Ciels de janvier

Voici une petite galerie de photos de paysages sous des ciels de janvier, très changeants. J’ai parfois laissé le bruit parce que ça se prête bien aux traitements en noir et blanc, j’en ai même rajouté une fois pour cacher le flou (mais ça se voit !).

Promenade aérienne au-dessus du Léon

Dans cette vidéo découverte sur Youtube, il n’y a que des coins que je connais bien, sauf l’église en ruine de Quimerch (située au centre du Finistère). Bravo au réalisateur qui nous a fait ces belles images.

Il s’agit plus précisément du Léon (Finistère nord) vu du ciel que la Bretagne toute entière.

 


 

Paysages de marée

La marée est un phénomène naturel qui me fascine, et cette attirance est sans aucun doute alimentée par la beauté des paysages littoraux qui se transforment en permanence.

Je suis tombé par hasard sur le site d’un photographe anglais, Michael Marten, qui a fait des photos de ces transformations en mettant en vis-à-vis des photos du même paysage à marée basse et à marée haute (il a même fait un livre sur ce sujet).

C’est ici : http://www.michaelmarten.com

michael_marten_sea-change

 

Je me suis déjà amusé à faire ce même exercice sur les paysages marins que je connais bien et que je fréquente régulièrement, ce qui donne les résultats suivants (merci à iZa pour ses conseils techniques).

À Argenton, petit port de la commune de Landunvez.

ARGENTON_compar

 

Au port du Conquet, plus exactement sur le quai du Drellach.

LE_CONQUET_compar

 

Sur le site de Michael Marten, il y a aussi des vidéos qui montrent l’avancée de la mer tout au long de ma marée (il faut aller voir dans Sea change – Animation).

On peut aussi admirer ce phénomène sur le site de Diabox, société brestoise qui propose des dispositifs de suivi en temps réel de la météo pour ceux qui veulent agrémenter leur site web (exemple de la pointe de Kermorvan).

On peut y voir des vidéos des jours précédents résumant le temps qu’il a fait sur 24 heures en 2 minutes 30 secondes. Exemple de l’île Wrac’h le 20 décembre 2013 (il faut patienter ou faire avancer la vidéo pour atteindre le lever du soleil) : vidéo de l’île Wrac’h le 20/12/2013

C’est certes moins esthétique que la vidéo de notre photographe mais c’est actualisé chaque jour.

La Réunion en 2012 (1)

Notre séjour à la Réunion en mai et juin 2012 a été un grand coup de coeur parmi les quelques voyages que nous avons eu la chance d’effectuer. Nous avons découvert un pays passionnant car composé d’une mosaïque de paysages tous aussi beaux les uns que les autres qui font passer en quelques kilomètres de la chaleur tropicale à la fraîcheur du bocage normand et habité par une population tout aussi variée que sa géographie et fière de mettre en valeur cette poussière de volcan en plein milieu de l’océan indien.

une aquarelle d'iZa pour se situer sur la Réunion
une aquarelle d’iZa pour se situer sur la Réunion

Avant de commencer le carnet de voyage, quelques rappels sur la géographie de ce département d’outre-mer (pour faire technocrate, on peut dire ultramarin aussi). Je dis département mais, comme d’autres collectivités territoriales d’outre-mer, la Réunion est à la fois une région administrative et un département, parce qu’il faut bien que toutes les compétences soient assurées …

Carte IGN de la Réunion avec les principaux lieux cités dans mes articles
Carte IGN de la Réunion avec les principaux lieux cités dans mes articles

Couverture orthophotographique de la Réunion (toujours l'IGN)
Couverture orthophotographique de la Réunion (toujours l’IGN)

La carte de la Réunion est bien entendu accessible sur le site du GéoPortail : en tant que département français comme les autres, il est entièrement couvert par les bases de données de l’IGN que ce soit en cartes ou en photos aériennes.

Les deux images ci-dessus permettent de découvrir rapidement la topographie de l’île : sur les photos aériennes, on distingue bien les deux zones principales qui caractérisent l’intérieur. Au nord-ouest, les trois cirques assemblés comme les branches d’un triskell sont les vestiges d’une activité volcanique déjà un peu ancienne (un million d’années). Au sud-est, le Piton de la Fournaise est toujours un volcan en grande activité et, quand il a le hoquet, il renvoie ses coulées de lave vers l’est et l’océan indien tout proche.

Hormis le massif du volcan, les hommes sont installés un peu partout : sur la côte, dans les cirques et le long de la route qui permet de traverser l’île dans la zone située entre le volcan et les cirques.

Sur l’image de gauche, j’ai mis un résumé de tout cela, en indiquant les trois villes qui ont été des étapes de notre séjour : Saint-Denis la capitale, Saint-Pierre notre préférée et Saint-Gilles-les-Bains la plus touristique (du moins pour les activités liées à la mer).

