En Martinique : la suite …

Nous nous sommes quittés alors que la pluie nous accompagnait pendant notre deuxième journée en Martinique. Reprenons …

Mardi 14 mai 2013

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Cliquer sur la carte ci-dessus pour suivre les étapes de la journée

 

Le temps est resté à la pluie ce matin, et la mer est moins belle lorsque nous faisons notre matinale promenade vers Sainte-Luce. Après la baignade, nous rentrons sous la pluie au studio.

Aujourd’hui, nous nous rendons à la capitale, Fort-de-France, mais en bons adeptes des transports en commun, nous allons gagner le centre ville par bateau en utilisant la navette qui part du sud de la baie de Fort-de-France, plus particulièrement de Pointe-du-Bout. Nous attrapons la navette de 10h15 qui, heureusement, a quelques minutes de retard (pléonasme ?) et qui nous mène directement au port de Fort-de-France en vingt minutes. Oubliés les embouteillages qui rendent les déplacements vers la capitale assez contraignants.

Nous découvrons une place de la Savane toute neuve (elle était en travaux il y a 3 ans) et nous la remontons en direction de la bibliothèque Schoelcher que nous avions trouvée fermée la dernière fois. En chemin, la pluie va nous rattraper nous obligeant à nous abriter sous un petit kiosque qui propose des smoothies …

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Nous aimons l’architecture du centre ville et ses immeubles rénovés.
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Une petite pluie pour nous obliger à déguster un smoothie …
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La statue de Joséphine de Beauharnais, l’enfant du pays, certes, mais tout de même décapitée (la statue) parce qu’elle a poussé son Napoléon de mari à rétablir l’esclavage en 1802
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La bibliothèque Schoelcher, symbole de Fort-de-France, présentée à Paris en 1887 puis démontée pour être transportée et remontée ici.

Petite visite rapide du bâtiment historique de la bibliothèque, qui est composé d’une seule grande pièce entourée de rayonnages. C’est une architecture « métallique » typique de la fin du 19ème siècle, qui garde beaucoup de charme. Nous trouvons qu’en 3 ans le bâtiment a beaucoup vieilli (il faut dire qu’il venait d’être réhabilité lors de notre précédent passage).

Pour suivre le plan de Fort-de-France sur le GéoPortail.

Après un petit tour dans les rues du centre (un peu sous la pluie), au marché central et une halte fraîcheur Cour Perrinon  (un centre commercial), nous essayons de trouver un resto pour déjeuner mais comme souvent en pareil cas, les adresses du routard soit sont fermées, soit on ne les trouve pas. Finalement, nos pas nous ramènent vers le port et nous reprenons la navette. Mais celle de Pointe-de-Bout tardant un peu (pléonasme ?), nous prenons celle d’Anse Mitan qui nous fait faire, en plus, un crochet par l’Anse à l’Ane.

Le Fort Saint-Louis qui défend Fort-de-France
Le Fort Saint-Louis qui défend Fort-de-France depuis la navette qui nous ramène à l’Anse Mitan. Panoramique réalisé à partir de 3 photos horizontales assemblées avec Photomerge.
La vue sur Fort-de-France depuis la navette
La vue sur Fort-de-France depuis la navette

De l’autre côté de la baie, le ciel s’est dégagé et le soleil est revenu pour nous écraser de chaleur.

L'Anse à l'Âne
L’Anse à l’Âne
L'îlet à Ramiers qui abrite un fortin
L’îlet à Ramiers qui abrite un fortin

Nous déjeunons dans un resto sur la plage, les pieds dans le sable (« le soleil couchant », rue des Bougainvilliers) … puis nous regagnons la voiture à quelques centaines de mètres de là, à Pointe-de-Bout. Petite marche en plein cagnard.

Nous rentrons à la résidence en poursuivant notre route qui longe la côte vers le sud et nous fait passer par les Anses d’Arlet et la pointe du diamant où nous nous arrêtons quelques instants pour immortaliser le fameux rocher du Diamant.

Le rocher du Diamant vu du belvédère au pied du Morne Larcher
Le rocher du Diamant vu du belvédère au pied du Morne Larcher
Le rocher du Diamant
Le rocher du Diamant

Ce rocher, déjà une curiosité de la nature, a été un endroit disputé entre Français et Anglais à l’époque des guerres napoléoniennes. Notre guide du Morne Gommier nous a raconté que « nous » avions repris l’îlot aux Anglais en laissant traîner fort à propos quelques tonneaux de rhum qu’ils s’étaient empressés de vider. Ce qui nous a permis d’en reprendre possession sans trop nous fatiguer. Je ne suis pas sûr de la justesse des faits …

Retour par la commune du Diamant, fin d’après-midi à la piscine.

