Une bonne adresse pour manger à Entre-Deux, l'Arbre à Palabres
Une bonne adresse pour manger à Entre-Deux, l’Arbre à Palabres

Le deuxième circuit de randocroquis nous emmène sur le Coteau Sec, en périphérie de la ville. Nous démarrons le sentier par le bas, mais nuages et pluie menaçant, nous prenons la voiture pour aller à la dernière station située en haut du coteau d’où la vue sur le Dimitile doit être superbe … quand le temps est dégagé.

Retour à Saint-Gilles, un petit tour à la piscine, le temps se couvre, mais finalement ça se dégage dans la soirée.

(à suivre)

 

En Martinique : la suite …

Nous nous sommes quittés alors que la pluie nous accompagnait pendant notre deuxième journée en Martinique. Reprenons …

Mardi 14 mai 2013

Martinique-14-mai
Cliquer sur la carte ci-dessus pour suivre les étapes de la journée

 

Le temps est resté à la pluie ce matin, et la mer est moins belle lorsque nous faisons notre matinale promenade vers Sainte-Luce. Après la baignade, nous rentrons sous la pluie au studio.

Aujourd’hui, nous nous rendons à la capitale, Fort-de-France, mais en bons adeptes des transports en commun, nous allons gagner le centre ville par bateau en utilisant la navette qui part du sud de la baie de Fort-de-France, plus particulièrement de Pointe-du-Bout. Nous attrapons la navette de 10h15 qui, heureusement, a quelques minutes de retard (pléonasme ?) et qui nous mène directement au port de Fort-de-France en vingt minutes. Oubliés les embouteillages qui rendent les déplacements vers la capitale assez contraignants.

Nous découvrons une place de la Savane toute neuve (elle était en travaux il y a 3 ans) et nous la remontons en direction de la bibliothèque Schoelcher que nous avions trouvée fermée la dernière fois. En chemin, la pluie va nous rattraper nous obligeant à nous abriter sous un petit kiosque qui propose des smoothies …

Martinique2013-122-1
Nous aimons l’architecture du centre ville et ses immeubles rénovés.
Martinique2013-122-2
Une petite pluie pour nous obliger à déguster un smoothie …
Martinique2013-122-3
La statue de Joséphine de Beauharnais, l’enfant du pays, certes, mais tout de même décapitée (la statue) parce qu’elle a poussé son Napoléon de mari à rétablir l’esclavage en 1802
Martinique2013-122
La bibliothèque Schoelcher, symbole de Fort-de-France, présentée à Paris en 1887 puis démontée pour être transportée et remontée ici.

Petite visite rapide du bâtiment historique de la bibliothèque, qui est composé d’une seule grande pièce entourée de rayonnages. C’est une architecture « métallique » typique de la fin du 19ème siècle, qui garde beaucoup de charme. Nous trouvons qu’en 3 ans le bâtiment a beaucoup vieilli (il faut dire qu’il venait d’être réhabilité lors de notre précédent passage).

Pour suivre le plan de Fort-de-France sur le GéoPortail.

Après un petit tour dans les rues du centre (un peu sous la pluie), au marché central et une halte fraîcheur Cour Perrinon  (un centre commercial), nous essayons de trouver un resto pour déjeuner mais comme souvent en pareil cas, les adresses du routard soit sont fermées, soit on ne les trouve pas. Finalement, nos pas nous ramènent vers le port et nous reprenons la navette. Mais celle de Pointe-de-Bout tardant un peu (pléonasme ?), nous prenons celle d’Anse Mitan qui nous fait faire, en plus, un crochet par l’Anse à l’Ane.

Le Fort Saint-Louis qui défend Fort-de-France
Le Fort Saint-Louis qui défend Fort-de-France depuis la navette qui nous ramène à l’Anse Mitan. Panoramique réalisé à partir de 3 photos horizontales assemblées avec Photomerge.
La vue sur Fort-de-France depuis la navette
La vue sur Fort-de-France depuis la navette

De l’autre côté de la baie, le ciel s’est dégagé et le soleil est revenu pour nous écraser de chaleur.

L'Anse à l'Âne
L’Anse à l’Âne
L'îlet à Ramiers qui abrite un fortin
L’îlet à Ramiers qui abrite un fortin

Nous déjeunons dans un resto sur la plage, les pieds dans le sable (« le soleil couchant », rue des Bougainvilliers) … puis nous regagnons la voiture à quelques centaines de mètres de là, à Pointe-de-Bout. Petite marche en plein cagnard.

Nous rentrons à la résidence en poursuivant notre route qui longe la côte vers le sud et nous fait passer par les Anses d’Arlet et la pointe du diamant où nous nous arrêtons quelques instants pour immortaliser le fameux rocher du Diamant.