Donc, en ce 25 mai, nous décollons d’Orly-Ouest pour un vol Air-France de 11 heures qui doit nous mener directement dans l’autre hémisphère en survolant l’Afrique de l’est. Un voyage de 11 heures c’est comme un voyage de 7 ou 8 heures pour les Antilles, mais en plus long. Avec des gosses qui piaillent et donnent des coups de pied dans le dossier des sièges.

Nous avons organisé notre séjour d’une quinzaine de jours en cinq étapes avec des réservations dans des hôtels et des gîtes. Pour les déplacements, classiquement nous avons acheté le vol Air-France avec la location d’une voiture.

Samedi 26 mai 2012

Cliquer pour suivre la journée du 26 mai
Cliquer pour suivre la journée du 26 mai

L’avion se pose à l’heure à l’aéroport Roland-Garros de Saint-Denis. Nous mettons en oeuvre notre organisation maintenant bien rodée : Isa attend les bagages pendant que je vais récupérer la voiture, une Suzuki Alto, un petit truc bien minuscule mais qui fera tout ce qu’on va lui demander. Nous sommes bientôt sur la route : la sortie de l’aéroport se fait sans encombres et, comme nous nous dirigeons vers le sud, nous nous éloignons de Saint-Denis et de ses bouchons (on suit bien sur la carte ?).

J’avais programmé notre première visite pour le seul phare de la Réunion (peut-être même de l’océan indien), construit en 1845 et situé sur la commune de Sainte-Suzanne à la pointe Bel-Air. C’est maintenant un phare désaffecté, inscrit en 1997 et classé en 2012 aux monuments historiques. Il est transformé en office de tourisme et en salle d’exposition, ce qui garantit sa préservation.

Le phare de la pointe Bel-Air en Sainte-Suzanne
Le phare de la pointe Bel-Air en Sainte-Suzanne

Le phare maintenant désaffecté sert à l'office de tourisme
Le phare maintenant désaffecté sert à l’office de tourisme

Nous y faisons notre première halte, pour prendre des photos et faire quelques croquis, histoire de dérouiller tout le matériel après ces 11 heures de confinement …

Ensuite, nous prenons la direction de la cascade Niagara, la sûrement bien nommée, mais plutôt pour la saison des pluies. Ceci dit, c’est un très beau site où nous nous arrêtons également car le paysage en vaut la peine.

La cascade de Niagara
La cascade de Niagara sans doute plus impressionnante en saison des pluies mais déjà bien jolie

Sur la droite de la photo, l’échelle est le point de départ des via ferrata qui jalonnent la falaise et où nous voyons des groupes de randonneurs s’aventurer. Ça a l’air bien sympathique.

Nous avons encore nos vêtements du voyage, mais la température est tout à fait supportable.
Nous avons encore nos vêtements du voyage

Isa s'est déjà fait un copain ...
Isa s’est déjà fait un copain …

Après cette pause nature, direction Saint-André où nous avons l’intention de trouver à manger avant de gagner les hauteurs. Mais nous faisons une petite boucle en bord de mer auparavant, ce qui nous permet de découvrir des curiosités auxquelles nous ne ferons bientôt plus attention, comme de très colorés temples tamouls. La communauté indienne est très présente dans la région.

Un temple tamoul près de Saint-André
Un temple tamoul près de Saint-André

Ou bien une belle maison créole, la maison Martin Valliamée, construite en 1925 et récemment restaurée, qui est classée monument historique. Elle abrite l’Office Municipal de Tourisme de Saint-André.

La maison Martin Valliamée à Saint-André
La maison Martin Valliamée

Après avoir un peu tourné dans Saint-André (nous sommes samedi et beaucoup de restos sont fermés), nous trouvons un restaurant pour nous sustenter : le Cantonnais où nous allons déguster un vindaye de poisson, succulent et coloré. La preuve en image.

Première halte gastronomique à Saint-André
Première halte gastronomique à Saint-André

Un vindaye de poissons très coloré
Un vindaye de poissons très coloré

Comme on peut le constater, nous nous sommes mis aux boissons locales. En ce qui me concerne, la bière du cru la Bourbon, aussi dénommée la Dodo, dont le slogan publicitaire est « la Dodo lé La ». Pour Isa, du coca certes, mais « cé nou la fé », donc du coca fabriqué sur place.

Bière Bourbon La Dodo lé La
Bière Bourbon La Dodo lé La

le coca, cé nou la fé
le coca, cé nou la fé

Après de telles agapes, il est temps de rejoindre notre première étape qui se situe dans le cirque de Salazie, plus précisément à Hell Bourg. Très vite, la route entre dans des gorges vertigineuses entre des parois recouvertes d’une végétation luxuriante.

Nous grimpons aussi vers les nuages et la pluie. Nous passons la première ville, Salazie puis nous arrivons à Hell Bourg, terminus de la route, où nous avons retenu une chambre au gîte et tables d’hôte, le relais des Gouverneurs.