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Là, il y a un peu de triche car c’est une photo d’il y a 3 ans …

Mercredi 15 mai 2013

Cliquer sur la carte ci-dessus pour suivre les étapes de la journée
Cliquer sur la carte ci-dessus pour suivre les étapes de la journée

Aujourd’hui, nous allons vers le grand nord, celui que l’on atteint au-delà de Saint-Pierre et du Prêcheur, au bout de la route qui longe la côte caraïbe. En effet, le réseau routier ne fait pas le tour complet de l’île ; entre le bout de la route où nous allons ce matin et la commune de Grand-Rivière à quelques kilomètres de là, le seul moyen pour achever ce tour est de faire la randonnée pédestre la plus célèbre de Martinique avec ses 14 kilomètres qui traversent des paysages, paraît-il, époustouflants.

Mais nous n’avons pas cette ambition, nous voulons découvrir cette région pour nous inconnue en effectuant une petite randonnée beaucoup moins spectaculaire qui nous mènera jusqu’à l’Anse à Voile.

Pour arriver « là-haut », il faut traverser Fort-de-France et affronter ses embouteillages récurrents. Aussi, avons-nous fixé notre départ aux aurores, soit vers 6h30. C’est juste ce qu’il faut pour connaître quelques ralentissements, mais rien de bien méchant pour des franciliens aguerris et nous arrivons vers 8h30 au parking situé au bout de la route, lieu de départ des randonnées  en direction de Grand-Rivière. La route est assez impressionnante, virages, montées, trous, bosses, me faisant parfois douter de la capacité de la Clio à nous mener à bon port. Comme d’habitude, arrivé au bout, on se demande si on saura repartir par le même chemin, ce qu’il vaut mieux, car c’est le seul chemin.

Nous voila partis pour notre petite randonnée, pas bien longue mais tout en grimpettes, qui nous fait traverser des paysages sublimes avec de vrais morceaux de forêt tropicale dedans. Nous découvrons ainsi l’Anse Couleuvre (d’en haut) puis l’Anse Lévrier et enfin l’Anse à Voile.

L'Anse Lévrier au bout du bout du monde
L’Anse Lévrier au bout du bout du monde
L'Anse à Voile encore plus au bout
L’Anse à Voile encore plus au bout

Sable volcanique noir, végétation luxuriante qui descend jusqu’à la mer, on se croirait au bout du monde (on y est un peu d’ailleurs). A l’Anse à Voile, il y a un « routard » qui s’est installé là dans sa tente Quechua modèle canal Saint-martin et qui se balade avec sa machette pour cueillir et découper des noix de coco. Pas très rassurant, on a l’impression de déranger. Mais la mer a rejeté sur le sable des bois flottés qui dessinent sur le fond sombre des formes et des textures qui nous attirent.

On dirait des animaux qui se battent ou se cajolent
On dirait des animaux qui se battent ou se cajolent
Contraste du bois clair avec le sable noir
Contraste du bois clair avec le sable noir

 

Textures
Textures
Des yeux nous observent dans la falaise
Des yeux nous observent dans la falaise

Tout dégoulinants après la marche de retour, nous regagnons la voiture après un petit crochet par les ruines de l’ancienne habitation de l’Anse Couleuvre. Tout cela est fort bien entretenu et signalé, on ne dira jamais assez le travail remarquable que l’ONEMA effectue ici, tout comme à la Guadeloupe et à la Réunion, pour aménager les sites et les rendre accessibles aux visiteurs.

Comme d’habitude, les craintes de l’aller s’avèrent inutiles voire même futiles, tant le retour vers le Prêcheur semble simple. Nous nous dirigeons maintenant vers la Montagne Pelée et allons tenter son approche par la route de la Grande Savane peu après le Prêcheur. Encore une route qui tournicote et grimpe, mais la Clio ne se démonte pas et nous mène jusqu’au parking qui marque la fin de la route carrossable et le début (sans doute) de la forêt domaniale de la Montagne Pelée. Nous ne sommes pas très éloignés de la caldeira, 3 ou 4 kilomètres tout au plus à vol d’oiseau, mais la dénivelée doit être de 400 à 500 mètres. Miracle ! nous pouvons presque contempler le sommet sans nuages …

La Montagne Pelée presque sans nuages et presqu'à portée de main.
La Montagne Pelée presque sans nuages et presqu’à portée de main.

