Le Conquet : l’âme des pierres et de l’eau

Un fois n’est pas coutume, mais c’est finalement une bonne idée, voici un peu de publicité pour un livre sur Le Conquet : quand on utilise le nom de domaine Kermorvan.fr, tout ce qui concerne ce petit coin du Léon retient l’intérêt, d’autant plus que c’est un superbe ouvrage.

Il s’agit de Le Conquet : l’âme des pierres et de l’eau de Philippe Kerarvran et René Le Bihan, chez Dialogues éditeur (publié en décembre 2008). Pas de fioritures, une couverture uniformément noire où l’on distingue à peine le titre en léger relief, 48 pages dont la moitié consacrée aux illustrations en plein format. Heureusement, un bandeau (fixé avec un petit bout de scotch !) donne le ton :

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Les illustrations de Philippe Kerarvran sont tout simplement magnifiques et ont le don de me replonger dans l’ambiance de cette petite ville. Si beaucoup des lieux dessinés me sont familiers, j’en ai découvert de nouveaux que je me promets d’aller voir de plus près à ma prochaine visite. Sans doute de bonnes idées pour de nouvelles photos.
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Le texte de René Le Bihan nous décrit la démarche de l’illustrateur et, avant chaque planche de dessins, apporte une petite explication sur les lieux qui y sont représentés. Voici les premières lignes de l’ouvrage :

« On pourrait presque l’établir en axiome, qui ne connaît pas Le Conquet ignore à peu près tout de la pointe occidentale de la Bretagne, de l’avancée ultime de l’Europe continentale dans l’Atlantique. Plus maritime que Brest, plus peuplée que les îles ultimes qui, éparses entre les écueils, barrent l’horizon, cette dernière agglomération est à la fois une ville venue du Moyen Age, jadis établie plus à flanc de coteau que sur le plateau, et un port sommaire. […] Il fut autrefois florissant, lorsqu’en mer dominait une navigation côtière, contrainte à de multiples relâches et à de nombreux transbordements. Avant les travaux récents sur la rive comme sur les fonds, l’aber asséchait au jusant sur l’essentiel de sa longueur, soit deux kilomètres et demi. Plus que la valeur d’abri, sa position avancée donnait au Conquet un réel intérêt, apportait une prospérité équivalente à celle que connaissaient, du Moyen Age au début de la Renaissance, les cales et les grèves autour de Saint-Guénolé et de Penmarc’h, à l’extrémité sud-ouest de la Cornouaille. » René Le Bihan.

Très bel ouvrage donc, en vente chez Dialogues, la librairie très réputée de Brest. Il n’est plus disponible qu’en « petit » format, mais cela représente tout de même un bon 30 x 40 cm. Le grand format (40 x 69 cm), lui, n’est plus disponible, sans doute s’agissait-il d’un tirage très limité, car il était vendu 280 euros.

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