Il y a des villes comme Florence qui portent le voyageur … (fin)

Samedi 7 mars 2015

Isa a réservé nos 3 billets la veille au soir et nous devons nous présenter à 9h à l’entrée de la Galerie des Offices. Mais à cette heure, matinale pour un touriste moyen, il n’y a pas grand-monde, il n’y a pas de file d’attente, on aurait pu économiser les 12 euros de frais de réservation. Mais nous ne boudons pas notre plaisir de pouvoir pénétrer sans attendre dans ce musée qui compte parmi les plus beaux et les plus renommés du monde.

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Il y a des villes comme Florence qui portent le voyageur … (suite)

Vendredi 6 mars 2015

Notre programme n’est pas fixé car nous avons des interrogations sur la taille des files d’attente aux différents lieux de visite que nous nous sommes fixés. L’avenir appartenant à ceux qui se lèvent tôt, nous émergeons assez vite et allons prendre un rapide petit déjeuner à la pâtisserie voisine qui nous a été conseillée par la gérante du logement. Café, thé, viennoiseries sont vite avalés et nous voici partis vers la place du Duomo, car notre première intention est de tenter la visite de la cathédrale, de son dôme et de son campanile.

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Il y a des villes comme Florence qui portent le voyageur …

J’emprunte à Albert Camus cette idée de titre : « Il y a des villes comme Florence, les petites villes toscanes ou espagnoles, qui portent le voyageur, le soutiennent à chaque pas et rendent sa démarche plus légère. »

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Une visite au Louvre

Cela faisait une éternité que je n’avais pas remis les pieds au Louvre. C’est stupide d’attendre si longtemps, tellement, même malgré la foule de touristes, je m’y plais.

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Jeune fille au cimetière par Eugène Delacroix

Nous y avons rencontré Andrea DLOUHA, qui est copiste au Louvre et en même temps professeur de peinture d’Iza.

Cliquez ici pour suivre la visite en images et en couleur.

Louvre

Promenade strasbourgeoise

Au début du mois d’avril, nous avons passé quelques jours à Strasbourg. Nos souliers nous ont baladés dans le centre ville, entre Petite France et cathédrale, entre barrage Vauban et parlement européen. A pied, en vélo et en bateau, ce fut l’occasion de mitrailler pour ramener quelques souvenirs photographiques …

Incontournable, bien entendu, la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg avec sa façade magnifiquement travaillée en grès rose des Vosges, sa tour culminant à 142 mètres et son horloge astronomique.

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Photo de la cathédrale prise à la tombée de la nuit. Le cadrage est toujours délicat car il n’y a pas beaucoup de recul, ou elle est trop haute !

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Le lendemain, j’ai tenté un panoramique vertical avec deux photos. Le résultat est convaincant pour englober l’ensemble de la cathédrale sans trop de déformations style fisheye. Sinon, on obtient ce qui est ci-dessous :

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Mais cette vue a aussi son charme, car elle donne l’impression de rentrer dans un espace hors du temps, avec au fond du tunnel, un drôle de monument non identifié.

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Admirez le travail des artisans qui ont bâti cette façade, et aussi celui de ceux qui depuis des siècles continuent à l’entretenir.

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L’horloge astronomique occupe une chapelle à elle toute seule. Je suis impressionné par le nombre d’informations fournies depuis la position des planètes dans le ciel jusqu’à la succession des heures d’une journée. Tout cela à partir d’un seul tic-tac ….

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Par exemple, cette horloge du « temps apparent » donne, sur la cadran intérieur, l’heure qu’il est (il s’agit du temps « moyen », heure solaire moyenne du lieu, pas de l’heure légale GMT +2), donc la position du soleil par rapport à la terre ainsi que les heures du coucher et du lever du soleil. De plus, le cadran extérieur indique le jour de l’année : il tourne et c’est le petit monsieur avec sa couronne qui montre le jour avec sa flèche . De l’autre côté, la petite dame à l’air un peu coquin, c’est Diane chasseresse (elle a aussi une flèche dans la main).

Pour ceux que cela intéresse, la photo a été prise à 12h40 (voir les données EXIF), or l’horloge indique un peu plus de 11 heures : 12h40 en GMT +2 (heure d’été légale depuis le 30 mars) signifie 10h40 « au soleil ». Mais, pour l’heure légale, c’est le soleil de Greenwich qui est pris en compte, donc en gros celui de Paris. Strasbourg est située 600 km à l’est, ce qui représente grosso-modo une demi-heure d’avance « solaire » sur le méridien origine. D’où une heure solaire de 10:40 + 0:30 = 11:10 à Strasbourg quand il est 12:40 légalement en France métropolitaine.