Le rocher du Diamant vu du belvédère au pied du Morne Larcher
Le rocher du Diamant vu du belvédère au pied du Morne Larcher
Le rocher du Diamant
Le rocher du Diamant

Ce rocher, déjà une curiosité de la nature, a été un endroit disputé entre Français et Anglais à l’époque des guerres napoléoniennes. Notre guide du Morne Gommier nous a raconté que « nous » avions repris l’îlot aux Anglais en laissant traîner fort à propos quelques tonneaux de rhum qu’ils s’étaient empressés de vider. Ce qui nous a permis d’en reprendre possession sans trop nous fatiguer. Je ne suis pas sûr de la justesse des faits …

Retour par la commune du Diamant, fin d’après-midi à la piscine.

Martinique2013-128-d
Là, il y a un peu de triche car c’est une photo d’il y a 3 ans …

Mercredi 15 mai 2013

Cliquer sur la carte ci-dessus pour suivre les étapes de la journée
Cliquer sur la carte ci-dessus pour suivre les étapes de la journée

Aujourd’hui, nous allons vers le grand nord, celui que l’on atteint au-delà de Saint-Pierre et du Prêcheur, au bout de la route qui longe la côte caraïbe. En effet, le réseau routier ne fait pas le tour complet de l’île ; entre le bout de la route où nous allons ce matin et la commune de Grand-Rivière à quelques kilomètres de là, le seul moyen pour achever ce tour est de faire la randonnée pédestre la plus célèbre de Martinique avec ses 14 kilomètres qui traversent des paysages, paraît-il, époustouflants.

Mais nous n’avons pas cette ambition, nous voulons découvrir cette région pour nous inconnue en effectuant une petite randonnée beaucoup moins spectaculaire qui nous mènera jusqu’à l’Anse à Voile.

Pour arriver « là-haut », il faut traverser Fort-de-France et affronter ses embouteillages récurrents. Aussi, avons-nous fixé notre départ aux aurores, soit vers 6h30. C’est juste ce qu’il faut pour connaître quelques ralentissements, mais rien de bien méchant pour des franciliens aguerris et nous arrivons vers 8h30 au parking situé au bout de la route, lieu de départ des randonnées  en direction de Grand-Rivière. La route est assez impressionnante, virages, montées, trous, bosses, me faisant parfois douter de la capacité de la Clio à nous mener à bon port. Comme d’habitude, arrivé au bout, on se demande si on saura repartir par le même chemin, ce qu’il vaut mieux, car c’est le seul chemin.

Nous voila partis pour notre petite randonnée, pas bien longue mais tout en grimpettes, qui nous fait traverser des paysages sublimes avec de vrais morceaux de forêt tropicale dedans. Nous découvrons ainsi l’Anse Couleuvre (d’en haut) puis l’Anse Lévrier et enfin l’Anse à Voile.

L'Anse Lévrier au bout du bout du monde
L’Anse Lévrier au bout du bout du monde
L'Anse à Voile encore plus au bout
L’Anse à Voile encore plus au bout

Sable volcanique noir, végétation luxuriante qui descend jusqu’à la mer, on se croirait au bout du monde (on y est un peu d’ailleurs). A l’Anse à Voile, il y a un « routard » qui s’est installé là dans sa tente Quechua modèle canal Saint-martin et qui se balade avec sa machette pour cueillir et découper des noix de coco. Pas très rassurant, on a l’impression de déranger. Mais la mer a rejeté sur le sable des bois flottés qui dessinent sur le fond sombre des formes et des textures qui nous attirent.

On dirait des animaux qui se battent ou se cajolent
On dirait des animaux qui se battent ou se cajolent
Contraste du bois clair avec le sable noir
Contraste du bois clair avec le sable noir

 

Textures
Textures
Des yeux nous observent dans la falaise
Des yeux nous observent dans la falaise

Tout dégoulinants après la marche de retour, nous regagnons la voiture après un petit crochet par les ruines de l’ancienne habitation de l’Anse Couleuvre. Tout cela est fort bien entretenu et signalé, on ne dira jamais assez le travail remarquable que l’ONEMA effectue ici, tout comme à la Guadeloupe et à la Réunion, pour aménager les sites et les rendre accessibles aux visiteurs.

Comme d’habitude, les craintes de l’aller s’avèrent inutiles voire même futiles, tant le retour vers le Prêcheur semble simple. Nous nous dirigeons maintenant vers la Montagne Pelée et allons tenter son approche par la route de la Grande Savane peu après le Prêcheur. Encore une route qui tournicote et grimpe, mais la Clio ne se démonte pas et nous mène jusqu’au parking qui marque la fin de la route carrossable et le début (sans doute) de la forêt domaniale de la Montagne Pelée. Nous ne sommes pas très éloignés de la caldeira, 3 ou 4 kilomètres tout au plus à vol d’oiseau, mais la dénivelée doit être de 400 à 500 mètres. Miracle ! nous pouvons presque contempler le sommet sans nuages …

La Montagne Pelée presque sans nuages et presqu'à portée de main.
La Montagne Pelée presque sans nuages et presqu’à portée de main.

