Expo Vermeer, ce que vous ne verrez pas au Louvre

À partir du 22 février et jusqu’au 22 mai, le musée du Louvre propose une exposition sur Vermeer et les maîtres de la peinture de genre, en coopération avec la National Gallery of Ireland à Dublin et la National Gallery of Art à Washington.

Une douzaine d’œuvres de Johannes Vermeer seront exposées, accompagnées d’autres tableaux réalisés par des contemporains, pour illustrer l’âge d’or de la peinture hollandaise. La peinture de genre se consacre à la représentation des scènes anecdotiques ou familières, mais, au-delà du talent de l’artiste, il faut savoir également en décrypter le symbolisme caché.

Parmi les peintures de Vermeer qui sont connues, il en est – au moins – deux qu’on ne pourra pas admirer à Paris mais que j’ai eu le plaisir de voir et de photographier il y a un peu moins d’un an lorsque nous avons « périplé » vers le nord à la rencontre de Jheronimus Bosch. Ces deux tableaux sont exposés au Mauritzhuis à La Haye (Pays-Bas) et, sans doute, le « Cabinet royal de peinture » ne lâche-t-il pas ses tableaux facilement, pour éviter une chute de sa fréquentation …

Pour vous éviter un voyage vers les Pays-Bas, je ne résiste pas au plaisir de vous les montrer.

Il s’agit de la Jeune fille à la perle, considérée comme un chef-d’œuvre de Vermeer.

La Jeune Fille à la Perle de Johannes Vermeer – Mauritzhuis, La Haye

Le second tableau est la Vue de Delft. C’est un des deux seuls paysages peints par Vermeer (l’autre est la Ruelle).

Vue de Delft par Johannes Vermeer – Mauritzhuis, La Haye

S’ils ne font pas le voyage de Paris, c’est peut-être aussi parce qu’ils ne sont pas tout à fait représentatifs de la peinture de genre ?

 

 

 

Références artistiques dans les films de Pedro Almodovar

J’adore le cinéma de Pedro Almodovar parce que ses histoires sont souvent originales et émouvantes et qu’il a une manière bien à lui de diriger des acteurs qui en sont transformés à mes yeux. J’aime bien aussi faire des comparaisons avant / après de paysages avec mes photos (ici, ici et ).

Pour ces deux raisons, je ne résiste pas au plaisir de parler de la vidéo, diffusée par Le Monde et réalisée par le vidéaste Jorge Luengo Ruiz, qui met en scène des rapprochements entre films et œuvres d’art (la vidéo date de plus de 6 mois, je ne sais pas pourquoi Le Monde me l’envoie aujourd’hui dans sa news letter !) :

Les films de Pedro Almodovar sont souvent décrits comme chatoyants et passionnés, ils sont aussi remplis de références à l’histoire de l’art. Entre les références explicites du réalisateur, et ce qui relève parfois plus de la coïncidence, le vidéaste Jorge Luengo Ruiz revisite une filmographie de plus de quarante ans, et des siècles d’histoire de l’art.

Source : Pedro Almodovar : une vidéo compile toutes les références artistiques dans ses films

La vidéo directement ci-dessous sur le site Vimeo de Jorge Luengo Ruiz :

Pedro Almodóvar’s Obsessions (III): Art from Jorge Luengo Ruiz on Vimeo.

Bon ! parfois, le rapprochement me semble un peu artificiel, mais on prend cependant plaisir à regarder ces images.

Attention, si vous faites de recherche sur Jorge Luengo Ruiz, il ne faut pas le confondre avec le magicien et illusionniste espagnol Jorge Luengo.

Frédéric Bazille, putain de guerre !

Toutes les guerres sont à vomir. Dans l’imaginaire collectif, certaines sont cependant plus héroïques que d’autres, ce sentiment étant scrupuleusement entretenu par ceux qui n’en ont pas souffert et s’y sont enrichis, en vue de bien préparer la suivante.