L’heure est dite moyenne, car l’horloge ne calcule pas « l’équation du temps » qui tient compte du fait que la course de la terre autour du soleil ne s’effectue pas à vitesse constante (ellipse) et que l’équateur est incliné sur l’écliptique : donc par rapport à un mécanisme qui fonctionne régulièrement, cette vitesse variable peut introduire des décalages qui peuvent aller jusqu’à plus ou moins 15 minutes avec la position réelle du soleil dans le ciel (ce décalage peut expliquer pourquoi l’heure d’une horloge ne correspond pas à celle des cadrans solaires). En l’occurrence, l’équation du temps à cette période était de 3 ou 4 minutes. Donc, l’estimation de l’heure solaire moyenne est la bonne.

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Quelques beaux éclairages dans la cathédrale, mais dans l’ensemble ça n’est pas terrible, car l’essentiel de la lumière est fourni par d’énormes lustres suspendus qui éblouissent plus qu’autre chose quand on veut admirer l’architecture du lieu.

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Sur la « plate-forme », que l’on atteint après une grimpette de 330 marches, on découvre bien sûr, les toits du centre ville.

Après la cathédrale, découverte du quartier de la Petite France, le long de l’Ill, qui rappelle le temps où une grande partie du commerce passait par ces voies d’eau et où les riches (stras)bourgeois s’installaient dans de superbes demeures.

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VNF exploite encore la navigation fluviale dans cette zone, même s’il n’y a plus que les bateaux à passagers qui empruntent la rivière pour faire visiter aux touristes la zone comprise entre le barrage Vauban et le quartier de l’Europe. On franchit habituellement deux écluses et un pont tournant, mais notre parcours a été raccourci, en raison des crues qui interdisaient le tour complet de l’île par l’Ill. Nous avons d’ailleurs emprunté l’avant-dernier bateau ce vendredi matin, car la navigation a été complètement interrompue quelques minutes après notre embarquement.

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Vu du Barrage Vauban, un panoramique  sur les ponts couverts et le quartier de la Petite France. Les 3 tours (ce sont elles qu’on appelle les ponts couverts) sont les restes des anciens remparts qui protégeaient le coeur de la ville. La cathédrale n’est jamais loin. On y est revenu trois fois, la dernière était la bonne pour le soleil …

Le Barrage Vauban, aussi appelé la grande écluse, est ci-dessous. Sur la droite, ce sont les locaux de l’ENA aménagés dans l’ancienne commanderie Saint-Jean, qui a été jusqu’en 1988 la prison Sainte-Marguerite. 
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Le lendemain samedi, après la visite du musée des Beaux-Arts dans le Palais Rohan, nous avons essayé les vélos en libre service de Strasbourg, les VélHop pour pousser à nouveau jusqu’au Parlement européen, faire une halte au parc de l’Orangeraie pour voir les cigognes et revenir vers le centre ville par la Cité universitaire et les quartiers sud.

Très bien le système VélHop : les vélos sont bien, pas trop lourds, il y a des boutiques « humanisées » avec des vrais morceaux de gens dedans qui vous parlent et vous rendent service, on peut louer les vélos sur une longue période (plus que les 30 mn des Vélib), ce qui est très pratique quand on fait du tourisme.

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Devant le siège d’Arte, à deux pas du Parlement européen, l’homme-girafe du sculpteur Stephan Balkenhol 

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Dans le parc de l’Orangeraie, il y a beaucoup de cigognes qui nichent. Il y a même une ferme pour en élever afin de repeupler nos campagnes …

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Devant le Parlement européen, les 27 drapeaux des états-membres.

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Avec nos « vélhops » devant la Cour européenne des Droits de l’homme. Sur la rivière, VNF exploite un « vieux » barrage à aiguilles, qui était presqu’entièrement effacé (c’est le terme) en raison de la crue.
Encore quelques pas dans les rues de Strasbourg …

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Là, c’est un ancien relais de poste qui a été réhabilité en hôtel : très belle restauration.

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L’église des bateliers le long de l’Ill

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Un qui a mal lu son contrat ?

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La fameuse maison Kammerzell au pied de la cathédrale : transformée en restaurant et petit hôtel de 6 chambres (sous les combles paraît-il)

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 La place du marché Gayot, exclusivement réservée aux piétons, aux bars et aux restaurants. Coin sympa. Au milieu de la place, la Pierre trouée (à Jean Clareboudt) de Daniel Pontoreau.

J’ai mis un peu plus de photos sur l’album ici.

Strasbourg, c’est ici sur le GéoPortail.