Collections privées au musée Marmottan

Les collections du musée Marmottan Monet sont toutes issues de legs et de dons, provenant de « généreux donateurs » comme on dit, depuis Paul Marmottan, l’initiateur, jusqu’aux descendants de Claude Monet ou de Berthe Morisot. Il se définit lui-même comme le musée des collectionneurs et estime tout naturel de rendre hommage à ces « amateurs » en proposant des expositions mettant en lumière leurs collections privées, comme celle qui se déroule actuellement sous cet intitulé.

Marmottan Monet – expo Collections privées

C’est l’occasion de voir des œuvres rarement voire jamais exposées au public, représentant les différents courants picturaux de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème. Il nous est donc proposé un voyage des impressionnistes aux fauves organisé en huit étapes : les impressionnistes (Monet, Caillebotte, Renoir, …), les néo-impressionnistes (Seurat, Signac, …), Toulouse-Lautrec, l’école de Pont-Aven (Gauguin, Émile Bernard), les Nabis (Vuillard, Bonnard), la sculpture (Camille Claudel, Rodin, Bourdelle), Odilon Redon et, pour finir, « autour des Fauves » (Matisse, Derain, Dufy, De Vlaminck, van Dongen, Picasso).

Belle balade !

En sortant de l’exposition, on peut baguenauder dans les autres espaces du musée et parcourir les  collections permanentes. Autant rentabiliser le coût du billet (14 €) qui n’est pas donné tout de même !

Des salles sont consacrées à Berthe Morisot, une artiste que j’apprécie beaucoup.

Comme beaucoup d’artistes, elle s’est livrée à l’exercice de la copie de grands maîtres. Et j’aime toujours faire des comparaisons

Même si le musée est connu pour ses collections d’impressionnistes, il possède également une collection d’enluminures du Moyen Âge à la Renaissance ainsi que celle de Paul Marmottan consacrée aux arts du Premier Empire dont son papa était un expert.

Voila, il y a de quoi occuper un bon moment du côté de la porte de la Muette.


En savoir plus :

  • le petit chien qui vous contemple dans l’image en exergue de cet article provient du premier tableau, celui de Gustave Caillebotte, La berge du Petit Gennevilliers et la Seine : comme le précise le dossier de presse, « Au premier plan, émergeant dans ce cadre fluvial, apparaît, anachronique, le petit chien qui se révèle être celui de Charlotte Berthier, son «amie», que l’on retrouve dans d’autres tableaux, notamment Les Roses, jardin du Petit Gennevilliers (1886, collection particulière) et Les Dahlias, jardin du Petit Gennevilliers (1893, collection particulière) ».
Le chien de Charlotte