Promenade strasbourgeoise

Au début du mois d’avril, nous avons passé quelques jours à Strasbourg. Nos souliers nous ont baladés dans le centre ville, entre Petite France et cathédrale, entre barrage Vauban et parlement européen. A pied, en vélo et en bateau, ce fut l’occasion de mitrailler pour ramener quelques souvenirs photographiques …

Incontournable, bien entendu, la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg avec sa façade magnifiquement travaillée en grès rose des Vosges, sa tour culminant à 142 mètres et son horloge astronomique.

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Photo de la cathédrale prise à la tombée de la nuit. Le cadrage est toujours délicat car il n’y a pas beaucoup de recul, ou elle est trop haute !

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Le lendemain, j’ai tenté un panoramique vertical avec deux photos. Le résultat est convaincant pour englober l’ensemble de la cathédrale sans trop de déformations style fisheye. Sinon, on obtient ce qui est ci-dessous :

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Mais cette vue a aussi son charme, car elle donne l’impression de rentrer dans un espace hors du temps, avec au fond du tunnel, un drôle de monument non identifié.

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Admirez le travail des artisans qui ont bâti cette façade, et aussi celui de ceux qui depuis des siècles continuent à l’entretenir.

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L’horloge astronomique occupe une chapelle à elle toute seule. Je suis impressionné par le nombre d’informations fournies depuis la position des planètes dans le ciel jusqu’à la succession des heures d’une journée. Tout cela à partir d’un seul tic-tac ….

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Par exemple, cette horloge du « temps apparent » donne, sur la cadran intérieur, l’heure qu’il est (il s’agit du temps « moyen », heure solaire moyenne du lieu, pas de l’heure légale GMT +2), donc la position du soleil par rapport à la terre ainsi que les heures du coucher et du lever du soleil. De plus, le cadran extérieur indique le jour de l’année : il tourne et c’est le petit monsieur avec sa couronne qui montre le jour avec sa flèche . De l’autre côté, la petite dame à l’air un peu coquin, c’est Diane chasseresse (elle a aussi une flèche dans la main).

Pour ceux que cela intéresse, la photo a été prise à 12h40 (voir les données EXIF), or l’horloge indique un peu plus de 11 heures : 12h40 en GMT +2 (heure d’été légale depuis le 30 mars) signifie 10h40 « au soleil ». Mais, pour l’heure légale, c’est le soleil de Greenwich qui est pris en compte, donc en gros celui de Paris. Strasbourg est située 600 km à l’est, ce qui représente grosso-modo une demi-heure d’avance « solaire » sur le méridien origine. D’où une heure solaire de 10:40 + 0:30 = 11:10 à Strasbourg quand il est 12:40 légalement en France métropolitaine.

L’heure est dite moyenne, car l’horloge ne calcule pas « l’équation du temps » qui tient compte du fait que la course de la terre autour du soleil ne s’effectue pas à vitesse constante (ellipse) et que l’équateur est incliné sur l’écliptique : donc par rapport à un mécanisme qui fonctionne régulièrement, cette vitesse variable peut introduire des décalages qui peuvent aller jusqu’à plus ou moins 15 minutes avec la position réelle du soleil dans le ciel (ce décalage peut expliquer pourquoi l’heure d’une horloge ne correspond pas à celle des cadrans solaires). En l’occurrence, l’équation du temps à cette période était de 3 ou 4 minutes. Donc, l’estimation de l’heure solaire moyenne est la bonne.

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Quelques beaux éclairages dans la cathédrale, mais dans l’ensemble ça n’est pas terrible, car l’essentiel de la lumière est fourni par d’énormes lustres suspendus qui éblouissent plus qu’autre chose quand on veut admirer l’architecture du lieu.

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Sur la « plate-forme », que l’on atteint après une grimpette de 330 marches, on découvre bien sûr, les toits du centre ville.

Après la cathédrale, découverte du quartier de la Petite France, le long de l’Ill, qui rappelle le temps où une grande partie du commerce passait par ces voies d’eau et où les riches (stras)bourgeois s’installaient dans de superbes demeures.

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VNF exploite encore la navigation fluviale dans cette zone, même s’il n’y a plus que les bateaux à passagers qui empruntent la rivière pour faire visiter aux touristes la zone comprise entre le barrage Vauban et le quartier de l’Europe. On franchit habituellement deux écluses et un pont tournant, mais notre parcours a été raccourci, en raison des crues qui interdisaient le tour complet de l’île par l’Ill. Nous avons d’ailleurs emprunté l’avant-dernier bateau ce vendredi matin, car la navigation a été complètement interrompue quelques minutes après notre embarquement.