Nous marchons quelques centaines de mètres et nous arrêtons à 891 mètres d’altitude : pour aller plus loin, il faudrait avoir (outre plus d’énergie en ce qui me concerne) un peu plus d’équipement. De toute manière, le temps de faire demi-tour et de redescendre vers la voiture, les nuages ont envahi le sommet et la pluie n’est pas loin.

En cours de route, j’ai fait un relevé de notre position avec iPhigénie, pour montrer que nous sommes bien allés là-haut (l’application iPhigénie est le compagnon indispensable pour toutes nos déplacements en France, métropole et outre-mer, car elle remplace TOUTES les cartes de l’IGN, avec la précision dont on peut juger sur l’image ci-dessous).

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Descente vers Saint-Pierre que nous atteignons un peu avant midi (vous imaginez tout ce que nous avons fait depuis le réveil et, attendez, ce n’est pas fini). Saint-Pierre, la martyre de la Martinique, qui ne s’est jamais vraiment rétablie de la catastrophe de 1902 et de la nuée ardente qui a anéanti la ville et ses 26 000 habitants.

Drôle d’ambiance dans cette ville où alternent les ruines de cette époque et les bâtiments reconstruits, mais qui est traversée par les camions qui charrient des milliers de tonnes de matériaux de constructions extraits des carrières locales. Le front de mer a été réaménagé et c’est incontestablement une réussite.

L'hôtel de ville de Saint-Pierre reconstruit tel qu'il était avant 1902
L’hôtel de ville de Saint-Pierre reconstruit tel qu’il était avant 1902 : c’est un magnifique bâtiment.
La cathédrale de Saint-Pierre
La cathédrale de Saint-Pierre et tout au fond, la Montagne Pelée cachée dans les nuages

Si le front de mer affirme sa modernité, le reste de la ville semble se complaire dans la contemplation de ses propres ruines : est-ce que je vais réussir à en faire une attraction touristique ou est-ce un devoir de mémoire ?

Il n’empêche que tout cela creuse l’appétit : aussi, suivant en cela les recommandations du Routard et du Petit Fûté réunis, nous nous laissons tenter par la cuisine de « chez Marie-Claire » qui officie au-dessus du marché de la ville.

Depuis chez Marie-Claire à l'étage du marché
Depuis chez Marie-Claire à l’étage du marché

J’essaye un macadam (morue et riz un peu collant dans une sauce orange d’origine indéterminée mais très bonne), Isabelle expérimente la fricassée de cabri. Nous mangeons très bien, et c’est un peu moins cher que dans les restaurants précédents. Le coût du planteur est une bonne indication : à 3 euros (ici c’est 3,20 euros), il y a de bonnes chances que l’addition soit raisonnable. A 6 euros, la facture sera plus salée (on a même renoncé, plus tard, à un resto où il atteignait les 9 euros).

Restaurés et repus, nous achevons notre promenade pierrotaine avant d’entreprendre la traversée d’une partie de la Martinique par Fonds-Saint-esprit pour rejoindre les hauteurs qui dominent Fort-de-France et qui abritent le jardin de Balata que nous voulons visiter à nouveau. Après une petite heure de route de montagne zigzagant entre mornes et pitons, nous arrivons à destination.

Nous ressentons le même enchantement à parcourir à nouveau les allées de ce magnifique jardin qui est resté le même tout en ayant évolué. Nous notons quelques changements, le circuit a été modifié mais la magie opère toujours.

Place aux photos.

La petite case qui abrite l'accueil et la boutique
La petite case qui abrite l’accueil et la boutique
Explosion de verts
Explosion de verts

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Des broméliacées greffées sur les pieds des fougères arborescentes décimées par le cyclone Dean
Des broméliacées greffées sur les pieds des fougères arborescentes décimées par le cyclone Dean

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Parmi les verts et les rouges, parfois des couleurs plus rares
Parmi les verts et les rouges, parfois des couleurs plus rares

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Une rose de porcelaine
Une rose de porcelaine

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Pour ma collection de banc
Pour ma collection de banc
La case principale par où démarre et se termine le parcours
La case principale par où démarre et se termine le parcours

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Après deux heures de visite, nous reprenons la direction de Fort-de-France où les bouchons nous accueillent, d’autant plus importants que la voie express est fermée. Il faut compter une bonne heure de route pour rejoindre la résidence mais peu importe, nous sommes satisfaits de notre journée bien remplie. Soirée planteur !