C’est un village d’altitude où il fait relativement frais, d’autant plus que nous sommes toujours dans la grisaille. Le relais a l’air assez sympathique, même si des touristes randonneurs, se croyant sans doute seuls au monde, s’interpellent joyeusement et bruyamment d’une chambre à l’autre sans se préoccuper du voisinage (dont nous sommes !).

Le relais des Gouverneurs
Le relai des Gouverneurs

Notre chambre au relai des Gouverneurs
Notre chambre au relais des Gouverneurs

Nous faisons un petit tour dans le village (il est près de 18 heures et la nuit va tomber) pour repérer la villa Folio que nous voulons visiter dès demain. Nous faisons quelques courses en rentrant, et comme la fatigue du voyage nous rattrape, nous n’avons pas le courage de ressortir … Dodo (mais non, pas la bière, quoique …) sans tarder. Malgré le retour des voisins dans la nuit, nous faisons le tour du cadran.

(à suivre …)

 

Images d’antan (1873) et de maintenant

J’avais commencé à faire ce genre de rapprochement avec une photo du port d’Argenton. L’idée est de comparer les sites photographiés en 1873 par un certain J. Duclos (disponibles sur le site de la BNF) avec les paysages d’aujourd’hui. J’ai profité d’une visite dans ce beau pays d’Iroise pour compléter ma collection de photos de référence. Voici les résultats.

Pointe et abbaye de Saint-Mathieu

L'abbaye Saint-Mathieu en 1873
L’abbaye Saint-Mathieu en 1873

L'abbaye Saint-Mathieu en 2013
L’abbaye Saint-Mathieu en 2013

La pointe Saint-Mathieu en 1873
La pointe Saint-Mathieu en 1873

La pointe Saint-Mathieu en 2013
La pointe Saint-Mathieu en 2013
En farfouillant dans mes photos, j’ai déniché une prise de vue de 2007 qui correspond mieux à celle de 1873 : les premiers plans herbeux et rocheux sont plus proches

La pointe Saint-Mathieu en avril 2007
La pointe Saint-Mathieu en avril 2007

La principale évolution en 140 ans est la construction du sémaphore de la marine nationale et de ses bâtiments annexes, édifiés en 1906 au plus près de la pointe. Sinon, le phare, construit en 1835, semble en meilleur état cette année qu’en 1873 mais il faut préciser qu’il vient d’être repeint (au début de cette année, il était moins fringant !). Il y a également des maisons en plus dans le petit hameau.

Le Conquet

Le Conquet vu de Kermorvan en 1873
Le Conquet vu de Kermorvan en 1873

Le Conquet vu de Kermorvan en 2013
Le Conquet vu de Kermorvan en 2013

J’ai repris une photo du début de l’année pour faire la comparaison, car je n’ai pas eu le temps de rechercher le point exact où J. Duclos s’était mis en station. Je le ferai à ma prochaine visite. En attendant, on constate de nombreuses constructions supplémentaires en un siècle et demi. Mais, et ça ne se voit pas sur les photos, une grande différence entre la fin du XIX ème siècle et maintenant, c’est l’extension du port avec la construction de la digue Sainte-Barbe à l’entrée de la ria (débutée en 1925, elle n’a atteint sa taille actuelle qu’en 1969). Auparavant, la première jetée était celle que l’on voit sur la photo.

La pointe de Kermorvan

La pointe de Kermorvan en 1873
La pointe de Kermorvan en 1873

La pointe de Kermorvan en 2013
La pointe de Kermorvan en 2013

Pour cette photo, je pense avoir trouvé l’endroit exact (à deux cailloux près) où J. Duclos avait posé son appareil. L’évolution notable du site, c’est bien sûr la construction des blockhaus sur le site. À noter que les allemands vont détruire beaucoup de vestiges historiques sur l’ensemble de la presqu’île, dont le cromlech qui a quasiment disparu.

La tourelle de la Grande Vinotière (au large) n’était pas encore construite. Elle le sera sans tarder, et avec quelques difficultés, car les cailloux situés à cet endroit sont un danger pour l’entrée du port du Conquet (qui est situé sur la gauche).

La pointe du Minou

La pointe du Minou en 1873
La pointe du Minou en 1873

La pointe du Minou en 2013
La pointe du Minou en 2013

Je ne suis pas allé au bon endroit, ce sera pour la prochaine fois. Il faut sans doute marcher quelques dizaines de mètres sur le GR et descendre vers la mer. Mais on distingue bien entendu, en 2013, le sémaphore construit par la marine nationale, qui constitue une verrue d’autant plus insupportable qu’il est maintenant abandonné. Je ne sais pas s’il est prévu de le démolir. On parie ?

On ne le voit pas sur ma photo, mais sur la droite du site, en haut de la chaussée qui mène au phare, il y a un blockhaus qui vient gâcher le tableau (alors, un sémaphore en plus ou en moins !).

Donc, à suivre …