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Vu du Barrage Vauban, un panoramique  sur les ponts couverts et le quartier de la Petite France. Les 3 tours (ce sont elles qu’on appelle les ponts couverts) sont les restes des anciens remparts qui protégeaient le coeur de la ville. La cathédrale n’est jamais loin. On y est revenu trois fois, la dernière était la bonne pour le soleil …

Le Barrage Vauban, aussi appelé la grande écluse, est ci-dessous. Sur la droite, ce sont les locaux de l’ENA aménagés dans l’ancienne commanderie Saint-Jean, qui a été jusqu’en 1988 la prison Sainte-Marguerite. 
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Le lendemain samedi, après la visite du musée des Beaux-Arts dans le Palais Rohan, nous avons essayé les vélos en libre service de Strasbourg, les VélHop pour pousser à nouveau jusqu’au Parlement européen, faire une halte au parc de l’Orangeraie pour voir les cigognes et revenir vers le centre ville par la Cité universitaire et les quartiers sud.

Très bien le système VélHop : les vélos sont bien, pas trop lourds, il y a des boutiques « humanisées » avec des vrais morceaux de gens dedans qui vous parlent et vous rendent service, on peut louer les vélos sur une longue période (plus que les 30 mn des Vélib), ce qui est très pratique quand on fait du tourisme.

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Devant le siège d’Arte, à deux pas du Parlement européen, l’homme-girafe du sculpteur Stephan Balkenhol 

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Dans le parc de l’Orangeraie, il y a beaucoup de cigognes qui nichent. Il y a même une ferme pour en élever afin de repeupler nos campagnes …

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Devant le Parlement européen, les 27 drapeaux des états-membres.

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Avec nos « vélhops » devant la Cour européenne des Droits de l’homme. Sur la rivière, VNF exploite un « vieux » barrage à aiguilles, qui était presqu’entièrement effacé (c’est le terme) en raison de la crue.
Encore quelques pas dans les rues de Strasbourg …

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Là, c’est un ancien relais de poste qui a été réhabilité en hôtel : très belle restauration.

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L’église des bateliers le long de l’Ill

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Un qui a mal lu son contrat ?

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La fameuse maison Kammerzell au pied de la cathédrale : transformée en restaurant et petit hôtel de 6 chambres (sous les combles paraît-il)

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 La place du marché Gayot, exclusivement réservée aux piétons, aux bars et aux restaurants. Coin sympa. Au milieu de la place, la Pierre trouée (à Jean Clareboudt) de Daniel Pontoreau.

J’ai mis un peu plus de photos sur l’album ici.

Strasbourg, c’est ici sur le GéoPortail.

 

 

Une nouvelle galerie …

Une nouvelle galerie de photos prises lors de mon séjour de mars en Bretagne.

Des phares, des galets, des chevaux, des chapelles, des vagues … rien de bien original, mais je ne m’en lasse pas trop. Cette fois-ci, il y avait beaucoup de vent, des vagues et il faisait froid …

Bonne visite tout de même.

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Coucher de soleil sur le phare de Kermorvan.

 

La Réunion : quels cirques !

Des petits souvenirs d’un récent voyage à la Réunion : deux panoramiques des cirques de Cilaos et de Mafate.

pano_cilaos_1La première image est une image du village de Cilaos vu d’un chemin de randonnée au-dessus de l’établissement thermal, au début du GR R1 : ici sur le GéoPortail

 

pano_mafate_1La seconde vue est un panoramique du cirque de Mafate à partir du piton de Maïdo (vers 2200 m d’altitude) : là sur le Géoportail.

 

A la Réunion, il y a un troisième cirque, celui de Salazie mais nous n’avons pas eu l’occasion de l’admirer de haut et encore moins d’en faire des photos parce que le ciel n’a pas daigné se dégager.

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C’est ce que nous pouvions voir depuis Hell-Bourg, situé ici. La prochaine fois, nous aurons du beau temps …

 

Cette image satellitaire de la Réunion permet de bien situer les trois cirques situés au centre de la moitié nord-ouest de l’île. Dans la partie sud-est, on distingue tout aussi nettement le volcan (le piton de la Fournaise) et ses coulées de lave qui se dirigent vers la mer.

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Magnifique, n’est ce pas ?

Photos avec l’iPhone, suite …

Après avoir testé l’outil panoramique de l’iPhone face à la mer d’Iroise, j’ai voulu profiter de quelques belles journées d’hiver pour immortaliser le décor, moins romantique, du quartier de la Défense.

 

photo_4-2Commençons par le parvis de la Défense, les 4 temps à gauche, puis la Grande Arche, le CNIT et tout à droite l’immeuble AREVA. Au premier plan, l’accès au RER et au sous-sol (le « hub » comme ils disent).