Nous marchons quelques centaines de mètres et nous arrêtons à 891 mètres d’altitude : pour aller plus loin, il faudrait avoir (outre plus d’énergie en ce qui me concerne) un peu plus d’équipement. De toute manière, le temps de faire demi-tour et de redescendre vers la voiture, les nuages ont envahi le sommet et la pluie n’est pas loin.

En cours de route, j’ai fait un relevé de notre position avec iPhigénie, pour montrer que nous sommes bien allés là-haut (l’application iPhigénie est le compagnon indispensable pour toutes nos déplacements en France, métropole et outre-mer, car elle remplace TOUTES les cartes de l’IGN, avec la précision dont on peut juger sur l’image ci-dessous).

IMG_0262

Descente vers Saint-Pierre que nous atteignons un peu avant midi (vous imaginez tout ce que nous avons fait depuis le réveil et, attendez, ce n’est pas fini). Saint-Pierre, la martyre de la Martinique, qui ne s’est jamais vraiment rétablie de la catastrophe de 1902 et de la nuée ardente qui a anéanti la ville et ses 26 000 habitants.

Drôle d’ambiance dans cette ville où alternent les ruines de cette époque et les bâtiments reconstruits, mais qui est traversée par les camions qui charrient des milliers de tonnes de matériaux de constructions extraits des carrières locales. Le front de mer a été réaménagé et c’est incontestablement une réussite.

L'hôtel de ville de Saint-Pierre reconstruit tel qu'il était avant 1902
L’hôtel de ville de Saint-Pierre reconstruit tel qu’il était avant 1902 : c’est un magnifique bâtiment.
La cathédrale de Saint-Pierre
La cathédrale de Saint-Pierre et tout au fond, la Montagne Pelée cachée dans les nuages

Si le front de mer affirme sa modernité, le reste de la ville semble se complaire dans la contemplation de ses propres ruines : est-ce que je vais réussir à en faire une attraction touristique ou est-ce un devoir de mémoire ?

Il n’empêche que tout cela creuse l’appétit : aussi, suivant en cela les recommandations du Routard et du Petit Fûté réunis, nous nous laissons tenter par la cuisine de « chez Marie-Claire » qui officie au-dessus du marché de la ville.

Depuis chez Marie-Claire à l'étage du marché
Depuis chez Marie-Claire à l’étage du marché

J’essaye un macadam (morue et riz un peu collant dans une sauce orange d’origine indéterminée mais très bonne), Isabelle expérimente la fricassée de cabri. Nous mangeons très bien, et c’est un peu moins cher que dans les restaurants précédents. Le coût du planteur est une bonne indication : à 3 euros (ici c’est 3,20 euros), il y a de bonnes chances que l’addition soit raisonnable. A 6 euros, la facture sera plus salée (on a même renoncé, plus tard, à un resto où il atteignait les 9 euros).

Restaurés et repus, nous achevons notre promenade pierrotaine avant d’entreprendre la traversée d’une partie de la Martinique par Fonds-Saint-esprit pour rejoindre les hauteurs qui dominent Fort-de-France et qui abritent le jardin de Balata que nous voulons visiter à nouveau. Après une petite heure de route de montagne zigzagant entre mornes et pitons, nous arrivons à destination.

Nous ressentons le même enchantement à parcourir à nouveau les allées de ce magnifique jardin qui est resté le même tout en ayant évolué. Nous notons quelques changements, le circuit a été modifié mais la magie opère toujours.

Place aux photos.

La petite case qui abrite l'accueil et la boutique
La petite case qui abrite l’accueil et la boutique
Explosion de verts
Explosion de verts

Martinique2013-136 Martinique2013-138

Des broméliacées greffées sur les pieds des fougères arborescentes décimées par le cyclone Dean
Des broméliacées greffées sur les pieds des fougères arborescentes décimées par le cyclone Dean

Martinique2013-135

Parmi les verts et les rouges, parfois des couleurs plus rares
Parmi les verts et les rouges, parfois des couleurs plus rares

Martinique2013-140

Une rose de porcelaine
Une rose de porcelaine

Martinique2013-141 Martinique2013-143 Martinique2013-145 Martinique2013-144

Pour ma collection de banc
Pour ma collection de banc
La case principale par où démarre et se termine le parcours
La case principale par où démarre et se termine le parcours

Martinique2013-147

 

Après deux heures de visite, nous reprenons la direction de Fort-de-France où les bouchons nous accueillent, d’autant plus importants que la voie express est fermée. Il faut compter une bonne heure de route pour rejoindre la résidence mais peu importe, nous sommes satisfaits de notre journée bien remplie. Soirée planteur !