Par contre, celle de 1870, qui annonçait déjà « La Grande », a été bien ridicule, laissant deux empereurs, pitoyables épaves de l’ancien temps, s’affronter par l’intermédiaire des peuples qui auraient eu bien d’autres choses à faire que s’étriper.

Elle n’a pas duré bien longtemps cette guerre, juste le temps de faire deux à trois cent mille victimes. Parmi elles, un jeune peintre particulièrement talentueux, Frédéric Bazille, qui s’est engagé sans doute par dépit ou pour prouver à sa famille qu’il valait quelque chose… Il est tué lors de son premier assaut.

Le musée d’Orsay rend hommage à Frédéric Bazille

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Je n’aime pas les nouveaux plans du Louvre

Un conseil : surtout, ne jetez pas à la poubelle vos anciens plans du Louvre.

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Ne les jetez pas si vous voulez sortir

Depuis quelques temps, sont distribués aux visiteurs des plans révisés du musée, en même temps que s’achevaient les travaux de réaménagement de l’espace d’accueil sous la pyramide.

C’est très bien dans le principe, il y a eu du changement depuis février 2015, date d’impression des anciens plans dont je dispose. Notamment, le Pavillon de l’Horloge figure bien dorénavant dans l’aile Sully.

Mais je suis très déçu, et pour tout dire anxieux, car le dessin des différentes salles avec leur numérotation a disparu au profit d’un simple aplat de couleur.

Voici ce que cela donne en couleur.

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Trois jours à Bruxelles

Quand tout le monde se précipite vers le sud ou l’ouest, nous, en cette fin juillet, nous prenons la direction du nord, vers la capitale belge. Bruxelles vient de célébrer la fête nationale (le jeudi 21 juillet) et s’installe dans un long week-end …

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Le Secret de La Licorne – page 03 case C2
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Le talent des copistes du Louvre

Tous les deux ans, se déroule à la Mairie du 6ème à Paris une exposition des œuvres des peintres copistes du Louvre. La dernière a eu lieu au mois de juin dernier. Oups ! c’était le 7ème salon des Copistes au Louvre.

EXPO1-3  Ça se passe dans le salon du Vieux Colombier, on a droit à une inauguration (pardon ! un vernissage) par monsieur le Maire du 6ème en personne.

IMX_1692-Panorama-2Les accrochages et l’éclairage étaient très bien faits.

Comme ma copiste préférée y exposait ses deux copies réalisées depuis un an, j’en ai profité pour faire un petit reportage photo et pour -oser- faire une comparaison des copies avec les originaux que j’ai pu admirer au Louvre himself.
Que l’on se rassure (les copistes surtout), je ne montre que certaines copies parmi les plus réussies (selon mes critères de béotien). Ou alors c’est parce que j’ai eu du mal à faire le lien avec l’original ? Non ! je déconne …

Le vieillard à la toque de Jan Woutersz dit Stap – copie par Isabelle Frances

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Un musée révolutionnaire

En passant par Le Louvre, n’oubliez pas d’aller visiter l’exposition consacrée au Musée « révolutionnaire », le Musée des monuments français d’Alexandre Lenoir (jusqu’au 4 juillet).

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© RMN-Grand Palais (Musée du Louvre) / Tony Querrec

Musée assez éphémère s’il en est, car il n’a existé que pendant la période révolutionnaire : créé en 1795 pour célébrer la richesse du patrimoine à une époque riche en espoirs mais aussi en vandalisme, c’est le deuxième musée national après Le Louvre. Déjà dépecé sous l’Empire, il a été fermé en 1816 avec le retour de la noblesse aux affaires dans les basques du gros Louis XVIII.

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Trois musées et deux expositions

Escapade flamande : direction le nord (au-delà du mur) non pas pour affronter les sauvageons mais plutôt pour aller à la rencontre d’un grand et mystérieux artiste dont on célèbre cette année les 500 ans de la disparition : Jheronimus van Aken dit Jérôme Bosch ou encore Jheronimus Bosch.

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