 

photo-17Du haut des marches de la Grande Arche, la vue vers Paris : de gauche à droite, la Tour SFR, le CNIT devant la tour AREVA, les immeubles Coeur Défense. Au loin, l’Arc de Triomphe de l’Etoile, puis l’immeuble EDF, le centre commercial des 4 Temps.

 

photo_19Demi-tour : vue sur les entrées de la Grande Arche et sur la structure qui anime un peu cet espace exposé à tous les vents (enfin surtout ceux de secteur ouest). Il y a encore quelques temps, on pouvait emprunter les ascenseurs que l’on voit sur la gauche (les échafaudages métalliques) pour rejoindre le toit de l’Arche et le musée de l’informatique. Mais depuis qu’un morceau de quelque chose est tombé, tout est fermé sur décision du ministre de l’époque (c’était J.L. Borloo, je crois). Dommage pour les touristes, car la vue était très belle de là-haut.

 

photo9Ici, on est à l’arrière de la Grande Arche, côté Nanterre. Sur la gauche, c’est le cimetière de Neuilly et au centre, la passerelle qui ne mène nulle part. C’est sans doute pour cela qu’on la dénomme « la jetée ».

 

photo_5-1Une tentative de panoramique en début de nuit : la photo est très bruitée et mes tentatives de limiter le grain conduisent à des horreurs. Alors, tant qu’à faire, voila la photo « brute » de décoffrage.

 

photo_1-26Et pour finir, une photo simple (sans panoramique). J’ai été attiré par les formes géométriques qui se superposent et surtout par le reflet du soleil sur la paroi en verre du bâtiment de gauche qui vient « tapisser » les structures de la droite. Sans ce reflet, ce sont de bêtes murs gris en béton … Merci le soleil !

Tout ceci se passe là : voir sur le GéoPortail.

En projection Lambert 93, les coordonnées du « H » de l’héliport situé sur le toit de l’Arche sont :

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A la demande générale, voici quelques compléments d’information sur le Lambert 93, extraits de l’article de Wikipédia sur le sujet :

 » La projection Lambert93 (projection officielle pour les cartes de France métropolitaine depuis le décret du 26 décembre 2000) est la projection liée au système géodésique RGF93. Elle utilise deux parallèles sécants : 44°N et 49°N, le méridien de référence 3°E (Méridien de Greenwich), le parallèle d’origine (qui n’est pas de référence puisqu’on utilise des parallèles sécants) 46°30′, et les coordonnées d’origine (700 000 m, 6 600 000 m).
Son principal intérêt réside dans son référentiel RGF93, qui est d’une part commun aux voisins européens de la France car fondé sur ETRS89, et d’autre part compatible avec le WGS84 utilisé notamment par le système GPS de positionnement par satellite (le passage de RGF93 à WGS84 se fait par une translation métrique, et des rotations et mises à l’échelle de l’ordre de 10-9, les rendant virtuellement identiques pour la plupart des applications pratiques). Ces trois systèmes ont de plus en commun l’ellipsoïde de référence IAG GRS80. « 

C’est plus clair, ainsi.

 » Quand l’Europe découvrait le monde « 

« Quand l’Europe découvrait le monde » est le sous-titre de l’exposition sur « l’âge d’or des cartes marines » qui se déroule jusqu’au 27 janvier à la Bibliothèque François Mitterrand. Courez-y, elle est de toute beauté !

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La BNF a pioché dans ses réserves de cartes pour composer un parcours explorant successivement les cartes portulans, le partage du monde, l’océan indien et les nouveaux mondes. Les 200 documents présentés (dont 80 portulans) sont absolument magnifiques.

On peut repartir avec le catalogue de l’exposition édité par Seuil et la BNF et si les 39 euros vous font hésiter (ou le manque de place dans la bibliothèque du salon), il y a aussi un autre livre hors-série de la collection  « Gallimard découvertes » qui vous entrainera, pour un prix plus modique, vers les « Cartes et images des Nouveaux Mondes ». Malgré son petit format et son coût de 8,40 euros, il vous propose quelques cartes dépliables vous permettant d’apprécier la grande qualité de certaines des cartes marines présentées à cette exposition.

Le catalogue de l’exposition :

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Le hors-série Gallimard Découvertes (l’image est grande mais le format du livre est plus petit) :

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Pour finir, un lien vers toutes les expos de la BNF.

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Sa position : ici

Bonne année 2013

Pour sacrifier à la tradition des voeux, je m’associe à ce petit écureuil du parc Lafontaine à Montréal pour souhaiter à tous les lecteurs une bonne année 2013.

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Position : N 45.526615, W 73.569753 (là c’est du WGS 84, parce que le RGF 93 n’est pas valide en dehors de la France métropolitaine. D’ailleurs, le lien pointe sur Google Maps parce que le GéoPortail ne couvre pas le Québec !)